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Par carre, le 02/05/2013
Tom Wolfe
"Je suis souvent accusé de donner une image horrible des Etats-Unis. Mais je décris que ce que les gens font"
Lire Mai 2013
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Par strummer, le 21/05/2013
Bloody Miami de
Tom Wolfe
Le créole était une langue de primitifs ! Point final ! Les verbes ne se conjuguaient même pas. Il n'y avait pas de "je donne, je donnai, je donnais, j'ai donné, j'avais donné, je donnerai, je donnerais, j'aurai donné". En créole, c'était m ba et pour ce verbe, ça s'arrêtait là... "Je donne, je donne, je donne"...
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Par strummer, le 14/05/2013
Bloody Miami de
Tom Wolfe
Mais croire en ne signifie-t-il pas par définition aveuglément, irrationnellement ? Alors mon peuple, il ne reste plus pour nous unir que la lignée, le sang qui court dans nos veines. "La Raza !" crient les Portoricains. " La Race !" crie le monde entier. Tous les hommes partout dans le monde, n'entendent plus qu'une seule chose - la voix du sang ! Vous, les hommes, partout dans le monde, vous n’avez pas le choix - c'est la voix su sang !
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Par BVIALLET, le 18/04/2013
Bloody Miami de
Tom Wolfe
Miami est à ma connaissance la seule ville du monde – du monde, je dis bien- dont la population soit composée à plus de cinquante pour cent d'immigrés récents... d'immigrés récents, arrivés au cours des cinquante dernières années... ce n'est pas rien quand on y pense. Et ça donne quoi ? Ca donne – je discutais avec une dame à ce sujet l'autre jour, une Haïtienne, et elle m'a dit, « Dio, si vous voulez vraiment comprendre Miami, il y a une chose que vous devez savoir avant tout. A Miami, tout le monde déteste tout le monde.
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Par Gwordia, le 08/06/2012
Le bûcher des vanités de
Tom Wolfe
Poe, qui a vécu ses dernières années juste au nord d'ici, je crois, dans une partie de New York qu'on appelle la Bronx... dans un petit cottage avec du lilas et un cerisier... et une femme mourant de tuberculose. C'était un ivrogne, oui, bien sûr, et un psychotique peut-être, mais avec la folie des visions prophétiques. Il a écrit une histoire qui nous dit tout ce que nous avons besoin de savoir sur le moment que nous vivons maintenant... "Le Masque de la Mort Rouge"... Une peste mystérieuse, la Mort Rouge, ravage la contrée. Le prince Prospero - Prince Prospero - même le nom est parfait - le prince Prospero rassemble les meilleurs des gens dans son château avec deux ans de provisions de bouche et d'alcool, et ferme les portes au monde extérieur, contre la virulence de toutes les âmes moins bien nées, et commence un Bal masqué qui doit durer jusqu'à ce que la peste se soit éteinte d'elle-même au-delà des murailles. La fête est sans fin et sans pause et elle a lieu dans sept grands salons, et dans chacun les divertissements sont plus intenses que dans le précédent, et les invités sont attirés, peu à peu, jusqu'au septième, qui est entièrement tendu de noir. Une nuit, dans cette dernière pièce, apparaît un hôte revêtu du costume le plus approprié et le plus horriblement beau que cette assemblée de masques réjouis ait jamais vu. Cet hôte est habillé comme la Mort, mais d'une manière si convaincante que Prospero s'en offense et ordonne qu'on le jette dehors. Mais personne n'ose le toucher, et la tâche revient dont au Prince lui-même, et à l'instant où il touche ce masque terrible, il tombe raide mort, car la Mort Rouge est entrée dans la maison de Prospero... Prospero, mes amis... Maintenant, la partie la plus exquise de cette histoire c'est que les hôtes ont, d'une manière ou d'une autre, toujours su ce qui les attendait dans cette pièce, et pourtant, ils étaient irrémédiablement attirés vers elle, car l'excitation est si intense et le plaisir si débridé, et les vêtements, et la nourriture, et les boissons, et la chair si somptueux - et c'est tout ce qu'ils ont. Familles, maisons, enfants, la grande chaîne de l'être, l'éternelle marée des chromosomes ne signifie plus rien pour eux. Ils sont liés entre eux, et ils se tournent autour, sans fin, particules d'un atome maudit - et que pourrait bien être la Mort Rouge, sinon une sorte d'ultime stimulation, le nec plus ultra ? Donc, Poe a été assez gentil de nous écrire le dénouement il y a plus de cent ans.
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Par beeshop, le 28/02/2010
Embuscade a fort bragg de
Tom Wolfe
- OK, fit Ziggefoos, c’t’exac’tment aske j’voulais t’dire. Et’dans une unité militaire, c’est êt’un homme et c’que l’unité arrête pas d’te dire c’est : Voilà l’test pour un homme. Un homme court pas, s’cavale pas. Un homme r’sque sa puta d’vie… pour son unité ! Ouais chuis d’accord qui la r’sque pour son pays, pour l’drapeau et les gens au pays et tout, mais si qu’tu causes avec n’importe quel mec qu’a été au feu, le vrai feu sur l’terrain, et qu’il est honnête, y va t’dire c’que j’te dis : tu r’sques ta puta d’vie pour l’unité, et l’unité a l’enfonce tout’l’temps l’même clou : sois un homme. Elle te dit pas : sois un homme bien, et sûr qu’a te dit pas sois une femme bien, puta d’bordayl. J’veux dire, tu commences à mettre des femmes au combat, et j’peux t’dire kekchose aussi sûr qu’le soleil y s’lève tous les matins : tu peux oublier qu’t’as des vraies unités combattantes. Paske l’unité a qu’une chose à t’dire : Sois un homme. Même chose pour les homosayckschuels. ‘Xact’ment le même chose. T’essayes d’mette des homosayckschuels dans une unité de combat ? Tu peux l’oublier. L’unité peut plus : sois un homme – avec tout l’respect qu’j’dois -, paske l’genre d’mec qui faut qu’t’aies, y va pas rester transquille aque ça, et que tu peux attend’ deux mille ans et essayer d’l’éclairer sur ça, et y va quand même pas s’t’nir tranquille. Maint’nant vous pouvez ap’ler ça des préjugés, si vous voulez, et p’têt qu’c’en est, mais aske ça change pas les faits d’la vie du tout. Vous, les gens d’la télay, vous f’riez mieux d’dire à l’Amérique qu’a f’rait mieux d’veiller sur ses Jimmy Lowes et ses Florys, paske quand ça va chier, a va en avoir b’soin, et la meeerde a finit toujours par pleuvoir un jour au l’aut’ et aske vous allez avoir b’soin d’kékun pour faire vos guerres, et ces kékuns s’ront et ont t’jours été vos Jimmy Lowes et vos Florys.
Bien avant qu’il puisse commencer à analyser ce qu’il venait d’entendre, une alerte rouge s’était déclenchée dans le tête d’Irv. Ce môme, ce Ziggefoos, était une résurgence de Tobacco Road, un natif archaïque, un vrai primitif du grand Sud, un redneck de Floride – un skinhead -, mais quelque part il s’était débrouillé pour devenir… un jeune combattant américain sincère et éloquent sorti du cœur rural de l’Amérique, qui avait risqué sa vie au service de son pays et avait été grièvement blessé au « puta d’feu » dans les rue de Mogadiscio, en Somalie…Irv n’avait jamais entendu aucun Américian des années quatre-vingt-dix manger si complètement sa propre langue, mais sons sens pratique lui disait que ça passerait très bien à l’écran… Pour beaucoup trop de gens, il serait absolument convaincant… Il ne clignait pas nerveusement des yeux comme Jimmy Lowe et Flory. Il n’était ni hystérique, ni défensif, ni évasif. Il regardait Mary Cary droit dans les prunelles et il parlait sincèrement, du fond du cœur, à supposer qu’un skinhead comme lui en ai un… Non, il s’en sortait beaucoup trop bien. Il y avait forcément quelque chose à faire au montage…
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Par KATE92, le 12/03/2012
Un homme, un vrai de
Tom Wolfe
Le meilleur roman de Wolfe
"Un Homme, Un Vrai" est un roman qui peut rebuter par sa longueur (comme les deux autres romans de Wolfe, à savoir "Le Bûcher des vanités" et "Moi, Charlotte Simmons", il fait 1000 pages), mais c'est indéniablement le meilleur roman de l'auteur, une satire féroce...ment drôle du monde des affaires, du Sud des USA (le Sud bien profond, avec racisme et machisme sous-jacents), des magouilles politiques et juridiques. Personnages attachants ou pas, mais toujours remarquables. Un chef d'oeuvre !
Les deux autres romans de Wolfe (et ses documents, ses livres-reportages) sont également parfaits.
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Par Ellen-R, le 27/07/2012
Moi, Charlotte Simmons de
Tom Wolfe
Une première-année invitée à une soirée habillée à Washington par le plus cool représentant de la plus cool fraternité de Dupont ! Et pas n'importe quelle première-année : Moi, Charlotte Simmons ! (...) Elle s'est vue comme si elle se regardait d'au-dessus d'elle, comme par projection astrale, et ce qu'elle a vu l'a effrayé : une fillette solitaire récemment descendue de ses montagnes, vêtue d'un jean moulant, d'un tee-shirt et d'un affreux anorak couleur kaki, trop rembourré (...) lui donnait l'air d'une gamine de huit ans boursouflée...
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Par antihuman, le 27/04/2013
Un homme, un vrai de
Tom Wolfe
...des garçons complètement dégoûtés de tout à 16 ans, cyniques, flegmatiques et apathiques au milieu des adultes, bien que respectueux et polis jusqu'à l'aliénation, des garçons inaptes au sport, rétifs à la chasse (...), des garçons embarrassés par leurs privilèges, essayant désespérément de les cacher, (...) terrifiés à l'idée d'être enviés (...) et sans... couilles...
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Par Charlemen, le 31/01/2013
Le bûcher des vanités de
Tom Wolfe
Et à cet instant, Sherman fit la terrible découverte que les hommes font sur leur père, tôt ou tard. Pour la première fois, il se rendit compte que l'homme en face de lui n'était pas un père vieillissant, mais un garçon, un garçon comme lui-même, un garçon qui avait grandi et avait eu un enfant à lui et qui, de son mieux, par sens du devoir et, peut-être, par amour, avait adopté un rôle appelé Etre un père pour que cet enfant possède quelque chose de mythique et d'infiniment important : un Protecteur, qui garderait un oeil sur toutes les possibilités chaotiques et catastrophiques de la vie. Et voilà que ce garçon, ce grand acteur, avait vieilli, était devenu fragile et épuisé, plus las que jamais à la pensée de devoir remettre l'armure du Protecteur sur son dos, maintenant, si près de sa fin.
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