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Par BMR, le 06/04/2008
Fahrenheit 451 de
Ray Bradbury
[...] Bourrez les gens de données incombustibles, gorgez-les de «faits», qu'ils se sentent gavés, mais absolument «brillants» côté information. Ils auront l'impression de penser, ils auront le sentiment du mouvement tout en faisant du sur-place.
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Par misscece, le 18/06/2008
Fahrenheit 451 de
Ray Bradbury
Conclusion! Un livre est un fusil chargé dans la maison d'à côté. Brûlons-le. Déchargeons l'arme. Battons en brèche l'esprit humain. Qui sait qui pourrait être la cible de l'homme cultivé?
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Par BMR, le 06/04/2008
Fahrenheit 451 de
Ray Bradbury
[...] - Qu'est-ce qui s'est passé ?
- On a brûlé un millier de livres. On a brûlé une femme.
- Et alors ?
...
- Tu n'étais pas là, tu ne l'as pas vue. Il doit y avoir quelque chose dans les livres, des choses que nous ne pouvons pas imaginer, pour amener une femme à rester dans une maison en flammes; oui, il doit y avoir quelque chose. On n'agit pas comme ça pour rien.
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Par Alcapone, le 09/10/2010
Fahrenheit 451 de
Ray Bradbury
Les bons écrivains touchent souvent la vie du doigt. Les médiocres ne font que l’éffleurer. Les mauvais la violent et l’abandonnent aux mouches.
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Par Rabanet, le 27/08/2010
Fahrenheit 451 de
Ray Bradbury
Le système scolaire produisant de plus en plus de coureurs, sauteurs, pilotes de course, bricoleurs, escamoteurs, aviateurs, nageurs, au lieu de chercheurs, de critiques, de savants, de créateurs, le mot "intellectuel" est, bien entendu, devenu l'injure qu'il méritait d'être.
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L'Homme Illustré de
Ray Bradbury
Les souvenirs, disait mon père, sont comme des porcs-épics. Qu'ils aillent au diable ! Gare aux souvenirs ! Ils te rendront malheureux. Ils t'empêcheront de travailler. Ils te feront pleurer.
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Par chartel, le 26/09/2007
Chroniques martiennes de
Ray Bradbury
-Vous savez la nouvelle?
-Quoi?
-Les nègres, les nègres!
-Et alors?
-Ils s'en vont, ils vident les lieux, ils se défilent, vous ne savez pas?
-Ils se défilent? Qu'est-ce que tu chantes? Comment peuvent-ils s'y prendre?
-Ils peuvent, c'est tout. Ils le feront. Ils sont déjà en train.
-Un ou deux, pas plus?
-Tout ceux du Sud, jusqu'au dernier!
-Non!
-Si!
-Il faut que je voie ça. C'est pas croyable. Où partent-ils... en Afrique?
Un silence.
-Sur Mars.
-Tu veux dire sur la planète Mars?
-Tout juste.
Les hommes se tenaient dans l'ombre étouffante sous le porche de la quincaillerie.
L'un d'eux s'arrêta d'allumer sa pipe. Un autre cracha dans la poussière brûlante.
-C'est pas possible. Ils ne peuvent pas faire ça.
-N'empêche qu'ils le font.
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Fahrenheit 451 de
Ray Bradbury
les livres n'étaient qu'un des nombreux réceptacles destinés à conserver ce que nous avions peur d'oublier. Ils n'ont absolument rien de magique. Il n'y a de magie que dans ce qu'ils disent, dans la façon dont ils cousent les pièces et les morceaux de l'univers pour nous en faire un vêtement.
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Par patouche, le 18/10/2011
Chroniques martiennes de
Ray Bradbury
On s'est mis à censurer les dessins humoristiques , puis les romans policiers, et naturellement, les films, d'une facon ou d'une autre , sous la pression de tel ou tel groupe, au nom de telle orientation politique, tels préjugés religieux ,telles revendications particulieres; il y avait toujours une minorité qui redoutait quelque chose, et une grande majorité ayant peur du noir, peur du futur, peur du passé, peur du présent, peur d'elle même et de son ombre.
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Par Seraphita, le 11/04/2010
Fahrenheit 451 de
Ray Bradbury
Granger regardait fixement le feu. « Le phénix.
- Quoi ?
- Il y avait autrefois, bien avant le Christ, une espèce d’oiseau stupide appelé le phénix. Tous les cent ans, il dressait un bûcher et s’y immolait. Ce devait être le premier cousin de l’homme. Mais chaque fois qu’il se brûlait, il resurgissait de ses cendres, renaissait à la vie. Et on dirait que nous sommes en train d’en faire autant, sans arrêt, mais avec un méchant avantage sur le phénix. Nous avons conscience de l’énorme bêtise que nous venons de faire. Conscience de toutes les bêtises que nous avons faites durant un millier d’années, et tant que nous en aurons conscience et qu’il y aura autour de nous de quoi nous les rappeler, nous cesserons un jour de dresser ces maudits bûchers funéraires pour nous jeter dedans. A chaque génération, nous trouvons un peu plus de monde qui se souvient. »
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