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> Christine Le Boeuf (Traducteur)

ISBN : 274276531X
Éditeur : Actes Sud (2007)


Note moyenne : 3.9/5 (sur 547 notes) Ajouter à mes livres
Résumé :
Nathan Glass a soixante ans. Une longue carrière dans une compagnie d'assurances à Manhattan, un divorce, un cancer en rémission et une certaine solitude qui ne l'empêche pas d'aborder le dernier versant de son existence avec sérénité. Sous le charme de Brooklyn et de s... > voir plus
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Critiques, analyses et avis

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    • Livres 4.00/5
    Par lehane-fan, le 07 juillet 2012

    lehane-fan
    Le grand Jacques aurait pu chanter : non , Paul , t'es pas Auster !
    Fort d'un récit somme toute classique , basé sur les thèmes universels que sont l'amour , le temps qui passe , la solitude , la réussite , Auster nous balance une histoire toute en sensibilité et en retenue , balayant au passage , d'un revers slicé coupé rétro banane du plus bel effet , tous les poncifs inhérents à de tels questionnements existenciels .
    Brooklyn Folies est un roman qui sonne juste et voici son histoire...
    Non Johnny , « qui sonne juste » est une expression couramment usitée , inutile d'aller ouvrir la porte...soupir...noir c'est noir...
    Situation spatio-temporelle Mr Spock ? Brooklyn , étonnant non ?
    Situation historique éleve Angeli ? Pré - 11 Septembre ? Excellent ça , tout aussi surprenant qu'inespéré...
    Et le splitch , plich , pritch , raaaahh , le pitch dans tout ça ? J'allais y viendre...
    Assez peu de protagonistes à se mettre sous la dent , voire sous le dentier pour nos amis de la maison de retraite «  Ce n'est qu'un au revoir «  que je salue bien bas...
    Commençons par Nathan Glass , colonne vertébrale de ce récit qui , la soixantaine égratignée par la vie , décide d'emménager à Brooklyn pour y attendre lucidement un repos qu'il saura sans appel .
    Voguant au gré des rencontres au sein de cette ville qu'il apprécie un peu plus chaque jour , quelle ne fut pas sa surprise d'y retrouver , travaillant dans une ancienne librairie , son petit filou de neveu Tom Wood , alors prédit en son jeune temps à un avenir radieux . La trentaine désillusionnée , Tom sévit journalierement sous la coupe protectrice d'Harry Brightman , aussi malheureux en amour qu'au jeu , comme quoi les adages...Harry , sous des dehors respectables , affiche un profil beaucoup plus complexe qu'il n'y paraît . Véritable escroc ayant déjà sévi malencontreusement dans le monde de l'art , ce dernier ne reve que de partir sur un dernier gros coup qui pourrait s'avérer etre celui de trop en cas de lamentable naufrage . And now , la petite touche douceur dans ce monde de brutes , séquence émotion ! A toi Nico...
    Lucy , la jeune niece fantomatique de Tom , refait soudainement surface sans crier gare ! Et pour cause , puisqu'elle ne dit mot...La fille de sa soeur , qu'il vit aussi souvent que Gérard Depardieu aux alcooliques anonymes , deviendra le catalyseur de tout ce petit monde bien décidé à lui prodiguer tendresse et attention qui lui firent , jusqu'ici , cruellement défauts .
    Une histoire toute simple , celle de tout un chacun devant se dépetrer d'une vie banale et insipide avant que la grande Faucheuse ne vienne solder les comptes . Un récit familial touchant ou chacun interagit à son niveau , prouvant , si besoin était , que rien n'est jamais figé ! Dans un Brooklyn à l'ambiance pré-apocalyptique , Auster nous délivre un pur moment de bonheur , véritable conte philosophique secrétant et dispersant alentour un prodigieux taux d'endorphine à sa lecture !
    Auster , Les Inconnus avaient deja tout dit : aucun doutage , c'est bouleversifiant !!
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    • Livres 4.00/5
    Par Coriolis, le 18 août 2014

    Coriolis
    Soixante ans. Deux générations. Six décennies. Un mariage devenu divorce. Un enfant, Rachel, avec lequel les liens semblent aussi fragiles que des fils de soie. Un travail dont il ne parlera plus qu'au passé désormais. Les nombres clefs de la vie de Nathan Glass tiennent en si peu de lignes…
    Deux objectifs : écrire un nouveau chapitre de son existence en s'installant à Brooklyn et juguler l'oisiveté qui tend à envahir son quotidien.
    Une solution en guise de rédemption et de travail de mémoire : coucher sur le papier les épisodes heureux et malheureux de son parcours. Mentionner dans son écrit les personnes qu'il a croisées au hasard de ses rencontres. Un titre : le livre de la folie humaine.
    Etre le principal protagoniste d'un roman est une chose mais devenir acteur de sa propre vie une autre. Nathan ne va cesser de s'y employer dans une Brooklyn bouillonnante qu'il observe avec des yeux d'enfant émerveillé. Dans cette Babel new-yorkaise où les différences se conjuguent en un joyeux imbroglio, il se découvre de nouvelles envies. L'homme au sein duquel ne régnait que Décembre voit refleurir peu à peu le printemps des années passées. Au contact de nouvelles connaissances, il s'entrevoit à travers les failles et les rêves de ses contemporains. Et les retrouvailles avec son neveu Tom Wood, égaré volontaire sur le chemin de l'existence, confirment ce que Nathan pressentait déjà : rien n'est acquis, rien n'est joué et tout reste à bâtir. A l'image de son hôtel Existence, asile abstrait où il se réfugie mentalement, sorte d'abri intérieur. Un cocon salvateur que tout un chacun cultive un jour ou l'autre. Une infime part de notre être - la plus secrète-, demeurant inconnue à notre entourage, protégée par les remparts du mystère et des silences.
    Paul Auster, maître du hasard, joue magnifiquement avec les destins de ses personnages. Des êtres ordinaires et universels empêchés par leurs complexes, leurs craintes ou leur paresse. Des naufragés de la vie, des accidentés de l'âme, qui, un jour osent regarder dans une autre direction. Des compagnons d'infortune qui évoluent autour d'un pôle, Nathan Glass, personnage narrateur et guide dans cette fabuleuse odyssée américaine. Des résignés qui, vont apprendre, qu'il suffit parfois de presque rien pour bouleverser à jamais le cour d'une destinée. Une rencontre, le sourire d'une enfant, une panne de voiture, l'achat compulsif d'un bijou ou un plat très épicé… Soupirs indécelables aux conséquences infinies sur l'échelle du temps.
    Il suffit, en effet, de presque rien : un livre offert par un Ami - promesse d'un rendez-vous avec UN auteur-, quelques mots prononcés aux moments opportuns, un sourire quand on croyait toucher le fond…
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    • Livres 5.00/5
    Par Cath36, le 10 avril 2013

    Cath36
    Paul Auster est un écrivain puissant : puissant par son imagination débridée, puissant par son style jubilatoire et foisonnant, puissant par la richesse de son vocabulaire et puissant dans sa façon de construire son récit (tellement fluide qu'il semble improvisé au fur et à mesure), puissant par la complexité psychologique de ses personnages et leurs liens, Bref Paul Auster est un TRES grand écrivain qui ne m'a jamais déçue moi non plus et je me faisais la remarque qu'il est dommage de lire trop souvent de livres médiocres quand il existe de tels écrivains. Sa vision sur notre société est à la fois juste et profondément humaine, et chacun peut se sentir proche de ses personnages. Ecrivain complexe, Auster est à la fois très américain dans sa façon de percevoir la société qu l'entoure et tout à fait universel dans sa manière de la décrire, je ne sais pas si je m'exprime bien. Mais j'aiiiiime et j'admire !
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    • Livres 5.00/5
    Par Missbouquin, le 12 juillet 2013

    Missbouquin
    Premier roman de Paul Auster que je lis depuis ma déception avec Le voyage d'Anna Blum qui m'avait semblé étrange et obscur (à relire désormais !), qui s'est révélé très vite être un excellent livre, et m'a donné envie de lire toute la bibliographie de cet auteur découvert en France par Hubert Nyssen, jeune directeur des éditions provinciales Actes Sud ! Auteur mondialement connu et reconnu désormais, monstre sacré des lettres américaines contemporaines.
    Nathan Glass est un simple commis d'une caisse d'assurance vie. Quand il prend sa retraite, se remettant à peine d'un cancer du poumon, il se considère comme un homme fini et n'aspire qu'à vivre paisiblement une fin de vie obscure. Pour cela, il décide d'abord de rompre avec ses habitudes et de s'installer dans le quartier de Brooklyn, New-York sans être New-York. Et il n'a pas la moindre idée de ce qui va l'attendre au détour d'une rue de ce quartier célèbre …
    Et pour se donner un but, il se décide à inaugurer un Livre de la folie humaine, relatant tous les petits faits stupides de la vie.
    "J'avais l'intention d'y noter dans un langage aussi simple et clair que possible toutes les gaffes, tous les lapsus, tous les embarras, toutes les stupidités, toutes les faiblesses et toutes les actions ineptes que j'avais commis durant ma carrière longue et accidentée. [...] je rapporterais les folies de mes frères humains à travers les âges, des civilisations disparues d'autrefois aux premiers mois du XXIe siècle."
    Mais entre un neveu brillant chauffeur de taxi puis libraire, un homosexuel arnaqueur, une petite nièce muette qui lui tombe sur les bras, une JMS – Jeune Mère Splendide – mystérieuse, sa retraite ne va pas être de tout repos et il va se retracer face à de nouvelles folies, inattendues …
    Et un groupe de gens qui vont chercher à tout prix leur Hôtel Existence, "un refuge intérieur. Là où on se retire lorsque le monde réel est devenu impossible.[...] Un hôtel, ça représentait la promesse d'un monde meilleur, un endroit qui était davantage qu'un simple endroit, c'était une occasion, une chance de vivre à l'intérieur de vos rêves."
    Ce roman est brillant. Avec un style inimitable, efficace et d'une rare qualité (et la traduction impeccable), Paul Auster nous propulse dans Brooklyn et nous fait vivre sur le même temps que ses personnages. On y trouve ainsi une peinture de traits de caractère très américains, mais son tableau des passions humaines est universel … Si on y rajoute une pincée d'humour, c'est un mélange détonant et étonnant qui m'a scotchée à mon siège, et à mon livre, pendant trois bonnes heures …
    "Vous savez ce qui est arrivé la dernière fois qu'une nation a écouté un bush ?
    Personne ne dit mot.
    Son peuple a erré dans le désert pendant 40 ans."
    (relatif aux élections américaines de 2002)
    Et puis un texte qui allie histoire, aventure, sans exclure réflexion et profondeur, sans préjugés, sans conception manichéenne. "Tout homme contient en lui plusieurs hommes, et pour la plupart, nous sautons de l'un à l'autre sans jamais savoir qui nous sommes."
    Et pour ne rien enlever, il y a quelques pages brillantes sur la littérature, en particulier un passage qui fait le lien entre tous les écrivains morts jeunes et établit des ponts improbables dans l'histoire de la littérature …
    Voilà pourquoi je vous quitte sur une une petite citation sur la lecture, pour le plaisir …
    "La lecture était ma liberté et mon réconfort, ma consolation, mon stimulant favori : lire pour le pur plaisir de lire, pour ce beau calme qui vous entoure quand vous entendez dans votre tête résonner les mots d'un auteur."
    Un auteur qui entre dès aujourd'hui dans mon panthéon littéraire.

    Lien : http://missbouquinaix.wordpress.com/2013/06/26/brooklyn-follies-paul..
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    • Livres 5.00/5
    Par CelineCDI, le 22 février 2013

    CelineCDI
    Nathan Glass, assureur à la retraite et fraîchement rescapé d'un cancer, décide de s'installer pour ses vieux jours à Brooklyn. Il profite chaque de ce quartier pour se promener, profiter de la vie, tomber amoureux d'une serveuse de "diner"... Il décide aussi d'écrire un livre un peu fou, intitulé le livre de la folie humaine dans lequel sont consignés ses souvenirs, ses expériences.
    Un jour, par hasard, Nathan retrouve son neveu Tom, qui n'avait plus vu depuis des années. Tous deux ne se quittent plus et partagent tout. Ils rencontrent ensemble des personnages hauts en couleurs, rêvent de finir leurs jours à l'Hôtel Existence, variante toute personnelle du paradis mais la vie se charge de les ramener sur terre en mettant sur leur chemin leur petite nièce Lucy, échappée on ne sait comment de sa famille qu'ils vont devoir retrouver...
    J'attendais cette lecture avec impatience, ayant dévoré La nuit de l'oracle cet été avec le plus grand bonheur... Je n'ai pas été déçue! C'est à mon avis un grand Paul Auster, un moment de grâce, qui nous fait sourire avant, pendant et après sa lecture. Les personnages sont attachants et leurs aventures contées avec un grand sens du romanesque. Il devient difficile de lâcher ce livre tant on a envie de savoir ce qui va "encore" se passer. Bien sûr, on retrouve ici tous les thèmes chers à l'auteur, l'écriture, le voyage dans le temps, la mémoire et Brooklyn, bien sûr... Un personnage quasi à part entière!
    Une excellente lecture, un concentré de bonheur, même si l'histoire s'achève sur une perspective pessimiste. J'ai parfois pensé, en lisant ce roman, à un autre grand auteur, John Irving. Il faudra que je creuse pour distinguer les ressemblances...
    En tout cas, si vous ne deviez lire qu'un livre de Paul Auster, lisez celui-ci! C'est un chef d'œuvre!
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Citations et extraits

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  • Par Artsouilleurs, le 29 novembre 2008

    Je veux parler de bonheur et de bien-être, de ces instants rares et inattendus où la voix intérieure se tait et où l’on se sent à l’unisson avec le monde.
    Je veux parler du temps qu’il fait au début de juin, d’harmonie et de repos béat, de rouges-gorges, de pinsons jaunes et de merles bleus filant entre les feuilles vertes des arbres.
    Je veux parler des bienfaits du sommeil, du plaisir de manger et de boire, de ce qui arrive au cerveau quand on sort dans la lumière du soleil de quatorze heures et qu’on sent autour de soi la chaude étreinte de l’air.
    Je veux parler de Tom et de Lucy, de Stanley Chowder et des quatre jours que nous avons passés à l’auberge Chowder, des pensées que nous avons pensées et des rêves que nous avons rêvés en haut de cette colline dans le Sud du Vermont.
    Je veux me rappeler les crépuscules céruléens, les aubes langoureuses et rosées, les jappements des ours, la nuit, dans les bois.
    Je veux me rappeler de tout cela. Et si tout, c’est trop demander, alors une partie. Presque tout. Presque tout, avec des blancs réservés pour ce qui manque.
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  • Par annie, le 28 novembre 2008

    "la lecture était ma liberté et mon réconfort, ma consolation, mon stimulant favori : lire pour le pur plaisir de lire, pour ce beau calme qui vous entoure quand vous entendez dans votre tête résonner les mots d'un auteur."

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  • Par thursdaynext, le 15 novembre 2010

    Essaie d'encaisser les coups en souplesse. Garde la tête haute. N'accepte pas de monnaie de singe. Vote démocrate à toutes les élections. Balade-toi à vélo dans le parc. Rêve de mon corps doré et parfait. Prends tes vitamines. Bois huit verres d'eau par jour. Soutiens les Mets. Va beaucoup au cinéma. Ne travaille pas trop au bureau. Viens avec moi faire un séjour à Paris. Viens à l'hôpital quand Rachel aura son bébé, et prends dans tes bras mon petit-fils ou ma petite-fille. Brosse-toi les dents après chaque repas. Ne traverse pas la rue quand le feu est rouge. Prends le parti des opprimés. Ne te laisse pas faire. Rappelle-toi combien tu es belle. Rappelle-toi combien je t'aime. Bois un scotch on the rocks chaque jours. Respire à fond. Garde les yeux ouverts. Evite les aliments gras. Dors du sommeil du juste. Rappelle-toi combien je t'aime.
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  • Par Stemilou, le 15 avril 2011

    « Je cherchais un endroit tranquille où mourir. Quelqu’un me conseilla Brooklyn et, dès le lendemain matin, je m’y rendis de Westchester afin de reconnaître le terrain. Il y avait cinquante-six ans que je n’étais pas revenu là et je ne me souvenais de rien. Je n’avais que trois ans lorsque mes parents avaient quitté la ville, et pourtant je m’aperçus que je retournais d’instinct au quartier que nous avions habité, à la manière d’un chien blessé qui se traîne vers le lieu de sa naissance. »
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  • Par pages-de-lecture, le 18 juin 2009

    Tout homme contient en lui plusieurs hommes et, pour la plupart, nous sautons de l'un à l'autre sans jamais savoir qui nous sommes. En haut un jour, en bas le lendemain ; moroses et silencieux le matin, rieurs et farceurs le soir.

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