ISBN : 2221081722
Éditeur : Robert Laffont (1999)


Note moyenne : 3.78/5 (sur 113 notes) Ajouter à mes livres
Dans sa chambre de l'hôpital maritime de Berck-Plage, il survit, atteint du locked-in syndrom, littéralement "enfermé en lui-même" à la suite d'un accident cardio-vasculaire. Dans ce corps inerte, seul un œil bouge, c'est son lien avec le monde. Avec cet œil, il cligne ... > voir plus
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Critiques et avis

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  • Par sylvie, le 25 septembre 2008

    sylvie
    “ESARINTULOMDPCFBVHGJQZYXKW”
    Voici un alphabet à l'ordre étrange dont je ne connaissais pas l'existence avant de voir le film de Julian Schnabel, un soir, par hasard, à la télévision.
    Ce film raconte l'histoire de l'avènement du livre du même nom : Le Scaphandre et Le Papillon.Ce texte court est un récit incroyablement vif et brillant, rédigé avec la force et l'énergie du désespoir.
    L'auteur, victime d'un Locked-in Syndrome, ne peut plus communiquer qu'avec le battement de ses paupières.
    Son orthophoniste va lui proposer de parler : elle récite son alphabet et il l'arrête d'un clignement d'œil lorsqu'elle dit la bonne lettre.
    Peu à peu, l'entourage de cet homme se prête à l'exercice fastidieux, et il peut de nouveau s'exprimer avec les siens.
    Très vite, cet homme "emmuré" fait le projet d'écrire un livre racontant sa nouvelle vie, sa nouvelle condition,son expérience de vie, faite de rêves, de sensations et d'émotions intenses.
    Il tiendra son pari : le texte composé et appris par cœur le matin, sera ensuite dicté à une assistante de rédaction.
    En publiant ce travail de titan, l'auteur nous livre un condensé d'humanité, arraché aux douleurs d'un "voyage immobile" menant aux limites de l'imaginable.
    Ce texte force l'admiration.
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    • Livres 4.00/5
    Par ides60, le 01 décembre 2011

    ides60
    Encore un légume vert, encore un Intouchable... Mais un témoignage tellement fort. Ce livre tout mince se lit vite et pourtant on imagine la volonté, le courage qu'il a fallu à son auteur pour l'écrire. Quand on pense que chaque lettre nécessite de faire défiler l'alphabet et de cligner de l'oeil, on se dit qu'écrire ce livre était un peu comme gravir l'Everest. Prisonnier d'un corps inerte, à charge de tous, incapable de ne plus rien faire seul, chose inutile échoué sur un lit pour la vie, il faut pouvoir encaisser ça surtout que par malheur, votre cerveau garde la plus aiguisée des lucidités et que tout devient une torture. Bien sûr, aussi bien J. D. Bauby que Ph Vigan ne tiennent pas ce discours, ils décrivent leur calvaire sans geindre, sans trop se lamenter, mais on perçoit bien dans leur témoignage tous les regrets qu'ils accumulent comme devoir renoncer à prendre leurs proches dans leurs bras, se faire comprendre, exprimer une idée... A ce stade, quand vous n'avez même plus la parole, vous ne pouvez vous permettre que d'aller à l'essentiel mais est-ce suffisant pour survivre ?
    Témoignage poignant et bouleversant.
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    • Livres 1.00/5
    Par Bunee, le 16 juin 2008

    Bunee
    Bon, vous connaissez déjà l'histoire...
    Ou comment un homme, qui travaillait au sein d'un célébrissime journal feminin, devient soudainement paralysé et incapable de parler.
    L'âme prisonnière du corps qui devient un poids, une entrave ... un scaphandre. Mais l'esprit reste lucide . Il arrive à dicter cette magnifique lettre ouverte au monde, en papillonnant d'une paupière.
    Le ton est juste, simple, pudique.
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    • Livres 3.00/5
    Par odin062, le 25 mai 2009

    odin062
    Ce livre est super court et c'est tant mieux !
    Il est intéressant mais pas forcément exceptionnelle.
    Son histoire est originale et surtout reelle ce qui nous donne une certaine tristesse pendant la lecture...
    J'ai reconnu pas mal de lieu de Berck ce qui renforce ce réalisme.
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    • Livres 4.00/5
    Par lalirette, le 16 octobre 2009

    lalirette
    Ce livre est bouleversant. Quelles forces dans l'esprit de cet homme incarcéré dans son propre corps et dépendant des machines qui le maintiennent en vie et des autres hommes pour tout le reste. Et le ton est tout sauf larmoyant.
    Critique de qualité ? (8 votes positifs)

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Citations et extraits

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  • Par sylvie, le 25 septembre 2008

    «Sais-tu que B. est transformé en légume? disait l'un. - Évidemment, je suis au courant. Un légume, oui, un légume.» Le vocable «légume» devait être doux au palais de ces augures car il était revenu plusieurs fois entre deux bouchées de welsh rarebit. Quant au ton, il sous-entendait que seul un béotien pouvait ignorer que désormais je relevais davantage du commerce des primeurs que de la compagnie des hommes. Nous étions en temps de paix. On ne fusillait pas les porteurs de fausses nouvelles. Si je voulais prouver que mon potentiel intellectuel était resté supérieur à celui d'un salsifis, je ne devais compter que sur moi-même.
    Ainsi est née une correspondance collective que je poursuis de mois en mois et qui me permet d'être toujours en communion avec ceux que j'aime. Mon péché d'orgueil a porté ses fruits. A part quelques irréductibles qui gardent un silence obstiné, tout le monde a compris qu'on pouvait me joindre dans mon scaphandre même s'il m'entraine parfois aux confins de terres inexplorées. Je reçois des lettres remarquables. On les ouvre, les déplie et les expose sous mes yeux selon un rituel qui s'est fixé avec le temps et donne à cette arrivée du courrier le caractère d'une cérémonie silencieuse et sacrée. Je lis chaque lettre moi-même scrupuleusement. Certaines ne manquent pas de gravité. Elles me parlent du sens de la vie, de la suprématie de l'âme, du mystère de chaque existence et, par un curieux phénomène de renversement des apparences, ce sont ceux avec lesquels j'avais établi les rapports les plus futiles qui serrent au plus près ces questions essentielles. Leur légèreté masquait des profondeurs. Etais-je aveugle et sourd ou bien faut-il nécessairement la lumière d'un malheur pour éclairer un homme sous son vrai jour?"
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  • Par Aproposdelivres, le 22 août 2009

    Derrière le rideau de toile mitée une clarté laiteuse annonce l'approche du petit matin. J'ai mal aux talons, la tête comme une enclume, et une sorte de scaphandre qui m'enserre tout le corps. Ma chambre sort doucement de la pénombre. Je regarde en détails les photos des être chers, les dessins d'enfants, les affiches, le petit cycliste en fer-blanc envoyé par un copain la veille de Paris-Roubaix, et la potence qui surplombe le lit où je suis incrusté depuis six mois comme un bernard-l'ermite sur son rocher. Pas besoin de réfléchir longtemps pour savoir où je suis et me rappeler que ma vie a basculé le vendredi 8 décembre de l'an passé (...)
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  • Par pyrouette, le 09 octobre 2010

    "J'ai connu des réveils plus suaves. Quand j'ai repris conscience, ce matin de la fin janvier, un homme était penché sur moi et couturait ma paupière droite avec du fil et une aiguille comme on ravaude une paire de chaussette. J'ai été saisi d'une crainte irraisonnée. Et si dans son élan l'ophtalmo me cousait aussi l'oeil gauche, mon seul lien avec l'extérieur, l'unique soupirail de mon cachot, le hublot de mon scaphandre? Par bonheur je n'ai pas été plongé dans la nuit. Il a soigneusement rangé son petit matériel dans des boîtes en fer blanc tapissée d'ouate et, sur le ton d'un procureur qui requiert une peine exemplaire à l'encontre d'un récidiviste, il a juste lâché :"six mois." De mon oeil valide, j'ai multiplié les signaux interrogateurs, mais le bonhomme, s'il passait ses journées à scruter la prunelle d'autrui, ne savait pas pour autant lire dans les regards."

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  • Par maetoile, le 30 janvier 2011

    E S A R I N T U L O M D P C F B V H G J Q Z Y X K W
    L'apparent désordre de ce joyeux défilé n'est pas le fruit du hasard mais de savants calculs. Plutôt qu'un alphabet, c'est un hit-parade où chaque lettre est classée en fonction de sa fréquence dans la langue française. Ainsi, le E caracole en tête et le W s'accroche pour ne pas être lâché par le peloton. Le B boude d'avoir été relégué près du V avec lequel on le confond sans cesse. L'orgueilleux J s'étonne d'être situé si loin, lui qui débute tant de phrases. Vexé de s'être fait souffler une place par le H, le gros G fait la gueule et, toujours à tu et à toi, le T et le U savourent le plaisir de ne pas avoir été séparés.
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  • Par gaillard1, le 18 septembre 2010

    Mais le trait le plus fin s'émousse et tombe à plat quand il faut plusieurs minutes pour l'ajuster
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Vidéo de Jean-Dominique Bauby

Reportage France 3 sur le film "Le Scaphandre et le Papillon" (2007), film franco-américain du réalisateur Julian Schnabel, adapté du livre de Jean-Dominique Bauby.











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