-
Par Luniver, le 28/02/2012
Une poignée d'étoiles de
Rafik Schami
«Oh, un journaliste, a soupiré oncle Salim, c'est quelqu'un de futé et de courageux. Avec une feuille de papier et un crayon, il peut faire trembler un gouvernement entier, y compris la police et l'armée.
- Avec du papier et un crayon ?»
Je n'en revenais pas : papier et crayon, tous les élèves en ont à l'école, et ça n'impressionne même pas le portier.
«Oui, il fait trembler le gouvernement, car il est toujours à la recherche de la vérité, alors que tous les gouvernements s'efforcent de la cacher. Le journaliste est un homme libre, comme un cocher, et vit comme ce dernier en perpétuel danger.»
> lire la suite
-
Par Luniver, le 28/02/2012
Une poignée d'étoiles de
Rafik Schami
La radio nous serine nuit et jour qu'il faut travailler davantage. Oncle Salim n'y comprend plus rien. «Quels abrutis !» jurait-il sans cesse tandis que nous buvions le thé en écoutant la radio. Quand un chanteur a entamé un hymne au travail (glorifiant le manche de la faucille et le choc du marteau frappant l'enclume !), oncle Salim, écœuré, a tourné le bouton de la radio. «Comment peut-on chanter des âneries pareilles ! On voit bien qu'il n'a jamais eu une faucille en main. Le manche te brûle la peau, et cet imbécile trouve ça merveilleux. Il n'a qu'à aller travailler dans les champs au moins de juin, et il changera vite de refrain. Il chantera : «Restons à l'ombre !»
> lire la suite
-
Par Luniver, le 28/02/2012
Une poignée d'étoiles de
Rafik Schami
Mahmud a quitté l'école. Son père ne veut pas qu'il continue ses études. Il ne peut plus nourrir seul les neuf marmots. «Ils font des gosses, et après ils se plaignent», râlait Mahmud qui, comme moi, aimait beaucoup l'école. Son rêve, c'était de devenir pilote et de faire le tour du monde. La pauvreté étouffe nos rêves avant même que nous les ayons rêvés jusqu'au bout.
-
Par Eska, le 03/04/2012
Das Geheimnis des Kalligraphen de
Rafik Schami
An diesem Tag beschloss Salman, seine Muskeln wachsen zu lassen.