Par Lise Beninca

Note moyenne : 3/5 (sur 2 notes)
Seuil 2008
ISBN : 2020953366  
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Au départ -dans la postface de son récit- l'auteur dit avoir loué toute une année un appartement dans lequel le propriétaire avait exigé de garder une pièce, fermée à clé. Se réactivent alors, dans la vie quotidienne, des pensées liées au mythe de Barbe Bleue, puis à un des textes les plus vertigineux de Georges Perec, dans Espèces d'espaces, à propos du lien entre pièce vide et littérature fantastique. Le reste est fiction : les espaces décrits par la narratrice superposent l'appartement (le couple), le bureau (les collègues, les machines) et une archéologie familiale (la soeur, le père) travaillée par ce mythe, avec cette maison de banlieue où le père a décidé d'établir la pièce réservée, secrète. Et une écriture étonnante, à la fois nappée de transparences, étonnamment rémanente, pour un récit à la fois tendu et bref, à la fois décryptant plus loin notre relation à l'espace privé dans la ville et les circulations d'aujourd'hui.

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roman   émotion   lieux   littérature française  

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Critiques et avis sur Balayer, fermer, partir


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    • Livres 5.00/5
    Par antigoneCH, 2008-03-22 17:40:21

    bibliothèque

    Fermer une maison suite au décès de son père n'est jamais facile, mais cela l'est encore moins lorsque l'on revient dans ces lieux après tant d'années de rupture. Lorsque notre narratrice se retrouve seule dans son propre appartement, son compagnon parti en déplacement professionnel, la solitude s'empare d'elle, se mélange à ses souvenirs et rejoint la folie de son père pour cette maison construite de ses mains et de sa sueur, les murs deviennent ennemis, l'angoisse prend toute la place. Le soulagement ne pourra venir que de cette idée, imaginer des enfants "dessiner sur les murs de (son ancienne) chambre des bonhommes avec un gros ventre et une bouche qui sourit."



    Ce que je suis heureuse d'avoir reçu ce livre...



    J'ai très vite été touchée par les émotions de cette narratrice, presque dès le début de ce petit roman. Ses étranges manies m'ont semblé si familières : celle de compter les carreaux de la cuisine et de tenter d'en comprendre la logique, celle de rester des heures à observer les détails d'une tapisserie, celle de demeurer songeuse, mouillée, assise sur le bord de la baignoire, apparemment sans rien faire, celle de laisser mon imagination s'emparer des lieux, des ombres et des possibles, celle de parfois me laisser doucement sombrer dans ce qui m'émeut et me bouleverse. Et puis, il y a ces allusions, parsemées au fil du récit, aux contes et peurs enfantines, cette fameuse pièce interdite, par exemple, du château de Barbe-Bleu qui m'a moi aussi toujours marquée. Je ne sais pas si ce livre vous atteindra de la même manière que moi, mais je ne peux que vous le recommander !!



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    • Livres 1.00/5
    Par cathulu, 2008-04-20 09:38:14

    bibliothèque

    Attirée par le titre de ce roman,, derniers vers du poème de Perec, Déménager, j'ai entamé avec enthousiasme la lecture du texte de Lise Beninca, Balayer fermer partir.

    Si le début et la fin (vraiment originale) m'ont intéressée, je me suis peu à peu perdue dans les méandres des réflexions de la narratrice sur ce que signifie l'occupation de l'espace.

    Beaucoup de références à Perec qui le premier s'était penché sur la question, mais bizarrement ni le titre ni l'extrait du poème mentionné plus haut ne lui sont attribués.

    je suis restée totalement extérieure à ce texte aride et sans chair.
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