> Jacques Chambon (Traducteur)
> Henri Robillot (Traducteur)

ISBN : 2070417743
Éditeur : Gallimard (2002)


Note moyenne : 4.02/5 (sur 304 notes) Ajouter à mes livres
« "J'ai toujours voulu voir un Martien, dit Michael. Où ils sont, p'pa ? Tu avais promis.
- Les voilà", dit papa. Il hissa Michael sur son épaule et pointa un doigt vers le bas.
Les Martiens étaient là. Timothy se mit à frissonner.
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Critiques et avis

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    • Livres 4.00/5
    Par sgmaster, le 21 juillet 2010

    sgmaster
    Il est des livres dont on se rappelle toute sa vie. Pas nécessairement un livre qui change la vie, mais tout simplement des souvenirs dus à une lecture dans un contexte, une époque. Indéniablement, Chroniques martiennes représente pour moi un de ces souvenirs marquants. Je me revois à l'âge de 13 ans, vivant à l'étranger à cause du métier paternel. Les cours à l'école française, et une prof qui, pour éviter de nous dégoutter de la littérature, ne nous imposait pas des romans classiques pour les fiches de lecture, mais nous laissait choisir dans une liste rédigée par ses soins.
    Parmi ces livres, Chroniques martiennes... Bizarre! La prof me laisserait lire de la SF... intrigué, mon choix se porte sur Bradbury. Et je m'évade vers Mars. Mais là, pas de récit de voyages spatiaux, de guerre intersidérale entre terriens et martiens. Juste des histoires de colons quittant la terre, espérant un monde meilleur. Histoires d'horreur ou paraboles sur la folie humaine, Bradbury dénonce la guerre, le racisme, la pollution. Des idées novatrices dans les années 50. Il y a même de la poésie par moment.La dernière nouvelle se lit comme une fin de roman, une véritable ode à l'espoir. On est bien loin de l'archétype des histoires d'anticipation.
    Il est difficile de décrire ce que l'on ressent face à une telle oeuvre. Mais cela prouve que l'on peut être ému par un livre de science fiction du milieu du XXeme siècle. Pour l'anecdote, en 1990, à l'occasion du 40eme anniversaire des Chroniques, une nouvelle traduction française est publiée, afin d'être plus proche du texte original. Mais chose surprenante, les dates sont changées, projetant le récit trente et un an dans le futur par rapport aux dates d'origine (dans la version que j'ai lu, les dates sont 1999-2026. Pour la nouvelle traduction, 2030-2057. Pourquoi un tel changement? Mystère!). On y trouve également deux Nouvelles inédites. Un très beau livre que je conseille à tout le monde, sans que l'on soit féru de SF.
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    • Livres 4.00/5
    Par SebastienFritsch, le 02 mai 2012

    SebastienFritsch
    Ma première lecture de ce roman doit remonter à plus de vingt ans. J'en gardais le souvenir d'un grand livre, mais sans avoir en mémoire tous les détails qui permettraient d'argumenter cette impression globale.
    L'envie de le relire était donc justifiée par deux certitudes : celle d'entrer dans un agréable moment de lecture et celle de pouvoir, de nouveau, avancer en découvrant l'œuvre, ses intrigues, ses personnages, ses idées.
    Mais à côté de ces certitudes restaient quelques questions : ne vais-je pas être déçu ? Mes yeux d'adulte seront-ils aussi charmés que l'avaient été mes yeux d'ado ? N'étais-je pas idéaliste, à l'époque ? Ou trop sensible ? Ou trop rêveur ? Ou les trois à la fois ?
    Force est de constater que, loin d'être déçu, j'ai été de nouveau subjugué. Sans doute suis-je resté irrécupérablement idéaliste, sensible et rêveur, mais je sais aussi que ce roman porte en lui des qualités qui vont bien au delà : il y a la qualité narrative qui rend le texte indéniablement prenant ; il y a le style, dénué de fioritures et pourtant précis, évocateur... sensible (encore !) ; il y a le pouvoir d'imagination de l'auteur, bien sûr, mais toujours tempéré par un réalisme et une simplicité qui sont la marque de fabrique de la SF à la sauce Bradbury. Il y a aussi la finesse des portraits, qu'il s'agisse de celui de l'idéaliste (encore un) devenu meurtrier, de ceux des parents inconsolables, ou encore de ceux des colons volontaristes, altruistes, opportunistes, égoïstes, etc.
    Parmi toutes ces qualités, je reviendrai surtout sur le réalisme de ce roman. En donnant aux colons qui vont s'installer sur Mars des modes de vie très très proches des nôtres, des soucis, des envies, des pulsions identiques à ceux de leurs semblables restés sur la Terre, Bradbury fait résonner les conclusions de chacune de ces Nouvelles de façon à ce que chaque lecteur puisse les faire siennes.
    La "délocalisation" de ses intrigues sur Mars ne sert en fait qu'à créer une distance avec notre réalité, mais l'on peut, sans problème, prendre pour soi la morale de chacune de ces "Chroniques martiennes"... même si aucune n'exprime jamais vraiment une morale : à chaque lecteur de la deviner. Bradbury nous oriente quand même un peu, en ne laissant aucun doute sur ses propres idées, notamment en rendant tout à fait évidents les thèmes qui lui tiennent à cœur : le respect des autres, quelles que soient les différences ; le danger de la course au progrès ; l'importance des liens humains et notamment familiaux.
    Il y a pourtant deux histoires qui se déroulent sur Terre : celle dans laquelle le racisme est présenté sans aucune distanciation, dans toute son agressivité et sa bêtise ; et celle qui nous montre ce que le progrès pourrait faire de notre planète. Cela nous permet de ne pas oublier que ces histoires ne sont pas que de la fiction.
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    Critique de qualité ? (9 votes positifs)
    • Livres 4.00/5
    Par louisemiches, le 10 avril 2010

    louisemiches
    Quand on s'intéresse un peu à la S-F, il y a forcément un moment où on tombe sur ce bouquin, Les chroniques martiennes, par Ray Bradbury.
    L'appel de l'Histoire me l'a fait l'ouvrir l'autre jour. Et je ne le regrette pas, mais vraiment pas.
    Les chroniques martiennes est un recueil publié en 1950 de Nouvelles écrites dans la décennie précédente. Si chaque nouvelle est indépendante, le tout forme un tout (comme il se doit), et la grande histoire de la colonisation de Mars par les terriens se dessine sous nos yeux, par petites touches, par petits bouts d'histoires, de vies, par anecdotes.
    La date de la publication est importante, car elle explique en grande partie le ton pessimiste de l'ensemble (pour ceux qui savent ce qui s'est passé sur Terre en 1939 et 1945, c'est limite un spoil, quand même...).
    Mais ce qui m'a le plus touchée, dans le ton pessimiste, c'est cette non-rencontre absolue. En revanche, ce coup-ci, si vous voulez savoir comment les hommes ont réussi à coloniser Mars sans en rencontrer ses habitants, vous lirez le bouquin. Mais si, il est court en plus...
    Bref, j'ai souvent lu que Chroniques martiennes est le papa de plein de livres de S-F postérieurs, et comme c'est 'achement scientifique de lire l'Histoire à rebrousse-poil, de décrypter le passé en connaissant déjà l'avenir, je confirme modestement. J'ai repéré un certain nombre de thèmes, à travers ces Nouvelles courtes mais très riches : le racisme, l'ailleurs, les robots, la solitude, le post-apocalyptique, etc.
    En revanche, ce qui n'y est pas, c'est le développement technologique. La technologie des Martiens est bien sûr présente, mais il s'agit de "sablonefs", de rivières de vin, de murs de cristal sur lesquels poussent des fruits... Pas de description de leur fonctionnement, mais juste des noms et de très courtes descriptions qui atteignent leur but : notre imagination et qui font beaucoup pour la poésie de l'ensemble.
    Car oui, au final, Les chroniques martiennes c'est un long poème en prose sur l'avenir de l'homme...
    PS : pour ceux qui l'ont lu, ma nouvelle préférée, c'est celle avec la maison qui finit par mourir. J'avoue que j'ai eu les yeux qui m'ont sérieusement picoté.

    Lien : http://louisemiches.blogspot.com/2010/04/de-la-terre-jusqua-mars-et-..
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    • Livres 5.00/5
    Par FrancoisGe, le 28 avril 2012

    FrancoisGe
    J'ai beaucoup aimé ce livre. Peut-être davantage encore que “Fahrenheit 451” c'est dire !
    L'auteur m'a entrainé dans ses descriptions poétiques. Il m'a fait ressentir le calme des lieux, les bons sentiments des Terriens qui se posent sur Mars. Et puis, soudain l'indicible survint et j'en suis resté pantois. Dans les premiers paragraphes la formule se répète à plusieurs reprises et, dorénavant méfiant, je me suis pris à espérer un dénouement plus heureux. Mais non, je m'y suis laissé prendre une nouvelle fois !
    Ensuite, les années passent et on pourrait penser que ce peuplement de Mars qui s'institutionnalise ne va pas nous révéler de grandes surprises. Eh bien non, au contraire ! Chaque paragraphe est plein de nouveaux personnages, de Nouvelles situations. L'auteur nous régale encore de ses descriptions poétiques des lieux même s'il nous dépeint le genre humain dans ce qu'il a de plus abject.
    J'ai laissé pour la fin l'information suivante : Chroniques martiennes est un recueil de Nouvelles déjà publiées dans les années '40 dans les revues de science fiction. Afin de s'assurer de la progressivité de l'histoire, elles ont été rattachées par de petits chapitres intermédiaires. Je n'ai voulu en parler qu'à la fin de ma critique car je considère que « recueil de Nouvelles » est assez péjoratif par rapport à un roman. Et ce recueil est, à mon avis, plus que cela. Il s'agit d'une véritable œuvre, d'un authentique roman aux chapitres très différents les uns des autres. Et le talent de l'auteur a été de les ordonner de telle sorte que l'effet de surprise soit constant et maintienne en éveil la curiosité du lecteur.
    J'ai aimé cette rédaction simple, précise, ciselée et cette habileté de l'auteur à nous révéler tous les détails physiques et psychologiques... et je recommande donc ce livre !
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    • Livres 5.00/5
    Par Wilt, le 21 mai 2012

    Wilt
    les cowboys ont trouvé un nouveau terrain de jeu en lieu et place de Mars, les peaux vertes ont remplacé les peaux rouges, décidément les hommes ne se servent jamais des leçons du passé, ce livre est d'une poésie inimaginable, c'est vraiment une lecture réflexive et contemplative
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Citations et extraits

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  • Par gill, le 21 mai 2012

    Sur Mars, qu'en cette fin de siècle la terre colonise, passent et trépassent, dans une vision de beauté fugace, les derniers survivants d'une race qui s'éteint.
    "Dans des bateaux bleus et légers, se dressaient des formes violettes, des hommes masqués, des hommes aux visages d'argent, avec des yeux d'étoiles bleues, des oreilles d'or sculpté, des joues d'étain et des lèvres serties de rubis, des hommes aux bras croisés, des martiens."
    Bradbury, dans son rêve poétique, met fin au mythe de l'extra-terrestre hideux et belliqueux. Ici, hélas, le rôle est tenu par l'homme, colonisateur et mercenaire...
    Les qualités du message comme de l'écriture font de ce roman un des plus justement célèbres de la SF moderne.
    (Article de "Catalogue des âmes et cycles de la SF" de Stan Barets paru à "Présence du futur" en 1979)
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  • Par Yuko, le 15 octobre 2010

    Pour la première fois, la tension de cette journée se relâchait. Il pouvait enfin refaire appel à la logique. Tout n'avait été jusque là qu'émotion. L'orchestre, les visages familiers... Mais maintenant (...) Il reconsidéra les diverses théories émises dans l'excitation première de l'atterrissage par Hinskston et Lustig. (...) Maman. Papa. Edward. Mars. La Terre. Mars. Les martiens.
    Qui vivait ici, sur mars, mille ans plus tôt ? Les martiens ?
    Ou la situation avait-elle toujours été identique à celle qui se présentait aujourd'hui ? Les martiens.
    Il répétait le mot dans sa tête paresseusement. Puis il faillit rire tout haut.
    Il avait brusquement envisagé la théorie la plus absurde.
    Il éprouva comme un frisson.
    En fait, elle ne valait même pas un examen sommaire. Plus qu'improbable. Stupide. A écarter. Ridicule.
    Et pourtant, admettons... Admettons que Mars soit habitée par des martiens et qu'en voyant arriver notre fusée et nous apercevant à l'intérieur, ils se soient pris de haine pour nous. Admettons ensuite, idée purement gratuite, qu'ils veuillent nous détruire comme indésirables, envahisseurs, et ceci de la façon la plus habile en nous prenant par surprise.
    Quelle serait alors la meilleure arme au service des martiens contre des terriens munis d'armes atomiques ?
    La réponse était intéressante. Télépathie, hypnose, mémoire, imagination...
    Si toutes ces maisons, ce lit, n'avaient aucune réalité qu'il ne s'agisse que de résidus de mon imagination, matérialisés par le pouvoir télépathique et hypnotique des martiens pensait le Capitaine John Black ; si toutes ces maison avaient, en fait, une autre forme, un style martien, mais qu'en jouant sur mes désirs et mes besoins, ces martiens leur aient donné l'aspect de ma ville natale pour écarter mes moindres soupçons ?
    Peut-on trouver meilleur moyen de berner un individu que de se servir de ses propres parents comme appât ?
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  • Par chartel, le 26 septembre 2007

    -Vous savez la nouvelle?

    -Quoi?

    -Les nègres, les nègres!

    -Et alors?

    -Ils s'en vont, ils vident les lieux, ils se défilent, vous ne savez pas?

    -Ils se défilent? Qu'est-ce que tu chantes? Comment peuvent-ils s'y prendre?

    -Ils peuvent, c'est tout. Ils le feront. Ils sont déjà en train.

    -Un ou deux, pas plus?

    -Tout ceux du Sud, jusqu'au dernier!

    -Non!

    -Si!

    -Il faut que je voie ça. C'est pas croyable. Où partent-ils... en Afrique?

    Un silence.

    -Sur Mars.

    -Tu veux dire sur la planète Mars?

    -Tout juste.

    Les hommes se tenaient dans l'ombre étouffante sous le porche de la quincaillerie.

    L'un d'eux s'arrêta d'allumer sa pipe. Un autre cracha dans la poussière brûlante.

    -C'est pas possible. Ils ne peuvent pas faire ça.

    -N'empêche qu'ils le font.

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  • Par patouche, le 18 octobre 2011

    On s'est mis à censurer les dessins humoristiques , puis les romans policiers, et naturellement, les films, d'une facon ou d'une autre , sous la pression de tel ou tel groupe, au nom de telle orientation politique, tels préjugés religieux ,telles revendications particulieres; il y avait toujours une minorité qui redoutait quelque chose, et une grande majorité ayant peur du noir, peur du futur, peur du passé, peur du présent, peur d'elle même et de son ombre.
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    Citation de qualité ? (12 votes positifs)
  • Par anthonys, le 22 septembre 2011

    Elle rouvrit la porte en coup de vent. < Quoi encore ? > enquit-elle.
    L'homme était toujours là? s’efforçant de sourire, l'air désorienté. il tendis les mains. Je ne crois pas que vous compreniez ...
    - Quoi ? > lança t-elle sèchement;
    L'homme la regarda bouche bée. < Nous venons de la Terre !
    - Je n'ai pas le temps, j'ai beaucoup de cuisine a faire aujourd'hui, sans parler du ménage, de la couture et de tout le reste [...]
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Livre de Bord du 29 juin 2010 .
Livre de Bord sur Liberty TVPrésentation : Nicky & Brice DepasseInvités : Marek Halter, Yves Simon & Jens Christian GrøndahlDestinations : Le Voleur d'ombres de Marc Lévy (Robert Laffont), Jack London d'Yves Simon (Mengès), Le Kabbaliste de Prague de Marek Halter (Robert Laffont), Les Mains Rouges et Sous un autre jour de Jens Christian Grondahl (Gallimard), money2 de Paul-Loup Sulitzer (Rocher), Farenheit 451 de Ray Bradbury (Casterman), Comment Jesus est devenu Dieu de Frédéric Lenoir (Fayard), Frédéric Dard, mon père, San Antonio, de Joséphine Dard (Michel Lafon), ...








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