Critiques de Philippe Djian


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  • Par sylvie, le 06/04/2009


    Impardonnables Impardonnables de Philippe Djian

    mpardonnables, tous, pas un des personnages n'est là pour rattraper l'autre.
    Une panoplie complète d'anti-héros tous plus englués les uns que les autres dans leur souffrance :
    La fille, qui fait croire qu'elle a disparue entre autres tourments qu'elle fait endurer à son père.
    Le gendre, complice du mensonge ordurier, qui a brisé deux phalanges à son bébé alors qu'il était défoncé.
    L'ancienne amie du narrateur qui refuse de filer sa femme.
    Cette femme, soupçonnée d'adultère, qui couche avec le délinquant qui lui a été envoyé en filature.
    Enfin, le narrateur, Francis, ancien écrivain à succès, terrassé par la perte de sa première épouse et d'une de ses filles, qui écrit par delà le gouffre : " Perdre un lecteur est pire que de recevoir cent coups de fouet. Perdre un lecteur est une terrible sanction. »
    Il a aussi trompé sa femme avant de la perdre pour toujours, et il n'a pas eu le temps de s'en expliquer, de se faire pardonner...
    Il devient impardonnable pour l'éternité...
    Sa fille justifie le fait qu'elle ne l'appelle qu"espèce de salaud"en brandissant le journal de la défunte, et les passages ayant trait à la faute irréparable.
    N'est-il pas impardonnable, cet écrivain en souffrance, quand il oublie sa fille qui se tue de drogues et de froid ? Quand il ne trouve qu'à lui confier ses pannes d'écrivain pour renouer le dialogue avec elle?
    Le roman tourne autour du pardon et de la rancune.
    De la culpabilité des uns et des autres face aux évènements douloureux qui jalonnent leurs vies.
    Une pirouette semble proposée : tous impardonnables ! et hop, le tour est joué !
    Tous des victimes qui se croisent et se font mal sans forcément s'en rendre compte...

    Je dois dire que j'ai lu il y a très longtemps, je ne sais plus quand... "Bleu comme l'enfer" et "37°2 le matin".
    Ces livres ne sont pas devenus pour moi des livres totem, comme certaines œuvres de cet auteur le sont devenues pour bon nombre de lecteurs.
    Les livres de Djian m'ont toujours été conseillés par des gens que j'aime bien. C'est déjà un bon point.
    J'ai lu ces livres avec un certain plaisir. Celui là fait partie du lot.
    Mais je me suis quand même accrochée pour aller jusqu'au bout : à quelle ficelle ?
    -à ce que l'auteur dit de la place de l'écriture dans la vie d'un écrivain, (un entretien très bien fait publié sur médiapart en parle dans le détail )
    -et aux réflexions sur le pardon dans les relations familiales et amoureuses.

    Il me vient à l'esprit, en pensant à ce livre et à son narrateur, l'image des duellistes de Bilal dans "Animal'z" (j'ai lu ces livres au même moment).
    Ce sont deux êtres opposés, des inverses en miroir qui se tiennent à bonne distance l'un de l'autre quand ils ne se tirent pas dessus : "Celui qui me suit est un nihiliste duelliste, comme moi. Notre art de survivre, au bout des trois premiers duels, aura consisté à ce que nos balles se neutralisent mutuellement au milieu de leur trajet... Tout ça, bien évidemment, va au-delà de la précision..."
    J'ai l'impression que l'auteur Philippe Djian et le Francis écrivain de son roman sont un peu dans ce rapport, l'un et l'autre.
    Une manière élégante et esthète de donner une forme au désespoir. La vie est toujours là, mais il faudrait toujours essayer de tenir la bonne distance au risque d'en finir une bonne fois pour toute...L'écriture serait un moyen...
    Philippe Djian parle dans ses interview "de tenir la note", "le diapason"... C'est donc sans doute d'autre chose qu'il s'agit...
    Comme je le disais, j'ai quand même un peu de mal à suivre avec cet auteur là...
    des vidéos et des liens sur le blog


    Lien : http://sylvie-lectures.blogspot.com/2009/04/impardonnables-philippe-djian.html

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  • Par Well-read-kid, le 07/03/2010


    Doggy Bag : Saison 1 Doggy Bag : Saison 1 de Philippe Djian

    Si je devais définir ce premier tome, ça serait par la phrase suivante "Sympa, mais sans plus". Oui, cette première "saison", car "Doggy Bag" se présente comme une série à l'américaine, ne donne pas spécialement envie de lire la suite. Les péripéties s'enchaînent comme dans un soap-opéra, mais on n'y croit pas, pas plus qu'au style cru, parfois inutilement de Djian. Bon, ce serait mentir que le récit n'est pas agréable, l'on suit tout de même l'histoire, et l'on ne s'endormira pas dessus. Mais point de grande littérature ici. Les personnages sont parfois caricaturaux, et le portrait que l'auteur dresse de la société un peu too much.


    Lien : http://well-read-kid.skyrock.com

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  • Par fran61, le 11/05/2010


    Ça c'est un baiser Ça c'est un baiser de Philippe Djian

    Un polar étrange avec des passages terrifiants, et des personnages décalés se débattant au coeur de situations impossibles. Heureusement l'humour de Djian est toujours omniprésent. Cet auteur a un style irréprochable.

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  • Par malau, le 03/04/2010


    Doggy Bag : Saison 1 Doggy Bag : Saison 1 de Philippe Djian

    J'ai lu, il y a plusieurs années maintenant, plusieurs romans de Djian. Certains m'avaient bien distrait. J'avais particulièrement aimé l'un d'entre eux, Sotos, que j'avais trouvé fort et profond. Récemment, dans une librairie, j'ai repéré la série des Doggy bag. J'ai été intrigué et me suis fait offrir le premier. Je peux dire que je suis déçu. Par le style d'abord. Certes, j'ai bien reconnu l'écriture caractéristique de Djian, son langage cru, ses ellipses, mais, cette fois-ci, je n'ai pas accroché. J'ai trouvé que c'était haché, difficile à suivre, pas fluide. J'ai aussi été déçu par le fond. L'éditeur dit que Djian a emprunté les codes, la vitesse et la structure des séries télé. C'est probablement vrai, mais on arrive à un résultat aussi creux qu'une mauvaise série télé. Est-ce avoir une longueur d'avance comme l'affirme le magazine Elle ? Je ne le pense pas. Je pense, au contraire, que Djian s'abaisse à faire de la littérature de consommation courante, sans profondeur. Je suis de mauvaise foi, vu que je n'ai lu qu'un des tomes de cette série. Cependant, cette expérience de lecture ne me donne pas envie d'aller plus loin.
    Lu en mars 2010

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  • Par popeille, le 08/03/2010


    Doggy Bag : Saison 2 Doggy Bag : Saison 2 de Philippe Djian

    Je dois bien avouer que l'écriture est assez mauvaise et l'histoire farfelue... Disons que c'est un roman de plage, on se laisse entraîner dans l'histoire tout comme les séries. Je vais finir la série, par curiosité, en alternance.
    Après un livre un peu dur, pour se détendre un peu, c'est le genre de bouquin qui passe bien, mais en soi... on ne peut pas dire que se soit bon.

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  • Par Zazette97, le 27/10/2009


    Mise en bouche Mise en bouche de Philippe Djian

    "Mise en bouche" est une nouvelle rédigée sur base d'un fait réel dont beaucoup se souviennent sans doute, bien que datant de 1993 : la prise d'otage d'une école maternelle à Neuilly sur Seine par un homme surnommé "Human Bomb".
    Or, la différence majeure qui distingue cette fiction de la réalité est que le preneur d'otages ne revendique absolument rien si ce n'est de l'argent, ce qui permet à l'auteur d'éliminer l'aspect politique de son récit pour le centrer uniquement sur l'intimité naissant entre le narrateur et l'institutrice.
    En cela, on pourrait dire que la prise d'otages n'est en fait qu'un prétexte visant à montrer à quel point les situations extrêmes peuvent faciliter le rapprochement entre individus.
    Mais ce que je n'ai pas aimé dans cette nouvelle, c'est la façon dont l'auteur tourne le preneur d'otages au ridicule, faisant de lui un homme très coulant pour ce qui est des allées et venues des otages, peu méfiant finalement vis-à-vis des autorités et qui se laisse attraper facilement (voir extrait 1).
    Et puis, soyons logiques deux secondes, je serais preneuse d'otages (oui on ne sait jamais ce que la vie nous réserve), jamais je ne penserais à préparer des sandwiches à l'avance sachant que les flics seront mes livreurs officiels de pizzas pour les heures à venir!
    Je n'ai pas non plus perçu comme crédible la trop grande liberté accordée au narrateur et à l'institutrice. C'est tout juste si ils ne pouvaient pas s'envoyer en l'air sous le nez du preneur d'otages alors que les enfants et les autres profs dormaient juste à côté.
    Le changement d'attitude de Carole est, selon moi, trop expéditif. Celle-ci passe en effet, en l'espace de quelques heures, de la résignée à la nymphomane pour le grand plaisir du narrateur. Tous deux échangent des paroles souvent dignes des plus grands Harlequin au point que j'ai pensé renommer cette nouvelle "Mise en bouche (voire plus si affinités)" (voir extrait 2)
    L'écriture est assez familière mais cet aspect ne m'a pas semblé dissonant compte tenu de la tension ambiante et des agissements des personnages.
    La fin est, malgré une légère surprise, assez téléphonée. L'auteur se "suicide" d'ailleurs par sa dernière phrase : " Ce film-là aussi, je l'avais déjà vu cent fois".

    Bref, je n'ai pas vraiment eu le temps de m'ennuyer avec un récit aussi court mais j'ai été dérangée par plusieurs éléments qui ont rendu cette lecture quelque peu surréaliste.


    Lien : http://contesdefaits.blogspot.com/2009/10/mise-en-bouche-philippe-djian.html

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  • Par domlectures2008, le 17/08/2009


    Frictions Frictions de Philippe Djian

    Sans intérêt

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  • Par Sophiepm, le 23/07/2009


    Impardonnables Impardonnables de Philippe Djian

    Avis aux futurs lecteurs : si vous êtes déprimés en ce moment, passez votre chemin.
    Ce roman de Philippe Djian n'est, en effet, pas d'une gaieté folle.
    Le narrateur va nous présenter un an de sa vie ou sa descente aux enfers.
    Lire la suite :


    Lien : http://booksandcuriosity.blogspot.com/2009/07/impardonnables.html

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  • Par lordams, le 11/07/2009


    Impardonnables Impardonnables de Philippe Djian

    Noire, lourde, pesante. Voila l'ambiance de ce livre. Les personnages pensent que vivre et souffrir revient au même. LE dénouement tombe comme un hachoir.
    Si vous ne croyez plus en l'humanité, voici votre bible.

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  • Par maxou85120, le 09/06/2009


    Doggy Bag : Saison 1 Doggy Bag : Saison 1 de Philippe Djian

    J'ai adoré ce premier tome ainsi que toute la série. Je devenais de plus en plus accro au fur et à mesure des Saisons. Je suis une fan de Djian depuis très longtemps et aucun de ses romans ne m'a jamais déçu. J'aime son style, son humour, ses univers, ses ambiances... Je n'ai qu'un regret pour cette série : qu'elle ne soit pas plus longue que 6 volumes.

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  • Par emeralda, le 08/06/2009


    Doggy Bag : Saison 1 Doggy Bag : Saison 1 de Philippe Djian

    Ce n’est un pas un secret, je suis une inconditionnelle des séries télévisées. Je suis aussi une amoureuse des livres et j’adore naviguer dans les différents univers qui s’offrent à moi au fil des pages, des titres et des genres.
    Concilier ces deux passions n’est plus impossible aujourd’hui car même les auteurs, les écrivains revendiquent leur engouement pour ces formats courts de 42 minutes environ, mais qui sont des bombes narratives !
    Philippe Djian ne s’est jamais caché derrière un paravent politiquement correct et il a même eu l’idée d’adapter les codes des séries américaines à la littérature pour ainsi écrire la première série littéraire. Voilà comment est née : « Doggy bag » et voici mes impressions sur cette première saison.

    (la suite sur mon blog)


    Lien : http://espace-temps-libre.blogspot.com/2009/06/une-serie-oui-mais-litteraire-...

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  • Par Audreyzaz, le 15/01/2009


    Doggy Bag : Saison 1 Doggy Bag : Saison 1 de Philippe Djian

    je l'ai trouvé mauvais également, histoire brouillon, vocabulaire grossier, j'aime pas du tout ce genre de littérature

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  • Par hamnessa, le 11/04/2008


    Ça c'est un baiser Ça c'est un baiser de Philippe Djian

    http://hamnessa.over-blog.com/article-18639099.html

    Dans les plis du récit, qui est plus qu'un pur exercice de style, il propose toutes sortes de digressions, de notations, de variantes ....

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  • Par doyouwanna, le 19/07/2007


    Impuretés Impuretés de Philippe Djian

    http://www.throughmyeyes.fr/?p=547

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  • Par lilyetseslivres, le 16/04/2010


    Impardonnables Impardonnables de Philippe Djian

    Impardonnables, il y a des choses qui sont suffisamment insupportables pour qu’on ne puisse plus les absoudre, comme ça d’un ample geste de la main, royal, sûr de soi.
    C’est ce que pense Francis, un écrivain, la soixantaine sonnante et trébuchante, pas mal de succès de librairie en poche, pas mal de malheurs aussi et non des moindres.
    Après avoir perdu tragiquement sa femme et sa fille aînée dans un accident de voiture, l’écrivain tente de se reconstruire avec le seul être qui lui reste au monde, Alice, sa deuxième fille et sa petite dernière, l’adolescente chérie mais qui n’en fait qu’à sa tête, perdue dans les paradis artificiels…. Comment écrire deux lignes qui se tiennent dans ces conditions ? Comment redevenir l’écrivain qu’il était ? Pour écrire, pense Francis, il faut une certaine « qualité » d’insouciance, d’inconscience certainement, en tout cas la possibilité d’échapper au monde et à ses ennuis. Depuis des années, et depuis le large succès de son dernier roman, il ne peut tout simplement plus écrire (et ce ne sont pas les quelques nouvelles que lui commande les journaux qui peuvent le rassurer sur ce point…)

    La suite sur le blog ci-dessous


    Lien : http://lily-et-ses-livres.blogspot.com/2009/02/impardonnables-philippe-djian....

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  • Par DanielGauthier, le 10/03/2010


    Ça c'est un baiser Ça c'est un baiser de Philippe Djian

    Sous ce titre abscons (c'est une habitude chez Djian) se cache un roman policier doté de tous les ingrédients du genre : intrigue, rebondissements, suspense...
    Certes, le contexte politico-écologique manque de réalisme (d'autant que Djian ne prend pas vraiment partie, se contentant de reprendre les arguments des uns et des autres).
    Certes, les thématiques "djiannesques" n'ont pas bougé : rapports déshumanisés dans les mégalopoles, sexe, drogue, musique, confusion intime des uns et des autres, impossibilité radicale de comprendre la réalité et de s'y situer, couples à la dérive...
    Mais là, Djian est en forme : il y a de l'humour (souvent), de l'érotisme, et toujours cette écriture décalée, avec de vrais fulgurances de style (bien intégrées à l'ensemble).
    Et du coup, on passe un bon moment, ce qui est quand même l'essentiel !

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  • Par wakinasimba, le 03/12/2009


    Impardonnables Impardonnables de Philippe Djian

    Francis est un écrivain à succès, meurtri par l'existence. Sa femme et l'une de ses deux filles sont mortes devant ses yeux, brûlées dans une station essence d'une aire d'autoroute.

    A soixante ans, il est maintenant installé au Pays basque où il a mis de côté ses derniers remords en se remariant avec une directrice d'agence immobilière, qui se fait de plus en plus absente.

    Mais voilà que sa fille Alice qu'il chérit plus que tout, disparaît brutalement et brise ce fragile équilibre. Francis fait alors appelle à une détective privée, une ancienne amie A-M qui va découvrir pourquoi sa fille a disparu.

    Petit à petit se recréés des liens entre les deux anciens amants et A-M lui fait par de son inquiétude pour son fils qui est en prison suite à un braquage. A sa sortie, Francis le prend sous son aile, mais le fils est meurtri.

    Puis l'écrivain vire peu à peu paranoïaque, persuadé que sa femme le trompe.

    Mon avis :

    une écritude difficile à suivre, des portraits par petites touches, des personnages pas toujours réalistes et des dialogues à l'arraché qui ne mènent à rien.

    Un roman que je qualifierais de "bizarre" dans son type de narration tout en flash-backs et anticipations. Et certains personnages ne sont pas des plus crédibles (le narrateur, notament).


    Lien : http://motamots.canalblog.com/archives/2009/11/27/15744933.html#comments

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  • Par BlueGrey, le 27/08/2009


    Impuretés Impuretés de Philippe Djian

    Evy est un ado, avec ses corollaires : un peu largué, pas mal désoeuvré, bien mal dans sa peau, totalement obsédé et entièrement désabusé. Et mutique. Surtout mutique. Alors que tout le monde autour de lui, son père ex-écrivain et ex-drogué, sa mère ex-star de cinéma prête à tout pour un come-back, son grand-père psychanalyste retraité, ses amis, ses camarades, ses professeurs, ses voisins, même ses plus vagues connaissances, tout le monde attend de lui qu'il parle. Qu'il raconte ce qui c'est passé. Comment sa sœur, Lisa, s'est-elle noyée. Mais Evy se tait. « C'était un accident. »

    « C'était un accident. Une chute accidentelle dans les eaux glacées. Il n'en avait jamais dit davantage et n'en avait jamais démordu. Il demandait quel genre de détails on voulait, il évoquait un faux mouvement, un déséquilibre, un fichu plongeon par-dessus bord, et c'était là tout ce qu'il racontait, il ne voyait pas ce qu'il aurait pu ajouter. Au risque de passer pour un attardé mental.
    Un soir, sa mère s'était enflammée comme un tonneau de poudre noire, arrosé de whisky pur, à cause de son mutisme. Elle l'avait empoigné, elle l'avait secoué, elle lui avait férocement postillonné au visage, elle l'avait assourdi de ses cris, trempé de ses larmes dans l'espoir de lui arraché trois mots de plus, mais elle n'avait obtenu aucune information supplémentaire, Evy n'avait pas tenté d'esquiver les coups qu'elle faisait pleuvoir sur lui mais elle n'en avait rien tiré. »

    C'est donc une histoire de conflits de générations qui tourne autour d'Evy, adolescent accablé par ce deuil et par les insuffisances des adultes (des parents plutôt paumés et un entourage assez déjanté). Djian, incontestablement, a choisit le parti d'Evy, ce gosse qui prend la vie de plein fouet et ne supporte plus son univers cloaqueux. Cet ado tourmenté qui va être saisi d'une soudaine envie de pureté. Cet enfant que les adultes, impuissants et désemparés, ont "lâché". Ce gamin qui va se fracasser contre ses rêves.

    Ainsi, sous le regard d'un énigmatique narrateur, qui semble toujours en savoir plus qu'il n'en révèle, Djian dissèque les échecs d'une microsociété friquée et repue qui ne semble avoir d'autre souci que de tromper l'ennui, d'autre finalité que jouir. Mais plus elle s'attache à ce but et moins elle est capable de l'atteindre. Elle se délite alors dans l'alcool, la drogue, le sexe triste et les désillusions et s'achemine ainsi inexorablement vers le drame.

    J'ai aimé l'écriture de Djian, au cynisme réjouissant, qui use toujours du mot juste pour nous rappeler à l'ordre au moment où on allait presque compatir. J'ai aimé son érotisme brut et sa chair triste. J'ai aimé ses personnages à la dérive et le ton désenchanté de son roman. Certes, j'ai eu du mal à y entrer. J'ai aussi parfois eu du mal à y rester. Et puis, surtout, j'ai eu du mal à en sortir... Car on suit non sans fascination cette plongée aux abysses du désespoir existentiel dont on ressort troublé et inquiet, avec un sentiment de malaise qui persiste une fois le roman refermé. D'autant que l'émotion, qui va crescendo, n'empêche pas l'essentiel : la réflexion. Car Djian dit le monde tel qu'il est aujourd'hui : ordinaire, complexe et souvent confus.


    Lien : http://descaillouxpleinleventre.blogspirit.com/archive/2008/10/07/impuretes-%...

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  • Par popeille, le 09/06/2009


    Doggy Bag : Saison 1 Doggy Bag : Saison 1 de Philippe Djian

    Ce n'est pas de la grande littérature, mais ça se lit bien, ça détend...
    Et puis, comme toute série qui se respecte, que se soit bon ou pas, on a envie de connaître la suite !

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  • Par Bulles, le 18/03/2009


    Bleu comme l'enfer Bleu comme l'enfer de Philippe Djian

    Un des premiers Djian que j'ai lu il y a très longtemps. J'ai été hypnotisée et il est toujours dans ma bibliothèque.

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  • Par patacaisse, le 15/01/2009


    Doggy Bag : Saison 1 Doggy Bag : Saison 1 de Philippe Djian

    Je l'ai trouvé nul. Il n'y a rien d'autre à dire.

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  • Par hamnessa, le 11/04/2008


    Impuretés Impuretés de Philippe Djian

    http://hamnessa.over-blog.com/article-18639377.html

    Impuretés... Le titre est habile sans trop en révéler. Ici pas de limite aux expérimentations sexuelles, pas de fond au regard désillusionné porté sur le couple, pas de bride au cou des pulsions et désespérances adolescentes....

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  • Par alicejo, le 02/07/2010


    Doggy Bag : Saison 1 Doggy Bag : Saison 1 de Philippe Djian

    Qui de Marc ou David est le père de Sonia? Victor arrivera-t-il à reconquérir Irène? Les frères Sollens gagneront-ils leur bras de fer avec la mairie?... Vous le saurez peut-être en lisant le tome 2 de Doggy bag.

    Un premier tome pas extraordinaire mais qui se laisse tout de même lire avec un certain plaisir. Idéal pour ces chaudes journées d'été.

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  • Par marielire, le 24/05/2010


    Incidences Incidences de Philippe Djian

    Troublant et captivant.

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  • Par Linela, le 25/04/2010


    Incidences Incidences de Philippe Djian

    Sans doute le plus intéressant qu'il ait écrit depuis un moment...Bravo!

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  • Par popeille, le 22/04/2010


    Doggy Bag 6 Doggy Bag 6 de Philippe Djian

    Le pire des 6 tomes... Je sais que c'est mauvais, j'ai tout de même voulu finir la série histoire de... En période d'examens ça se lit bien, mais ça s'termine vraiment en eau de boudin, toujours aussi mal écrit.
    Vraiment mauvais.

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  • Par Bill, le 03/08/2008


    Doggy Bag : Saison 6 Doggy Bag : Saison 6 de Philippe Djian

    Et voilà la série est bouclée :-)

    En septembre 2005, Philippe Djian a publié le premier épisode de la série Doggy Bag.

    Suite de six romans construits come une série télé ...

    Saga familiale, aux rebondissements multiples, plus rocambolesques les uns que les autres ....

    Où on retrouve toutes les trahisons, amours contrariées, enfants cachés, drames et rires ....

    Où toutes les (grosses) ficelles des soap opéras et de la télé-réalité sont exploitées jusqu'à la corde ...

    Bref, Philippe djian a réussi son pari ...

    Cette série dépasse tout ce que les scénaristes de Dallas ont un jour imaginé ....

    Mais ces 6 romans deviendront-ils série télé un jour ? ......

    http://bill.et.marie.over-blog.com

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  • Par Brume, le 09/07/2008


    Doggy Bag : Saison 6 Doggy Bag : Saison 6 de Philippe Djian

    Je ne parlerais pour le moment que de la saison 1 et la saison 6 (et dernière), c'est-à-dire le tome 1 et le tome 6 de cette série "de papier" tout droit sortie de l'imaginaire déjanté de Philippe Djian.

    Philippe Djian est un auteur français dont le plus grand succès reste 37,2 ° le matin que le grand public découvrira avec l'adaptation cinématographique de Beineix (avec la superbe Béatrice Dalle, dont ce fut le rôle de sa vie).
    [ A ce propos, je ne peux que vous conseiller la sublime BO Composée par Gabriel Yared].

    Après m'être un peu beaucoup ennuyée à la lecture du tome 1 de Doggy bag, j'ai dû, critique à rendre pour le 13 juillet dernier délais oblige, attaquer directement le tome 6...

    Et finalement, c'est un peu comme à la tv, on a parfois loupé (par lassitude ou par inadvertance) une saison ou deux et puis hop on reprend en cours de route. Alors bien sûr, au début, on est un peu perdu, on trouve que tout va un peu trop vite et puis finalement, on trouve son rythme et on rempile pour la dernière et ultime saison !

    J'ai beaucoup plus apprécié ce tome que le premier de la série. Intrigue plus alerte, écriture entraînante. Je dois bien l'avouer, Djian a un don : celui de toujours réussir à trouver cette petite mélodie qui raisonnera à nos oreilles et nous décidera à tracer la route avec lui.

    On retrouve dans ce sixième tome les personnages de la première saison : Edith qui est toujours avec Marc (inscrit lui aux Seoliques anonymes -sic!), David qui sombre un peu plus encore dans la folie; Sonia, la fille d'Edith qui n'est attirée que par les hommes qui ont le double de son âge; Victor et Irène, Josiane qui ne se remet pas de la mort de son fils et tous les autres bien entendu. Et tout ce beau monde s'avancent inexorablement vers la chute finale (et ben oui quand même c'est LA dernière saison) en cet hiver plus que glacial...

    J'ai regretté que les personnages soient finalement assez uniformes : pas beaucoup de changement de direction dans leur vie. Malgré les boulversements alentours, Marc, Edith et les autres gardent toujours la même ligne de conduite, égaux à eux-même. Trop peut-être.

    La question que je me pose maintenant est la suivante : vais-je (tout en connaissant la trame des saisons intermédiaires) tout de même lire les autres saisons ? Qui n'a jamais visionné en DVD les saisons précédentes d'une série découverte sur le tard ? ...

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  • Par adele_blancsec, le 09/09/2007


    37,2° le matin 37,2° le matin de Philippe Djian

    Je suis née en 1978. Quand le film de Beineix avec Béatrice Dalle et Jean-Hugues Anglade est sorti je n'avais que 11 ans. Je ne l'ai donc pas vu, mais j'en ai gardé des bribes d'images très fortes, trop fortes. C'est pourquoi je n'ai jamais ressenti l'envie de lire le livre. Il y a peu de temps, ma petite soeur me déclare qu'elle l'a lu et que c'est une très belle histoire. Piquée au vif, je me précipite dessus et effectivement, c'est une magnifique histoire ! Maintenant je n'ai qu'une envie : voir le film !!!

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