> Jacques Chambon (Traducteur)
> Henri Robillot (Traducteur)

ISBN : 2070415732
Éditeur : Gallimard (2000)


Note moyenne : 4.04/5 (sur 557 notes) Ajouter à mes livres
451 degrés Fahrenheit représentent la température à laquelle un livre s'enflamme et se consume. Dans cette société future où la lecture, source de questionnement et de réflexion, est considérée comme un acte antisocial, un corps spécial de pompiers est chargé de brûler ... > voir plus
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Critiques et avis

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    • Livres 4.00/5
    Par valeriane, le 10 mai 2008

    valeriane
    Ecrit en 1954, ce roman de Bradbury fait partie des livres qui ont rendu célèbre la forme littéraire de dystopie. A l'opposition de l'utopie, la dystopie nous donne une image du monde la pire qui soit. Mais cette vision ne pourrait-elle pas devenir un jour la réalité de notre monde?
    Fahrenheit 451 est la température à laquelle s'embrase spontanément le papier au contact de l'air.
    Dans ce roman de science-fiction, les pompiers n'oeuvrent plus à éteindre les flammes, mais plutôt à brûler les livres. Montag fait partie de ces pompiers. Il est satisfait de son emploi et plus ou moins de sa vie privée. Un jour, au retour du boulot, il fait la rencontre d'une jeune fille, Clarisse, qui lui fait prendre conscience de toutes ces petites choses qui peuplent le monde et dont plus personne ne fait attention. La vitesse a pris le pas, la censure et l'endoctrinement médiatique sont de rigueur. Sa femme passe le plus clair de son temps auprès de sa \"famille\", diffusée sur trois écrans géants dans le salon. Ils ne se souviennent même plus de leur première rencontre.
    La vie de Montag bascule le jour où, lors d'une intervention, il subtilise un livre interdit et le dissimule chez lui...
    Enfin je me suis plongée dans ce grand classique de science-fiction. SF des années 50 qui pourrait très vite devenir une réalité du XXIè siècle. C'est plutôt une vision pessimiste de la société. Dans le livre, la manipulation saute aux yeux... mais qu'en est-il de notre réalité? Qui peut crier haut et fort que nous ne sommes pas manipulés par les médias? Qui peut dire qu'il ne se laisse pas manipuler par les médias?
    Je ne dis pas que la lecture de ce bouquin va changer la face du monde. Mais il a le mérite de faire réfléchir. Se dire que ce livre a été écrit en 1954...
    J'ai été frappée par cette obsession de la vitesse, ça ressemble beaucoup à aujourd'hui. Alors qu'en est-il du reste? Est-ce que petit à petit le roman de Bradbury va rejoindre notre réalité?
    J'espère bien que non.
    J'espère que ces quelques lignes vous donneront envie de vous plonger dans ce bouquin. Peut-être pas pour débattre sur un sujet de société, mais au moins pour découvrir un grand auteur du XXè siècle.
    Le récit se découpe en trois parties, trois charnières de la vie de Montag. le style narratif est basé sur l'exploration des pensées, du vécu du héros, entrecoupé de dialogue entre les protagonistes. Un récit percutant et qui fait réfléchir.
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    Critique de qualité ? (17 votes positifs)
    • Livres 5.00/5
    Par ianf, le 05 septembre 2011

    ianf
    Le seul défaut de ce livre, c'est sa classification. Utopie ou dystopie, cela n'est pas vrai. Ou disons que la menace qui plane, c'est que l'utopie devienne réalité. Brûler des livres, regarder des écrans géants toute la journée, être absorbé par l'image qui pénètre le cerveau et martèle aussi bien la conscience que l'inconscient... Dîtes-moi, ne serait-ce pas nous, ça ?
    Fahrenheit 451 est un miracle de la littérature, comme on en connait peu. A la fois un roman magnifique et une oeuvre polémique qui pousse à la réflexion.
    Un roman magnifique, tout d'abord. La prose de Bradbury est exceptionnelle. D'une poésie rare, elle claque les mots comme des fouets qui percutent et nous révoltent, nous fascinent, nous subjuguent. Les métaphores filent, les juxtapositions de termes en créent de nouveaux, et le tout forme un langage nouveau, brûlant, fiévreux et d'une virtuosité rare, dont la beauté est nécessaire pour servir le message.
    Le message, l'oeuvre polémique, maintenant. Il n'y a pas grand chose à dire, si ce n'est que la société que peint Bradbury, c'est celle de l'anti-culture, l'anti-liberté, du refus du savoir, de la complaisance dans la soumission. La confrontation entre Montag et le capitaine Beatty est de ce point du vue la climax du roman. D'un côté, nous avons le livre, l'art, la liberté ; de l'autre, le bonheur, la culture de masse, l'autodafé. En somme, l'opposition classique des utopies/dystopies : liberté ou bonheur, art ou ordre, douleur ou contrôle, résistance ou soumission.
    La fin est absolument bouleversante : la métaphore des hommes-livres, qui fuient le brasier incessant de la société qui abhorre la littérature, est somptueuse. Elle nous fait comprendre que, par delà l'économie, le droit, la politique, ce sont avant tout les mots, c'est avant tout la littérature qui donne au monde sa consistance. La liberté n'existe que parce que la littérature continue d'être. Bradbury est là pour nous le rappeler.
    Sans les livres, pas de réflexion, pas de morale, pas de philosophie, pas de liberté.
    Il fallait un texte magnifique pour nous le faire comprendre. C'est chose faite. Fahrenheit 451, une oeuvre indispensable. Une mise en abîme que tout le monde devrait lire. Ne serait-ce que pour comprendre que lire Shakespeare, lire Flaubert, lire n'importe quel auteur, c'est apprendre à être libre.
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    Critique de qualité ? (14 votes positifs)
    • Livres 5.00/5
    Par Ellcrys, le 07 juillet 2010

    Ellcrys
    J'avais souvent entendu parler de ce roman de science-fiction, dans divers magazines littéraires, dans des émissions culturelles ou par des lecteurs. Mais je ne m'étais encore jamais sentie prête pour le lire. Avec ma nouvelle envie de lecture de l'imaginaire (fantastique, fantasy et science-fiction), le désir de me plonger dans ce roman est venu, comme une évidence, d'autant plus que j'avais le roman de Ray Bradbury dans ma bibliothèque depuis quelques mois.
    Guy Montag est un pompier, mais pas tel que nous les connaissons aujourd'hui. Les pompiers de ce roman allument des feux, au lieu de les éteindre. Mais que brûlent-ils ? Des livres…
    Car dans la société du futur que nous présente l'auteur, les livres sont considérés comme des horreurs, des inutilités… La société futuriste imaginée par Ray Bradbury condamne le questionnement et la réflexion (considéré comme antisocial, propagande de la paresse mentale), d'où l'anéantissement des livres (qui eux poussent à la réflexion, au questionnement, au débat…). Les pompiers sont donc chargés de brûler les livres, cachés par des citoyens, faisant acte de résistance.
    Mais un évènement et une rencontre (avec Clarisse McClellan) « réveillera » Guy Montag et lui fera prendre conscience que la vie, la vraie n'est pas celle qu'on les oblige à vivre ; et que les livres, l'accès à la culture sont des plus important.
    Ce livre est un vrai bijou. Commençons par le style de l'auteur. J'aime beaucoup sa manière d'aborder les choses, de donner vie aux personnages. Sa plume délicate, poétique, mais toujours puissante et passionnante m'a conduite au cœur du roman, vivant, moi aussi dans cette société totalitariste. le roman est brillamment construit, je n'ai pas trouvé de longueur, ni de passage inutile. Tout y est essentiel, important…
    J'ai été choqué par la société imaginée par Ray Bradbury. J'ai été choqué par la tendance à être un troupeau, déconnecté de la réalité, de la population. Ray Bradbury a créé une société totalitaire comme il en a existé plein et comme, malheureusement, il en existera toujours. Déjà dans le passé les livres étaient brûlés en place public, car jugés comme sataniques, détournant les femmes, les hommes et les enfants du droit chemin. Encore aujourd'hui, dans certains pays lire un livre n'est pas permis à tout le monde, et certains livres sont interdits. Même dans les démocraties, certains livres, même s'ils ne sont pas interdits, sont estimés dangereux et immoraux par certaines personnes, certaines communautés (exemple de la critique des sept tomes d'Harry Potter de JK Rowling par l'Eglise catholique) ou encore l'interdiction des Versets sataniques de Salman Rushdie, qui est l'objet d'une fatwa. Ainsi l'œuvre de Ray Bradbury est un livre d'anticipation très réaliste.
    L'individualisme est le moteur de la société de Fahrenheit 451. Chacun vit pour soi, se contentant seulement de vivre de choses futiles, inutiles, mais tout en suivant l'avis général ; les gens me font penser à des moutons mener bêtement par un berger totalitaire (le gouvernement). En lisant ce roman, je n'ai pas pu m'empêcher de pensé à la montée du totalitarisme nazi et aux autodafés. Terrible.
    Ce qui m'a aussi frappé, dans ce roman, c'est que le livre de Ray Bradbury, publié la première fois en 1953, montre une société qui ressemble beaucoup à la nôtre. Combien de fois ne me suis-je pas écrié « mais c'est pareil, ici, aujourd'hui… », « C'est tout à fait ça maintenant, ici… ». Ainsi Ray Bradbury a inventé, avant l'heure les écrans plats géants (les murs écrans), les baladeurs mp3 (les coquillages bourdonnant)… il avait vu la place immense que tiendrait la publicité dans les sociétés consommatrices, il avait vu l'expansion de la mondialisation…
    Pas de « happy end » dans ce livre, qui semble montrer par-là, que pour que l'humanité change et devienne « meilleure », il faut qu'elle soit d'abord anéanti…
    Vous l'aurez donc compris, cette œuvre est un grand classique du genre. Un ouvrage passionnant et très bien écrit. Tant le thème abordé que la plume de Ray Bradbury m'ont plu, m'ont intéressés. J'ai passé un moment passionnant de lecture, car au-delà du divertissement, se livre amène à la réflexion. Si vous ne l'avez pas encore lu, n'hésitez plus, car je pense que même les lecteurs qui ne sont pas du tout attirés par la science-fiction, seront captivés par ce roman.
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    Critique de qualité ? (8 votes positifs)
    • Livres 4.00/5
    Par Seraphita, le 30 décembre 2011

    Seraphita
    Guy Montag aime son métier : il est pompier. Dans la société dans laquelle il vit, les pompiers sont pyromanes : ils ont pour mission de brûler les livres des hérétiques qui en cachent chez eux au mépris de la loi. Les pompiers sont appuyés dans leurs missions de limiers-robots, des machines chargées de tuer les hors-la-loi. Un jour, Montag est appelé avec sa cohorte chez une femme qui, voyant l'incendie que les pompiers s'apprêtent à allumer chez elle, décide de s'immoler par le feu. Montag en ressort à jamais altéré. Il s'empare alors discrètement d'un livre…
    « Fahrenheit 451 » est une dystopie écrite dans les années 50 qui nous conte l'histoire d'une société totalitaire qui malmène les livres et leurs lecteurs. « Fahrenheit 451 », c'est la température à laquelle le papier s'enflamme et se consume. Les brigades de pompiers pyromanes, menées par le capitaine Beatty, organisées autour de la Salamandre, se déploient dans la cité et sont chargées du maintien de la loi, en organisant la censure.
    Dans cette société, la littérature et l'imaginaire sont bannis, au profit des médias abrutissants : c'est ainsi que s'élèvent dans les salons des particuliers des « murs-écrans », ce qui n'est pas sans rappeler le mythe de la caverne selon Platon, puisque ceux-ci font régner les ombres sur les murs, créant l'illusion d'une famille. Les « radios-dés » ou « Coquillages », à l'instar des salons-télé, maintiennent les citoyens dans l'étourdissement et le bonheur illusoire.
    Cette société totalitaire, qui fonctionne sur le mode de la censure, a généré sa frange de rebelles, comme Montag. On retrouve ici la même sédition que chez Winston Smith, dans « 1984 » de Georges Orwell. La censure a permis aux révoltés de développer leur faculté de mémoire et d'imagination, puisque chacun incarne la mémoire d'un livre entier.
    Le style de l'auteur est résolument poétique. Il use de nombreuses métaphores qui enrichissent le texte, mais le complexifient également, rendant l'ensemble dense. le début est à ce titre représentatif de la suite, puisqu'il y a plus d'une dizaine de métaphores dès les premiers paragraphes du roman. Les descriptions sont précises et fouillées. L'auteur a recours à une symbolique riche, celle du feu, bien sûr, le feu qui détruit, mais aussi le feu qui purifie, ou le feu bénéfique, apportant chaleur et réconfort. le passage vers la fin où le mythe du Phénix est abordé m'a semblé nodal : c'est à ce moment que l'ouvrage prend tout son sens, à rebours.
    Une fable effrayante, visionnaire à l'image de « 1984 » ou du « Meilleur des mondes » - deux autres dystopies - qui nous amène à réfléchir sur les livres que Bradbury compare, avec son sens des métaphores, à des oiseaux de papier. J'ai apprécié les commentaires didactiques à destination des étudiants qui faisaient suite au roman : cela m'a donné des clés de lecture et de compréhension de l'œuvre.
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    Critique de qualité ? (10 votes positifs)
    • Livres 3.00/5
    Par valeriane, le 08 février 2012

    valeriane
    Ecrit en 1954, ce roman de Bradbury fait partie des livres qui ont rendu célèbre la forme littéraire de dystopie. A l'opposition de l'utopie, la dystopie nous donne une image du monde la pire qui soit. Mais cette vision ne pourrait-elle pas devenir un jour la réalité de notre monde?Fahrenheit 451 est la température à laquelle s'embrase spontanément le papier au contact de l'air.Dans ce roman de science-fiction, les pompiers n'oeuvrent plus à éteindre les flammes, mais plutôt à brûler les livres. Montag fait partie de ces pompiers. Il est satisfait de son emploi et plus ou moins de sa vie privée. Un jour, au retour du boulot, il fait la rencontre d'une jeune fille, Clarisse, qui lui fait prendre conscience de toutes ces petites choses qui peuplent le monde et dont plus personne ne fait attention. La vitesse a pris le pas, la censure et l'endoctrinement médiatique sont de rigueur. Sa femme passe le plus clair de son temps auprès de sa "famille", diffusée sur trois écrans géants dans le salon. Ils ne se souviennent même plus de leur première rencontre.La vie de Montag bascule le jour où, lors d'une intervention, il subtilise un livre interdit et le dissimule chez lui...Enfin je me suis plongée dans ce grand classique de science-fiction. SF des années 50 qui pourrait très vite devenir une réalité du XXIè siècle. C'est plutôt une vision pessimiste de la société. Dans le livre, la manipulation saute aux yeux... mais qu'en est-il de notre réalité? Qui peut crier haut et fort que nous ne sommes pas manipulés par les médias? Qui peut dire qu'il ne se laisse pas manipuler par les médias?Je ne dis pas que la lecture de ce bouquin va changer la face du monde. Mais il a le mérite de faire réfléchir. Se dire que ce livre a été écrit en 1954...J'ai été frappée par cette obsession de la vitesse, ça ressemble beaucoup à aujourd'hui. Alors qu'en est-il du reste? Est-ce que petit à petit le roman de Bradbury va rejoindre notre réalité?J'espère bien que non.J'espère que ces quelques lignes vous donneront envie de vous plonger dans ce bouquin. Peut-être pas pour débattre sur un sujet de société, mais au moins pour découvrir un grand auteur du XXè siècle.Le récit se découpe en trois parties, trois charnières de la vie de Montag. le style narratif est basé sur l'exploration des pensées, du vécu du héros, entrecoupé de dialogue entre les protagonistes. Un récit percutant et qui fait réfléchir.
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Citations et extraits

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  • Par Reka, le 24 août 2011

    A présent, on sait comment les étouffer dans l'oeuf. On ne peut pas construire une maison sans clous ni bois. Si vous ne voulez pas que la maison soit construite, cachez les clous et le bois. Si vous ne voulez pas qu'un homme se rende malheureux avec la politique, n'allez pas lui casser la tête en lui proposant deux points de vue sur une question ; proposez-lui en un seul. Mieux encore, ne lui en proposez aucun. Qu'il oublie jusqu'à l'existence de la guerre. Si le gouvernement est inefficace, pesant, gourmand en matière d'impôt, cela vaut mieux que d'embêter les gens avec ça. La paix, Montag. Proposez des concours où l'on gagne en se souvenant des paroles de quelque chanson populaire, du nom de la capitale de tel ou tel Etat ou de la quantité de maïs récoltée dans l'Iowa au cours de l'année précédente. Bourrez les gens de données incombustibles, gorgez-les de "faits", qu'ils se sentent gavés, mais absolument "brillants" côté information. Ils auront alors l'impression de penser, ils auront le sentiment du mouvement alors qu'ils feront du sur-place. Et ils seront heureux parce que de tels faits ne changent pas. Ne les engagez pas sur les terrains glissants comme la philosophie ou la sociologie pour relier les choses entre elles. C'est la porte ouverte à la mélancolie. Tout homme capable de démonter un télécran mural et de le remonter, et la plupart des hommes en sont aujourd'hui capables, est plus heureux que celui qui essaie de jouer de la règle à calcul, de mesurer, de mettre l'univers en équations, ce qui ne peut se faire sans que l'homme se sente solitaire et ravalé au rang de la bête. Je le sais, j'ai essayé. Au diable, tout ça. Alors place aux clubs et aux soirées entre amis, aux acrobates et aux prestigiditateurs, aux casse-cous, jet cars, motogyres, au sexe et à l'héroïne, à tout ce qui ne suppose que des réflexes automatiques. Si la pièce est mauvaise, si le film ne raconte rien, si la représentation est dépourvue d'intérêt, collez-moi une dose massive de thérémine. Je me croirai sensible au spectacle alors qu'il ne s'agira que d'une réaction tactile aux vibrations. Mais je m'en fiche. Tout ce que je réclame, c'est de la distraction. (p. 90-91)
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  • Par Seraphita, le 11 avril 2010

    Granger regardait fixement le feu. « Le phénix.
    - Quoi ?
    - Il y avait autrefois, bien avant le Christ, une espèce d’oiseau stupide appelé le phénix. Tous les cent ans, il dressait un bûcher et s’y immolait. Ce devait être le premier cousin de l’homme. Mais chaque fois qu’il se brûlait, il resurgissait de ses cendres, renaissait à la vie. Et on dirait que nous sommes en train d’en faire autant, sans arrêt, mais avec un méchant avantage sur le phénix. Nous avons conscience de l’énorme bêtise que nous venons de faire. Conscience de toutes les bêtises que nous avons faites durant un millier d’années, et tant que nous en aurons conscience et qu’il y aura autour de nous de quoi nous les rappeler, nous cesserons un jour de dresser ces maudits bûchers funéraires pour nous jeter dedans. A chaque génération, nous trouvons un peu plus de monde qui se souvient. »
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  • Par BMR, le 06 avril 2008

    [...] - Qu'est-ce qui s'est passé ?
    - On a brûlé un millier de livres. On a brûlé une femme.
    - Et alors ?
    ...
    - Tu n'étais pas là, tu ne l'as pas vue. Il doit y avoir quelque chose dans les livres, des choses que nous ne pouvons pas imaginer, pour amener une femme à rester dans une maison en flammes; oui, il doit y avoir quelque chose. On n'agit pas comme ça pour rien.
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  • Par BMR, le 06 avril 2008

    [...] Bourrez les gens de données incombustibles, gorgez-les de «faits», qu'ils se sentent gavés, mais absolument «brillants» côté information. Ils auront l'impression de penser, ils auront le sentiment du mouvement tout en faisant du sur-place.
    Citation de qualité ? (16 votes positifs)
  • Par Rabanet, le 27 août 2010

    Le système scolaire produisant de plus en plus de coureurs, sauteurs, pilotes de course, bricoleurs, escamoteurs, aviateurs, nageurs, au lieu de chercheurs, de critiques, de savants, de créateurs, le mot "intellectuel" est, bien entendu, devenu l'injure qu'il méritait d'être.
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Livre de Bord du 29 juin 2010 .
Livre de Bord sur Liberty TVPrésentation : Nicky & Brice DepasseInvités : Marek Halter, Yves Simon & Jens Christian GrøndahlDestinations : Le Voleur d'ombres de Marc Lévy (Robert Laffont), Jack London d'Yves Simon (Mengès), Le Kabbaliste de Prague de Marek Halter (Robert Laffont), Les Mains Rouges et Sous un autre jour de Jens Christian Grondahl (Gallimard), money2 de Paul-Loup Sulitzer (Rocher), Farenheit 451 de Ray Bradbury (Casterman), Comment Jesus est devenu Dieu de Frédéric Lenoir (Fayard), Frédéric Dard, mon père, San Antonio, de Joséphine Dard (Michel Lafon), ...








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