Par Ray Bradbury , Henri Robillot

Note moyenne : 4.05/5 (sur 132 notes)
Gallimard 2000
ISBN : 2070415732  
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Quatrième de couverture 451 degrés Fahrenheit représentent la température à laquelle un livre s'enflamme et se consume. Dans cette société future où la lecture, source de questionnement et de réflexion, est considérée comme un acte antisocial, un corps spécial de pompiers est chargé de brûler tous les livres dont la détention est interdite pour le bien collectif. Montag, le pompier pyromane, se met pourtant à rêver d'un monde différent, qui ne bannirait pas la littérature et l'imaginaire au profit d'un bonheur immédiatement consommable. Il devient dès lors un dangereux criminel, impitoyablement pourchassé par une société qui désavoue son passé. Né en 1920, Ray Bradbury s'impose à la fin des années 40 comme un écrivain majeur, avec la parution d'une série de nouvelles oniriques et mélancoliques, plus tard réunies sous le titre de Chroniques martiennes. Publié en 1953, Fahrenheit 451, qui finit d'asseoir la réputation mondiale de l'auteur, sera porté à l'écran par François Truffaut.

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Critiques et avis sur Fahrenheit 451


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    • Livres 4.00/5
    Par valeriane, 2008-05-10 11:27:05

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    Ecrit en 1954, ce roman de Bradbury fait partie des livres qui ont rendu célèbre la forme littéraire de dystopie. A l'opposition de l'utopie, la dystopie nous donne une image du monde la pire qui soit. Mais cette vision ne pourrait-elle pas devenir un jour la réalité de notre monde?

    Fahrenheit 451 est la température à laquelle s'embrase spontanément le papier au contact de l'air.

    Dans ce roman de science-fiction, les pompiers n'oeuvrent plus à éteindre les flammes, mais plutôt à brûler les livres. Montag fait partie de ces pompiers. Il est satisfait de son emploi et plus ou moins de sa vie privée. Un jour, au retour du boulot, il fait la rencontre d'une jeune fille, Clarisse, qui lui fait prendre conscience de toutes ces petites choses qui peuplent le monde et dont plus personne ne fait attention. La vitesse a pris le pas, la censure et l'endoctrinement médiatique sont de rigueur. Sa femme passe le plus clair de son temps auprès de sa \"famille\", diffusée sur trois écrans géants dans le salon. Ils ne se souviennent même plus de leur première rencontre.

    La vie de Montag bascule le jour où, lors d'une intervention, il subtilise un livre interdit et le dissimule chez lui...



    Enfin je me suis plongée dans ce grand classique de science-fiction. SF des années 50 qui pourrait très vite devenir une réalité du XXIè siècle. C'est plutôt une vision pessimiste de la société. Dans le livre, la manipulation saute aux yeux... mais qu'en est-il de notre réalité? Qui peut crier haut et fort que nous ne sommes pas manipulés par les médias? Qui peut dire qu'il ne se laisse pas manipuler par les médias?

    Je ne dis pas que la lecture de ce bouquin va changer la face du monde. Mais il a le mérite de faire réfléchir. Se dire que ce livre a été écrit en 1954...

    J'ai été frappée par cette obsession de la vitesse, ça ressemble beaucoup à aujourd'hui. Alors qu'en est-il du reste? Est-ce que petit à petit le roman de Bradbury va rejoindre notre réalité?

    J'espère bien que non.

    J'espère que ces quelques lignes vous donneront envie de vous plonger dans ce bouquin. Peut-être pas pour débattre sur un sujet de société, mais au moins pour découvrir un grand auteur du XXè siècle.

    Le récit se découpe en trois parties, trois charnières de la vie de Montag. Le style narratif est basé sur l'exploration des pensées, du vécu du héros, entrecoupé de dialogue entre les protagonistes. Un récit percutant et qui fait réfléchir.
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    • Livres 5.00/5
    Par Liceal, 2009-06-21 03:38:27

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    Fahrenheit 451, grand classique de science-fiction, que je n'avais encore jamais lu. (d'ailleurs, Bradbury estime que ce n'est pas un livre de science-fiction. Pour moi, cela en est un. Mais bon, là n'est pas la question). Ce roman m' a stupéfiée. Il était d'actualité à l'époque de sa sortie (en plein maccarthysme, si je ne m'abuse), et il l'est toujours. Censure, nivellement par le bas, refus de la culture, individualisme, désespoir, questionnement, destruction de la famille, etc. Ici, les livres sont interdits et brûlés. Trop dangereux, car trop d'idées contradictoires. Se poser des questions empêche d'être heureux, alors on brûle! Enfin cette tâche est laissée aux pompiers... Place et longue vie au consensus et à l'uniformisation!

    La force poétique, et même lyrique du roman, renforce son engagement. La poésie met le doigt là où ça fait mal. Le contraste, violent, est là.

    Un des thèmes du roman est aussi le souvenir. Un groupe de lettrés survit en forêt, hors de la ville. Chaque individu a mémorisé un livre."Nous nous souvenons". Se souvenir, reconstruire, retomber, peut-être. Pas de réponses, pas de fin déterminée. C'est à nous de créer la réponse. Dans le roman un personnage avoue qu'il a préféré se taire. Oser s'élever, dire. Là est aussi le propos. On laisse faire par lâcheté, relâchement? Conformisme, rage?

    ça tourbillonne dans ma tête, ce roman éveille beaucoup en moi: censure, destruction, mémoire. On peut en parler pendant des heures. C'est ce que je viens de faire dans le cadre d'un cercle de lecture. Personne n'est resté indifférent. Ce livre "parle" aux lecteurs. Et ça c'est déjà beaucoup.

    La science-fiction est un genre vaste, même les spécialistes sont en désaccord à son sujet. Je la vois comme le monde des possibles, des peurs, des espoirs, des envies mais aussi un miroir de ce que nous sommes présentement. Un personnage (Granger) dit, "Allez, pour commencer, nous allons construire une miroiterie et ne produire que des miroirs pendant un an pour nous regarder longuement dedans". Je trouve cette phrase juste.

    La littérature en générale (peu importe son genre), n'est-ce pas cela aussi?: Un miroir, déformant ou pas, qui nous laisse la possibilité, la liberté de jouer avec notre reflet? Des questions, des questions, toujours des questions! Pas toujours de réponses... mais cela compte-t-il vraiment?

    Chaque individu dans le groupe de réfugiés "lettrés" a mémorisé un livre. Des bibliothèques sur deux jambes... "Nous sommes tous des morceaux d'histoire". Histoire, souvenirs, mémoire. Nous sommes des morceaux d'un peu de tout, nous sommes des morceaux de mots, de silences, de soupirs derrière lesquels se cachent des histoires. Raconter, dire, transmettre. Se souvenir pour mieux construire et inventer, ériger un monde.

    Il y a aussi cela dans Fahrenheit: la notion de donner du sens. Faire sens, et partir à la recherche de ce sens. C'est cela qui effraie tant la société dépeinte dans Fahrenheit. La peur de faire sens et de se retrouver face à soi-même et à sa propre insignifiance.

    Un roman dense, dense, dense qui fait danser (bon, je concède c'est un peu facile et pas très bon comme petit jeu de mots...mais il me fait sourire pareil....hm, hm)





    Lien : http://sousunpissenlit.canalblog.com/archives/p10-10.html
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    • Livres 2.00/5
    Par Baschus, 2009-04-15 10:56:31

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    L'idée du livre est bonne ; il est très frappant de constater à quel point l'auteur a vu juste sur l'avenir de notre société alors que qu'il écrivit ce livre dans les années 50. Je ne m'étendrais pas là-dessus.



    Le problème, c'est le style. Comme souvent dans les romans de science-fiction, le style est totalement laissé de côté au profit de l'histoire. Mais un bon livre est avant tout un livre bien écrit : c'est ce qu'ont du mal à comprendre les anglais, de façon générale.



    Malgré cela, Fahrenheit reste tout de même une oeuvre à livre, même si c'est plus pour les idées très saisissantes sur notre modernité que pour la forme.
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    • Livres 4.00/5
    Par BlueGrey, 2009-08-27 14:59:26

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    451 degrés Fahrenheit, c'est la température à laquelle le papier s'enflamme et se consume. Dans une société totalitaire future indéterminée, c'est aussi le sigle des pompiers dont la fonction est, non plus d'éteindre, mais d'allumer le feu. Il s'agit en effet de bruler les livres, source de questionnement et de réflexion, ferment d'individualisme, au nom du bien commun et du caractère subversif de toute démarche créatrice. Montag, pompier d'élite, allume gaiement ces autodafés jusqu'au jour où une jeune fille au regard vif lui pose la question insidieuse : « Vous arrive-t-il de lire les livres que vous brûlez ? ». Montag se met alors à douter, à subtiliser quelques livres, à remettre en question les principes acquis, à rêver d'un monde différent, qui ne bannirait pas la littérature et l'imaginaire au profit d'un bonheur immédiatement consommable, et sa révolte croît contre une société totalement dépersonnalisée.



    Ainsi "Fahrenheit 451", selon une démarche classique du récit de science-fiction, projette dans le futur, en la radicalisant de façon à lui donner valeur de mise en garde, une situation contemporaine particulière et inquiétante. En effet le livre a été publié aux Etats-Unis en 1953, l'année où culmine la psychose anticommuniste portée par le maccarthysme, période de réduction de la liberté d'expression, période limitant les droits civiques sous le motif de défendre la sécurité nationale. Par son ouvrage, Ray Bradbury pousse un cri d'alarme sur ce qui pourrait advenir. Il écrit "Fahrenheit 451" précisément pour que l'univers terrifiant qu'il y imagine ne devienne jamais réalité.



    Est-ce à dire que "Fahrenheit 451", parce que sa vision de l'avenir n'a pas été confirmée par l'Histoire, est aujourd'hui dépassé, totalement obsolète ? Bien évidemment non, car son propos reste éminemment pertinent de nos jours : il y est question de guerre larvée entre grandes puissances, de course à l'armement, de danger du nucléaire, de la coupure de l'homme d'avec la nature, de mégalopoles anonymes et déshumanisées, de déliquescence du lien social, de société de consommation et de divertissement, d'uniformisation de la pensée et de conformisme. Il y est aussi et surtout question de l'impérialisme des médias, du grand décervelage auquel procède la publicité, les jeux, les feuilletons et autres niaiseries télévisuelles abrutissantes. Bradbury souligne « il y a plus d'une façon de brûler un livre », l'une d'elle, la plus insidieuse, est de rendre les gens incapables de lire par inculture, désintérêt pour la littérature, paresse mentale ou simple désinformation.



    Alors, amis, résistons : lisons !

    Lien : http://descaillouxpleinleventre.blogspirit.com/archive/2008/11/17/fa..
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    • Livres 5.00/5
    Par Vieclair, 2009-01-15 18:15:55

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    J'ai adoré ce livre. Il présente une vision du futur et du comportement humain intéressant.



    Vraiment, ce roman futuriste est à lire
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Citations et extraits de Fahrenheit 451


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  • Par misscece, 2008-06-18 17:36:11

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    Conclusion! Un livre est un fusil chargé dans la maison d'à côté. Brûlons-le. Déchargeons l'arme. Battons en brèche l'esprit humain. Qui sait qui pourrait être la cible de l'homme cultivé?
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  • Par BMR, 2008-04-06 10:39:01

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    [...] - Qu'est-ce qui s'est passé ?
    - On a brûlé un millier de livres. On a brûlé une femme.
    - Et alors ?
    ...
    - Tu n'étais pas là, tu ne l'as pas vue. Il doit y avoir quelque chose dans les livres, des choses que nous ne pouvons pas imaginer, pour amener une femme à rester dans une maison en flammes; oui, il doit y avoir quelque chose. On n'agit pas comme ça pour rien.
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  • Par PUBLISHER, 2009-11-08 10:12:21

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    Un : Savez-vous pourquoi des livres [...] ont une telle importance ? Parce qu'ils ont de la qualité. Et que signifie le mot "qualité" ? Pour moi, ça veut dire texture. Ce livre a des "pores". Il a des traits. Vous pouvez le regarder au microscope. Sous le verre vous trouverez la vie en son infini foisonnement. Plus il y a de pores, plus il y a de détails directement empruntés à la vie par centimètre carré de papier, plus vous êtes dans la "littérature".
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  • Par pilpilip, 2009-05-26 01:59:54

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    Les cadavres saignent à la vue de l'assassin.
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  • Par BMR, 2008-04-06 10:39:14

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    [...] Bourrez les gens de données incombustibles, gorgez-les de «faits», qu'ils se sentent gavés, mais absolument «brillants» côté information. Ils auront l'impression de penser, ils auront le sentiment du mouvement tout en faisant du sur-place.
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