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ISBN : 2072457386
Éditeur : Gallimard (2013)


Note moyenne : 4.02/5 (sur 860 notes) Ajouter à mes livres
Résumé :
Chaque jour, il doit organiser son existence solitaire dans une cité à l'abandon, vidée de ses habitants par une étrange épidémie. Un virus incurable qui contraint les hommes à se nourrir de sang et les oblige à fuir les rayons du soleil... Chaque nuit, les vampires le ... > voir plus
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Critiques, analyses et avis

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    • Livres 4.00/5
    Par Wiitoo, le 19 septembre 2013

    Wiitoo
    Des vampires cons comme des zombies (les morts ressuscités) et des vampires « intelligents » (les vivants contaminés). Dans le film c'était plutôt des zombies plus intelligents que la moyenne de leur espèce….
    Enfin bref, autant le dire tout de suite, ce livre n'a strictement rien à voir avec le film du même nom.
    Ah non, je me trompe, le héro s'appelle également Robert Neville et ce pauvre Robert est dans une belle panade. Seul au monde, il vit dans sa maison individuelle avec son petit jardin tout autour, ses gousses d'ail accrochées aux murs et chaque soir, dès le couché du soleil, une horde de vampires con comme des zombies viennent tourner autour de sa maison en quête de sang neuf. (un peu comme les DRH dans les entreprises, ils cherchent toujours un peu de sang neuf)
    Je m'égare… donc ce cher Robert est très occupé, entre deux cuites au Whisky, à maintenir sa maison en état, à barricader ses accès, à s'approvisionner et à trouver un remède à ce mal, sans compter qu'il lui arrive quelques pépins en cours de route.
    Je n'en dirais pas plus afin de ne pas spoiler ce petit livre de 230 pages mais si vous avez vu le film et que vous hésitez à lire le livre sachez que l'histoire est tout autre. Je peux même vous dire, sans rien dévoiler, qu'au final, « Il est une légende » oui ! mais alors pas du tout pour les mêmes raisons !
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    • Livres 5.00/5
    Par LiliGalipette, le 03 avril 2012

    LiliGalipette
    Barricadé dans sa maison, Robert Neville repousse nuit après nuit les assauts de monstres qui veulent le vider de son sang. « La nuit, ils étaient les plus forts. La nuit leur appartenait. » (p. 21) Mais le jour, Neville les traque et les extermine. Il organise sa survie et ne cesse d'espérer qu'il n'est pas le dernier homme sur terre. « Il y avait l'infime probabilité que des gens pareils à lui subsistent quelque part, tentant eux aussi de survivre, avec l'espoir de se retrouver un jour parmi ceux de son espèce. » (p. 34) L'humanité tout entière semble pourtant s'être éteinte après qu'un terrible virus se soit répandu sur terre. Immunisé contre la maladie, Neville a vu mourir les siens et se transformer en ces horribles vampires qui assiègent sa maison.
    Alors, Robert Neville survit, il lutte. « À quoi bon lutter ? Ils étaient trop forts, les infâmes salauds. » (p. 41) Pourquoi lutter ? Est-ce parce qu'il incarne la vie véritable ? Mais qu'en est-il de cette vie dont il est le dernier représentant ? Malgré les foules hurlantes qui se pressent à sa porte toutes les nuits, Neville vit dans une douloureuse solitude où tous les sentiments s'exacerbent, entre découragement, folie et désir physique presque incontrôlable.
    « Dans un monde où l'horreur constituait la norme, nul salut ne pouvait venir des rêves. Il avait pris son parti de l'horreur, mais sa banalité lui paraissait un obstacle infranchissable. » (p. 146) Les faits, seuls les faits le sauveront de la folie. Robert Neville décide de lutter contre les monstres, de comprendre la maladie qui les frappe et de trouver le remède. Il étudie leur sang et l'action des répulsifs, mais « comment un miroir aurait-il agi sur un bacille ? » (p. 120) Pourquoi les croix, le soleil, l'ail et les pieux tuent-ils les vampires ? Comment se transmet le bacille responsable de la maladie alors qu'il y a eu si peu de morsures ? Autant de questions qui forcent Neville à adopter une rigueur scientifique qui, pendant un temps, lui donne l'illusion qu'il réalise quelque chose d'utile. Puis, à mesure que ses recherches progressent, il fait une terrible découverte. Soudain, les monstres ne sont plus coupables, mais victimes, et leur comportement est légitime. « C'est la majorité qui définit la norme, non les individus isolés. » (p. 228) Et donc, si c'était lui, Robert Neville, le monstre et la terrifiante légende ?
    Ce roman installe dès les premières pages une atmosphère oppressante : on entend courir les vampires sur le toit, on sent leur odeur nauséabonde. Comme Neville, on est pris de fous rires désespérés et inquiétants et on a soudain l'envie de hurler dans le silence. le découragement s'en mêle quand la certitude d'être le dernier homme prend toute la place. Puis, viennent la fin et le retournement de morale. Robert Matheson revisite complètement le mythe de Dracula et invite le lecteur à se placer du côté d'un monstre qui s'ignore. Quel choc avec la prise de conscience ! Tout le roman est à relire ! L'apparence de normalité que Neville tentait de maintenir prend les couleurs de l'horreur et de la déviance. L'auteur nous invite à nous départir de notre jugement anthropocentrique et l'expérience est des plus troublantes.
    L'adaptation cinématographique, avec Will Smith dans le rôle principal, est bien loin des subtilités du roman : ce n'est que le combat sanglant de l'homme (le gentil) contre les vampires (les méchants). Fi de la réflexion humaniste (vampiriste ?), la fin est hollywoodiennement positive, en faveur des hommes, alors que le roman de Matheson est bien plus ambivalent.
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    • Livres 4.00/5
    Par boudicca, le 14 octobre 2013

    boudicca
    Une légende, ce roman signé Richard Matheson en est de toute évidence aujourd'hui devenue une. Il faut dire que, bien qu'écrit en 1954 par celui que beaucoup considèrent désormais comme l'un des maîtres incontestables de la SF, l'ouvrage n'a rien perdu de sa force ! On y découvre notre monde ravagé suite à une épidémie ayant causé la quasi extinction de la race humaine, apocalypse non pas due à une quelconque catastrophe naturelle ou bien à un déferlement de zombies (comme c'est la mode depuis quelque temps) mais plutôt à la prolifération ... de vampires ! C'est dans ces circonstances que le lecteur fait la rencontre de Robert Neville qui, pour autant qu'on le sache, pourrait bien être le dernier homme vivant sur terre. A travers ce personnage hanté par le fantôme de sa femme et sa fille perdues, rongé par la culpabilité et tentant tant bien que mal de trouver un nouveau sens à sa vie en améliorant son triste quotidien, Richard Matheson s'attaque au thème de la solitude avec une sensibilité et une intelligence remarquables. A quoi se raccrocher quand on ignore si l'on est, oui ou non, le dernier de son espèce ? Comment ne pas sombrer dans la folie alors qu'il ne reste plus personne à qui parler, à aimer ?
    Le roman se déroule au rythme de l'enchaînement de journées, moments pendant lesquelles on suit le protagoniste dans l'accomplissement de ses tâches routinières (sécuriser la maison, se ravitailler...) dont il s'acquitte avec une relative liberté jusqu'à parfois presque oublier la menace, et de nuits, pendant lesquelles ce sont les morts qui prennent cette fois le contrôle, le condamnant à se terrer, seul, dans son repère. Et puis soudainement, un élément va venir faire basculer cette routine : une étourderie qui pourrait se révéler fatale, une rencontre inattendue... Autant d'événements qui, au premier abord, peuvent paraître totalement insignifiants mais qui ont pourtant sur le lecteur un effet incroyablement électrisant : on attend, on espère, on s'inquiète, bref, on vit et vibre en totale symbiose avec le protagoniste. Et c'est là que réside tout le talent de Richard Matheson qui, dès les premières lignes, parvient à complètement subjuguer son lecteur qui ne peut que regarder avec un mélange de fascination et de compassion défiler le quotidien de cet homme dans un monde qui semble familier mais qu'il ne reconnaît pourtant plus. Une autre preuve témoignant du talent de l'auteur réside en sa capacité à maintenir un climat de nervosité constant tout au long du roman. Autant vous dire que ce n'est pas vraiment le genre de lecture à conseiller tard le soir lorsque vous êtes seul chez vous (expérience personnellement tentée et à ne pas réitérer) !
    La qualité du roman de Richard Matheson ne tient cela dit pas uniquement à l'intérêt porté par le lecteur au sort du protagoniste. En effet, si le choix de la cause de l'apocalypse responsable de la disparition de notre civilisation ne manque déjà pas d'originalité en soi, l'auteur a également l'excellente idée de tenter de proposer une explication plausible et rationnelle au phénomène responsable de la catastrophe, tout en se réappropriant l'ensemble des clichés inhérents au mythe du vampire. On suit ainsi avec un plaisir et une excitation croissante la quête de vérité du héros ainsi que l'évolution de son étude de ces morts-vivants suceurs de sang qui suscitent une multitude d'interrogations  : leur apparition date t-elle de la dernière épidémie ou bien cet événement tragique aurait-il déjà pu se produire dans l'histoire sans que personne ne l'ai envisagé sous cet angle ? L'existence de ces créatures est-elle le fruit de la superstition ou repose t-elle sur de véritables et solides bases scientifiques ? Pourquoi l'ail leur est-il si désagréable ? Et qu'en est-il de la croix, qui semble elle aussi leur inspirer tant d'effroi ? Son efficacité serait t-elle la même sur des vampires juifs, musulmans ou athées ? Autant de questionnements légitimes auxquels l'auteur apporte des pistes de réponses souvent très convaincantes.
    Guère difficile de comprendre les raisons du succès de « Je suis une légende » qui n'a pas usurpé sa place parmi les plus grands classiques de la science-fiction. Richard Matheson nous offre là un roman court mais intense, et qui se dévore d'une seule traite.
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    • Livres 5.00/5
    Par belette2911, le 08 octobre 2012

    belette2911
    Que dire sur ce livre qui n'a pas encore été dit ici ?? Pas évident. Vous dire que, comme bon nombre, j'ai découvert le film bien avant le roman original et que j'ai vite mis de côté les souvenirs que j'avais de Will Smith sillonnant un New-York vide avec son berger allemand ?
    Et bien oui, pour ceux qui débarqueraient de la planète mars (John Carter, si tu me lis...), les deux œuvres ont des points communs mais ne se ressemblent guère.
    Déjà, l'époque (1976 pour le livre), la non-présence de Rex chien flic, si ce n'est un pauvre clébard famélique, et surtout que Robert Neville est blond... et encore des tas d'autres détails. Dont la fin qui est loin d'être Hollywoodienne.
    Ce fut donc une belle découverte ce roman que j'ai commencé ce matin et fini ce soir (mais pourquoi j'ai évité comme la peste les romans de Classiques SF, moi ?).
    Le pitch (Black ?) : Robert Neville est le dernier survivant d'une pandémie. Cette épidémie fut causée par un bacille qui transforma les gens en espèces de vampires (loin des Vampires Bisounours de la mère Meyer) qui, heureusement pour lui, ne survivent pas à la lumière du soleil.
    Robert tient tête, depuis trois ans, à ces vampires, parmi lesquels se retrouvent ses anciens amis et voisins devenus des vampires.
    Vivant dans une maison barricadée et fortifiée afin de résister aux attaques nocturnes de ces noctambules hémoglobinovore, il ne sort que pendant la journée afin de se ravitailler.
    Je me plains parfois du climat Belge, mais notre pauvre "last men" vit dans un climat d'horreur, étouffé par la solitude et les remords. Je me suis attachée à lui.
    Bien qu'il y ait des cadavres à la pelle dans le livre, il n'y a pas de temps mort dans la lecture. Attention, pas de scène de bastons grandiloquentes, pas d'action pure et dure et pourtant, on ne s'emmerde pas en le lisant. Loin de là, le rythme est trépidant et les pages tournent toutes seules.
    C'est un huis-clos puisque, à quelques exceptions près (les souvenirs et les morts-vivants), Neville est seul avec ses pensées qui le hantent.
    Et pour ce qui est des dialogues, les vampires ne sont pas très prolixes !
    Puisque je vous cause des vampires, j'ai aimé l'approche que Richard Matheson fait sur ce mythe. Point de mystère ou de fantastique, mais de la science ! Cela change tout.
    Avec l'ami Will Smith, le film tournait autour d'un combat à mort de l'homme (le gentil) contre les vampires (les méchants). Manichéen à mort et très "simpliste".
    Diable, nous étions bien loin des subtilités que le roman nous offre et que les studios de Hollywood ont laissé de côté. le roman de Matheson est bien plus ambivalent.
    "C'est la majorité qui définit la norme, non les individus isolés". Et tout est dit.
    Lu dans le cadre des challenges "Romans Cultes" de Métaphore et "La littérature fait son cinéma" de Kabaret Kulturel.


    Lien : http://the-cannibal-lecteur.jimdo.com/9-romans-classiques/#20
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    • Livres 4.00/5
    Par sylvaine, le 09 avril 2012

    sylvaine
    Une réelle découverte pour moi que ce livre de Matheson "Je suis une légende"
    Terré dans sa maison, Robert Neville sort le jour , se barricade la nuit pour échapper à ses poursuivants amis et voisins victimes d'une pandémie qui a foudroyé tout la ville .Ces personnes sont depuis transformées en vampires.
    R Neville se bat use de toutes les armes en sa possession les gousses d'ail ,la croix ,les miroirs ,relisant Dracula de Stoker,pour éradiquer ce fléau.
    La journée il prend sa voiture et n'a qu'une idée en tête exterminer morts ou vifs ces vampires.Le reste du temps, il prépare sa retraite, sa survie quotidienne, boire à plus soif manger écouter de la musique et essayer de comprendre ce phénomène qui lui a couté la vie de sa femme et celle de sa fille .Comment fait il pour résister un an , deux ans ,,,,,trois ans..quel motivation lui permet elle d'avancer , de résister?
    Matheson nous donne une dernière explication que je vous laisse découvrir, un superbe retournement de situation qui nous laisse pantois et baba!
    Écrit dans les années 1950(pleine guerre froide , sortie de la 2ème guerre mondiale)ce livre pose me semble t' il la question la loi du plus grand nombre est elle la meilleure ?où commence la folie des hommes et comment l'arrêter?
    Certes roman de science fiction mais accessible à tout un chacun ,j'en suis la preuve!
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Citations et extraits

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  • Par verobleue, le 05 décembre 2010

    Pourtant, en quoi ses habitudes sont-elles plus révoltantes que celles des autres hommes et animaux? Ses crimes sont-ils plus graves que ceux des parents d'enfants qui étouffent la personnalité de leur enfant? Son seul nom provoque des réactions d'effroi. Mais est-il plus monstrueux que les parents d'un gosse névrosé, futur homme politique? Que l'industriel distribuant à des oeuvres l'argent qu'il a amassé en fournissant en bombes et en fusils des terroristes kamikazes? Que le producteur de l'infâme tord-boyaux avec lequel s'abrutissent de pauvres types, déjà incapables d'aligner deux idées à jeun ( 'Mande pardon : je suis en train de dénigrer le sein qui m'abreuve)? Est-il pire, enfin, que le patron du torche-cul qui souille les présentoirs d'un flot de calomnies et d'obscénités? Examinez bien vos consciences, mes petits coeurs, et dites-moi si le vampire est tellement épouvantable.
    Tout ce qu'il fait, c'est boire du sang.
    Pourquoi, dès lors, ce préjugé injuste et absurde à son égard? Pourquoi le vampire ne peut-il vivre là où il a envie? Pourquoi l'obliger à se terrer? Pourquoi chercher à le détruire? Vous avez fait de cet innocent un animal traqué, sans moyen de subsistance ni possibilité d'instruction. Il n'a même pas le droit de vote. Pas étonnant qu'il doive mener l'existence d'un prédateur nocturne.
    Ouais, ouais, bougonna intérieurement Neville.
    Mais vous laisseriez votre soeur en épouser un?
    Là mon vieux, tu m'as cloué le bec...
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  • Par bookaure, le 02 mai 2012

    Pourtant, en quoi ses habitudes sont-elles plus révoltantes que celles des autres hommes et animaux? Ses crimes sont-ils plus graves que ceux des parents qui étouffent la personnalité de leur enfant? Son seul nom provoque des réactions d'effroi. Mais est-il plus monstrueux que les parents d'un gosse névrosé, futur homme politique? Que l'industriel distribuant à des œuvres l'argent qu'il a amassé en fournissant en bombes et en fusils des terroristes kamikazes? Que le producteur de l’infâme tord-boyaux avec lequel s'abrutissent de pauvres types déjà incapables d'aligner deux idées à jeun ("Mande pardon; je suis en train de dénigrer le sein qui m'abreuve)? Est-il pire enfin que le patron du torche-cul qui souille les présentoirs d'un flot de calomnies et d'obscénités. Examinez bien vos consciences, mes petits cœurs, et dites-moi si le vampire est tellement épouvantable.
    Tout ce qu'il fait, c'est boire du sang.
    Pourquoi, dès lors, ce préjugé injuste et absurde à son égard? Pourquoi le vampire ne peut-il vivre là où il en a envie? Pourquoi l'obliger à se terrer? Pourquoi chercher à le détruire? Vous avez fait de ce pauvre innocent un animal traqué, sans moyen de subsistance ni possibilité d'instruction. Il n'a même pas le droit de vote. Pas étonnant qu'il doive mener l’existence d'un prédateur nocturne.
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  • Par johnowen9, le 03 avril 2013

    Si je pouvais mourir maintenant, songea-t-il. Doucement, paisiblement, sans peur et sans cris. Si je pouvais la rejoindre. Si au moins je pouvais y croire...
    Ses doigts se crispèrent lentement, sa tête s'inclina vers sa poitrine.
    Virginia. Emmène-moi là où tu es.
    Une larme de cristal roula sur sa main immobile...
    Il n'aurait su dire combien de temps il demeura ainsi. Au bout d'un moment, toutefois, la tristesse la plus noire finit par s'apaiser, le désespoir le plus vif par s'émousser. C'est le sort du flagellant, dit-il, que de devenir insensible même à la morsure du fouet.
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  • Par gruz, le 25 septembre 2012

    Juste comme il démarrait le moteur, il s'avisa qu'il était garé le long d'un trottoir interdit au stationnement, et qui plus est à contresens. Il parcourut la rue du regard, appelant : "ohé ! Monsieur l'agent !".
    Il rit pendant un bon kilomètre sans pouvoir s’arrêter, en se demandant ce qu'il y avait de si drôle...

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  • Par Erzuli_Capote, le 25 mars 2012

    "Dès qu'elle vit la croix, elle détourna les yeux avec une espèce de râle et son corps se convulsa sur la chaise.
    _ Ca te fait peur? Pourquoi? demanda t-il, surpris de réentendre le son de sa voix après si longtemps.
    Le regard de la femme se posa soudain sur lui, lui arrachant un frisson. Ce feu dans ses prunelles, cette langue qui léchait ses lèvres pourpres, donnant l'illusion que sa bouche était animée d'une vie propre, ce corps qui se cambrait comme pour se rapprocher de lui... Un souffle rauque montait de sa gorge, pareil au grognement d'un chien défendant un os.
    _ La croix, répéta Neville avec une nervosité croissante. Pourquoi en as-tu peur?"
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Je suis une légende (I Am Legend) est un film de science-fiction post-apocalyptique américain réalisé par Francis Lawrence, sorti le 14 décembre 2007.








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