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> Christine Le Boeuf (Traducteur)

ISBN : 2253139076
Éditeur : Le Livre de Poche (1996)


Note moyenne : 3.77/5 (sur 516 notes) Ajouter à mes livres
Résumé :
Comment et pourquoi Benjamin Sachs, jeune écrivain talentueux des années Reagan, est-il devenu le poseur de bombes qui plastique l'une après l'autre les multiples statues de la Liberté ornant les villes américaines? C'est à cette question que cherche à répondre son ami ... > voir plus
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Critiques, analyses et avis

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    • Livres 5.00/5
    Par michemuche, le 02 août 2014

    michemuche
    Après Joyce Carol Oates, Stefan Zweig , F Scott Fitzgerald, Faulkner je poursuis mon périple en terre inconnue.
    Ouvrir un livre c'est un peu comme découvrir un nouveau monde, jouer les explorateurs. Cette fois je suis parti à la découverte de Paul Auster et son "Léviathan ".
    Cet auteur m'a séduit tant par le style que par la trame de l'histoire.
    Ce roman est pour moi un hommage à l'amitié; pas l'amitié virtuelle comme Facebook non je veux dire l'amitié avec un grand A.
    Le roman commence par la mort de Ben Sachs dans l'explosion de sa bombe.
    On va découvrir sa vie grâce à Peter Aaron autre écrivain. Leurs rencontre dans un bar, leur amitié naissante, le même désir de partage .
    Au fil des chapitres la psychologie de Ben devient plus complexe laissant Peter dans le désarrois. Léviathan c'est l'Amérique, l'Amérique des coups tordus l'Amérique des années 80 de Ronald Reagan.
    Sachs va devenir terroriste et s'attaquer au symbole de l'Amérique la statue de la liberté. Dans ce roman tous les personnages sont intéressants, ils vont apporter au fil du récit un morceau de la vie de Ben, leurs joies, leurs souffrances.
    Je voulais terminer cette critique par une citation de Paul Auster : "ma mission d'écrivain c'est de faire ressentir ce qu'est un être humain."
    Je voulais saluer mon ami FX qui m'aide à élargir mon univers littéraire.
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    • Livres 5.00/5
    Par NCJ, le 09 mai 2014

    NCJ
    Un inconnu a été mis en pièces par l'éclatement d'une bombe. Convaincu qu'il s'agit de Ben, Peter rédige un compte-rendu biographique de son ami, écrivain comme lui, presque son alter ego... Sous couvert d'une captivante enquête psychologique soutenue par une écriture remarquablement limpide se profile l'interrogation existentielle d'un écrivain américain contemporain qui dresse l'état des lieux.
    Comme pour les autres romans de Paul Auster, je suis admirative devant la qualité de la description des protagonistes qui s'étend jusqu'à l'intimité.
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  • Par petitegenisse, le 24 juin 2010

    petitegenisse
    (Cette critique met en parallèle Leviathan de Paul Auster et la tache de Philippe Roth).
    A environ dix ans d'intervalle, Auster précédant Roth, la proximité entre ces deux romans me semble saisissante.

    Léviathan est mon premier Paul Auster. Il fallait bien que je lise quelque chose de lui un jour et on m'a offert Léviathan. Il est resté un moment sur mon étagère, la quatrième de couverture me donnant peu envie de me plonger dans une intrigue que je pensais, à tort, politico-terroriste. Et puis je l'ai ouvert. J'ai commencé à remonter la vie de Benjamin Sachs, écrivain, qui meurt dès le début dans l'explosion d'une bombe artisanale. C'est Peter Aaron, un de ses amis, écrivain également, qui me sert de guide dans la vie de Sachs. La narration est faite de va-et-vient, d'incursions et de digressions, et tente de saisir l'insaisissable Sachs.

    la tache est également le récit de la vie de Coleman Silk, universitaire, mis au ban de l'Université pour propos racistes, au ban de la société pour sortir avec une femme de ménage de la fac, de 40 plus jeune que lui, un peu paumée, un peu analphabète, mais très sexuelle. C'est son voisin, écrivain, qui est ici le narrateur.

    Des points communs entre ces deux romans, il y en a - je ne les aurais pas rassemblées sinon : deux oeuvres majeures de la littérature américaine, milieux intellectuels, un narrateur écrivain qui retrace la vie d'un personnage charismatique, un titre qui est aussi celui du roman qu'écrivent ces narrateurs, une narration sur le mode de l'exhumation des souvenirs, du puzzle à reconstituer, une galerie de personnages secondaires...
    Mais là où Auster déroule une quête assez égale et sans véritable sursaut littéraire - c'est-à-dire cette émotion de l'écriture qui soudain vous happe et vous fait lâcher un "Waouh!" ou plutôt dans mon cas un "putain!" - Roth écrit quelques pages sublimes, où on sent soudain que les mots disent plus qu'une histoire. Je pense notamment au premier monologue de Les Farley (l'ex mari de la copine de Coleman et ancien du Vietnam), texte d'une beauté violente, qui coupe le souffle par sa puissance, la page qui devient rage. Beaucoup d'humour également chez Roth ; les pages sur Delphine, l'universitaire française sont un régal.
    Chez Auster, c'est un personnage, que j'ai particulièrement apprécié, celui de Maria, photographe, qui côtoie d'abord le narrateur puis Sachs. Artiste électron libre, qui vit la vie et la création comme une série d'expériences, se perdant pour mieux se trouver, attachante et horripilante. Je me disais que c'était elle la vraie création d'Auster. Jusqu'à ce matin, où j'ai appris que ce personnage était directement inspiré par Sophie Calle.
    Vous hésitez entre les deux ? Lequel lire en premier... Je dirai la tache, si vous n'êtes pas rebuté par une énième histoire en milieu universitaire (pour le début en tout cas). Pour Auster, ce ne fut pas une révélation, mais ça ne m'a pas non plus fermé les portes de cet auteur. Et c'est un drôle de bilan : j'ai préféré la tache sans forcément avoir envie de lire autre chose de Philip Roth, Léviathan m'a un peu ennuyé mais m'a donné envie de lire autre chose de Paul Auster. Cherchez l'erreur.
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    • Livres 5.00/5
    Par EosMayonnaise, le 01 mars 2013

    EosMayonnaise
    Passé la colère des fins en queue de poisson de la trilogie newyorkaise, j'ai finalement racheté quelques romans d'Auster, par curiosité, parce que malgré tout la plume de cet homme m'a vraiment fascinée.
    Parce que j'aime son écriture, j'aime ses histoires, l'atmosphère particulière dans laquelle il nous plonge.
    Et cette histoire a une fin, et c'est absolument magnifique! Très bon signe cette fois, ça me fait mal au coeur de le refermer.
    Je ne vais rien dire sur l'histoire. J'avais à peine lu la quatrième de couverture, et j'avoue que c'est un vrai bonheur de découvrir ces personnages au fur et à mesure. Donc je ne dirai rien, si ce n'est que cet auteur est mon nouveau coup de coeur!
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    • Livres 3.00/5
    Par Dosamuse, le 05 juillet 2013

    Dosamuse
    C'est fin, c'est bien écrit, c'est tordu à souhait ! Les personnages sont complètement barrés. On aime ou on n'aime pas mais on ne peut s'empêcher de se demander 'Comment a-t-il pu imaginer un personnage pareil?' (et on se pose la question plusieurs fois vu qu'il y a plusieurs personnages).
    Et puis dans ce roman, Paul Auster va jusqu'au bout de ses idées aussi bizarres soient-elles. Il ne nous laisse pas planté au milieu d'une impasse avec un de ses personnages ne sachant quoi en faire (La nuit de l'oracle m'avait laissé un gout d'inachevé). La réconciliation est réussie !
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Citations et extraits

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  • Par clarinette, le 22 mai 2012

    L'époque Reagan commençait. Sachs continuait de faire ce qu'il avait toujours fait, mais dans le nouvel ordre américain des années quatre-vingt, sa position tendait à se marginaliser. S'il ne manquait pas de lecteurs, leur nombre se réduisait néanmoins et les revues qui le publiaient devenaient de plus en plus obscures. De façon presque imperceptible, il en vint à être considéré comme dépassé, comme décalé par rapport à l'esprit du temps. Le monde autour de lui avait changé, et dans le climat ambiant d'égoïsme et d'intolérance, d'américanisme débile et triomphant, ses opinions rendaient un son étrange de raideur et de moralisme. Il était déjà assez inquiétant que la droite fût partout en pleine progression ; l'écroulement de toute réelle opposition à cette droite paraissait à Sachs plus inquiétante encore. Le parti démocrate s'était effondré ; la gauche avait pratiquement disparu ; la presse était muette. L'autre bord s'était soudain approprié tout les arguments, et élever la voix contre lui passait pour de mauvaises manières. Sachs continuait à exprimer ses idées, à affirmer haut et fort ce qu'il avait toujours cru vrai, mais de moins en moins de gens prenait la peine de l'écouter. Il prétendait que cela lui était égal, mais je voyais bien que le combat l'épuisait et qu'alors même il tentait de trouver un réconfort dans la conviction d'avoir raison, il perdait peu à peu confiance en lui.
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  • Par Dosamuse, le 24 juin 2013

    Le pénitencier fédéral de Danbury, Connecticut. J'ai résidé dans cet hôtel pendant dix-sept mois (...) Vous n'avez aucun souci à vous faire là-dedans. On vous sert trois repas par jour, vous n'avez pas besoin de vous occuper de votre lessive, toute votre vie est planifiée d'office. Vous seriez étonné par la liberté que ça procure.

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  • Par michemuche, le 22 juillet 2014

    Un mur me sépare de mes propres pensées, je me sens coincé dans un no man's land entre sentiment et articulation, et en dépit de tous mes efforts pour tenter de m'exprimer, j'arrive à mieux qu'un bégaiement confus.

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  • Par DAYTONA, le 09 août 2014

    J'ai toujours été un bûcheur, un type qui s'angoisse et se débat à chaque phrase, et même les meilleurs jours je ne fais que me traîner, ramper à plat ventre tel un homme perdu dans le désert. Le moindre mot est pou moi entouré d'arpents de silence et lorsque j'ai enfin réussi à la tracer sur la page, il a l'air de se trouver là comme un mirage, une particule de doute scintillant dans le sable. Le langage ne m'a jamais été accessible de la façon dont il l'était pour Sachs. Un mur me sépare de mes propres pensées, je me sens coincé dans un no man's land entre sentiment et articulation, et en dépit de tous mes efforts pour tenter de m'exprimer, j'arrive rarement à mieux qu'un bégaiement confus.
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  • Par michemuche, le 31 juillet 2014

    Depuis quinze ans, je m'étais contenté de grogner et de rouspéter, et malgré toutes mes opinions vertueuses et mes prises de position engagées, je n'étais jamais monté en première ligne. J'étais un hypocrite et lui non, et quand je me comparais à lui, je commençais à avoir honte.

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De toutes les qualités qui ont justifié le succès de la Trilogie new-yorkaise, l'art de la narration est sans doute la plus déterminante. C'est qu'il suffit de s'embarquer dans la première...








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