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Le chat de Schrödinger de
Philippe Forest
"Quand je lis un livre sur la physique d'Einstein auquel je ne comprends rien, ça ne fait rien: ça me fera comprendre autre chose"
Picasso
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Par alicejo, le 27/01/2012
Le nouvel amour de
Philippe Forest
Il n'y a pas de dernier mot. Tant que la vie dure, tout peut recommencer.
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Par fichetoux, le 09/03/2013
Le chat de Schrödinger de
Philippe Forest
Ce n'est pas que je croie vraiment aux spectres mais j'ai toujours eu le sentiment irraisonné que j'habitais la maison d'un mort. D'ailleurs, si l'on y réfléchit, dès lors qu'on habite une maison un tout petit peu ancienne, c'est toujours chez des morts au fond que l'on vit. Le énième et très transitoire occupant d'un logement par lequel toutes sortes de spectres ont passé que tôt ou tard, à son tour, on ira rejoindre.
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Par fichetoux, le 10/03/2013
Le chat de Schrödinger de
Philippe Forest
Il vient un moment dans la vie- et sans doute est-il différent pour chacun- où l'on se retrouve à la merci du plus petit des chagrins. N'importe quelle peine se met à valoir pour toutes les autres : celles que l'on a déjà connues comme celles dont on sait qu'elles finiront par venir.
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Par Neigeline, le 04/05/2010
Sarinagara de
Philippe Forest
Oui, il y a la longue et interminable douleur de vivre, la fatigante routine du corps laissant passer sur lui les jours, la torture du temps et son lent travail d'effroi, toutes les affections les plus vraies une à une défaites, l'affolante solitude sur le versant le plus noir de la nuit ouverte et puis, dans la lumière verticale d'un matin indifférent, le corps aimé allongé et sans vie d'une enfant. Nul n'est censé ignorer tout cela. Pourtant, le dernier mot n'est pas tout à fait dit. Malgré la vérité, dans l'infini du désir, quelque chose insiste encore quand tout est terminé.
Tout est néant, bien sûr. Mais Issa ajoute : cependant
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Tous les enfants sauf un de
Philippe Forest
Il en va ainsi de la vérité : depuis toujours elle est connue de tous et de tous elle est sans cesse oubliée. C'est pourquoi elle demande perpétuellement à être redécouverte. Et elle ne peut l'être qu'à titre personnel puisque la révélation qui la concerne ne prend jamais d'autre forme que celle d'une expérience. C'est-à-dire : d'une épreuve.
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Par Neigeline, le 04/05/2010
Sarinagara de
Philippe Forest
En épigraphe :
"Monde de rosée
c'est un monde de rosée
et pourtant pourtant"
Kobayashi Issa
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Par Neigeline, le 04/05/2010
Sarinagara de
Philippe Forest
Mais je parle pour ceux qui savent. Et je me soucie peu que quiconque vienne juger cette forme que j'ai donnée à ma vie. Possible et impossible, survivre a eu lieu. Telle est l'épreuve et l'énigme. Il y eut ce jour, cette nuit, puis ce jour encore où rien de ce qui faisait la nuit précédente n'a pourtant disparu et nous voici à nouveau, égarés quelque part en plein soleil; sans comprendre du tout pourquoi, debout dans la lumière d'un rêve, impardonnables et pourtant innocents, nous qui sommes vivants.
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Le nouvel amour de
Philippe Forest
Quand joue-t-on le plus la comédie ? Lorsque, aimant, on fait semblant de ne pas aimer tout à fait ? Ou bien quand n’aimant pas, on fait semblait d’aimer malgré tout ?
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Par Lali, le 06/02/2011
Le nouvel amour de
Philippe Forest
Il paraît que l’amour n’est pas la grande affaire dans l’existence des hommes, qu’ils ne grandissent pas en pensant qu’il y a devant eux cette chose affolante, ce souci d’être à quelqu’un d’autre où se tient tout le sens possible de leur vie. Il paraît que de telles fables sont l’affaire exclusive des femmes. Que ce sont elles seules qui calculent tout de leur temps en raison de l’amour qui viendra.
Je ne sais pas. Il me semble que j’ai toujours pensé que l’amour m’attendait, que j’allais à sa rencontre, et que si par malheur je le manquais, j’aurais tout manqué avec lui. Qu’il n’y avait au fond rien d’autre que cela à attendre de la vie.
Rien d’autre, oui, si ce n’est l’amour. Et comme l’écrit un poète, tout le reste m’est feuilles mortes.
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