-
Par Tokhrane, le 29/07/2010
Je suis une légende de
Richard Matheson
Une nouvelle terreur a émergé de la mort, une nouvelle superstition a conquis la forteresse inexpugnable de l'éternité. Je suis une légende.
-
Par Myrinna, le 03/11/2010
Je suis une légende de
Richard Matheson
C'est la majorité qui définit la norme, non les individus isolés
-
Par verobleue, le 05/12/2010
Je suis une légende de
Richard Matheson
Pourtant, en quoi ses habitudes sont-elles plus révoltantes que celles des autres hommes et animaux? Ses crimes sont-ils plus graves que ceux des parents d'enfants qui étouffent la personnalité de leur enfant? Son seul nom provoque des réactions d'effroi. Mais est-il plus monstrueux que les parents d'un gosse névrosé, futur homme politique? Que l'industriel distribuant à des oeuvres l'argent qu'il a amassé en fournissant en bombes et en fusils des terroristes kamikazes? Que le producteur de l'infâme tord-boyaux avec lequel s'abrutissent de pauvres types, déjà incapables d'aligner deux idées à jeun ( 'Mande pardon : je suis en train de dénigrer le sein qui m'abreuve)? Est-il pire, enfin, que le patron du torche-cul qui souille les présentoirs d'un flot de calomnies et d'obscénités? Examinez bien vos consciences, mes petits coeurs, et dites-moi si le vampire est tellement épouvantable.
Tout ce qu'il fait, c'est boire du sang.
Pourquoi, dès lors, ce préjugé injuste et absurde à son égard? Pourquoi le vampire ne peut-il vivre là où il a envie? Pourquoi l'obliger à se terrer? Pourquoi chercher à le détruire? Vous avez fait de cet innocent un animal traqué, sans moyen de subsistance ni possibilité d'instruction. Il n'a même pas le droit de vote. Pas étonnant qu'il doive mener l'existence d'un prédateur nocturne.
Ouais, ouais, bougonna intérieurement Neville.
Mais vous laisseriez votre soeur en épouser un?
Là mon vieux, tu m'as cloué le bec...
> lire la suite
-
Par Spilett, le 01/02/2011
Je suis une légende de
Richard Matheson
On n'entendait aucun bruit, à part celui des pas de Neville et le chant absurde des oiseaux. "Jadis, pensa-t-il, je croyais qu'ils chantaient parce qu'ils étaient heureux de l'harmonie du monde. Je me trompais: ils chantent parce qu'ils n'ont pas de cervelle ..."
-
Par odie, le 28/08/2011
Je suis une légende de
Richard Matheson
C'était lui,le spectre insaisissable qui laissait pour preuve de son passage les cadavres exsangues de ceux qu'ils aimaient.
-
Par Spilett, le 20/09/2010
L'homme qui rétrécit de
Richard Matheson
La mémoire était décidément une mécanique stupide, tout juste capable de réveiller de vieilles souffrances, de ressusciter des fantômes inaccessibles, de faire mal, inutilement...
-
Journal d'un monstre de
Richard Matheson
"Papa !"
Tom s'arrêta et se retourna, surpris, tandis que Leslie s'approchait en entendant résonner ses pas dans sa tête... un, deux, trois, quatre, cinq. Il s'arrêta devant son père et parvint à lui faire un pâle sourire.
"Bonne chance, papa", dit-il. "A ce soir." Il avait été sur le point de dire : "Je fais des voeux pour ton succès"", mais il ne le put pas. Son père fit un signe d'aquiescement, un seul signe, bref et discret, comme lorsqu'on s'approuve entre gens bien élevés.
"Merci", dit-il enfin, et il tourna les talons.
Quand la porte se fut refermée, Leslie eut l'impression qu'elle était soudain devenue un mur impénétrable par où son père ne pourrait jamais plus repasser.
Il alla à la fenêtre et regarda le veil homme descendre lentement l'allée et tournéer à gauche dans la rue. Il le vit se redresser, rejeter en arrière ses épaules maigres et s'enfoncer d'un pas alerte dans le matin gris.
Leslie crut d'abord qu'il pleuvait. Mais il comprit aussitôt que le voile humide qui lui troublait la vue n''était pas sur les vitres.
Extrait de la nouvelle "Le test".
> lire la suite
-
Journal d'un monstre de
Richard Matheson
Aujourd'hui de l'eau est tombée de là-haut. Elle est tombée partout j'ai vu. Je voyais la terre dans la petite fenêtre. La terre buvait l'eau elle était comme une bouche qui a très soif. Et puis elle a trop bu l'eau et elle a rendu du sale. Je n'ai pas aimé.