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> Christine Le Boeuf (Traducteur)

ISBN : 2868698921
Éditeur : Actes Sud (1993)


Note moyenne : 3.92/5 (sur 548 notes) Ajouter à mes livres
Résumé :
"Rien ne saurait étonner un Américain." Telle est l’épigraphe empruntée à Jules Verne par laquelle Paul Auster invite le lecteur à suivre les tribulations de son héros. Marco Stanley Fogg raconte ici les circonstances étranges qui ont marqué le commencement de sa vie, d... > voir plus
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Critiques, analyses et avis

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    • Livres 4.00/5
    Par LiliGalipette, le 16 juillet 2012

    LiliGalipette
    Orphelin de mère et abandonné par son père, M. S. Fogg a été élevé par son oncle Victor. Quand M. S. est suffisamment grand pour vivre seul, Victor part sur les routes avec un groupe de musique, léguant de son vivant tous ses livres à son neveu, soit 1492 ouvrages. Seul à New York dans un appartement minable, sans ressource et refusant de travailler, M. S. vend tous les livres de son oncle après les avoir lus. le jeune homme décide d'atteindre un niveau de conscience supérieur en laissant sa vie se dérouler sans rien tenter pour enrayer sa chute. « Je ferais de ma vie une œuvre d'art, me sacrifiant à ce paradoxe raffiné : chaque souffle de vie me préparerait à mieux savourer ma propre fin. » (p. 42) Seul, pauvre et sublimement désespéré, M. S. attend l'éclipse de lui-même.
    Pendant des semaines, il erre dans Central Park, se nourrissant de ce qu'il trouve dans les poubelles et de ce que lui offre la générosité des passants. « J'étais la preuve vivante que le système avait échoué, que le pays béat et suralimenté de l'abondance se lézardait enfin. » (p. 103) Arrivé aux portes de la vie, l'expérience de Fogg s'achève grâce à l'aide de son ami Zimmer et de la jolie Kitty. Une fois remis, M. S. trouve un emploi d'homme de compagnie pour un vieillard aveugle, infirme et fantasque. Au service de Thomas Effing, M. S. apprend à se servir des mots pour dire les choses vraies. « Les mots ont plus d'exigences que cela, on rencontre trop d'échecs pour se réjouir d'un succès occasionnel. » (p. 195) Au-delà des mots qu'il lit et des choses qu'il décrit, le jeune homme doit aussi apprendre à écouter. le vieux Effing souhaite écrire sa nécrologie avant sa mort. Mais pour ce faire, il entreprend le récit de ses jeunes années et raconte comment il est devenu ce vieil homme aveugle et paralytique. Finalement, dans la troisième partie du roman, M. S. Fogg retrouve son père et retrace toute l'histoire familiale.
    Pas facile de se retrouver dans ce roman polymorphe. Ce qui semble d'abord être le récit initiatique de Fogg devient la métamorphose d'Effing qui aboutit à l'éclosion finale de Fogg. Au gré des récits enchâssés, la mythologie familiale dont est issu M. S. Fogg se dessine et le hasard en est bien absent. Des années 1960 aux années 1970, le jeune homme accomplit plusieurs révolutions, mais pas autour du soleil : autour de la lune. L'astre de nuit est omniprésent, qu'il s'agisse d'une enseigne lumineuse ou du message contenu dans un biscuit chinois. J'ai assez peu compris cette obsession pour la lune, mais il est certain qu'elle influence sans fin l'existence de M. S. Fogg.
    Même si beaucoup d'éléments m'ont échappé, j'ai aimé cette lecture et l'écriture de Paul Auster. Voilà un texte assez tordu qui devrait plaire aux adeptes du genre.
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    • Livres 4.00/5
    Par latina, le 11 novembre 2012

    latina
    Paul Auster frappe fort !
    Il fait subir à ses personnages des dommages irréversibles et à la fois catalyseurs de leur (re)construction : la paternité manquée, la mère manquante, l'orphelin branlant ou démoli aidé par l'oncle ou la tante compatissant, le tout sous le signe de la Lune, récurrente…
    Oui, Paul Auster n'y va pas par quatre chemins. le héros, Marcus Stanley Fogg connaît des expériences qui vont le conduire à l'extrême limite de ses capacités humaines, physiques ou mentales. Il rencontre des gens qui marquent sa vie à jamais, car complètement extraordinaires, dérangeants, aussi bien physiquement que mentalement.
    Dans quelles situations inhabituelles plonge-t-il ses personnages! La famine, l'obésité monstrueuse, la solitude effroyable, la réclusion volontaire dans une grotte, les comportements marginaux frôlant l'asociabilité, le dévouement intense…Je les ai suivis avec exultation (mais dans certains cas, je me suis sentie abandonnée, mise complètement de côté, et là, c'est l'ennui total).
    « On n'a pas souvent l'occasion de se conduire de façon aussi extravagante, et je suis content de n'avoir pas laissé échapper celle-là. » Cette phrase prononcée par un des personnages résume tout à fait le propos de ce roman !
    Et pour couronner le tout, très souvent, je me suis laissé emporter par la jubilation intellectuelle, provoquée par l'esprit fin, spirituel, intelligent et iconoclaste de l'auteur. La vie, telle qu'elle est, lui est prétexte à développements pénétrants auxquels je ne peux qu'adhérer.
    La connexion, la stupéfaction, l'essoufflement, l'euphorie…Tout cela, je l'ai ressenti avec « moon palace ». Oui, Paul Auster a frappé fort !
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    • Livres 5.00/5
    Par Yggdrasil, le 23 juin 2013

    Yggdrasil
    « Rien ne saurait étonner un américain », avertit l'auteur en préambule, citant Jules Verne. Mais alors quid d'un pauvre petit français comme moi ? Serai-je surpris, époustouflé, abasourdi ou alors indifférent, blasé? Une chose est certaine, avec moon palace, on tient un livre typiquement américain. Un livre, ou plutôt des livres tant les mises en abyme sont nombreuses dans ce récit.
    le narrateur porte un regard lointain et amusé sur ses mémoires, nous ouvrant les tiroirs de sa vie, de son destin. Il est des destins qui sont tout tracés, alors, quand on s'appelle Marco Stanley Fogg, l'héritage se fait terriblement pesant. L'aventure résonne dans votre tête, vous invitant incessamment au voyage. Pourtant, Auster ne nous emmènera pas faire un, mais trois voyages. Sans bouger, Fogg vivra de nombreux cheminements, de multiples vies. Personnage hors norme, ce jeune étudiant nous entrainera aux fins fonds de son être, dans une introspection viscérale, aux confins de l'altération, entre folie et imaginaire, seul, affamé , au bout de ses idées, alors que la mort lui tend ses bras, c'est finalement la vie qui sortira victorieuse de cette lutte entre l'homme et la nature, contre la solitude et l'indifférence, entre la folie et la raison. Comme beaucoup d'entre nous, Fogg crée son néant, s'obligeant à y vivre, on finit alors par s'enfouir dans notre solitude, s'en remettant au hasard, à la fatalité, à l'inexorabilité de la vie. Si Fogg en ressort grandit, ce n'est pas toujours le cas pour tous ces Fogg qui parfois se perdent dans les dédales de Central Park, dans les méandres de leur âme, de leur vie, dans ces profondeurs abyssales, ces interrogations.
    moon palace c'est aussi le livre des contraires, des conflits, des jeux de miroir et des mises en abyme, des quêtes identitaires ou initiatiques. C'est une opposition permanente entre lumière naturelle (la Lune), lumière artificielle (Edison/ Tesla). le roman débute et se clôt avec l'astre lunaire, le cycle de la lune qui revient inlassablement, de façon identique, tandis que la vie et l'histoire bougent, changent constamment. Un livre remplit de pistes et d'interrogations, de hasards, de coïncidences. C'est la vie de trois reclus, Fogg, prisonnier de sa pauvreté, abandonné dans Central Park, dans sa vacuité, Effing, le vieillard, immobile dans sa chaise, prisonnier dans ses souvenirs, ses identités, ses meurtres et de Barber, séquestré par son corps difforme, et par un amour de jeunesse. Trois solitudes, trois itinéraires qui se répètent à des périodes différentes. Trois récits labyrinthiques entre rêve et réalité, trois quêtes où hasard, nihilisme et anéantissement tissent leur toile et se défont au fil du temps.
    On est soumis à des sentiments contraires, on se prend à détester à tour de rôle, Effing, l'impotent despote au passé tumultueux, Barber, le libidineux nonchalant et apathique, Fogg l'étudiant insouciant et irréfléchi, pour finalement éprouver de l'empathie pour ces hommes brisés par le destin, la déréliction. On ne peut que se reconnaitre dans un Effing, un Barber, ou un Fogg, dans ces protagonistes éperdus, isolés mais généreux, à la recherche de leur but, de leur vie.
    On ne peut réfuter le parallèle avec une autre œuvre de Paul Auster, L'Invention de la solitude. Alors, austère le Paul ? Au final un livre magistral, à la lecture duquel plus rien ne saurait nous étonner. Alors si comme moi, vous vous sentez une âme de Fogg, naufragé solitaire de la vie, en constante interrogation, laissez-vous tenter par le talent incroyable de conteur de l'auteur. Embarquez dans ces paysages ensorcelants, ces déserts mortifères, dans ce New-York extravagant et intrigant, mystérieux et captivant, capable de vous porter aux nues un jour et de vous lapidez dans la foulée.
    Pour Paul Auster écrire est une question de survie, d'obsession. Obsession et survie, deux thèmes qui se retrouvent justement dans Moon Palace. Un véritable coup de ventricule gauche et d'oreillette droite à relire encore et encore…
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    • Livres 4.00/5
    Par Luniver, le 02 décembre 2012

    Luniver
    L'enfance de Marco Stanley Fogg a été troublée : fils d'une mère célibataire, et devant supporter les réprobations muettes qui en découle, il devient orphelin à onze ans. Il est alors élevé par son oncle Victor, personnage un peu fantasque et insouciant, amoureux des livres et de la musique.
    Son oncle meurt à son tour pendant ses études. Il lui laisse des dizaines de cartons de livres dont Marco se servira comme meuble, et un peu d'argent, mais pas suffisamment pour mener ses études à terme. Plutôt que d'essayer de trouver une solution pour s'en sortir, Marco décide de se laisser aller, et de supporter son destin sans broncher. Ses repas se font de plus en plus rares, et il termine comme sans-abris dans Central Park.
    Sauvé de justesse par ses amis, et après quelques mois de récupération, il trouve un travail chez Effing, un vieil homme en chaise roulante, tyrannique et lunatique, qui lui raconte sa vie. Commence alors pour Marco un récit de voyage qui viendra s'entremêler avec sa propre quête d'identité.
    Ce livre est difficile à décrire : on suit plusieurs vies, qui se croisent, s'influencent, sans avoir l'air d'y toucher. Un roman déconcertant, mais d'une grande humanité.
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    • Livres 5.00/5
    Par bina, le 20 juin 2013

    bina
    MOON PALACE croise différents parcours de vie, en apparence dissemblables, mais pas tant que ça.
    Dans un premier temps, nous plongeons dans la vie de MS Fogg. Parcours familial chaotique, orphelin de bonne heure, élevé par son oncle musicien. Lorsque celui-ci décède, il lui lègue ses biens livresques et sa clarinette, un peu d'argent, mais cela ne suffira pas à le faire vivre bien longtemps. Refusant de travailler, Fogg plonge dans la marginalité et devient SDF à Central Park. Sauvé par deux amis de justesse, il reprend des forces puis trouve un poste de garde malade auprès d'un vieil handicpé excentrique, Thomas Effing.
    Nous voilà plongés cette fois dans une autre vie, un autre parcours particulier, que nous dévoile celui qui l'a vécu lors de la préparation de sa notice nécrologique. Oui, on n'est jamais mieux servi que par soi-même.
    Mais qui est vraiment Thomas Effing? Combien de vie a-t-il eu? Son parcours de peintre dans le désert américain le conduit aussi au seuil de la mort, dans un décors de western. ''Mieux valait qu'on le croit mort, lui aussi, car au moins son honneur serait sauf, et personne ne saurait à quel point il s'était montré faible et irresponsable. C'est à ce moment-là que Julian Barber a été oblitéré".
    Le parcours réel de vie de ces deux hommes est différent, mais le parcours psychologique de ces deux blessés de la vie se rejoint. Central Park pour Fogg est le désert d'Effing, où ''le seul lieu où vous existez vraiment est dans votre propre tête". de Julian Barber à F-ing Thomas, il n'y a qu'un bon de quelques mois, lourd de conséquences.
    MS Fogg fini par apprécier ce vieil homme au caractère si insupportable. car malgré cette différence de génération, le lien du sang est le plus fort.
    Pourquoi?
    Non, je ne vous dirai pas tout. A vous de lire.
    Sachez que dans cet ouvrage, Paul Auster se fait le champion de la quête d'identité et des coincidences qui n'en sont pas. Il faut avoir un vécu pour être en mesure de rassembler les morceaux du puzzle de la vie.Quitte à changer de direction et à prendre un nouveau départ, comme Fogg.
    C'est le premier livre de Paul Auster que je lis, et il faut vraiment se plonger dedans, être attentif aux personnages, à leur ressenti, à leur psychologie. Une lecture décousue ne permet pas de comprendre l'histoire dans sa globalité. J'ai passé un très bon moment avec cet ouvrage, car c'est aussi, à travers le parcours de ces deux hommes, un livre riche en réflexions sur la société. Plusieurs décennies sont survolées, permettant à l'auteur d'aborder aussi bien les arts et la société dans les années trente, que d'apporter des réflexions sur Hiroshima et le progrès.
    Un grand bravo pour la psychologie des personnages, mais aussi pour certains passages de la vie d'Effing, pleins d'humour.
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Citations et extraits

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  • Par EosMayonnaise, le 17 avril 2014

    J'avais perdu la capacité de prévoir, et j'avais beau m'appliquer à tenter d'imaginer l'avenir, je ne le voyais pas, je ne voyais rien du tout. Le seul futur qui m'appartînt jamais était le présent que j'étais en train de vivre et la lutte pour y demeurer avait peu à peu pris le pas sur tout le reste. Je n'avais plus d'idées. Les instants se déroulaient l'un après l'autre, et l'avenir m'apparaissait à tout moment comme une page blanche, vide, une page d'incertitude. Si la vie était une histoire, [...] et si chaque homme était l'auteur de sa propre histoire, alors j'inventais la mienne au fil du chemin. Je travaillais sans scénario, j'écrivais chaque phrase comme elle se présentait et refusais de penser à la suivante. C'était bel et bon, sans doute, mais la question n'était plus de savoir si je pouvais écrire dans l'inspiration du moment. Cela, je l'avais fait. La question était : que devrais-je faire lorsque je me trouverais à court d'encre?
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  • Par EosMayonnaise, le 17 avril 2014

    C'est tout ce que je mérite, me dis-je. J'ai créé mon néant, il me faut maintenant y vivre.

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  • Par EosMayonnaise, le 16 avril 2014

    La seule action de ne rien faire me paraissait considérable, et c'est sans aucun scrupule que je laissais les heures s'écouler dans l'oisiveté.

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  • Par EosMayonnaise, le 16 avril 2014

    "Une voix transmise électriquement n'est pas réelle, affirmais-je. Nous nous sommes tous habitués à ces simulacres de nous-mêmes, mais si on veut bien y réfléchir, le téléphone est un instrument de distorsion et de fabulation. C'est la communication entre des fantômes, la sécrétion verbale d'esprits dépourvus de corps. J'ai envie de voir la personne à qui je parle. Si je ne peux pas, je préfère ne pas parler."
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  • Par latina, le 04 novembre 2012

    Dans les rues, tout n'est que corps et commotions et, qu'on le veuille ou non, on ne peut y pénétrer sans adhérer à un protocole rigoureux. Marcher dans une foule signifie ne jamais aller plus vite que les autres, ne jamais traîner la jambe, ne jamais rien faire qui risque de déranger l'allure du flot humain.
    Si on se conforme à ce jeu, les gens ont tendance à vous ignorer. Un vernis particulier ternit les yeux des New-Yorkais quand ils circulent dans les rues, une forme naturelle, peut-être nécessaire, d'indifférence à autrui.
    Par exemple, l'apparence ne compte pas. Tenues extravagantes, coiffures bizarres, T-shirts imprimés de slogans obscènes - personne n'y fait attention.
    En revanche, quelque accoutrement qu'on arbore, la façon dont on se comporte est capitale. Le moindre geste étrange est immédiatement ressenti comme une menace. Parler seul à voix haute, se gratter le corps, fixer quelqu'un droit dans les yeux : de tels écarts de conduite peuvent déclencher dans l'entourage des réactions hostiles et parfois violentes.
    On ne peut ni trébucher ni tituber, il ne faut pas se tenir aux murs, ni chanter, car toute attitude spontanée ou involontaire provoque à coup sûr des regards durs, des remarques caustiques, et même à l'occasion une bourrade ou un coup de pied dans les tibias.
    Par contraste, (dans un parc), personne se s'y étonnait qu'on s'étende sur l'herbe pour s'endormir en plein midi. Personne ne tiquait si l'on restait assis sous un arbre à ne rien faire, si l'on jouait de la clarinette, si l'on hurlait à tue-tête.
    Les mêmes choses qui auraient inquiété les gens dans la rue n'étaient ici considérées qu'avec une indifférence amusée. Les gens se souriaient et se tenaient par la main, pliaient leurs corps en postures inhabituelles, s'embrassaient.
    C'était vivre et laisser vivre, et du moment qu'on n'intervenait pas directement dans l'existence des autres, on était libre d'agir à sa guise.
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