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> Christine Le Boeuf (Traducteur)

ISBN : 274276531X
Éditeur : Actes Sud (2007)


Note moyenne : 3.89/5 (sur 664 notes) Ajouter à mes livres
Résumé :
Nathan Glass a soixante ans. Une longue carrière dans une compagnie d'assurances à Manhattan, un divorce, un cancer en rémission et une certaine solitude qui ne l'empêche pas d'aborder le dernier versant de son existence avec sérénité. Sous le charme de Brooklyn et de s... > Voir plus
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Critiques, analyses et avis

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    • Livres 4.00/5
    Par lehane-fan, le 07 juillet 2012

    lehane-fan
    Le grand Jacques aurait pu chanter : non , Paul , t'es pas Auster !
    Fort d'un récit somme toute classique , basé sur les thèmes universels que sont l'amour , le temps qui passe , la solitude , la réussite , Auster nous balance une histoire toute en sensibilité et en retenue , balayant au passage , d'un revers slicé coupé rétro banane du plus bel effet , tous les poncifs inhérents à de tels questionnements existenciels .
    Brooklyn Folies est un roman qui sonne juste et voici son histoire...
    Non Johnny , « qui sonne juste » est une expression couramment usitée , inutile d'aller ouvrir la porte...soupir...noir c'est noir...
    Situation spatio-temporelle Mr Spock ? Brooklyn , étonnant non ?
    Situation historique éleve Angeli ? Pré - 11 Septembre ? Excellent ça , tout aussi surprenant qu'inespéré...
    Et le splitch , plich , pritch , raaaahh , le pitch dans tout ça ? J'allais y viendre...
    Assez peu de protagonistes à se mettre sous la dent , voire sous le dentier pour nos amis de la maison de retraite «  Ce n'est qu'un au revoir «  que je salue bien bas...
    Commençons par Nathan Glass , colonne vertébrale de ce récit qui , la soixantaine égratignée par la vie , décide d'emménager à Brooklyn pour y attendre lucidement un repos qu'il saura sans appel .
    Voguant au gré des rencontres au sein de cette ville qu'il apprécie un peu plus chaque jour , quelle ne fut pas sa surprise d'y retrouver , travaillant dans une ancienne librairie , son petit filou de neveu Tom Wood , alors prédit en son jeune temps à un avenir radieux . La trentaine désillusionnée , Tom sévit journalierement sous la coupe protectrice d'Harry Brightman , aussi malheureux en amour qu'au jeu , comme quoi les adages...Harry , sous des dehors respectables , affiche un profil beaucoup plus complexe qu'il n'y paraît . Véritable escroc ayant déjà sévi malencontreusement dans le monde de l'art , ce dernier ne reve que de partir sur un dernier gros coup qui pourrait s'avérer etre celui de trop en cas de lamentable naufrage . And now , la petite touche douceur dans ce monde de brutes , séquence émotion ! A toi Nico...
    Lucy , la jeune niece fantomatique de Tom , refait soudainement surface sans crier gare ! Et pour cause , puisqu'elle ne dit mot...La fille de sa soeur , qu'il vit aussi souvent que Gérard Depardieu aux alcooliques anonymes , deviendra le catalyseur de tout ce petit monde bien décidé à lui prodiguer tendresse et attention qui lui firent , jusqu'ici , cruellement défauts .
    Une histoire toute simple , celle de tout un chacun devant se dépetrer d'une vie banale et insipide avant que la grande Faucheuse ne vienne solder les comptes . Un récit familial touchant ou chacun interagit à son niveau , prouvant , si besoin était , que rien n'est jamais figé ! Dans un Brooklyn à l'ambiance pré-apocalyptique , Auster nous délivre un pur moment de bonheur , véritable conte philosophique secrétant et dispersant alentour un prodigieux taux d'endorphine à sa lecture !
    Auster , Les Inconnus avaient deja tout dit : aucun doutage , c'est bouleversifiant !!
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    • Livres 5.00/5
    Par michemuche, le 29 juillet 2015

    michemuche
    " Je veux parler de bonheur et de bien-être, de ces instants rares et inattendus où la voix intérieure se tait et où l'on se sent à l'unisson avec le monde ".
    J'ai refermé ce livre il y a quelques heures, j'ai un peu de mal à trouver mes mots devant un récit qui m'a profondément marqué.
    " Brooklyn Follies "est mon deuxième roman de Paul Auster et j'avoue je suis devenu "accro " .
    accro à son style et à sa thématique.
    Nathan Glass à 60 ans , un divorce, un cancer en rémission, cet ancien assureur à l'esprit cynique cherche un endroit idéal pour finir ses jours.
    Brooklyn le rappelle à son bon souvenir.
    Entre écriture et bouquiniste Nathan observe le quartier de sa jeunesse.
    La rencontre de son neveu Tom Wood va réveiller en lui des sentiments enfouis, l'amour filial ...
    Ces retrouvailles vont être le point de départ à une série d'évènement toutes plus touchantes les unes que les autres .
    Une galerie de personnage atypique, Harry le bouquiniste, la petite Lucy, la fragile Aurora, Nancy la jeune maman sublime.
    De ces rencontres naitra " l'hôtel existence" un endroit intemporel, un refuge pour les âmes égarées.
    Difficile d'être objectif quand on a lu et adoré un livre mais quand je pense aux nombreux livres de Paul Auster qui m'attendent.....
    " Je veux me rappeler tout cela.
    Et si tout, c'est trop demander, alors une partie. Non, plus qu'une partie.
    presque tout."
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    • Livres 4.00/5
    Par Coriolis, le 18 août 2014

    Coriolis
    Soixante ans. Deux générations. Six décennies. Un mariage devenu divorce. Un enfant, Rachel, avec lequel les liens semblent aussi fragiles que des fils de soie. Un travail dont il ne parlera plus qu'au passé désormais. Les nombres clefs de la vie de Nathan Glass tiennent en si peu de lignes…
    Deux objectifs : écrire un nouveau chapitre de son existence en s'installant à Brooklyn et juguler l'oisiveté qui tend à envahir son quotidien.
    Une solution en guise de rédemption et de travail de mémoire : coucher sur le papier les épisodes heureux et malheureux de son parcours. Mentionner dans son écrit les personnes qu'il a croisées au hasard de ses rencontres. Un titre : le livre de la folie humaine.
    Etre le principal protagoniste d'un roman est une chose mais devenir acteur de sa propre vie une autre. Nathan ne va cesser de s'y employer dans une Brooklyn bouillonnante qu'il observe avec des yeux d'enfant émerveillé. Dans cette Babel new-yorkaise où les différences se conjuguent en un joyeux imbroglio, il se découvre de nouvelles envies. L'homme au sein duquel ne régnait que Décembre voit refleurir peu à peu le printemps des années passées. Au contact de nouvelles connaissances, il s'entrevoit à travers les failles et les rêves de ses contemporains. Et les retrouvailles avec son neveu Tom Wood, égaré volontaire sur le chemin de l'existence, confirment ce que Nathan pressentait déjà : rien n'est acquis, rien n'est joué et tout reste à bâtir. A l'image de son hôtel Existence, asile abstrait où il se réfugie mentalement, sorte d'abri intérieur. Un cocon salvateur que tout un chacun cultive un jour ou l'autre. Une infime part de notre être - la plus secrète-, demeurant inconnue à notre entourage, protégée par les remparts du mystère et des silences.
    Paul Auster, maître du hasard, joue magnifiquement avec les destins de ses personnages. Des êtres ordinaires et universels empêchés par leurs complexes, leurs craintes ou leur paresse. Des naufragés de la vie, des accidentés de l'âme, qui, un jour osent regarder dans une autre direction. Des compagnons d'infortune qui évoluent autour d'un pôle, Nathan Glass, personnage narrateur et guide dans cette fabuleuse odyssée américaine. Des résignés qui, vont apprendre, qu'il suffit parfois de presque rien pour bouleverser à jamais le cour d'une destinée. Une rencontre, le sourire d'une enfant, une panne de voiture, l'achat compulsif d'un bijou ou un plat très épicé… Soupirs indécelables aux conséquences infinies sur l'échelle du temps.
    Il suffit, en effet, de presque rien : un livre offert par un Ami - promesse d'un rendez-vous avec UN auteur-, quelques mots prononcés aux moments opportuns, un sourire quand on croyait toucher le fond…
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    • Livres 5.00/5
    Par Cath36, le 10 avril 2013

    Cath36
    Paul Auster est un écrivain puissant : puissant par son imagination débridée, puissant par son style jubilatoire et foisonnant, puissant par la richesse de son vocabulaire et puissant dans sa façon de construire son récit (tellement fluide qu'il semble improvisé au fur et à mesure), puissant par la complexité psychologique de ses personnages et leurs liens, bref Paul Auster est un TRES grand écrivain qui ne m'a jamais déçue moi non plus et je me faisais la remarque qu'il est dommage de lire trop souvent de livres médiocres quand il existe de tels écrivains. Sa vision sur notre société est à la fois juste et profondément humaine, et chacun peut se sentir proche de ses personnages. Ecrivain complexe, Auster est à la fois très américain dans sa façon de percevoir le monde qui l'entoure (extrêmement réaliste) et tout à fait universel dans sa manière de la décrire, je ne sais pas si je m'exprime bien. Mais j'aiiiiime et j'admire !
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    • Livres 4.00/5
    Par JIMEDE, le 31 juillet 2015

    JIMEDE
    On peut être passionné de littérature américaine et ne jamais avoir lu d'Auster. Bizarre mais c'est comme ça. J'ai très souvent feuilleté ses livres, - ne serait-ce que chaque année sur le joli stand d'Actes Sud du SLP - mais à chaque fois, avec un sentiment irraisonné de "pas envie".
    Et puis un jour, il faut que cela cesse, que l'on retrouve la raison, qu'on arrête de faire l'enfant. Et c'est partie pour Brooklyn Follies. Avalé d'une traite. Résultat : pas d'effet "waouh" mais un gros coup de coeur.
    D'abord parce que New-York. Et pas Manhattan, Brooklyn. Avec cette atmosphère élégamment décrite, fidèlement reconstituée, tellement particulière.
    S'y croisent et s'y retrouvent des personnages désabusés : Nathan, revenu pour y finir sa vie ; Tom, revenu de ses rêves de brillante carrière au profit d'une vie simple et sans enjeu ; Harry, revenu de prison pas complètement "guéri" ; Aurora, revenue d'une vie sex, drug & rock'n roll pour se ranger avec sa fille auprès d'un illuminé ; et Lucy, Rachel, Marina et les autres...
    Et d'un seul coup, au gré d'une rencontre, l'amour vient bouleverser ces mornes vies résignées. le sexagénaire, autrefois inapte à la réussite d'une harmonie familiale, renaît au contact d'un neveu, d'une petite-nièce, puis de sa fille. La mère après s'être sacrifiée pour sauver sa fille, se voit offrir une dernière chance salutaire de bonheur. Nancy, autrefois trahie et bafouée, reprend espoir dans les bras de Rory...
    Tous ont en commun d'avoir eu une chance de reprendre leur vie en main, et de l'avoir saisie, pour tenter de rejoindre leur "Hôtel de l'Existence".
    Paul Auster maîtrise remarquablement son récit, d'un bout à l'autre d'une histoire dont le rythme, lent mais sans faiblesse, constitue sans aucun doute le point fort.
    Ce premier pas franchi, place aux autres !
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Citations et extraits

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  • Par Artsouilleurs, le 29 novembre 2008

    Je veux parler de bonheur et de bien-être, de ces instants rares et inattendus où la voix intérieure se tait et où l’on se sent à l’unisson avec le monde.
    Je veux parler du temps qu’il fait au début de juin, d’harmonie et de repos béat, de rouges-gorges, de pinsons jaunes et de merles bleus filant entre les feuilles vertes des arbres.
    Je veux parler des bienfaits du sommeil, du plaisir de manger et de boire, de ce qui arrive au cerveau quand on sort dans la lumière du soleil de quatorze heures et qu’on sent autour de soi la chaude étreinte de l’air.
    Je veux parler de Tom et de Lucy, de Stanley Chowder et des quatre jours que nous avons passés à l’auberge Chowder, des pensées que nous avons pensées et des rêves que nous avons rêvés en haut de cette colline dans le Sud du Vermont.
    Je veux me rappeler les crépuscules céruléens, les aubes langoureuses et rosées, les jappements des ours, la nuit, dans les bois.
    Je veux me rappeler de tout cela. Et si tout, c’est trop demander, alors une partie. Presque tout. Presque tout, avec des blancs réservés pour ce qui manque.
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  • Par annie, le 28 novembre 2008

    "la lecture était ma liberté et mon réconfort, ma consolation, mon stimulant favori : lire pour le pur plaisir de lire, pour ce beau calme qui vous entoure quand vous entendez dans votre tête résonner les mots d'un auteur."

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  • Par thursdaynext, le 15 novembre 2010

    Essaie d'encaisser les coups en souplesse. Garde la tête haute. N'accepte pas de monnaie de singe. Vote démocrate à toutes les élections. Balade-toi à vélo dans le parc. Rêve de mon corps doré et parfait. Prends tes vitamines. Bois huit verres d'eau par jour. Soutiens les Mets. Va beaucoup au cinéma. Ne travaille pas trop au bureau. Viens avec moi faire un séjour à Paris. Viens à l'hôpital quand Rachel aura son bébé, et prends dans tes bras mon petit-fils ou ma petite-fille. Brosse-toi les dents après chaque repas. Ne traverse pas la rue quand le feu est rouge. Prends le parti des opprimés. Ne te laisse pas faire. Rappelle-toi combien tu es belle. Rappelle-toi combien je t'aime. Bois un scotch on the rocks chaque jours. Respire à fond. Garde les yeux ouverts. Evite les aliments gras. Dors du sommeil du juste. Rappelle-toi combien je t'aime.
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  • Par michemuche, le 26 juillet 2015

    La lecture était ma liberté et mon réconfort, ma consolation, mon stimulant favori : lire pour le pur plaisir de lire, pour ce beau calme qui vous entoure quand vous entendez dans votre tête résonner les mots d'un auteur.

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  • Par Stemilou, le 15 avril 2011

    « Je cherchais un endroit tranquille où mourir. Quelqu’un me conseilla Brooklyn et, dès le lendemain matin, je m’y rendis de Westchester afin de reconnaître le terrain. Il y avait cinquante-six ans que je n’étais pas revenu là et je ne me souvenais de rien. Je n’avais que trois ans lorsque mes parents avaient quitté la ville, et pourtant je m’aperçus que je retournais d’instinct au quartier que nous avions habité, à la manière d’un chien blessé qui se traîne vers le lieu de sa naissance. »
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