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Sa majesté des mouches de
William Golding
- Le mieux, c'est d'organiser notre sauvetage.
Il fallut un moment de réflexion à Jack pour se rappeler ce que signifiait le mot sauvetage.
- Notre sauvetage ? Ah ! oui, bien sûr. Moi, j'aimerais d'abord attraper un cochon...
Il saisit son épieu et le planta dans le sol . Ses yeux reprirent leur expression égarée, fixe. Ralph le regarda d'un air réprobateur, sous ses cheveux blonds en broussaille.
- Tant que vous autres, les chasseurs, n'oubliez pas le feu..
- Toi et ton feu....
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Par TINUSIA, le 01/08/2010
Sa majesté des mouches de
William Golding
Jack s'agitait à grand bruit. Il donnait des ordres, chantait, sifflotait, lançait des remarques à son camarade silencieux, des remarques qui ne l'exposaient pas à se faire rabrouer. Mais Ralph se taisait.
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Par TINUSIA, le 01/08/2010
Sa majesté des mouches de
William Golding
Merridew se tourna vers Ralph.
- Il n'y a pas de grandes personnes ?
- Non.
Merridew s'assit sur un tronc et lança un regard circulaire.
- Alors, il faudra se débrouiller tout seul.
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Par TINUSIA, le 01/08/2010
Sa majesté des mouches de
William Golding
Il y a des docteurs pour tout, même pour l'intérieur du cerveau.
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Sa majesté des mouches de
William Golding
les yeux brillants, la bouche entrouverte, triomphants, ils savouraient leur droit de conquérants. Le même sentiment les enivrait, les liait : ils étaient amis.
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Par TINUSIA, le 02/08/2010
Sa majesté des mouches de
William Golding
Il était incapable de trouver des mots pour définir la faiblesse essentielle de l'humanité.
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Par csapin, le 30/03/2011
Sa majesté des mouches de
William Golding
Ralph se laissait absorber par le mouvement de flux et de reflux jusqu'à ce que son cerveau fût engourdi par cette puissance étrangère. Progressivement, la notion d'infini révélée par ces espaces marins s'imposait à son esprit. Là se trouvait la frontière, l'obstacle. Sur l'autre côté de l'île, baigné de mirages à cette heure du jour, protégé par le bouclier du lagon aux eaux calmes, on pouvait rêver de sauvetage ; mais ici, face à la force brutale de l'Océan, à l'étendue d'un tel mur, on était bloqué, impuissant, condamné, on était...
Simon lui parlait, sa bouche presque contre l'oreille de Ralph. Ce dernier s'aperçut qu'il agrippait les rochers à pleines mains, le corps tendu, le cou raide, la bouche ouverte.
- Tu reviendras chez toi.
Simon hochait la tête affirmativement. Un genou posé sur une roche surélevée, l'autre jambe pendant à la hauteur de Ralph, il baissait les yeux sur lui.
Surpris, Ralph regarda Simon.
- Je trouve que c'est si grand...
Simon fit le même geste affirmatif.
- Oui. Mais tu reviendras quand même. En tout cas, je le pense.
Le corps de Ralph se détendit un peu. Il jeta un coup d'oeil sur l'eau, puis sourit à Simon avec dérision.
- Tu as un bateau dans ta poche ?
Simon sourit aussi et secoua la tête.
- Et bien alors, qu'en sais-tu ?
Comme Simon se taisait, Ralph dit sèchement :
- Tu es cinglé.
Simon secoua la tête plus violemment et ses épais cheveux noirs volèrent en désordre sur son visage.
- Pas du tout. Je pense simplement que tu rentreras chez toi.
Pendant un moment, tous deux gardèrent le silence. Puis soudain, ils échangèrent encore un sourire.
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Sa majesté des mouches de
William Golding
Au milieu d'eux,couvert de crasse,la chevelure emmêlée et le nez sale,Ralph pleurait sur la fin de l'innocence,la noirceur du coeur humain et la chute dans l'espace de cet ami fidèle et avisé qu'on appelait Piggy.
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Par TINUSIA, le 02/08/2010
Sa majesté des mouches de
William Golding
Ce monde, ce monde compréhensible et régi par des lois lui échappait.
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Sa majesté des mouches de
William Golding
Devant Simon, pendue à son bâton, Sa-Majesté-des-Mouches ricanait. Simon céda enfin et lui rendit son regard. Il vit les dents blanches, les yeux ternes, le sang... DU fond des âges, une certitude de déjà vu, inexorable, enchaînait le regard de Simon. Dans sa tempe droite, une pulsation enflait, frappait le cerveau.