C'est la première fois que je lis un roman de P. DJIAN, et je reste médusée. « oh shocking » je dirais…
Il nous décrit 30 jours de l'existence de Michèle, la cinquantaine, au caractère bien trempé, c'est le moins qu'on puisse dire… c'est une femme libre qui a réussi dans son métier (elle lit des scénarios ou des livres et décide ou non de les publier et elle a sa propre société codirigée avec Anna sa meilleure amie.
En quelques minutes, tout va basculer. Elle se fait violer dans son appartement, mais curieusement, elle va se laver dans sa salle de bains méthodiquement et non seulement ne porte pas plainte mais décide de n'en parler à personne, et s'achète bombes lacrymogènes et autres pour se défendre d'une prochaine agression.
Dans sa vie, tout est étrange, assez malsain : son père est en train de mourir d'un cancer en prison après avoir commis un crime épouvantable, en tuant une soixantaine d'enfants dans un club Mickey.
Sa mère se promène en mini jupe et se comporte en couguar, affichant un fiancé qui a pratiquement 40 ans de moins qu'elle, et qu'elle veut
Lui imposer à tout prix comme elle exige qu'elle aille voir son père en prison avant qu'il meure.
Elle a divorcé de son mari Richard car ils ne s'entendaient plus et il a fini par lever la main sur elle ce qu'elle ne
Lui pardonnera jamais : il a commis l'irréparable !!! leurs relations sont à peu près normales jusqu'à ce qu'il rencontre Hélène une femme trentenaire…
Elle l'a trompé avec Robert (personnage peu sympathique) le mari de son amie Anne qui est la personne la plus sympathique du roman…
Enfin, elle a un fils de 24 ans complètement immature, amoureux d'une femme autoritaire, enceinte d'un autre homme qui est en prison… et il veut reconnaître cet enfant.
Enfin, arrive son voisin un être bizarre qui déclare avoir vu un homme s'enfuir et prétend le chercher. Avec
Lui va se nouer une relation violente, déconcertante pleine de non dits, que je laisse découvrir…
Ce roman raconté à la première personne par l'auteur qui s'identifie à Michèle donc, me semble malsain, plein de perversité, perversion, violence, la victime se comportant de façon étrange et laissant supposer que ce viol est légitimé. On a l'impression que tout peut dégénérer d'un claquement de doigts comme si la violence du père de Michèle pouvait être inscrite dans les gênes.
Je vais tenter de lire un autre roman de P. DJIAN car ce
Lui-ci me laisse vraiment perplexe et désorientée. Néanmoins il cadre bien avec la violence gratuite actuelle.