> Christine Le Boeuf (Traducteur)

ISBN : 2868698921
Éditeur : Actes Sud (1993)


Note moyenne : 3.91/5 (sur 228 notes) Ajouter à mes livres
"Rien ne saurait étonner un Américain." Telle est l’épigraphe empruntée à Jules Verne par laquelle Paul Auster invite le lecteur à suivre les tribulations de son héros. Marco Stanley Fogg raconte ici les circonstances étranges qui ont marqué le commencement de sa vie, d... > voir plus
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Critiques et avis

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    • Livres 5.00/5
    Par Akeera, le 24 mai 2012

    Akeera
    Une écriture magique, une histoire abracadabrantesque et fabuleuse, pleine de larmes de joie et de tristesse, des personnages incroyables et géniaux, décrits avec finesse et une foultitude de détails qui font qu'on a plus qu'à fermer les yeux pour les voir dans toute leur splendeur (Ah, Kitty...), bref, vous ne pourrez pas rester insensibles devant de chef d'oeuvre qui vous laissera un souvenir radieux et impérissable.
    Lisez-le je vous dis!
    Critique de qualité ? (9 votes positifs)
  • Par aranzueque-arrieta, le 01 mai 2012

    aranzueque-arrieta
    Moon Palace
    Paul Auster
    Acte Sud

    Marco Stanley Fogg revient sur les étranges coïncidences qui ont marqué sa jeunesse, au milieu des années soixante.
    Orphelin à onze ans, il est recueilli par son oncle Victor, le frère de sa mère, un musicien bohème, grand lecteur et amateur de baseball.
    A la mort de celui-ci, devenu un étudiant fauché, il vivote entouré des milliers de livres qu'il a hérité de son oncle, rangés dans des cartons qui meublent son appartement. Il vend les livres au fur et mesure qu'il les lit pour parvenir à ses besoins, survivre.
    Une fois le trésor littéraire évaporé, sans ressources, il est contraint de quitter son refuge. Il erre pendant des semaines dans les rues de New York puis à Central Park, comme un bateau à la dérive, confronté à lui-même.
    A l'article de la mort, son ami Zimmer et Kitty Wu, de qui il tombe éperdument amoureux, le retrouvent et le sauvent in extremis.
    Une fois rétabli, il devient l'homme de compagnie de Thomas Effing, un vieil infirme misanthrope en fauteuil roulant pour qui il écrit sa biographie. Apparaissent d'étranges coïncidences entre la vie des deux personnages. Cette rencontre va bouleverser son existence et ouvrir « sa » boîte de Pandore personnelle.
    A la mort d'Effing, il rencontre son fils Salomon Barber ; ce dernier croyait que son père était mort lors d'un voyage entrepris avant sa naissance.
    Moon Palace, publié en 1989, fait partie des premiers romans de Paul Auster. Toutes les obsessions austeriennes qui alimenteront son œuvre à venir sont déjà présentes dans le récit de Fogg : la solitude, l'errance, le père, le hasard, l'Art et la Beauté - au sens philosophique -, la littérature - lecture et écriture -, la ville de New York, l'argent...
    Il s'agit d'un roman initiatique, identitaire dans lequel le jeune Fogg, confronté à lui-même, seul au monde, Robinson contemporain perdu et abandonné dans la jungle urbaine new-yorkaise, entame un voyage intérieur puis physique ou géographique pour découvrir ses racines, renouer avec son identité ; il tente tout au long de son périple de répondre aux questions essentielles : qui suis-je et d'où je viens ?
    Le roman se construit comme un puzzle dont les pièces sont distribuées au fur et à mesure pour permettre au lecteur de les unir.
    Comme souvent Auster s'embarque dans la narration d'un autre récit dans le récit, dans la construction d'une histoire parallèle - celle de Thomas Effing ou de Salomon Barber - pour décontenancer le lecteur, brouiller les pistes, pour mieux retomber sur ses pieds à la fin.
    C'est l'occasion pour l'auteur de donner une envergure plus philosophique à son récit. Il se penche ainsi sur le sens du Destin - peut-être doit-on même parler de prédestination ou malédiction, comme si tout était déjà écrit et que le clan Barber devait trébucher sans cesse sur la même pierre -, sur le sens de la Beauté - Effing, seul dans sa grotte, perdu dans le désert, dessine, peint, écrit avec une liberté qu'il n'aurait jamais pu expérimenter s'il avait été confronté au regard des autres -.
    Pour parvenir à cet état de lucidité, comme souvent les personnages d'Auster sont confrontés à des situations extrêmes, ils sont au bout du gouffre, touchent de près la mort, connaissent - parfois s'imposent - la douleur physique et morale à la façon d'une expérience mystique, ils côtoient la folie.
    Moon Palace est aussi un roman sur l'errance et la solitude, celles de Fogg - notons le choix du patronyme en hommage au Fogg de Jules Verne -. le voyage qu'il entame au plus profond de lui est multiple. Il se fait d'abord à travers la lecture des livres de son oncle dans son appartement qui rappelle la caverne d'Ali Baba, puis en errant dans les rues de New York ou dans la nature recomposée de Central Park, et enfin à travers la recomposition du puzzle grâce aux rencontres qu'il effectue.
    Finalement, tous les éléments de sa vie en main, fauché - il se fait voler l'argent que lui lègue Barber -, orphelin à nouveau - de père cette fois-ci -, il traverse à pied l'Amérique vers l'Ouest, vers le bout du continent, la fin du monde ; chaque pas le construit un peu plus.
    L'auteur semble nous dire que l'homme doit s'éloigner de la civilisation pour s'accomplir, que la société corrompt son accomplissement ontologique. Il recrée d'ailleurs à travers l'errance de Fogg et le roman de Barber, le sang de Képler, dont il rapporte l'argument, un clin d'œil au mythe du bon sauvage de Rousseau.
    Moon Palace - du nom du restaurant chinois dont Fogg observait l'enseigne de sa fenêtre - fait partie des grands romans de Paul Auster, un récit intrigant placé sous le signe de la lune - les coïncidences et parallèles avec le terme moon et son évocation sont nombreuses -.
    C'est à la fois un roman d'aventures, un roman initiatique mais aussi un livre qui développe une dimension à la fois humaniste et existentialiste.
    L'écriture fluide, l'utilisation singulière du traitement de la temporalité, les nombreuses références culturelles - littérature, peinture, sciences, architecture... -, l'ambition philosophique du récit, la construction particulière - très austerienne - des personnages, les rebondissements permanents et les digressions narratives sont quelques uns des arguments qui font de Moon Palace un beau moment de lecture.
    Le Paul Auster 1989 est un très bon cru que nous conseillons vivement.

    http://faranzuequearrieta.free.fr

    Lien : http://faranzuequearrieta.skyrock.com/3087306965-Moon-Palace-de-Paul..
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    Critique de qualité ? (2 votes positifs)
    • Livres 5.00/5
    Par sentinelle, le 10 décembre 2010

    sentinelle
    Quelques commentaires après me relecture de Moon Palace. J'y ai retrouvé tout ce qui m'avait initialement charmé lors de mes premières lectures du roman : le road movie avec le temps qui passe, les rencontres et les séparations au fil des errances, les rites de passage, les quêtes initiatiques et l'exploration de nouveaux territoires, les mises en abymes, la récursivité via les notices biographiques et la présence d'un roman dans le roman mais aussi le sentiment de solitude, la mort, la question de la subsistance et de l'argent pour y subvenir, la quête de l'identité, l'usurpation d'identité, la paternité et la filiation, la transmission, la fuite et la rupture, le hasard et les coïncidences, la manque de repères, enfin bref toutes les thématiques habituelles de Paul Auster condensées avec bonheur dans ce roman qui représente toujours à mes yeux la quintessence de son œuvre.
    Mais aussi présents que soit la lune ou ce sentiment d'étrangeté et de singularité dont ne se départissent jamais ces personnages principaux, Paul Auster nous convie avant tout à un road movie typiquement américain. Aussi nous amène-t-il, en quelques coups de pinceaux à peine ébauchés, vers quelques hauts faits historiques américains tels que l'expédition Donner, les Palmer raids, le lynchage des Wooblies, la colonie perdue de Roanoke etc etc
    Mais il y a surtout un personnage historique essentiel dont l'ombre plane constamment au-dessus du roman qui n'est autre que Nikola Tesla, cet inventeur un peu fou tant par son intelligence que par ses particularités et son originalité. Comment ai-je pu passer à côté de Tesla au cours de mes lectures précédentes ? Ce personnage romanesque à souhait hante ce roman à plusieurs reprises, mais comment aurait-il pu en être autrement tant Tesla représente le personnage austérien par excellence s'il n'avait réellement existé ? En évoquant le médiocre Julian Hawthorne (le fils de Nathaniel Hawthorne), Paul Auster rappelle que de nombreux contemporains de Tesla voyaient en lui un extra-terrestre chargé d'une mission divine de communication avec les humains. Référence une nouvelle fois à l'étrangeté, à l'incommunicabilité, à la solitude d'un homme pas comme les autres, totalement en marge de la société consumériste et scientifique, Paul Auster ne pouvait pas passer à côté d'une telle figure mythique américaine.
    Moon Palace est un roman qui peut se lire et se relire sans fin tant de nombreuses références historiques, symboliques et philosophiques jalonnent toute l'œuvre. On est certain d'y découvrir à chaque fois un nouvel élément qui nous avait avait échappé, un clin d'œil, une référence. Je n'en ai décidément pas encore terminé avec ce roman
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    Critique de qualité ? (3 votes positifs)
    • Livres 4.00/5
    Par Woland, le 26 décembre 2007

    Woland
    Avant de connaître le succès, Paul Auster a vu pas mal de ses manuscrits lui revenir, notamment celui d'un roman policier qu'il voulait publier sous le pseudonyme de "Paul Benjamin." De lui, j'ai lu jadis - et il faudrait donc que je la relise - sa "Trilogie new-yorkaise." Mais je me suis tout d'abord replongée dans "Moon Palace", livre étrange et quasi hypnotique (comme nombre de romans de l'auteur) où le thème du voyage, ou plutôt de l'errance, se conjugue avec la quête de l'identité.
    Le héros, qui est né de père inconnu, a reçu à la naissance le nom de Marco Stanley Fogg. Et même si son patronyme fut en fait imposé à ses grands-parents lorsqu'ils abordèrent à Ellis Island, il n'en reste pas moins vrai qu'il est aussi celui du personnage principal du "tour du monde en 80 jours" de Jules Verne. Avec Marco (Polo) et Stanley ("Dr Livinstone, I suppose ?") en attelage, on comprend dès le début que notre héros va se déplacer pas mal.
    Plus précisément, il erre. Non seulement par la ville de New-York, lorsque la mort de son oncle Victor, le clarinettiste, le prive de sa dernière source sûre de ressources mais aussi dans sa tête. Car Marco Fogg, brillant mais solitaire dans l'âme, est loin d'être une âme simple. C'est un rêveur qui, dès le premier ou deuxième chapitre, nous confie son amour pour Cyrano de Bergerac, à qui l'on doit un "Voyage sur la Lune" littéraire aussi fantastique que le sera, bien plus tard, la version du même sujet, revue et corrigée par Georges Méliès. Pas étonnant, dans ces conditions, qu'il soit frappé par cet hôtel nommé "Moon Palace" dont il voit l'enseigne clignoter non loin de chez lui. Ou encore par une phrase sibylline, mêlant Soleil, Lune et Terre, dénichée dans un beignet chinois.
    Il y a du suicidaire qui ne s'avoue pas chez Marco Fogg - ou alors si brièvement qu'on a à peine le temps de s'en apercevoir. Un enfant désespéré et assoiffé qui cherche, qui cherche ... on ne sait trop quoi, on ne sait trop qui mais certainement ses racines et l'image du Père.
    Par un concours de circonstances purement romanesque, il va faire la connaissance du riche Thomas Effing, vieillard fortuné et à demi-aveugle, qui se déplace en fauteuil roulant et recherche un secrétaire pour lui lire livres et journaux et pour, un jour, écouter le récit de sa vie et en faire une "notice nécrologique." Et à partir de là, Fogg finira par retrouver son propre père pour le perdre cette fois définitivement.
    L'univers de Paul Auster a quelque chose de glacé, d'hypnotique et, malgré les paysages urbains récurrents qu'on y retrouve, de profondément introverti. Il traque la plus menue de ses émotions et de celles de ses personnages, toutes liées à sa Quête - oui, on est tenté d'y mettre la majuscule. C'est ainsi que, dans la "Cité de verre", on ne sait plus très bien qui est qui. Et bien que cela ne soit pas le cas dans "Moon Palace", il y a tout de même là-dedans quelque chose d'angoissant et aussi de désespéré, quelque chose qui tremblote et se dérobe dès qu'on tente de mettre le doigt dessus.
    Personnellement, j'aime assez. En tous cas dans "Moon Palace." ;o)
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    • Livres 5.00/5
    Par foxofthelibrary, le 12 août 2010

    foxofthelibrary
    M.S. Fogg a toujours vécu seul, seul avec sa mère, seul avec son oncle Victor. Toujours enfermé dans son décalage, dans sa marginalité, Fogg décidera de mettre sa "fin" en place. Il deviendra sdf. Pui sil travaillera chez un certain Thomas Effing, un aveugle paralysé de ses deux jambes qui va révolutionner sa vie.
    Effing le fera voyager mentalement, à l'intérieur de lui même pour l'aider à trouver qui est il vraiment. Après une cette période heureuse de sa vie, Fogg fera la rencontre de Barber, le fils d'Effing, qui se trouve également être son propre père... Après de longues épreuves, la recherche de la caverne d'Effing dans le désert, sa rupture avec Kitty, la mort de Barber,
    Fogg se retrouvera une fois de plus seul. Sans logement, son argent compté, et seul. A marcher dans l'Ouest amércain pendant des semaines, il arrivera aux portes de l'Asie.
    Tout ce chemin parcouru pour se retrouver une fois de plus seul avec lui même. Prêt à démarrer une nouvelle vie.
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Citations et extraits

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  • Par sentinelle, le 05 décembre 2010

    Une borne à incendie, un taxi, une bouffée de vapeur surgissait d'un trottoir - ils m'étaient familiers, il me semblait les connaître par coeur. Mais c'était compter sans leur mutabilité, leur manière de se transformer selon la force et l'angle de la lumière, la façon dont leur aspect pouvait être modifié par ce qui arrivait autour d'eux : un passant, un coup de vent soudain, un reflet inattendu. Tout se mouvait en un flux constant, et si deux briques, dans un mur, pouvaient se ressembler très fort, à l'analyse elles ne se révéleraient jamais identiques. Mieux, une même brique n'était jamais la même, en vérité. Elle s'usait, se délabrait imperceptiblement sous les effets de l'atmosphère, du froid, de la chaleur, des orages qui l'agressaient, et à la longue, si on pouvait l'observer au-delà des siècles, elle disparaîtrait. Tout objet inanimé était en train de se désintégrer, tout être vivant de mourir. Mon cerveau se prenait de palpitations lorsque je pensais à tout cela et me représentais les mouvements furieux et désordonnés des molécules, les incessantes explosions de la matière, les collisions, le chaos en ébullition sous la surface de toutes choses.
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  • Par sentinelle, le 07 décembre 2010

    On ne peut pas savoir où l'on est sur cette terre, sinon par rapport à la Lune ou à une étoile. L'astronomie vient d'abord ; les cartes du territoire en découlent. Juste le contraire de ce qu'on attendrait. Si on y pense assez longtemps, on en a l'esprit chamboulé. Ici n'existe qu'en fonction de là ; si nous ne regardons pas en haut, ne ne saurons jamais ce qui se trouve en bas. Méditez ça, mon garçon. Nous ne nous découvrons qu'en nous tournant vers ce que nous ne sommes pas. On ne peut poser les pieds sur le sol tant qu'on n'a pas touché le ciel.
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  • Par wictoria, le 26 avril 2012

    Cette histoire est l'une des dernières que Barber m'ait racontée, et elle m'a brisée le coeur. Je comprenais la réaction de Victor et, devant l'attachement dont elle témoignait à mon endroit, je me trouvais emporté par un tourbillon de sentiments - le regret déchirant de mon oncle, le deuil de sa mort éprouvé à nouveau. Mais en même temps, la fristration, l'amertume en évoquant les années perdues. Car si Victor avait répondu à la seconde lettre de Barber au lieu de s'ennfuir, j'aurai pu découvrir mon père dès 1959. On ne peut reprocher à personne ce qui s'est passé, mais ce n'en est pas moins difficile à accepter. C'est un enchaînement de connexions manquantes ou mal synchronisées, de tâtonnements dans l'oscurité. Nous nous trouvions toujours au bon endroit au mauvais moment, nous nous manquions toujours à peine, toujours à quelques milimètres de comprendre la situation dans son ensemble. Cette histoire se résume ainsi, je pense. Une série d'occasions ratées. Tous les morceaux se trouvaient là depuis le début, mais personne n'a su les rassembler.
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  • Par sentinelle, le 29 novembre 2010

    Nos vies sont déterminées pas de multiples contingences, déclarai-je, en essayant d'être aussi succinct que possible, et nous luttons chaque jour contre ces chocs, ces accidents, afin de conserver notre équilibre. Il y a deux ans, pour des raisons philosophiques et personnelles, j'ai décidé de renoncer à cette lutte. Ce n'était pas par envie de me tuer - n'allez pas croire ça - mais parce qu'il me semblait que si je m'abandonnais au chaos de l'univers, l'univers me révèlerait peut-être en dernier ressort une harmonie secrète, une forme, un plan, qui m'aideraient à pénétrer en moi-même. La condition était d'accepter les choses telles qu'elles se présentaient, de se laisser flotter dans le courant de l'univers. Je ne prétends pas y avoir très bien réussi. En fait, j'ai échoué lamentablement.
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  • Par Anassete, le 21 mars 2012

    C'était l'été où l'homme a pour la première fois posé le pied sur la Lune. J'étais très jeune en ce temps-là, mais je n'avais aucune foi dans l'avenir. Je voulais vivre dangereusement, me pousser aussi loin que je pourrais aller, et voir ce qui se passerait une fois que j'y serais parvenu.
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