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Par wictoria, le 27/09/2008
Une prière pour Owen de
John Irving
Quand meurt, de façon inattendue, une personne aimée, on ne la perd pas tout en bloc ; on la perd par petits morceaux, et ça peut durer très longtemps. Ses lettres qui n'arrivent plus, son parfum qui s'efface sur les oreillers et sur les vêtements. Progressivement, on additionne les pièces manquantes.
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Par dflasse, le 07/01/2009
Le monde selon Garp de
John Irving
Un faible gazouillis filtre des rares postes de télé encore branchés sur The Late Show et la lueur bleu-gris des écrans palpite aux fenêtres de certaines maisons. Pour Garp, cette lueur est pareille à un cancer, insidieuse et engourdissante. elle endort le monde entier. Qui sait si la télévision ne provoque pas le cancer, se dit Garp; mais son irritation est en fait une irritation d’écrivain; il sait que partout où luit la télévision, veille quelqu’un qui ne lit pas.
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Par Nanouxy, le 18/06/2012
Dernière nuit à Twisted River de
John Irving
Au printemps, on avait retrouvé une oreille humaine gelée sur l'îlot de l'étang, dont les arbres avaient été roussis par l'explosion. Par la suite, racontait Ketchum, un type s'en servait comme appât pour pêcher dans la glace, au réservoir de Pontook.
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Par TwiTwi, le 25/06/2009
Une prière pour Owen de
John Irving
Depuis le lointain Noël 1953, j'ai toujours considéré cette période de fête comme un enfer pour les familles qui ont subi la perte d'un être cher et qui ne sont pas au complet ; la prétendue coutume des cadeaux vaut autant pour ceux que l'on donne que pour ceux que l'on reçoit. C'est à Noël que nous prenons conscience de ce qui nous manque.
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Par Nadael, le 05/08/2010
L'oeuvre de Dieu, la part du diable de
John Irving
Et le problème de l'amour, ajouta-t-il, c'est qu'on ne peut forcer personne. Il est naturel de désirer que ceux qu'on aime fassent ce que l'on veut, ou ce que l'on croit bon pour eux, mais on est obligé de laisser les choses arriver. On ne peut pas plus intervenir dans la vie de ceux qu'on aime, que dans la vie des gens qu'on ne connaît pas. Et c'est dur, dit-il encore, parce qu'on a très souvent envie d'intervenir - on a envie d'être celui qui tire les plans.
-C'est dur d'avoir envie de protéger quelqu'un et d'en être incapable, fit observer Ange.
-On ne peut pas protéger les gens, petit, répondit Wally. Tout ce qu'on peut faire, c'est les aimer.
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Par Luniver, le 20/09/2012
Le monde selon Garp de
John Irving
« Une partie de l'adolescence, écrivit-il à Helen, réside dans ce sentiment qu'il n'existe nulle part personne qui vous ressemble assez pour pouvoir vous comprendre. » Garp ajoutait qu'à son avis Vienne exacerbait en lui ce sentiment « dans la mesure où à Vienne, il n'existe vraiment personne qui me ressemble »
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Par Nanouxy, le 21/06/2012
Dernière nuit à Twisted River de
John Irving
Mais les histoires familiales, et singulièrement celles qui nous sont contées dans l'enfance, contaminent nos instincts les plus primaires et sous-tendent nos souvenirs les plus enfouis, surtout en cas d'urgence.
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Dernière nuit à Twisted River de
John Irving
Eh ben, quand il se déclare un écrivain dans une famille, si tu veux mon avis, avait dit Ketchum, c'est un coup dur et voilà tout. Nous ,on se fâche quand il nous met dans ses livres, on se fâche quand il nous y met pas, on lui reproche de ne pas écrire sur lui-même, sur ce qu'il est vraiment quoi. Et par dessus le marché de faire de son ex-femme un personnage bien plus chouette qu'en réalité.
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Par Luniver, le 22/09/2012
Le monde selon Garp de
John Irving
Dans le code de l'éthique universitaire, la « turpitude morale » figure en bonne place parmi les motifs de révocation, en l'occurence, pourtant, la chose ne fut jamais évoquée. Les coucheries entre les professeurs et les étudiants ne suscitaient pas en général de réactions trop sévères. Sous le manteau, si le prétexte pouvait être utilisé pour refuser à un enseignant sa titularisation, il était rare que ce même prétexte fût utilisé pour révoquer un titulaire. Helen avait peut-être estimé que trancher les trois quarts d'un pénis d'étudiant constituait un délit assez grave pour un enseignant. Coucher avec ses étudiants était une pratiquer assez banale, bien que nullement encouragée ; il existait de pires moyens de les juger et de les préparer à la vie active. Mais les amputer de leurs organes génitaux était se montrer un peu sévère, même dans le cas de mauvais étudiants, et sans doute Helen éprouva-t-elle le besoin de se châtier.
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Par Luniver, le 15/02/2012
L'oeuvre de Dieu, la part du diable de
John Irving
- Personne, sauf moi, n'a jamais posé la main sur ma peau pour sentir ce bébé. Personne n'a eu envie de poser son oreille contre mon ventre pour l'écouter, dit la femme. On ne devrait pas avoir de bébé s'il n'y a personne qui a envie de le sentir donner des coups de pied ou de l'écouter bouger.