-
Par Bibalice, le 26/01/2011
Les Leçons du mal de
Thomas H. Cook
Gâté par le sort, je n'ai pas su voir les ténèbres ni ce qu'elles dissimulaient. Jusqu'au moment fatidique le mal s'est tenu à distance, circonscrit à des simples notes de cours sur les crimes perpétrés par des armées, des foules et des individus sanguinaires, auteurs d'actes abominables que j'exposais avec passion à mon auditoire d'élèves captifs.
-
Par caro64, le 30/04/2012
Les Feuilles Mortes de
Thomas H. Cook
Ainsi, quand je parcours désormais les rues de ma ville, que je scrute des visages qui, depuis le ciel, doivent être aussi indistincts que des grains de sable, j'accepte que, pour un proche, la personne que je vois soit unique. Il s'agit du visage d'un père ou d'une mère, d'une soeur ou d'un frère, d'un fils ou d'une fille. Ce visage contient des milliers de souvenirs, ce qui le rend différent de tous les autres.
Cela s'appelle l'attachement, et c'est ce qui nous rend humain.
-
Les Leçons du mal de
Thomas H. Cook
Je trouve que le coeur est meilleur lecteur que l'esprit (...)
-
Les Feuilles Mortes de
Thomas H. Cook
Le soupçon est un acide . Il ronge tout ce qu'il touche . Il s'attaque à la surface des choses en y laissant une marque indélébile . (...) Il detruit la confiance niveau par niveau . Et creuse toujours plus profond .
-
Par caro64, le 24/05/2011
Les Leçons du mal de
Thomas H. Cook
- La vie est l’inverse du mythe de la Création, affirma mon père (…)
- Que veux-tu dire ? demandai-je (…)
- Ce mythe commence dans les ténèbres et finit dans la lumière. La vie, c’est le contraire.
-
Les Leçons du mal de
Thomas H. Cook
Autrefois, c’était une ville typique du Sud, avec sa place du tribunal bordée de boutiques construites avec le bois débité et raboté à la scierie locale. À présent, c’est une ville « américaine », plus ou moins semblable à n’importe quelle autre. Les anciens magasins ont cédé la place à des marques franchisées qui vendent les mêmes produits à Providence ou à San Diego. Notre « artisanat régional » est fabriqué en Chine. À la fin de la journée, les citadins font la queue dans des voitures japonaises pour recevoir leur pitance dans des sacs en papier que leur tendent des adolescents coiffés d’une casquette de papier. Leurs enfants sont obèses, incultes et, pour la plupart, inexpérimentés. Ils regardent des films sur des iPods et ne lisent pour ainsi dire jamais. Le plus beau de tout, du point de vue d’un vieil homme, est qu’on leur a appris que l’amour pouvait être offert sans discernement, et que, par conséquent, ils grandissent étrangers à tout sentiment de honte. (p.237)
> lire la suite
-
Par kathel, le 29/02/2012
Au lieu-dit Noir-Etang... de
Thomas H. Cook
Ce n’est pas que je veuille figer pour l’éternité, bien au contraire, cette jeune femme débarquant dans une coquette petite ville de Nouvelle-Angleterre, mais je souhaiterais au moins dévoiler la vérité toute simple que la vie enseigne inévitablement à ceux d’entre nous qui deviennent vieux : puisque nos passions ne durent pas éternellement, notre véritable épreuve est de leur survivre.
-
Par Cath36, le 18/04/2012
Au lieu-dit Noir-Etang... de
Thomas H. Cook
Ils avaient pris l'habitude de se promener ensemble en ville, amicalement, épaule contre épaule, leur amour allant grandissant alors. Non, pas grandissant, songeai-je soudain, mais se resserrant comme un noeud coulant, sur eux, sur Mme Reed et sur Sarah aussi, et même sur la petite Mary.
-
Par caro64, le 24/05/2011
Les Leçons du mal de
Thomas H. Cook
(...) ce matin-là, en descendant de voiture et en me dirigeant vers le lycée, je ne fus aucunement sensible à ce qui, plus tard, m'apparaîtrait très distinctement : le monde derrière le nôtre, celui où se dévide le fil du destin et où celle qui le coupe est complètement aveugle.
-
Par bibliame, le 07/04/2011
Les Leçons du mal de
Thomas H. Cook
Mais autre chose me travaillait : le sentiment que, ironie du sort, Eddie était, en réalité, ma création, que j’étais devenu la victime de mon fantasme romantique de sauver un jeune garçon rebelle, et que, grisé par crée rêve, j’en avais choisi un parmi mes élèves et m’étais tout bonnement imaginé déceler en lui des capacités dont, en réalité, il était dépourvu. M’entêtant aveuglement, je lui avais fait miroiter la possibilité d’un avenir brillant qui risquait fort de lui demeurer inaccessible. Ce faisant , j’avais crée le fils du Tueur de l’étudiante, alors que, en réalité, un tel garçon n’avait jamais existé. En effet : qui était Eddie Miller avant que je le prenne sous mon aile.
> lire la suite