Ajouter une critique

Critiques sur Seul dans le noir. (19)


Classer par:       Datecroissant     Les plus appréciéescroissant


    • Livres 2.00/5
    Par meyeleb le 02/05/2012


    Séduite par l'écriture de Paul Auster dans Tombouctou, j'ai enchaîné au hasard des disponibilités de la bibliothèque avec Seul dans le noir. Je m'attendais à lire avec la même délectation ce roman dont l'accroche est intéressante. En tout cas, elle nous déstabilise, jusqu'à ce que l'on comprenne que deux mondes parallèles sont dévoilés : la vie d'August Brill, écrivain vieillissant en mal d'inspiration pour faire progresser son dernier roman; et la vie des personnages de son histoire, projetés dans une Amérique en pleine guerre civile. Une fois passée la difficulté de se situer dans l'une ou l'autre de ces narrations, on attend que se croisent fiction et réalité. Et quoi de plus étrange qu'un auteur qui désire être assassiné par son propre personnage ? J'avoue n'avoir guère adhéré à cette alternance narrative, qui finit par ennuyer, faute de réelle progression. Lorsque l'auteur décide d'en finir avec son héros comme on tourne une page (toute puissance de la création ? critique de cette toute-puissance à mettre en parallèle avec le pouvoir politique et la guerre...), on reste sur sa faim. Vient se substituer au récit mis en abyme une focalisation sur August Brill lui-même, dont on comprend un peu mieux les souffrances existentielles, celles de sa fille et de sa petite-fille, sur fond d'Amérique impliquée en Irak et de maladie. J'ai beau essayer de saisir l'unité de ce roman, il me semble opter pour des ficelles un peu grossières. Nonobstant le regard acéré de Paul Auster sur la société américaine, le récit en lui-même ne m'a pas vraiment fait vibrer. Je ne garderai donc pas un souvenir particulier de cette lecture. Mais alors, sur quel autre titre d'Auster dois-je jeter mon dévolu ? A vous de me le dire, chers amis babeliens !

    critique de qualité ? (9 votes positifs)



    • Livres 4.00/5
    Par Malaura le 13/06/2011


    Depuis que sa femme est morte et qu'un accident de la route l'a contraint à l'immobilité, l'ancien critique littéraire August Brill vit avec sa fille Miriam et sa petite-fille Katya dans une maison où règnent tristesse et deuil.
    Miriam ne se remet pas d'un divorce vieux de 5 ans, Katya se sent responsable de la mort en Irak de son ex-fiancé, tandis que le vieil homme tente de pallier ses insomnies et les douleurs du souvenir en s'inventant des histoires.
    C'est ainsi qu'une nuit il crée Owen Brick, personnage projeté dans un monde parallèle...

    Fidèle à son habitude, Paul Auster balade son lecteur au gré de ses envies, de ses désirs, de ses caprices.
    Qu'il nous entraîne dans une fiction créée de toute pièce par son personnage, qu'il nous abreuve de théories sur le cinéma ou bien qu'il nous raconte la biographie d'une poétesse méconnue, le lecteur est immanquablement conquis, laissant réflexions, digressions, mises en abyme ou souvenirs s'interpénétrer et cédant au charme d'une longue nuit au terme de laquelle "ce monde étrange continue de tourner".


    >modifier

    critique de qualité ? (7 votes positifs)



    • Livres 5.00/5
    Par le_Bison le 14/02/2012


    Owen Brik vit dans un monde où le 11 septembre n'a pas eu lieu. Les tours jumelles du World Trade Center se dressent toujours aussi majestueusement et fièrement dans le ciel de New York, la guerre en Irak n'existe pas et George W. Bush est malgré tout président des États-unis d'Amérique. Brik porte le grade de caporal, du moins ce sont les insignes portés sur sa jaquette, et se réveille un matin au fond d'un trou, dans un endroit inconnu, en lieu et place de sa couche auprès de sa femme.

    August Brill est un critique littéraire à la retraite, contraint à l'immobilité d'une chaise roulante. Il vit dans le Vermont chez sa fille Miriam, qui ne s'est toujours pas remise d'un divorce vieux de 5 ans. Sa petite-fille Katia est venue les rejoindre, suite au décès traumatisant de son ex-boy-friend parti à Bagdad, une mort atroce sous les caméras de terroristes irakiens. le jour, August et Katia passent leur temps à visionner de vieux films en noir et blanc, pour voir le temps défiler, pour éviter de penser à leur malheureuse destinée. Souffrant d'insomnies chroniques, August Brill passe ses nuits, Seul dans le Noir, à se conter des histoires. Il s'invente de petits scénarios, imagine de nouvelles vies, crée des personnages en mêlant fiction et réalité.

    Owen Brik, notre jeune caporal, se demande ce qu'il vient faire dans cette histoire. Il ne comprend pas ce qu'on lui demande, ni pourquoi certains états ont fait sécession et que la guerre civile à éclater entre certains États. Il avance dans cette terre devenue inconnue, sans repère, se demandant à qui faire confiance. Il est perdu dans ce nouveau monde dévasté. Il s'interroge sur son existence. Il a beau cherché des solutions, il n'arrive toujours pas à déchiffrer les attentes de gens qu'il croise, et parmi ces derniers il fait même la connaissance de son premier amour de jeunesse, une idylle d'adolescent.

    Cette nuit, August Brill n'arrive toujours pas à s'endormir. Il sait que sa fille ne dort pas non plus, fatiguée de l'existence, elle qui ne fait que vivoter à ses côtés. Il entend sa petite fille, elle aussi réveillée, qui a « cessé » de vivre pleinement depuis la mort de son ami. Ces trois générations, meurtries par des blessures irréversibles, se retrouvent ensemble pour s'entraider ; leurs liens se resserrent afin de continuer à survivre, l'amour entre les générations est le seul état rationnel de ce monde-ci pour subsister, continuer à espérer et petit à petit sortir de cet état moribond. August se retourne dans son lit, mais le sommeil ne vient pas. Il ne faut surtout pas qu'il pense à la vie, sous peine de perdre totalement l'envie de dormir, de passer une énième nuit blanche, dans le noir. Alors, il a imaginé une nouvelle vie, l'histoire d'un caporal du nom d'Owen Brik perdu dans un monde parallèle.

    Les fictions de Paul Auster sont, pour moi, toujours d'un excellent cru. Bien entendu, j'ai mes préférés, celles que j'ai lues à plusieurs reprises, celles que je sais qu'elles subiront une nouvelle relecture, celles que je garde précautionneusement sur une étagère de ma bibliothèque, à l'abri de la poussière, celles dont je suis tenté de caresser la couverture et de sentir l'odeur du souvenir. Rarement déçu, de temps en temps légèrement désappointé, mais le plus souvent enthousiasmé. Ce dernier Auster ne déroge pas à ma règle : une lecture plaisante, deux histoires qui s'entremêlent et s'entrechoquent dans la cruauté d'un monde actuel et fictif. Aucune raison, en somme, de le bouder. J'ai même subitement l'envie de visionner moi-même quelques vieux films de Yasujiro Ozu...

    critique de qualité ? (6 votes positifs)



    • Livres 4.00/5
    Par brigittelascombe le 03/10/2011


    "Combien de battements de coeur,combien de respirations,combien de mots prononcés et entendus? Touchez moi,quelqu'un.Posez la main sur mon visage et parlez moi..."
    Cette supplique lancée par August Brill, critique littéraire veuf, handicapé d'une jambe et déprimé, aurait pu l'être par sa fille Miriam biographe divorcée en mal d'amour ou par sa petite fille Katya, qui se culpabilise suite à la mort de son petit ami (qui a fui leur rupture) en Irak dans des conditions particulièrement horribles.
    Trois destins.Trois solitudes.Trois êtres qui cohabitent, s'épanchent,s'aident et s'aiment malgré tout.
    Quelle est leur part de responsabilité dans leurs échecs respectifs?
    Le divorce de Miriam était-il programmé suite à ses souvenirs de fille adolescente d'un père infidèle?
    August qui a aimé deux femmes à la fois, puis, largué, a sombré dans l'alcoolisme et s'est enfin accroché pour reconquérir la première, aurait-il pu agir sans trop de casse?
    Katya aurait-elle pu éviter le départ de Titus sur le front?
    August Brill, perdu dans le trou noir de ses insomnies, invente un monde parrallèle, celui d'Owen Brick, magicien amoureux de sa femme Flora, caporal épris de désir pour Virginia et chargé d'éliminer August Brill dans une autre dimension en pleine guerre civile mais où le 11 septembre n'a pas eu lieu et les tours jumelles sont toujours debout.
    Les méandres de l'inconscient sont tarabiscotés, c'est sûr!
    Etrange bonhomme émouvant, cet August, qui, de mots en mots, se maintient en vie, invente et tisse des liens de connivence avec sa fille dont il corrige la biographie en cours et sa petite fille avec laquelle il parle cinéma.
    C'est simple mais beau comme un chemin de vie qui s'éclaire enfin!
    "Tout est langage!" Tiens du Dolto!
    Seul dans le Noir, lui, est du pur Auster(écrivain américain contemporain connu et reconnu) et du bon!

    critique de qualité ? (5 votes positifs)



    • Livres 4.00/5
    Par Aaliz le 05/01/2012


    Comme on dit « jamais deux sans trois » je m'attendais à un troisième coup de cœur. Eh bien non, c'est raté. Enfin je ne dis pas que je n'ai pas aimé mais j'ai été déçue.

    Pourtant ça partait très bien. J'ai retrouvé pour un temps le Paul Auster que j'ai aimé dans mes deux précédentes lectures, son talent de conteur, sa façon de surprendre le lecteur et de toujours trouver ce petit quelque chose d'original qui fait que je n'arrive plus à me séparer de mon livre. Tout ça je l'ai bien retrouvé à la lecture des deux premiers tiers du roman, c'est-à-dire la partie où August, seul dans sa chambre plongée dans l'obscurité, imagine une histoire, un monde parallèle au nôtre et un personnage qui fait la navette entre les deux mondes au point qu'on se demande si la fiction ne va pas prendre le dessus sur le réel et où, encore une fois, on laisse libre cours à son imagination. Voilà, c'est ça que j'aime chez Auster, sa capacité à nous faire participer à l'effort de création en même temps que lui (enfin là je parle pour moi notamment, je ne sais pas si c'est le cas pour tout le monde). Mais quand je le lis, je ne peux pas m'empêcher d'imaginer une suite probable ou de nouvelles péripéties. Bref je construis ma propre histoire dans ma tête. Et ce qui m'a étonnée avec Seul dans le Noir, c'est que d'habitude, Auster laisse son récit en suspens or que là pas du tout. Ce qui fait que là où précédemment je pouvais rester avec mes suppositions, mes hypothèses et ma suite imaginaire, ici je n'ai pas pu car Auster nous sert une fin à cette histoire imaginée par Brill et une fin à laquelle je ne m'attendais absolument pas. J'ai été bluffée !

    Mais le soufflé n'a pas tenu car le tiers restant du livre m'a déçue.
    Cette partie est consacrée à August Brill et à sa vie, notamment les malheurs qui ont frappé ses proches. Il nous rapporte également trois petites histoires qui lui avaient été contées par des amis. On retrouve tout au long du livre et à travers ces petites histoires la guerre comme thème récurrent : d'abord la guerre civile dans l'histoire imaginée par August, les différentes guerres dans lesquelles sont intervenus les USA à travers la vie d'August (bien qu'il n'ait participé à aucune d'entre elles), la seconde guerre mondiale et la guerre froide à travers les petites histoires, et bien sûr la guerre en Irak. On sent également une certaine critique à l'égard de la politique belliciste de George W.Bush.
    Et puis on retrouve aussi de nombreux éléments biographiques de Paul Auster : le divorce, le séjour en France, le fait qu'Auster ait échappé à la guerre du Viêt-Nam comme Brill, le base-ball, le cinéma etc…
    De plus, August Brill est handicapé, victime d'un accident de voiture, il a perdu l'usage d'une de ses jambes. Si je me souviens bien, le personnage principal de La nuit de l'oracle aussi a été victime d'un accident. Pourtant je n'arrive pas à trouver dans la biographie d'Auster d'éléments se rapportant à un accident. Et je n'arrive pas à penser qu'il s'agisse d'une coïncidence.
    Pour conclure, ce fut une lecture agréable et enthousiasmante pour une partie, décevante pour l'autre car trop « banale » à mon goût. J'aime quand Auster me surprend et m'envoie dans des directions toujours plus inventives et originales. Alors quand il fait dans le « classique » et qu'il met de côté cette recette qui me fait tant saliver, forcément je suis déçue.
    J'ai d'ailleurs cru comprendre, en lisant certaines critiques, que Brooklyn Follies était justement un livre plus « traditionnel » , ce qui me fait hésiter à le lire.
    Mais la question ne se pose pas pour l'instant car le prochain Auster sur la liste est le voyage d'Anna Blume. En espérant y retrouver le Auster que j'aime …


    Lien : http://booksandfruits.over-blog.com/article-seul-dans-le-noir-paul-a..

    critique de qualité ? (4 votes positifs)



  • Par keisha le 10/05/2009


    "Seul dans le Noir, je tourne et retourne le monde dans ma tête tout en m'efforçant de venir à bout d'une insomnie, une de plus, une nuit blanche de plus dans le grand désert américain. A l'étage, ma fille et ma petite-fille sont endormies, seules, elles aussi, chacune dans sa chambre: Miriam, qui dort seule depuis cinq ans, et Katya, vingt-trois ans, la fille unique de Miriam, qui a dormi quelque temps avec un jeune homme du nom de Titus Small mais Titus est mort et maintenant Katya dort seule avec son coeur brisé."

    August Brill occupe ses insomnies en inventant des histoires. La sienne et l'imaginée s'entrecroisent, jusqu'à risquer ne plus en faire qu'une?

    "Il existe plusieurs réalités. Il n'y a pas qu'un seul monde. Il y en a plusieurs, et ils existent tous parallèlement les une aux autres, (...) et chacun d'eux est rêvé ou imaginé ou écrit par un habitant d'un autre monde. Chaque monde est la création d'un esprit."

    Encore un roman de Paul Auster jubilatoire! Comme avec cet auteur j'y vais de confiance, je n'ai pas lu complètement la quatrième de couverture, et la découverte n'en a été que plus belle. La création d'un monde fictif qui m'a rappelé l'histoire d'Anna Blume, l'interpénétration des histoires, les choix et la liberté d'un écrivain face aux directions possibles de sa fiction, les pages absolument fascinantes où August Brill et sa petite fille décortiquent les chefs d'oeuvre du cinéma, le récit de la vie d'August et de sa femme, tout m'a plu. Sans oublier l'après 11 septembre 2001 et la guerre en Irak que Paul Auster ne peut évacuer de son histoire.
    La seule petite déception, c'est la fin de l'histoire imaginée : un peu brusque et trop précoce dans le roman...

    "Un livre vous oblige à échanger avec lui, à faire travailler votre intelligence et votre imagination."


    Lien : http://en-lisant-en-voyageant.over-blog.com/article-29776864.html

    critique de qualité ? (3 votes positifs)



    • Livres 2.00/5
    Par Corboland78 le 23/03/2012


    Paul Auster sait raconter des histoires et créer des cocktails dont les composants troublent délicieusement l'esprit, nous plongeant dans de légères saouleries où réalité et rêve se mêlent, ni trop peu ni pas assez. Pourtant cette fois le breuvage n'est pas très bien dosé, deux tiers d'Owen Brick délectable et un tiers d'August Brill plus banal, laissent un goût d'inachevé dans la bouche quand on repose le verre.
    Owen Brick se réveille dans un trou assez profond pour ne pouvoir en réchapper seul. Une main charitable vient à sa rescousse mais en échange on lui demande d'exécuter un homme. Il faut dire, au grand étonnement d'Owen Brick, que les Etats-Unis sont en guerre civile, que les « évènements » du 11 Septembre et la guerre en Irak n'ont pas eu lieu, bref il s'est réveillé dans un monde parallèle où il n'est qu'un pion, pantin dont les ficelles seraient tirées par un invalide qui rêve des histoires pour passer le temps, histoires dont Owen Brick serait le personnage central. La mort de l'invalide permettrait d'arrêter la guerre. Tel est le sujet des deux premiers tiers du livre et c'est réellement passionnant et réussi.
    Dans le dernier tiers, qui arrive un peu abruptement, nous prenons connaissance d'August Brill, l'invalide, qui est un critique littéraire veuf et à la retraite, vivant chez sa fille divorcée et sa petite fille qui se croit responsable de la mort de son fiancé tué en Irak. L'impotent se remémore sa vie passée, sa femme disparue, et il essaie de comprendre et aider sa fille et sa petite-fille surtout à « vivre dans ce monde étrange qui continue de tourner ».
    Sans être un mauvais livre, loin de là, on reste un peu dubitatif, ne sachant pas trop si on vient de lire un ou deux livres à la fois. Maintenant vous me direz, deux livres pour le prix d'un c'est une affaire. Certes, certes…

    critique de qualité ? (2 votes positifs)



    • Livres 4.00/5
    Par julien_le_naufrage le 28/01/2011


    C'est donc avec plaisir que je me suis replongé et noyé dans l'écriture de Paul Auster. Et ce avec d'autant plus d'intérêt que ce livre était un bouquin qui m'attirait bien lors de sa sortie en 2009 chez Actes Sud et qui profitait d'une très belle couverture d'un beau rouge flash. Un titre qui devrait être sorti en format poche dans la collection Babel du même éditeur. Enfin, cela ne saurait tarder je pense.

    Livre étrange d'aventures croisées. Récit onirique d'un coté qui nous conte l'aventure de Brick dans une Amérique uchronique (le mot est lâché! voir ce billet pour une définition) où le 11 septembre n'a jamais eu lieu et où les USA ne sont pas en guerre contre l'Irak mais contre elle-même. Une guerre civile a éclaté en raison de la prise d'indépendance d'une partie de cet amas d'états que l'on nomme grossière l'Amérique. Et Brick se retrouve un jour dans un trou, il ne sait d'ailleurs pas comment il est arrivé là. Mais à peine l'a-t-on aidé à sortir de ce lieu, qu'on lui confie la mission de tuer un personnage : un type qui quelque part rêve tout ce qu'il se passe et qui s'il est éliminé stopperait sans doute toute cette guerre étrange et injuste.

    En parallèle, on suit August Brill, critique littéraire retraité et coincé dans son lit à cause d'une jambe hors d'usage. Il vit avec sa fille, qui essaye de digéré son divorce, et sa petite fille, qui essaye de digéré le meurtre de son ex-petit ami, et lui ressasse son passé, l'amour de sa vie et bien d'autres choses encore. Et durant cette nuit étrange, cette nuit noire et insomniaque, Brill va rêver le personnage et l'aventure de Brick. Il va repenser à sa propre vie, se questionner, repenser à sa famille, discuter avec sa petite fille, et d'autres choses encore.

    Une fois de plus, je me suis laissé emporter par la plume, faussement simple, de Paul Auster. Cet auteur américain arrive à créer des personnage toujours attachant avec ce petit quelque chose de hors du commun qui fait que l'on veut tout savoir. De son uchronie onirique glissée dans l'histoire de cette famille, Paul Auster nous offre une fiction dans la fiction qui n'est pas sans rapeller les délires littéraires de Philip K. Dick. Il nous offre ici une ambiance qui n'est pas sans rapeller non plus son livre "Dans le scriptorium". Mais cependant, même si j'ai lu le livre rapidement et avec un réel plaisir, dégustant son écriture avec un bonheur retrouvé , celui-ci ne restera peut-être pas son meilleur roman. Celà dit, si le livre sort en format poche chez Babel, n'hésitez tout de même pas à (re)découvrir Paul Auster.


    Lien : http://naufragesvolontaires.blogspot.com/2010/12/seul-dans-le-noir-d..

    critique de qualité ? (2 votes positifs)



    • Livres 5.00/5
    Par Marguerite87 le 20/06/2010


    D'Auster, je comptais lire d'abord Brooklyn Follies mais le destin en a décidé autrement. Je ne sais pas si Seul dans le Noir est représentatif mais j'ai vraiment aimé, c'est l'important !

    Seul dans le Noir, c'est l'histoire d'August Brill. La principale force de ce roman, c'est justement ce personnage qui devient presque réel, comme s'il avait écrit sa propre biographie, une biographie où les émotions et les souvenirs se succèdent dans l'ordre ou le désordre. Les errances de son imagination sont également fascinantes. Tout comme Paul Auster, Brill sait raconter.

    Grâce aux chevauchements entre la fiction et la réalité d'August Brill, nous avons droit à deux, ou même trois, histoires en une. Mais comme tout est mené de main de maître, il ne faut que deux ou trois phrases pour nous imprégner de chacune des ambiances. Je n'ai jamais décroché, que ce soit lorsque Brill décortique les vieux films qu'il visionne avec sa petite fille ou lorsqu'il lui raconte sa grande histoire d'amour.

    Une excellente découverte donc et je veux relire Auster bientôt, mais je ne sais pas plus vers quel roman me lancer maintenant. Son nouveau, Invisible, me tente beaucoup de même que son populaire Brooklyn Follies.

    critique de qualité ? (2 votes positifs)



    • Livres 4.00/5
    Par Sandre le 07/06/2009


    J'ai retrouvé le Paul Auster que j'aime dans son dernier roman : « Seul dans le Noir ».
    Ce roman est pourtant très différent de « Moon Palace », « Leviathan » ou « New-York Trilogy ». Moins "romanesque" et plus intimiste. Et pourtant le monde actuel y est astucieusement et métaphoriquement mis en scène. Tout s'imbrique dans une construction romanesque brillante.



    Tout se passe en une nuit, la nuit d'un insomniaque.


    Un vieux monsieur handicapé, dans son lit, compte les heures avant les premières lumières de l'aube et les premiers chants des oiseaux. Il passe le temps, l'esprit vif, trop vif, trop éveillé. Dans son esprit, tout vient, revient, se crée, se recrée.

    Les souvenirs malgré lui abondent. Il n'en veut pas mais ils ne le quittent pas si facilement. Bien obligé alors de les laisser défiler, ceux surtout dont l'héroïne est sa femme...

    Le présent : sa fille chez qui il habite désormais, sa fille si seule pourtant, sa petite-fille venue elle aussi se réfugier chez sa mère, sa petite-fille si seule pourtant.

    L'imaginaire : l'histoire qu'il invente de bout en bout, une nouvelle histoire chaque nuit. C'est en imaginant cette histoire, insolite et terrifiante, qu'il commence la longue nuit blanche du roman. Une histoire américaine, celle d'une Amérique détestable, ravagée par une guerre civile, une Amérique qui se dissout dans un monde parallèle à un autre monde, réel lui, dans lequel le vieil homme insomniaque s'est donné un rôle terrible et mortifère. Cette création progressive, qu'il n'a pas l'intention d'écrire, dont l'intérêt est qu'elle reste fixée dans sa tête et lui permette de passer le temps, Seul dans le Noir, occupera une grande partie de cette nuit, interrompue sans cesse par le passé qu'il regrette et le présent qui l'inquiète.


    Lien : http://quedesromans.over-blog.com/10-index.html

    critique de qualité ? (2 votes positifs)






Acheter sur Amazon

Faire découvrir Seul dans le noir. par :

  • Mail
  • Blog

> voir plus

Lecteurs (234)

> voir plus

Quiz

    Paul Auster

    Sous quel pseudonyme a-t-il publié un roman ? (indice : ce pseudonyme est également le nom de certains de ses personnages)

    •   Paul Dupin
    •   Paul Retsua
    •   Paul Benjamin
    •   Paul Palace

    10 questions - 91 lecteurs ont répondu
    Thème : Paul Auster

    Créer un quiz sur ce livre.