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Par sylvaine, le 14/04/2012
La Mort de Balzac de
Octave Mirbeau
Quand on veut de la gloire immédiate ou de l'argent il faut toujours venir après....après quelqu'un.Le génie sème et passe.L'habileté reste, attend et récolte.Balzac a semé, souvent sa semence fut bonne.Beaucoup, parmi ses affaires dont on riait ,d''autres, plus tard,les ont réalisées .Épilogue connu.
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Par Alcapone, le 06/01/2012
Le jardin des supplices de
Octave Mirbeau
Ce n'est pas de mourir qui est triste... c'est de vivre quand on n'est pas heureux... p.220
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Par Nibelheim, le 22/02/2009
Le jardin des supplices de
Octave Mirbeau
"Et l'univers m'apparaît comme un immense, comme un inexorable jardin des supplices ... Partout du sang, et là où il y a plus de vie, partout d'horribles tourmenteurs qui fouillent les chairs, scient les os, vous retournent la peau, avec des faces sinistres de joie ...
Ah oui ! Le jardin des supplices ! ... Les passions, les appétits, les intérêts, les haines, le mensonge ; et les lois, et les institutions sociales, et la justice, l'amour, la gloire, l'héroïsme, les religions, en sont les fleurs monstrueuses et les hideux instruments de l'éternelle souffrance humaine ... Ce que j'ai vu aujourd'hui, ce que j'ai entendu, existe et crie et hurle au-delà de ce jardin, qui n'est plus pour moi qu'un symbole, sur toute la terre ... J'ai beau chercher une halte dans le crime, un repos dans la mort, je ne les trouve nulle part ...
Je voudrais, oui, je voudrais me rassurer, me décrasser l'âme et le cerveau avec des souvenirs anciens, avec le souvenir de visages connus et familiers ... [...] C'est tous ceux et toutes celles que j'ai aimées ou que j'ai cru aimer, petites âmes indifférentes et frivoles, et sur qui s'étale maintenant l'ineffaçable tâche rouge ... Et ce sont les juges, les soldats, les prêtres qui, partout, dans les églises, les casernes, les temples de justice s'acharnent à l'œuvre de mort ... Et c'est l'homme-individu, et c'est l'homme foule, et c'est la bête, la plante, l'élément, toute la nature enfin qui, poussée par les forces cosmiques de l'amour, se rue au meurtre, croyant ainsi trouver hors la vie, un assouvissement aux furieux désirs de la vie qui la dévorent et qui jaillissent, d'elles, en des jets de sale écume !"
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Le journal d'une femme de chambre de
Octave Mirbeau
Un jour il me dit… et j’ai gardé ces paroles comme une relique :
- Ce qu’il y a de sublime, vois-tu, dans les vers, c’est qu’il n’est point besoin d’être un savant pour les comprendre et pour les aimer… au contraire… Les savants ne les comprennent pas et, la plupart du temps, ils les méprisent, parce qu’ils ont trop d’orgueil… Pour aimer les vers, il suffit d’avoir une âme… une petite âme toute nue, comme une fleur… Les poètes parlent aux âmes, des simples, des tristes, des malades… Et c’est en cela qu’ils sont éternels… Sais-tu bien que, lorsqu’on a de la sensibilité, on est toujours un peu poète ?…
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Par Nibelheim, le 23/02/2009
Le journal d'une femme de chambre de
Octave Mirbeau
Ah ! ceux qui ne perçoivent, des êtres humains, que l’apparence et que, seules, les formes extérieures éblouissent, ne peuvent pas se douter de ce que le beau monde, de ce que la ‘haute société’ est sale et pourrie … On peut dire d’elle, sans la calomnier, qu’elle ne vit que pour la basse rigolade et pour l’ordure …
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Par Beorn, le 03/08/2009
La grève des électeurs : Suivie de Prélude et enrobée de 101 propos inciviques de
Octave Mirbeau
Les moutons vont à l'abattoir. Ils ne se disent rien, eux, et ils n'espèrent rien. Mais au moins ils ne votent pas pour le boucher qui les tuera, et pour le bourgeois qui les mangera. Plus bête que les bêtes, plus moutonnier que les moutons, l'électeur nomme son boucher et choisit son bourgeois. Il a fait des révolutions pour conquérir ce droit.
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Le journal d'une femme de chambre de
Octave Mirbeau
Avez-vous réfléchi, un instant, à ce que nous pouvons ressentir de haines mortelles et légitimes, de désirs de meurtre, oui de meurtre, lorsque pour exprimer quelque chose de bas, d'ignoble, nous entendons nos maitres s'écrier devant nous avec un dégoût qui nous rejette si violemment hors de l'humanité: "Il a une âme de domestique... c'est un sentiment de domestique"? Alors que voulez-vous que nous devenions dans ces enfers? Est-ce qu'elles s'imaginent vraiment que je n'aimerais pas porter des belles robes, rouler dans de belles voitures, faire la fête avec des amoureux, avoir, moi aussi, des domestiques? Elles nous parlent de dévouement, de probité, de fidélité... Non mais vous vous en feriez mourir, mes petites vaches!
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Le journal d'une femme de chambre de
Octave Mirbeau
Ah ! qu’elles sont décevantes ces routes vers l’inconnu !… L’on va, l’on va, et c’est toujours la même chose… Voyez cet horizon poudroyant, là-bas… C’est bleu, c’est rose, c’est frais, c’est lumineux et léger comme un rêve… Il doit faire bon vivre, là-bas… Vous approchez… vous arrivez… Il n’y a rien… Du sable, des cailloux, des coteaux tristes comme des murs. Il n’y a rien d’autre… Et, au-dessus de ce sable, de ces cailloux, de ces coteaux, un ciel gris, opaque, pesant, un ciel où le jour se navre, où la lumière pleure de la suie… Il n’y a rien… rien de ce qu’on est venu chercher… D’ailleurs, ce que je cherche, je l’ignore… et j’ignore aussi qui je suis.
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Par annie, le 24/02/2009
Le journal d'une femme de chambre de
Octave Mirbeau
« Ah ! dans les cabinets de toilette, comme les masques tombent !... Comme s’effritent et se lézardent les façades les plus orgueilleuses !... »
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Le journal d'une femme de chambre de
Octave Mirbeau
Ah ! qu'une pauvre domestique est à plaindre, et comme elle est seule !… Elle peut habiter des maisons nombreuses, joyeuses, bruyantes, comme elle est seule, toujours !… La solitude, ce n'est pas de vivre seule, c'est de vivre chez les autres, chez des gens qui ne s'intéressent pas à vous, pour qui vous comptez moins qu'un chien, gavé de pâtée, ou qu'une fleur, soignée comme un enfant de riche… des gens dont vous n'avez que des défroques inutiles ou les restes gâtés :
- Vous pouvez manger cette poire, elle est pourrie… Finissez ce poulet à la cuisine, il sent mauvais…
Chaque mot vous méprise, chaque geste vous ravale plus bas qu'une bête… Et il ne faut rien dire ; il faut sourire et remercier, sous peine de passer pour une ingrate ou un mauvais cœur… Quelquefois, en coiffant mes maîtresses, j'ai eu l'envie folle de leur déchirer la nuque, de leur fouiller les seins avec mes ongles…
Heureusement qu'on n'a pas toujours de ces idées noires… On s'étourdit et on s'arrange pour rigoler de son mieux, entre soi.
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