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ISBN : 2365770134
Éditeur : Urban Comics Editions (2012)


Note moyenne : 4.22/5 (sur 115 notes) Ajouter à mes livres
Résumé :
Les mille et une vies d’un aspirant écrivain… et ses mille et une morts. Brás de Oliva Domingos, fils du célèbre écrivain brésilien, passe ses journées à chroniquer les morts de ses contemporains pour le grand quotidien de Sao Paulo… et ses nuits à rêver que sa vie comm... > voir plus
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Critiques, analyses et avis

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    • Livres 5.00/5
    Par manU17, le 02 avril 2013

    manU17
    "Le jeune ouvre le journal pour oublier la vie en lisant les pages BD.
    le vieux le fait pour oublier la mort en lisant les nécros des autres.
    Mon conseil : n'ouvre pas le journal et vis ta vie."

    Alors qu'il est le fils d'un célèbre écrivain brésilien, Brás de Oliva Domingos écrit, lui, des nécrologies pour un grand journal de Sao Paulo. La mort fait partie intégrante de sa vie, de son quotidien, et c'est à sa vie et à toutes ses morts que nous allons assister. Résumer tout ce qui se passe dans sa vie est secondaire. Il me semble beaucoup plus important de laisser le plaisir et la surprise de la découverte aux futurs lecteurs.
    "Je ne pourrais pas dire quel âge j'ai, seulement que je suis trop jeune pour me demander si j'ai posé les bonnes questions dans le passé et trop vieux pour espérer que le futur me donne toutes les réponses."
    Le récit est découpé en une succession de tranches de vie qui compose un fabuleux voyage à travers la vie et la mort. Voyage prétexte à découvrir sa naissance, son enfance, ses parents, sa famille, sa vie professionnelle, sa vie sentimentale, ses amours, ses amitiés, les bonheurs et les drames inhérents à toute existence. Tout nous est livré dans le désordre le plus complet, au lecteur de tout remettre dans le bon ordre. Mais l'ordre est-il si important ? L'important n'est-il pas ce qu'on a vécu, peu importe quand on l'a vécu ?
    "La vie est trop sombre sans quelqu'un avec qui la partager."

    La venue à la vie, la magie de la naissance de son propre enfant. L'enfance, l'éducation qu'on reçoit de nos parents, l'influence qu'ils peuvent avoir sur nous, tout ce qui contribuent à faire de nous ce que nous allons devenir. L'aspect professionnel prépondérant dans notre vie vu le temps qu'on y consacre. Enfin, la place essentielle de l'amitié et de l'amour sans lesquels la vie ne vaudrait pas la peine d'être vécue. Les sentiments d'amitié et d'amour y sont magnifiquement et subtilement représentés, il suffit d'un mot, d'un regard. Autant de thèmes à priori basiques mais pourtant universels pour une histoire à la portée universelle.
    "Il y a beaucoup de choses difficiles à comprendre dans la vie, et certaines encore plus compliquées à exprimer avec des mots. L'amitié en fait partie."
    Daytripper est le livre d'une vie mais surtout un livre sur la vie…
    Des dialogues forts qui posent de véritables moments de réflexions sur lesquels il serait bon de revenir de temps à autres, notamment dans les périodes de doutes sur ce qu'on est, ce qu'on aimerait être… Un encrage qui donne une vraie puissance au dessin, une vraie épaisseur aux personnages et aux décors. Des couleurs qui changent de tonalités selon les ambiances souhaitées, un vrai plus qui contribue à donner une couleur unique à l'ensemble de l'œuvre.
    "Chaque jour, nous nous sentons plus distants les uns des autres. Plus seuls, tout en vivant au milieu de millions de gens. Chaque jour, nous regardons notre ville devenir un désert dans lequel nous sommes perdus...à rechercher cet oasis qu'on appelle..."l'amour".
    Daytripper, au jour le jour… La vie, la mort, l'amour…


    Lien : http://bouquins-de-poches-en-poches.blogspot.fr/2013/04/daytripper.h..
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    • Livres 5.00/5
    Par lehane-fan, le 16 avril 2014

    lehane-fan
    Brâs a 32 ans et il va mourir.
    Brâs a 28 ans et il va mourir.
    Brâs a 41 ans et il va mourir...
    Brâs de Oliva Domingos, Brâs pour les intimes que nous sommes devenus, a vécu mille vies et connu tout autant de morts.
    Récit totalement anarchique que celui des jumeaux Fabio Moon et Gabriel Ba.
    Sur prêt de six décennies, ils retracent, avec un talent indiscutable et une originalité hallucinante, les boires et déboires d'un petit chroniqueur journalier à la rubrique nécrologique du quotidien local qui se voyait déjà devenir un écrivain aussi reconnu que son père.
    Intemporelle et totalement éclatée, cette histoire ne se livre pas facilement. Elle commence par intriguer puis fascine tant par le scénario que le coup de crayon, le tout sublimé par ses couleurs flamboyantes.
    Brâs est un homme comme il est tous les hommes.
    Ses espoirs et ses craintes sont universels.
    Chacun s'y retrouvera forcément à un moment donné.
    Un thème récurrent, comme fil conducteur de ses multiples vies aux destinées communément tragiques, l'amour.
    Celui du père que l'on recherche furieusement sans jamais vraiment le trouver.
    Celui de l'ami fidèle que l'on sent s'éloigner un peu plus chaque jour.
    Celui de la femme entraperçue au détour d'un voyage où d'un rayon de supermarché...
    Hypnotique, voilà ce qu'est Daytripper.
    Poétique, délicat, onirique lorsqu'il n'est pas cruellement réaliste, ce petit conte des temps modernes vous prendra par la main doucement, sans avoir l'air d'y toucher, pour finalement vous abandonner aux multiples réflexions qui ne manqueront pas de se faire jour au sortir d'une telle expérience.
    Un petit bijou d'authenticité et d'intelligence incontournable...
    6/5
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    • Livres 5.00/5
    Par le_Bison, le 16 avril 2014

    le_Bison
    Vertige d'une vie. Vertige de l'amour. Vertige d'un jour.
    Le soleil, le vent, les feuilles qui se soulèvent et l'esprit qui s'en va au-delà de cette ligne vertigineuse, celle que tu hésites à franchir parce que tu ne sais pas ce qu'il y a de l'autre-coté. Brésil, Sao Paulo. Loin des plages de sable fin et de la superficialité des bikinis. Là-bas, tu croiseras le regard de Brás de Oliva Domingos. Écrivain qui griffonne les rubriques nécrologiques d'un quotidien. Ecrivain rêveur aux mille-et-une vies, aux mille-et-une morts.
    Les 256 pages aux couleurs douces et chatoyantes s'achèvent. Je suis un peu sous le choc. En manque d'oxygène. En manque de repère. Toutes ces vies qui ont défilées devant moi. 10 chapitres, 10 vies, 10 destins différents de l'écrivain. 10 âges, 10 aspects de la vie où il rencontre l'amour, découvre l'amitié, respire la mort et s'effondre. Rarement un tel roman graphique m'a si surpris et si envouté. Parce que les thèmes sont profonds et humanistes.
    La mort fait partie de la vie. Et notamment de celle de Brás de Oliva Domingos. Au jour le jour. Journal d'un écrivain, journal d'un jour. Chaque jour est différent, chaque jour le destin peut t'emporter. Alors chaque jour doit être un nouveau jour. Alors chaque jour doit être vécu comme tel. Et chaque jour, tu penseras à l'amour, à l'amitié et à la mort. Parce que cela fait partie de ta vie. Parce que cela fait partie de toi, cette âme et ce cœur, les deux composants indispensables pour vivre.
    Des moments de doutes, des moments d'interrogations sur le sens de ma vie. Je ressors ce roman graphique. Parce qu'il est riche en questions et en réponses. Parce qu'il m'interpelle et qu'il caresserait mon esprit (!). Je ne m'attendais pas à un tel moment. Puissant, d'une intensité rare. J'ai eu envie de prendre le temps pour finir ces histoires, comme de petites nouvelles dessinées. Un chapitre ce soir, un autre le lendemain. Une pause. Courte pause. Une nouvelle histoire, un nouveau thème. Une pause. Longue pause. Pour prendre mon temps. Apprendre la patience. Ce livre est à caresser tant il est empreint de magie et de mystère. Comme le corps d'une femme. Je prends mon temps comme pour redécouvrir l'amour. Patience, attente, plaisir. Lire cette BD, c'est comme faire l'amour avec la personne qui partage ta vie. Il faut y prendre son temps, et le plaisir, la jouissance et l'épanouissement surviendront.

    Lien : http://leranchsansnom.free.fr/?p=7271
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    • Livres 5.00/5
    Par LiliGalipette, le 02 février 2013

    LiliGalipette
    Bras de Oliva Domingos écrit pour la rubrique nécrologique d'un grand quotidien de Sao Paulo. Alors qu'il écrit les morts des autres, il ne parvient pas à écrire sa propre histoire, à devenir l'écrivain qui sommeille en lui. Son plus grand handicap, croit-il, est la figure écrasante de son père. Malédiction ou héritage ? C'est que la suite de l'histoire dira.
    L'histoire, parlons-en. de sa structure surtout. Il y a dix chapitres qui présentent Bras à différents âges et sans chronologie. Si on connaît la fin de l'histoire dès le premier chapitre, c'est en lisant les autres, à rebrousse temps et à contre temps, que l'on embrasse toute la vie et toute la mort de Bras de Oliva Domingos. Si on peut avoir une infinité de vies, pourquoi n'aurait-on pas aussi une infinité de morts et autant de chances de tout recommencer ? Parce que là où une vie s'arrête, il y a une chance qu'une mort en devenir commence. « Et la mort, ça vous donne une autre perspective sur la vie et tout le reste… Tout le reste semble sans importance. » (p. 91) Chaque chapitre s'achève sur des nécrologies, mais ce qui est époustouflant, c'est qu'elles ne marquent pas seulement la fin (de la vie ou du chapitre) : elles aident ceux qui restent à continuer.
    D'un chapitre à l'autre, les auteurs proposent des réflexions fines et bouleversantes sur la famille, entité qui ne se conçoit qu'avec des bonheurs et des malheurs. Bras doit faire sa place face à son père et à sa mère, puis face à sa femme et son fils. Une famille, c'est à la fois la vie et la mort, c'est un long récit. « La vie est comme un livre, fils. Et tous les livres ont une fin. Peu importe combien tu aimes ce livre, tu arriveras à la dernière page et ce sera fini. Aucun livre n'est complet sans une fin. » (p. 214) Et puis, il y a ce rêve qui tient tout le neuvième chapitre : entre synopsis et conclusion, ce chapitre particulier nous donne les clés et d'autres portes pour comprendre la vie de Bras.
    Bras de Oliva Domingos est donc un fils, un époux, un père et un homme. Et il concentre toutes ses facettes dans son être d'écrivain : fondamentalement, viscéralement, l'essence de Bras est nourrie d'écriture. À mesure qu'il trace sa voie, qu'il trouve sa voix, tous les destins qui sont les siens se rejoignent. Et c'est tout l'art de Fabio Moon et Gabriel Ba que de tisser cette histoire mine de rien et de poser des jalons qui finiront par former un chemin.
    Que dire du dessin, si ce n'est WAHOO ! Les couleurs sont puissantes, profondes, vibrantes et incroyablement dynamiques. C'est beau, tout simplement beau !
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    • Livres 4.00/5
    Par Laurence64, le 08 décembre 2012

    Laurence64
    Pour Montaigne, philosopher est apprendre à mourir. le grand homme du XVI° qui peignit le passage et non pas l'être trouve des disciples en Fabio Moon et Gabriel Ba, jumeaux brésiliens, commettant des bandes dessinées, armés de crayons, d'idées et d'une cafetière (le café, noir sans sucre pour que le goût en soit fort et mémorable). Moi, j'ai seulement la cafetière.
    Daytripper c'est une vie et de multiples morts. Moi, je croyais que j'étais éternelle.
    C'est donc l'histoire d'un mec qui vit, qui rêve, qui meurt. A 32 ans, à 11 ans, à 76 ans. Dans le désordre, hors de toute chronologie. Daytripper est une fable existentielle qui saisit la quintessence de la vie. Pas une élucubration fantaisiste. C'est l'histoire de Bràs Oliva de Domingos rédacteur de nécrologies dans un journal. Au fil de dix chapitres au dessin tendre, ses vies et ses morts défilent. Entre bonheurs saisis et tragédies quotidiennes. Si j'ai bien tout compris, exister c'est: vieillir sans trop se détourner de ses rêves, saisir l'amour qui s'offre, se détacher de l'ombre trop dense d'un père écrivain, se réchauffer au regard maternel à jamais bienveillant, aimer encore, être un ami fiable, être soi. Surtout être soi. Car à tout moment, de mille et une manières, le destin peut donner un coup de poignard.
    Aussi banal que vous et moi, ce Bràs. Ses histoires pourraient être nos histoires. Ce sont d'ailleurs nos histoires. Il y en a plein les journaux locaux.

    Moon et Ba interrogent nos rapports à la dichotomie vie-mort. Ces deux bêtes inextricablement emmêlées. Sans pathos, sans dégoulinade, sans phrases-clés à recopier dans un carnet, sans thèse à deux euros et trois cents. Avec douceur, sans cynisme, avec réalisme, sans désespoir, les jumeaux rappellent que vivre c'est mourir un petit peu jour après jour.
    Dans son dernier roman La belle amour humaine, Lyonel Trouillot nous invitait à nous interroger: qu'avez-vous fait de votre présence au monde?
    Dans une bande dessinée poétiquement douce-amère, deux jumeaux brésilien nous convient à mordre le présent en raison de l'absurdité de notre condition. Allez, il est temps d'aller esquisser quelques pas de samba en hommage à ces deux auteurs funambules. Et célébrer la vie.
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Critiques presse (8)


  • BDSphere , le 22 février 2013
    (...) Vis sans regret sans savoir de quoi demain sera fait. Entre comics et roman graphique, l’originalité de la narration s’appuie sur un dessin doux et sensible pour traiter de l’absurdité de l’existence face à la mort. Daytripper est un recueil d’histoires courtes qui dévoilent par petites touches le portrait impressionniste d’un personnage qu’on découvre au fur et à mesure, avec ses doutes, ses angoisses et ses faiblesses. (...)
    Lire la critique sur le site : BDSphere
  • BoDoi , le 20 juillet 2012
    Ce qui compte dans cet album très littéraire dans sa forme, ce sont des dialogues élégamment ciselés et les jolis textes nécrologiques qui évoquent la mort de Brás à la fin de chaque chapitre.
    Lire la critique sur le site : BoDoi
  • Telerama , le 06 juin 2012
    Daytripper est une fable existentielle, la tentative […] d'extraire la quintessence d'une vie, de la faire tenir en quelques moments clés. Et d'en rendre la lecture passionnante, sans monstres, coups de théâtre, ni aucun des artifices habituels de la BD américaine grand public.
    Lire la critique sur le site : Telerama
  • BullesEtOnomatopees , le 09 mai 2012
    Malgré le fatalisme du concept on ne tombe jamais dans le pathos, même si évidemment l'intégralité de l'ouvrage est là pour nous rappeler que la mort fait partie de la vie et qu'elle nous attend tous au tournant.
    Lire la critique sur le site : BullesEtOnomatopees
  • Culturebox , le 07 mai 2012
    Si tout ce qui a commencé doit avoir une fin, vous verrez qu'une fois la lecture achevée, le récit ne se termine pas pour autant. « Daytripper » est de ces histoires qui fascinent et questionnent.
    Lire la critique sur le site : Culturebox
  • Auracan , le 02 mai 2012
    Ce livre est un objet littéraire non identifié. Tour à tour, essai, chronique, voire psychanalyse, sa narration et son dessin vous prend aux tripes.
    Lire la critique sur le site : Auracan
  • BDGest , le 02 mai 2012
    Œuvre de grande envergure, Daytripper regorge de générosité, d'humour et de moments graves. À lire absolument.
    Lire la critique sur le site : BDGest
  • ComicsMarvel , le 27 avril 2012
    Un livre choc qui, une fois refermé, continuera de vous hanter. Longtemps.
    Lire la critique sur le site : ComicsMarvel

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Citations et extraits

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  • Par manU17, le 02 avril 2013

    "Il y a beaucoup de choses difficiles à comprendre dans la vie, et certaines encore plus compliquées à exprimer avec des mots. L'amitié en fait partie."

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  • Par BidouilleB, le 01 mars 2013

    "Cela prend beaucoup de temps et d'expérience, mais vous finissez par vous rendre compte que "chez vous",cela va au-delà de la maison où vous vivez. Bràs avait eu tout le temps du monde pour ça.Il avait découvert qu'un pays pouvait être chez vous, ou une ville, ou juste un quartier en particulier. Parfois votre vie change...vous changez... et votre chez vous change d'endroit Bràs avait compris que chez vous n'est pas un lieu physique, mais un ensemble d'éléments, comme les gens avec qui vous vivez... un sentiment, une état d'esprit. Il sentait bien juste en sachant que même s'il était loin... quelque part... on attendait son retour."
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  • Par garrytopper9, le 09 mars 2014

    Il y a beaucoup de chose difficiles à comprendre dans la vie, et certaines encore plus compliquées à exprimer avec des mots. L'amitié en fait partie.

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  • Par Laurence64, le 07 décembre 2012

    Quand tu accepteras qu'un jour, tu mourras... tu profiteras vraiment de la vie. C'est ça le grand secret. C'est ça le miracle.

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  • Par LiliGalipette, le 02 février 2013

    « La vie est comme un livre, fils. Et tous les livres ont une fin. Peu importe combien tu aimes ce livre, tu arriveras à la dernière page et ce sera fini. Aucun livre n’est complet sans une fin. » (p. 214)

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