> L. (Traducteur)

ISBN : 2070779785
Éditeur : Gallimard (2008)


Note moyenne : 4.06/5 (sur 50 notes) Ajouter à mes livres
Eric Moore a toutes les raisons apparentes d'être heureux : propriétaire prospère d'un magasin de photos et d'une jolie maison dans une petite ville sans problème de la côte Est, il mène une vie de famille épanouie auprès de sa femme Meredith et de son fils Keith, un ad... > voir plus
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Critiques et avis

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    • Livres 4.00/5
    Par caro64, le 30 avril 2012

    caro64
    Les Feuilles Mortes est l'un des polars les plus réussis de Thomas H. Cook ! Un petit chef-d'oeuvre du genre qui se dévore d'une traite, 300 pages qui vous tiennent en haleine.
    Tout commence par une série de photos, où se dessine une famille, sans histoire. Meredith et Eric filent le parfait amour, duquel leur naît un fils, Keith. Quinze ans plus tard, celui-ci est devenu un adolescent dégingandé et solitaire, qui rend parfois service à la famille Giordano. Ce soir-là, il a la garde de la petite Amy, huit ans... La situation bascule le lendemain lorsque le téléphone sonne : Eric, abasourdi, apprend la Disparition d'Amy, tandis que Keith jure qu'à son départ elle était encore là. La valse de faux-semblants commence, les parents ne savent plus sur quel pied danser : leur fils est-il menteur et criminel, ou rebelle et inconscient ? Servie par une écriture fluide et une construction remarquable, à l'image de photographies superposées, l'intrigue de Feuilles mortes tourne autour du sentiment de paranoïa où le doute et la confusion se propagent telle une gangrène, jusqu'à la conclusion, brutale et inattendue.
    Thomas H. Cook n'en finit plus de nous surprendre, il continue à creuser un sillon qu'il poursuit depuis longtemps, où le sentiment de doute, de culpabilité et de passé incompris est servi par une écriture amère et mélancolique. Vous pourriez bien imaginer toutes sortes de situations et regarder vos proches différemment après avoir lu Les Feuilles Mortes, très bon roman psychologique poignant et fascinant..
    Ne pas lire Cook, c'est passer à côté de quelque chose de grand. Il a du talent et excelle à déployer des atmosphères envoûtantes. Les Leçons du Mal, Les liens du sang, Au lieu-dit Noir-Etang... Toujours de grands moments de lecture avec Cook ! Il ne me reste plus qu'à lire son premier roman Les ombres du passé
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    Critique de qualité ? (14 votes positifs)
    • Livres 4.00/5
    Par lehane-fan, le 16 mai 2011

    lehane-fan
    Ecrivain decouvert il y a peu avec " Les Leçons du Mal " , il confirme ici tout le bien que je pense de lui..et ça va surement lui faire plaisir...
    Les Moore ont tout pour etre heureux : maman Meredith enseigne , papa Eric , malgré un passé familial délicat , ( pere absent , mere morte dans un accident de voiture , jeune soeur mortellement touchée par la maladie ) , tient un magasin de photos et le fiston Keith , ado quelque peu renfermé , poursuit normalement sa scolarité . le grain de sable qui va faire exploser ce parfait american way of life , c'est la Disparition d'Amy , la petite fille que gardait Keith , appelé un soir comme baby-sitter...
    Ce qui est étonnant lorsque l'on compare Les Leçons...avec celui-ci , c'est qu'ils sont construits exactement de la meme maniere ! le narrateur nous parle de son histoire familiale passée et les découvertes sur cette derniere jalonnent son récit .
    Ici , Eric apprend avec désolation l'evenement tragique que constitue une Disparition et va bien evidemment rejeter toute responsabilité concernant Keith jusqu'à ce que certains indices retrouvés sur les lieux du drame l'amenent à revoir son jugement car en effet , Keith est un gamin secret , réservé , qui parle peu et qui passe son temps enfermé dans sa chambre à surfer sur la toile...Eric et Meredith connaissent-ils vraiment leur enfant ? Une fois le doute immiscé , c'est le début de la fin pour ces deux parents totalement déboussolés...Telle une goutte d'encre sur un buvard , le doute s'étend , vous ronge , de plus en plus profondément , de jour comme de nuit , pour finir par vous convaincre de l'impossible...Ou peu s'en faut...
    Cet évenement va cristalliser tous les dysfonctionnements de ce couple en apparence idéal et va avoir comme effet immédiat de délier les langues . Les non-dits ,les rancoeurs se font jour et viennent plomber un peu plus une ambiance deja pesante...
    Excepté ces trois personnages principaux , l'on croisera souvent Warren , frere ainé d'Eric dont le but dans la vie est visiblement de finir journalierement à deux doigts du coma ethylique ! But atteint , chapeau l'artiste ! Outre ce don notoire pour l'alcool , Warren s'averera comme etant un personnage beaucoup plus complexe détenteur de lourds secrets familiaux..
    Les Feuilles Mortes est un petit bouquin qui se lit vite et bien ! Cook aura su décrire avec brio la lente mais inévitable auto-destruction de cette famille taraudée par le doute , rongée par la suspiscion ! Un final aussi inattendu que réussi viendra clore cette sordide et sombre histoire...Si c'est pas un vrai Thriller psychologique ça , je veux bien tondre la pelouse pendant un an ! M'en fous...j'ai pas de jardin...
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    Critique de qualité ? (4 votes positifs)
    • Livres 5.00/5
    Par encoredunoir, le 12 avril 2012

    encoredunoir
    Eric Moore est un père de famille sans histoires. Petit commerçant dans une petite ville, il a une femme aimante, Meredith, et un fils de quinze ans, Keith, renfermé, flemmard et mal dans sa peau. Un soir, comme cela lui arrive régulièrement, Keith va faire du baby-sitting et garder Amy, une enfant de huit ans. le lendemain, Amy a disparu. Les soupçons de se tournent bien vite vers Keith qui ne semble pas mettre beaucoup d'énergie à se défendre. Et Eric de voir le doute s'insinuer en lui : et si Keith était coupable ? Et si son bonheur familial n'état qu'une illusion soigneusement entretenue depuis trop longtemps ?
    « Les photos de famille mentent » nous dit Eric en ouverture de son récit. Et c'est bien ce que Thomas Cook va s'employer à nous montrer tout au long de ce roman par la voix de son personnage principal. Car derrière le vernis des sourires et des regards attendris se cachent aussi les non-dits, les vilains petits secrets, les frustrations quotidiennes et une amertume parfois tenace.
    La Disparition de la petite Amy sera ici le révélateur de tous ces sentiments enfouis. Face à un fils mutique, à une femme dont il peine à comprendre le comportement, à un frère dont la seule présence vient lui rappeler un passé fait de faux-semblants, Eric perd pied et se met à douter. de tout et de tout le monde. Une famille peut-elle rester unie si elle est construite sur des non-dits ? Sa femme l'aime-t-elle vraiment ? Son fils ne serait-il pas frustré au point d'avoir pu commettre ce crime effroyable ? Aime-t-il son fils pour ce qu'il est ou seulement parce qu'il est son fils ? Autant de questions qui le rongent et font remonter les souvenirs d'un passé enfoui dans une famille dont le père était souvent absent et toujours violent à son retour. Un passé avec lequel Eric Moore pensait avoir coupé en fondant une famille obéissant à son idéal, à l'image qu'il avait pu se faire d'un vrai foyer heureux.
    En nous plongeant dans l'intimité des pensées d'Eric Moore, Thomas Cook met le lecteur face aux thèmes qui forment l'essence de ce récit : le poison que peuvent être la vérité et le passé que l'on ne veut pas oublier, la nécessité du mensonge pour pouvoir aller de l'avant. Autant de questions dérangeantes qu'il aborde toutefois avec une finesse et une sensibilité d'autant plus exceptionnelles qu'elles ne viennent pas se coller artificiellement à une intrigue – car il ne faut pas oublier qu'une enfant a disparue – qui est malgré tout menée avec habileté jusqu'à un dénouement que l'on espère au fond heureux tout en nous doutant qu'il ne pourra être que cruel.
    Roman noir et introspectif, Les Feuilles Mortes vient bousculer le lecteur comme il bouscule ses personnages. D'une écriture simple, sans effets de manche superflus, Thomas H. Cook nous offre un livre d'une rare acuité sur les sentiments humains et sur le mythe du foyer sans histoires. C'est dur, mais c'est aussi beau.


    Lien : http://encoredunoir.over-blog.com/article-les-feuilles-mortes-de-tho..
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    Critique de qualité ? (8 votes positifs)
    • Livres 3.00/5
    Par Chaplum, le 12 janvier 2009

    Chaplum
    Dans une petite ville de la côte Est des Etats-Unis, la Disparition d'une petite fille de huit ans, Amy Giordano, fait voler en éclat le bonheur de la famille de Eric Moore. Propriétaire d'un magasin de photos, marié à Mérédith, une ravissante enseignante et père de Keith, un adolescent de 15 ans, tout lui sourit. Mais quand Amy disparaît, les soupçons se portent rapidement sur Keith, qui la gardait ce soir-là pendant que les parents de la fillette sortaient dîner au restaurant. D'autant que le jeune homme, en pleine crise d'adolescence, est taciturne, n'a pas beaucoup d'amis et manque cruellement de confiance en lui. Il n'en faut pas plus pour que la police et la ville toute entière ne lui mettent la Disparition sur le dos. De là à ce que le doute s'insinue dans l'esprit de ses parents …
    Tout d'abord un détail externe avait refroidi mon envie de commencer ma lecture : le bordereau promotionnel citait Harlan Coben vantant les mérites de Thomas H. Cook, un de ses écrivains favoris. Là, je me suis dit aïe aïe aïe, je ne suis pas fan de cet auteur et de ses romans aux recettes efficaces mais aux ficelles grossières. Mais heureusement, j'ai découvert un récit plus subtil, plus psychologique que ceux écrits par l'auteur de “Ne le dis à personne” même si parfois certains clichés sont véhiculés.
    L'intrigue est abordée d'une manière assez originale, du moins loin de mes habitudes de lecture. Il faut dire que je lis très peu de romans publiés en série noire. L'angle choisi par le romancier est de suivre le père du coupable présumé, et non un quelconque enquêteur. le lecteur découvre donc les ravages qu'occasionnent sur une famille le fait d'être au centre de l'attention, et surtout des soupçons de toute une petite communauté. Car l'action se déroule dans une petite ville. Mais là où il va plus loin, c'est que le personnage principal n'est pas la personne vers qui les soupçons sont dirigés mais le père de celle-ci. On voit donc comment le doute s'installe progressivement dans son esprit, suite au refus de son fils de s'exprimer, et ensuite suite aux différentes preuves qui s'accumulent.
    Le roman ne se centre pas uniquement sur la Disparition de la petite fille. Eric Moore voit toutes ses certitudes vaciller. Au fur et à mesure qu'il se met à douter de son fils, de nouveaux soupçons naissent dans son cerveau, au sujet de la mort de sa mère mais aussi au sujet de son épouse. Plusieurs récits s'entrecroisent au sein du roman, rendant sa lecture de plus en plus intéressante.
    Cependant, malgré un début prometteur et passionnant, le récit s'enlise vers le milieu. Là où on pensait avoir affaire à un bon suspense et à une bonne étude psychologique, on a l'impression de sombrer dans un roman de la facilité, où le dénouement va être prévisible. Mon attention et mon intérêt sont alors retombés. Surtout que l'écriture n'est pas le point fort de Thomas H.Cook et que j'ai relevés quelques clichés faciles qui gâchent un peu la lecture, mais peut-être sont-ils dû à la traduction ? Par exemple à la page 123 : “Puis, Sans un mot, elle tourna les talons, ouvrit la porte et partit vers sa voiture, les talons de ses chaussures claquant comme des coups de feu.” (sans parler de la répétition de talon, je trouve cette comparaison tellement éculée, plate et ridicule !!)
    Et ma déception a été grandissante quand j'ai lu l'amalgame souvent fait de l'adolescent mal dans sa peau et qui aurait des tendances délinquantes qui a des goûts pour les groupes et l'esthétique dit “gothique”. Ce rapprochement systématique dans les livres ou les films me hérissent les poils. Mais bon passons.
    La fin a relancé mon intérêt. Et a nettement fait remonter l'estimation finale du roman. Car je dois reconnaître que l'auteur termine son livre de manière brillante, par un coup de théâtre, alors qu'on croyait le coupable déjà désigné. Et surtout par une scène aussi inattendue que dramatique.
    Donc, en résumé, un bon thriller psychologique avec un excellent début et une fin digne de ce nom. Dommage que l'intérêt diminue entre les deux. Mais je pense que je lirai d'autres titres de cet auteur.


    Lien : http://www.chaplum.com/les-feuilles-mortes-de-thomas-h-cook-536
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    Critique de qualité ? (4 votes positifs)
    • Livres 5.00/5
    Par canel, le 24 juin 2011

    canel
    Deux familles apparemment paisibles et heureuses dans une petite ville américaine : les Giordano et les Moore. Les premiers ont une petite fille de huit ans, Amy, les seconds un fils de quinze ans, Keith. Un drame survient : après une soirée où Keith est allé garder Amy tandis que ses parents sortaient, la fillette est portée disparue. le jeune homme est bien sûr rapidement suspecté, l'enfer commence alors pour les deux couples.
    Un roman que j'aurais aimé lire d'une traite tant il est aéré et plaisant, bien que le sujet soit douloureux. le narrateur est Eric Moore, le père de Keith. J'ai admiré la justesse de ses sentiments : de l'agacement face à un ado inerte et mystérieux qu'il ne comprend pas, à la remise en question de son rôle de père en passant par les doutes sur l'innocence de son fils... et bien d'autres pensées que je ne dévoilerai pas. Eric est photographe, et ce thème apparaît de façon récurrente, comme pour nous montrer que le temps n'est pas figé autour de brefs instants en famille apparemment heureux où tout le monde sourit... La mère m'a semblé moins convaincante, trop dure et implacable. En revanche, la façon dont le drame fragilise le couple - alors qu'il aurait pu au contraire le souder - est intéressante. La douleur des parents de l'enfant disparue est rarement évoquée mais elle est latente et apparaît de façon poignante lors d'une confrontation entre les deux pères.
    Je déplore juste l'ajout d'un secret de famille autour d'un drame survenu dans la famille d'Eric lorsqu'il était enfant. A mon sens, le récit autour du père tourmenté par la culpabilité probable de son fils suffisait.
    En résumé, j'ai découvert un roman bien construit et très subtil sur le désarroi d'un père face à son enfant adolescent. Je n'ai pas envie de parler de "polar" car l'intérêt que j'y ai trouvé ne réside pas dans l'enquête mais dans la psychologie des personnages, en particulier du père et du fils. Je n'ai d'ailleurs pas particulièrement apprécié le dénouement de l'intrigue, trop rapide et un peu grossier, mais peu importe...
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Citations et extraits

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  • Par caro64, le 30 avril 2012

    Ainsi, quand je parcours désormais les rues de ma ville, que je scrute des visages qui, depuis le ciel, doivent être aussi indistincts que des grains de sable, j'accepte que, pour un proche, la personne que je vois soit unique. Il s'agit du visage d'un père ou d'une mère, d'une soeur ou d'un frère, d'un fils ou d'une fille. Ce visage contient des milliers de souvenirs, ce qui le rend différent de tous les autres.
    Cela s'appelle l'attachement, et c'est ce qui nous rend humain.
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  • Par Aproposdelivres, le 11 janvier 2011

    (page 48)
    Plus tard, je tentai de saisir la nature du malaise que j'avais ressenti dans ces premières minutes. Me revinrent en mémoire le coup de téléphone de Vince, puis Meredith et moi montant l'escalier pour réveiller Keith avant de revenir à la cuisine. J'essayai de me souvenir si j'avais entendu quelque chose dans cet intervalle autrement silencieux, un insecte ou le goutte-à-goutte d'un robinet. Maintenant, je sais quel gouffre s'ouvrait à cet instant sous la vie paisible que nous avions menée jusque-là.
    Mais qu'est-ce que je savais, à ce moment-là ? La réponse est simple : rien. Et que fait-on lorsqu'on ne sait rien ? On poursuit sa route, parce qu'il n'y a pas d'autre solution, qu'on ignore à quel point on progresse en terrain miné, et combien l'épilogue sera dramatique.
    Keith repartit dans sa chambre, et j'appelai Vince Giordano afin de lui répéter mot pour mot ce que mon fils m'avait dit, avec l'espoir que l'affaire s'arrête là en ce qui concernait notre petite famille. L'espoir que, quel que soit le sort d'Amy Giordano, même si son sang avait été versé, nous n'en serions en rien entachés.
    - Je suis désolé, Vince, lui dis-je. J'aurais aimé t'être plus utile, mais Keith ignore tout simplement où se trouve Amy.
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  • Par lehane-fan, le 13 mai 2011

    Le soupçon est un acide . Il ronge tout ce qu'il touche . Il s'attaque à la surface des choses en y laissant une marque indélébile . (...) Il detruit la confiance niveau par niveau . Et creuse toujours plus profond .
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  • Par caro64, le 30 avril 2012

    Cette vérité me frappa comme un coup de marteau : mon fils me répugnait. Je détestais sa façon de traîner les pieds, ses cheveux sales, son absence d'énergie. Et pourtant, j'avais tout fait pour cacher mes pensées. [...] J'avais oeuvré à cacher mes sentiments, et j'avais échoué. Car s'il semblait ne s'apercevoir de rien, Keith avait vu clair en moi, et il souffrait en silence de mon mépris.
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  • Par canel, le 24 juin 2011

    Un instant, sa tête plongea, puis il se tourna vers moi. Je mesurai alors l'ampleur de son chagrin, et je compris que son univers n'était plus que ténèbres. Tout ce qui avait compté pour lui n'avait plus aucune importance. J'entendis à nouveau ses paroles désespérées : "Je dois la retrouver." Sous son angoisse, on sentait la colère. Vince mettrait des villes à sac, assécherait des océans, brûlerait toutes les forêts sur terre pour tenir à nouveau Amy dans ses bras, morte ou vive. Pour lui, l'existence pesait trente kilos et ne mesurait pas plus d'un mètre vingt. Le reste n'était que poussière. (p. 126).

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Les carnets de route de François Busnel, France 5 Rencontre avec Thomas H. Cook Le Sud des Etats-Unis fut celui de l'esclavage et des grandes plantations, du Ku Klux Klan et des chrétiens fondamentalistes. Mais elle est aussi le berceau du jazz et du blues. François Busnel se rend à Fripp Island, en Caroline du Sud, pour y rencontrer Pat Conroy. Puis il rejoint Memphis, dans le Tennessee où il retrouve l'auteur de polars Ace Atkins. De là, il se rend en voiture à Oxford, dans le Mississippi, où William Faulkner avait élu domicile, en 1931. A Oxford vit également le romancier Tom Franklin. Il rencontre aussi Thomas H. Cook, auteur de polar natif du Sud. Arrivé à La Nouvelle Orléans, l'écrivain Eddy Harris entraîne François Busnel dans les quartiers détruits par l'ouragan Katrina. Dans un bayou proche de La Nouvelle-Orléans, François Busnel rencontre John Biguenet, écrivain américain d'origine acadienne.








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