> Nathalie Serval (Traducteur)

ISBN : 2070418073
Éditeur : European Schoolbooks (2001)


Note moyenne : 4.03/5 (sur 257 notes) Ajouter à mes livres
Chaque jour, il doit organiser son existence solitaire dans une cité à l'abandon, vidée de ses habitants par une étrange épidémie. Un virus incurable qui contraint les hommes à se nourrir de sang et les oblige à fuir les rayons du soleil... Chaque nuit, les vampires le ... > voir plus
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Critiques et avis

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    • Livres 4.00/5
    Par Suny, le 16 mai 2011

    Suny
    J'ai englouti ce livre en une journée (bon, il est pas bien épais mais j'avais quand même autre chose à faire à côté...), et pourtant j'ai du mal à dire s'il m'a vraiment plu ou pas. Il est plutôt étrange, un peu surprenant, peut-être un peu dérangeant aussi, je ne saurais vraiment le dire... Pourtant ce n'est qu'une approche parmi tant d'autres du mythe des vampires.
    Mais il a quelque chose de vraiment original par rapport aux autres : il ne cherche pas vraiment à dépeindre la personnalité de ces créatures, leurs habitudes, leur psychologie, mais il cherche surtout à trouver une explication à ce "mal". Et il a opté pour l'explication scientifique, et il faut bien admettre que cette explication pourrait tenir la route. Ce roman date de 1954 et pourtant, foi de technicienne de laboratoire, les éléments scientifiques y sont vraiment très concordants. Ce roman aurait pu être écrit de nos jours, il aurait difficilement pu être mieux documenté...
    Bon, il n'y a pas non plus que ça, on partage aussi l'histoire de Robert Neville, le seul rescapé de cette grande épidémie, on vit sa lutte pour survivre dans ce monde où il est maintenant seul contre tous, entouré des bêtes sauvages qui jadis étaient ses voisins... C'est un peu sordide, c'est sombre, parfois triste, jamais joyeux, mais je crois qu'au final, j'ai bien aimé ce livre.
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    Critique de qualité ? (18 votes positifs)
    • Livres 4.00/5
    Par finitysend, le 08 février 2012

    finitysend

    Je suis une Légende est un roman qui est resté dans les limbes pendant des lustres ...,
    Je suis une Légende DE Richard Matheson POCKET SF
    L'adaptation au cinéma a sauvé ce petit roman de l'oubli temporaire et récurrent auquel sont voués de nombreux textes de SF ..
    C'est un bon roman de SF populaire très soigné à la saveur très particulière ..
    Une épidémie a emporté la plupart des gens et le personnage principal est cloitré chez lui chaque nuit où il doit être prêt à faire face à toutes les éventualités ..
    Ses nuits sont vouées à une surveillance de chaque instant et ses jours sont dédiés au repos et à la recherche scientifique et documentaire ...
    Sa maison est un véritable camp retranché et l'environnement qui est risqué ressemble plus à un désert des tartares la Dino Buzzati que à un véritable champ de bataille et c'est un des aspects les plus savoureux de ce petit roman réussi ...
    Le personnage principal n'a pas droit à l'erreur et il s'enferme dans des routines qui ont pour but de sécuriser son quotidien ....
    Tous les aspects de sa vie sont paramétrés selon des routines comportementales qui le rassure mais qui contribuent aussi indéniablement et paradoxalement à le fragiliser psychologiquement ..
    Ce personnage est très complexe et c'est un délice de subtilités que de l'accompagner dans ses doutes et ses questionnements autour de sa raison vacillante et de sa vision supposément altérée de la réalité et de son environnement ..
    Les questions sont : pourquoi faire ? ... jusqu'à quand ? et à quoi bon finalement ... ?
    La fin du roman est différente du film et elle est tragique en même temps que très cohérente avec la dynamique du personnage principal ....
    L'univers aussi est subtilement diffèrent du film dans le roman ....
    C'est un excellent texte et ce qui frappe entre autre : c'est l'aspect indubitablement rationnel de la plupart des données qui matérialisent cet univers ..
    Nous sommes donc avec ce texte ancien dans un cadre hyper contemporain et ce n'est pas ce qui est le moins étonnant lorsque l'on aborde ce récit qui est un classique et qui pourtant ne ferait pas honte à 28 jours plus tard par exemple ..

    PS : du même auteur et superbement adapté au cinéma : L'homme qui rétrécis
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    Critique de qualité ? (6 votes positifs)
    • Livres 4.00/5
    Par lehane-fan, le 04 août 2011

    lehane-fan
    L'enfer est tout entier dans ce mot : solitude .
    Victor Hugo
    Et l'enfer , il va le connaitre Robert Neville !
    Un enfer physique et moral . Une pandémie s'est propagée transformant tout ce qui bougeait , ou presque , en vampire cannibale . La vie du vampire est régie par deux lois : la crainte du soleil et un besoin quotidien de sang . Robert a tout perdu , sa femme , sa fille , sa vie..Il survit au jour le jour , repetant inlassablement les memes gestes , resassant à l'envie des idées morbides sur des lendemains sans espoir .
    Quoi de plus oppressant que de se dire que l'on est le dernier etre humain sur terre et qui plus est , inlassablement au menu de vos voisins qui aimeraient vous avoir dans la peau au sens litteral du terme !
    Un bien sombre récit relaté magistralement par un Matheson tres inspiré . Il reprend tous les codes du vampirisme - ail , pieu , miroir - tout en inversant les roles . le vampire etait considéré comme un mythe et c'est l'etre humain qui est en passe de le devenir .
    Superbe questionnement sur les affres de la solitude et les consequences qui en résultent . Robert , calfeutré la nuit dans sa maison fortifiée , passera cependant par toutes les émotions - la joie ( l'episode du chien etant tout bonnement é-norme ), la colere , l'euphorie ( lorsqu'il pense pouvoir stopper le virus et inverser la tendance ) , la résignation , pour retomber plus bas qu'il n'etait , ses espoirs etant réduits à néant un à un...
    Grosse force de ce récit datant pourtant de 1954 : sa crédibilité en renforçant son impregnation et au final , son adhésion .
    A noter que le film porté à l'écran a pris pas mal de largesses avec le bouquin et que ce dernier lui est , de loin , bien superieur !
    Je suis une légende : à dévorer une bonne pinte de sang à la main ! Santé !
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    Critique de qualité ? (12 votes positifs)
    • Livres 3.00/5
    Par XL, le 26 décembre 2011

    XL
    Inexplicablement immune et unique survivant d'une terrible épidémie, le narrateur a vu mourir sa femme et sa fille, se transformer ses anciens voisins en bêtes assoiffées de sang humain... Dès lors, il doit se barricader chaque soir dans sa maison et s'efforcer de ne pas entendre les hurlements et les appels obscènes de la horde qui l'attend dehors jusqu'au matin. Chaque jour, il s'efforce de survivre et d'organiser son existence solitaire dans une cité vidée de ses habitants. Se refusant à un avenir sans espoir, il traque les zombies contraints de se cacher des rayons du soleil, mais aussi, il cherche les moyens de contrecarrer la maladie, pour les ramener à leur condition humaine. Ses recherches l'amènent à faire la part des choses entre les superstitions (ce qui ne marche pas) et les mesures efficaces. Chaque nuit ramène le cauchemar d'être le dernier d'une espèce devenue légendaire.
    Catégorie post-apocalyptique
    Très différent du film avec Robin Smith, je m'étais fait une idée fausse et assez réductrice du roman de Richard Matheson, qui mérite d'être lu sans a priori.
    Comme tous ceux de son genre, ce récit de dévastation qui met en scène un héros prométhéen battu d'avance, est très dur et dérangeant : peu importe si le postulat de départ, la transformation en zombies et ses causes bactériennes ne sont pas crédibles, l'organisation de la survie - sur une durée limitée et avec une volonté tenace de s'en sortir - a des accents plausibles. En dépit de l'espoir, beaucoup plus présent que Sur la route ou peut être à cause de lui, la chute irrémédiable de l'humanité est encore plus bouleversante.
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    Critique de qualité ? (6 votes positifs)
    • Livres 4.00/5
    Par Ellcrys, le 14 février 2011

    Ellcrys
    Cela faisait un bon moment que ce livre me faisait envie alors, je n'ai pas résisté, d'autant plus que le film m'attend dans ma DVDthèque.
    Robert Neville semble être le dernier être humain en vie et en bonne santé. Un mystérieux phénomène à transformé les êtres humains en bêtes suceuses de sang : en vampires ! Robert est obligé de se barricader dans sa maison chaque nuit, pour survivre. Il a perdu sa femme, sa fille, ses amis... Il essaye de noyer son chagrin, son ennui, son désespoir dans l'alcool, mais rien n'y fait. La solitude est difficile a vivre, tant moralement que sexuellement. Il trouve du réconfort dans la musique.
    Il essaye, tant bien que mal, de trouver l'origine de ce fléau et pourquoi pas un remède pour sauver les vampires vivants (oui, il y a des vampires mort-vivant et d'autres qui sont encore vivants, mais qui ce comportent et vivent comme les mort-vivants). Il étudit grâce aux livres qu'il récupère, dans la journée, à la bibliothèque. Il se fournit en matériel scientifique (personne ne lui dira rien pour ces courses non payées, car il n'y a personne !). Il fait des expériences. Ses journées sont rythmées entre les expériences, les ballades, les chasses. Car même si tuer ces vampires lui fait pitié, il y est bien obligé.

    "Robert Neville la regardait intensément, mordant sa propre lèvre. C'est vrai
    qu'elle souffre, se disait-il. Mais elle est des leurs et elle m'aurait tué avec
    plaisir si elle en avait eu l'occasion. C'est comme ça qu'il faut le voir, pas
    autrement. Serant les dents, il la regarda mourir sans broncher." (page 47)
    Robert Neville n'a plus vraiment d'espoir de trouver quelqu'un d'encore vivant. le monde entier semble avoir sombrer. Cependant, c'est plus fort que lui, il espère encore et toujours découvrir quelqu'un qui comme lui, ne sera pas infecté par cette bactérie, qui semble à l'origine de tout ce mal. Alors le fait de trouver un chien non infecté est une fête.

    "On dirait que j'attends la naissance d'un bébé, pensa-t-il comme il regagnait
    la voiture, les bras chargés. Un sourire erra sur ses lèvres. Sans rire, je ne
    me suis pas senti aussi excité depuis un an? La fièvre qui s'était emparée de
    lui lors de la découverte du bacille n'était rien comparée à ce qu'il ressentait
    en pensant au chien." (page 129)
    Comment vas s'en sortir Robert Neville ? Y a-t-il d'autres survivants ? Comment vaincre cette épidémie ?
    Richard Matheson m'a entraîné dans un roman haletant, icroyablement intéressant et qui a sû me divertir, m'effrayer. J'ai beaucoup aimé sa plume simple mais intéressante. Il arrive a m'intéresser, c'est un roman SF intelligent (comme la grande majorité des romans de ce genre). On y découvre l'origine des vampires (pas celui que l'on connait dans Dracula, Twilight ou Anita Blake, mais la maladie). Ce roman semble si réel, que quand par exemple, Robert se faisait pourchasser par les vampires, j'avais le coeur qui s'accèlerait, j'avais des sueurs froides et que la peur naissait dans mes entrailles (d'habitude, seul Stephen King et ses romans me font cet effet).
    Robert Neville est très attanchant. Je le plains, mais j'admire son courage, sa force et sa persévérance. C'est un homme comme tous les êtres humains, avec ses failles, ses peurs et ses forces, ses bontés... Il apprend vite : apprendre à survivre seul, sous la menace de ce qu'on ne connait pas ; il apprend vite ce qu'il lit et devient quasiment un scientifique.
    C'est donc un roman passionnant où l'on approche la psychologie des être humains. Un roman riche en action, en émotion.
    J'ai maintenant hâte de voir le film bien que je sache déjà que Will Smith ne correspond pas au Robert Neville que je me suis imaginée pendant le lecture du surprenant et éblouissant roman de Richard Matheson.



    Lien : http://soifdeliredellcrys.blogspot.com/2011/02/je-suis-une-legende.h..
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Citations et extraits

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  • Par verobleue, le 05 décembre 2010

    Pourtant, en quoi ses habitudes sont-elles plus révoltantes que celles des autres hommes et animaux? Ses crimes sont-ils plus graves que ceux des parents d'enfants qui étouffent la personnalité de leur enfant? Son seul nom provoque des réactions d'effroi. Mais est-il plus monstrueux que les parents d'un gosse névrosé, futur homme politique? Que l'industriel distribuant à des oeuvres l'argent qu'il a amassé en fournissant en bombes et en fusils des terroristes kamikazes? Que le producteur de l'infâme tord-boyaux avec lequel s'abrutissent de pauvres types, déjà incapables d'aligner deux idées à jeun ( 'Mande pardon : je suis en train de dénigrer le sein qui m'abreuve)? Est-il pire, enfin, que le patron du torche-cul qui souille les présentoirs d'un flot de calomnies et d'obscénités? Examinez bien vos consciences, mes petits coeurs, et dites-moi si le vampire est tellement épouvantable.
    Tout ce qu'il fait, c'est boire du sang.
    Pourquoi, dès lors, ce préjugé injuste et absurde à son égard? Pourquoi le vampire ne peut-il vivre là où il a envie? Pourquoi l'obliger à se terrer? Pourquoi chercher à le détruire? Vous avez fait de cet innocent un animal traqué, sans moyen de subsistance ni possibilité d'instruction. Il n'a même pas le droit de vote. Pas étonnant qu'il doive mener l'existence d'un prédateur nocturne.
    Ouais, ouais, bougonna intérieurement Neville.
    Mais vous laisseriez votre soeur en épouser un?
    Là mon vieux, tu m'as cloué le bec...
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  • Par Tokhrane, le 29 juillet 2010

    Une nouvelle terreur a émergé de la mort, une nouvelle superstition a conquis la forteresse inexpugnable de l'éternité. Je suis une légende.
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  • Par Spilett, le 01 février 2011

    On n'entendait aucun bruit, à part celui des pas de Neville et le chant absurde des oiseaux. "Jadis, pensa-t-il, je croyais qu'ils chantaient parce qu'ils étaient heureux de l'harmonie du monde. Je me trompais: ils chantent parce qu'ils n'ont pas de cervelle ..."
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  • Par Myrinna, le 03 novembre 2010

    C'est la majorité qui définit la norme, non les individus isolés
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  • Par odie, le 28 août 2011

    C'était lui,le spectre insaisissable qui laissait pour preuve de son passage les cadavres exsangues de ceux qu'ils aimaient.
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