ISBN : 2266164260
Éditeur : Pocket (2006)


Note moyenne : 3.26/5 (sur 39 notes) Ajouter à mes livres
L'histoire commence là, dans une ville de bord de mer, en automne.
Un homme revient et, avec lui, c'est le passé qui resurgit.
Des années plus tôt, il a été condamné pour un crime, peut-être le plus impardonnable qui soit.
Les gens n'ont pas oubl... > voir plus
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Critiques et avis

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    • Livres 2.00/5
    Par Juste-Lire-Avec-Plaisir, le 21 mars 2011

    Juste-Lire-Avec-Plaisir
    Philippe Besson est un auteur que j'apprécie beaucoup et pourtant ce roman m'a parfois plongé dans un véritable ennui. Je n'ai pas retrouvé la force que je trouve généralement dans ses romans. Cette histoire n'insuffle aucun souffle, aucune puissance.
    Thomas est un homme qui a commis l'irréparable aux yeux des autres. Ils le condamnent avant même de savoir, avant même d'essayer de comprendre ce qu'il a pu se passer. Et lui, se laisse faire, ne dit pas un mot, ne cherche même pas à nier. Il se rend bien compte que cela serait inutile, que cela aggraverait peut-être même son cas. Et puis, il est prêt à tout pour s'enfuir de cet endroit qui l'étouffe, quitte à aller dans un endroit qui le privera encore plus de ses libertés : la prison.
    Lorsque le roman débute, Thomas est sorti de prison après avoir purgé ses années de peine. Et il revient à Falmouth, endroit qu'il avait tant de mal à supporter. Pourquoi ? Lui-même ne le sait pas vraiment. Et l'accueil qu'on lui réserve est loin d'être des plus chaleureux. Les habitants lui reprochent son crime évidemment, mais au fond, ils lui en veulent beaucoup plus, d'avoir par ce drame, bousculé leurs habitudes et surtout leur tranquillité.
    Au fil des pages, Thomas fera la rencontre de deux personnes. C'est à travers ses conversations avec ces deux personnages que nous allons découvrir les souvenirs de Thomas, de son enfance à Falmouth jusqu'au jour où les « hommes » viennent le chercher et même l'épisode de son passage en prison où il fera également une rencontre.
    L'étalage de ses souvenirs comporte parfois quelques longueurs, sûrement parce que le personnage est plus souvent dans un monologue que dans une véritable conversation. J'aurais aimé que ses interlocuteurs aient plus d'importance, plus de poids. Ici, on a plutôt l'impression d'un homme qui parle pour lui-même, sans se soucier de la personne qu'il a en face de lui et parfois, j'ai trouvé cela bien triste.
    Heureusement, la fin relève un peu le niveau. Une fin à laquelle je m'attendais car sans être dit, on ressentait une certaine tension, une certaine évidence entre Thomas et un des personnages présents dans ce livre. Une fin qui donne l'espoir d'un jour nouveau.
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    Critique de qualité ? (2 votes positifs)
    • Livres 3.00/5
    Par jd, le 29 août 2008

    jd
    C'est l'histoire d'un homme, Thomas Sheppard,un personnage chahuté par les flots de la vie, un personnage dont on ne sait pas grand chose au début sauf qu'il revient dans sa petite ville, sur la côte, au bord de la mer, après un long exil. Peu à peu, on comprend qu'il y a quelques années, il est parti du port de cette même ville avec son enfant alors qu'un avis de tempête vient d'être lancé, et qu'il est revenu seul le soir dans son bateau. Un accident.
    C'est donc un « monstre » qui revient sur les lieux, car il n'avait que là à aller, comme une épreuve pour une renaissance ; Et ce monstre va nous parler … de l'amour, de la vie, de l'enfermement, des souvenirs, de l'amitié.
    Abandonné par tous les habitants du village, il se rapproche toutefois de deux commerçants auprès de qui il se confesse. Rajiv, l'épicier pakistanais va tout connaître sur la disparition de l'enfant et Betty va comprendre pourquoi il est rentré au pays.
    Le charme de ce roman très âpre, très dur vient justement de, de ce chemin de croix que l'on suit avec Thomas Sheppard. Pour aimer « Un instant d'abandon » il faut se battre comme le personnage, contre soi-même, contre cette douleur décrite avec tant de poésie, avec l'aide de cette écriture si fluide. « Un instant d'abandon » baigne dans une athmosphère forte de douleur et c'est aussi une symphonie d'émotions qui nous submerge, un hymne à la rédemption, l'espoir d'une résurrection.
    « Car le passé, je reviens avec, il est mon fardeau. Ce qui est survenu avant que les hommes de la grand-route viennent me chercher, c'est indissociable de moi. J'aurai beau avoir coupé tous les ponts, détaché tous les liens, rompu tous les ligaments, j'aurais beau m'être fabriqué une nouvelle virginité ou une identité toute neuve, ceux d'ici ne seraient pas du genre à perdre la mémoire. Ils se souviennent de tout et ils ne m'absoudront pas. Ils ne pratiquent pas la miséricorde ni l'oubli. L'amnistie ne fait pas partie de leur vocabulaire. »
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    Critique de qualité ? (1 votes positifs)
    • Livres 3.00/5
    Par Lali, le 16 juillet 2011

    Lali
    J'avoue. J'ai eu un peu de mal avec le roman de Patrick Besson. D'abord avec le personnage principal auquel je n'ai pu m'attacher. Puis avec l'histoire qui nous est relatée où un homme rentre chez Lui après avoir purgé une peine de prison. Son fils est mort noyé après une chute par-dessus bord. Il y avait une tempête. L'enfant avait retiré sa ceinture de sécurité. On l'a accusé de négligence criminelle.
    Mais c'est en fait plus compliqué que ça.
    Oui, j'ai eu du mal avec Un instant d'abandon. Même si j'ai pourtant l'habitude du ton détaché que prend Besson pour installer une certaine distance entre ses lecteurs et ses personnages. Ce ton qui écarte le sentimentalisme; mais cette fois si froid, si glacial que j'ai lu ce roman comme on lit un fait divers. Sans m'attacher, sans éprouver que de l'indifférence pour ceLui qui a commis l'irrémédiable, même s'il invoque certaines raisons, même si. Sans m'attacher non plus à celle qui est fasciné par Lui et veut à sa façon le sauver de Lui-même, tout en se sauvant elle-même d'une vie vide et fade dont elle n'espérait plus rien avant qu'il ne rentre. Changé.
    Mais c'est en fait plus compliqué que ça.
    Ou alors plus simple.
    Je n'ai tout simplement pas cru à cette histoire.

    Lien : http://lalitoutsimplement.com/?p=42532
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    • Livres 4.00/5
    Par Anadeis, le 17 février 2011

    Anadeis
    Thomas Sheppard débarque dans son village natal après 5 ans de prison pour le meurtre de son fils et s'installe dans son ancienne maison. Il est bien évidemment devenu un indésirable pour les habitants du village. Il va néanmoins réussir à se livrer à quelques âmes bienveillantes et en dire plus sur son geste terrifiant...
    Un bon roman, très bien écrit. Un héros auquel on s'attache un peu malgré tout et qu'on arrive même à comprendre parfois.
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    • Livres 2.00/5
    Par vieuchamp, le 06 janvier 2012

    vieuchamp
    Ce livre assez court prend un départ intéressant, avec cette histoire du revenant qui a été accusé d'un crime horrible.
    Malheureusement, l'histoire s'enlise avec deux chapitres complets (sur quatre) qui ne sont qu'un monologue assez ennuyeux sur la vie de personnes qui le cernent ou de la vie carcérale.
    C'est mon livre de cet auteur, je pense en lire au moins un autre pour ne pas rester sur une déception.
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Citations et extraits

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  • Par jd, le 29 août 2008

    Car le passé, je reviens avec, il est mon fardeau. Ce qui est survenu avant que les hommes de la grand-route viennent me chercher, c'est indissociable de moi. J'aurai beau avoir coupé tous les ponts, détaché tous les liens, rompu tous les ligaments, j'aurais beau m'être fabriqué une nouvelle virginité ou une identité toute neuve, ceux d'ici ne seraient pas du genre à perdre la mémoire. Ils se souviennent de tout et ils ne m'absoudront pas. Ils ne pratiquent pas la miséricorde ni l'oubli. L'amnistie ne fait pas partie de leur vocabulaire.
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  • Par mandarine43, le 27 mars 2011

    Présentation du livre par son auteur, Philippe BESSON :

    "Avec ce livre, «Un instant d'abandon», j'ai voulu dessiner le portrait d'un homme qui revient sur le lieu de son bannissement et qui décide d'affronter l'opprobre, l'hostilité. Cinq ans plus tôt, Thomas Sheppard est parti en mer, au plus fort d'une tempête, dans la Cornouaille britannique, en compagnie de son fils de huit ans et il est revenu à terre sans l'enfant. Il a désormais acquitté sa peine de prison mais s'est-il pour autant débarrassé du poids de la faute ? Pour tout le monde, il demeure le père infanticide mais il convient peut-être de se méfier des apparences. Je crois depuis longtemps que nul n'est un saint absolu ou un parfait salaud. Je crois aussi qu'il nous faut interroger avec lucidité la part sombre de nous-même. Et c'est précisément ce que le narrateur va faire, au fil de ses aveux. Il pourra ainsi se délester de son secret comme on se débarrasse de ses oripeaux. Et expliquer la véritable raison de son retour. "
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  • Par some-books, le 14 août 2010

    Les mois sans lui ont été blancs. Même avec le recul, je ne suis pas fichu de déterminer de quoi ils ont été remplis, vraiment. Cela a été comme une longue morte saison, comme ces automnes précoces qui deviennent imperceptiblement d’interminables hivers, comme ces jours mornes et ces nuits froides qui s’enchaînent jusqu’à ce qu’on les confonde, comme ces heures au cadran qui semblent figées et qui, pourtant, nous font terriblement vieillir.
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  • Par some-books, le 14 août 2010

    C’est vrai, on a envie, besoin que le monde soit blanc ou noir, que les hommes soient innocents ou coupables, des saints ou des salauds. C’est un découpage qui rassure. Chacun a son emploi, tient son rôle. Le gris, cela ne fait pas notre affaire. L’entre-deux, on ne sait pas bien où ça se trouve. Les frontières doivent être clairement établies, dessinées. Selon le côté où on se trouve, on est ainsi capable de dire à quel camp on appartient. On a besoin de choses limpides, et lisibles, et dures.
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  • Par Violynce, le 06 mai 2011

    C'est vrai, on a envie, besoin que le monde soit blanc ou noir, que les hommes soient innocents ou coupables, des saints ou des salauds. C'est un découpage qui rassure. Chacun a son emploi, tient son rôle. Le gris, cela ne fait pas notre affaire. L'entre-deux, on ne sait pas bien où ça se trouve. Les frontières doivent être clairement établies, dessinées. Selon le côté où on se trouve, on est ainsi capable de dire à quel camp on appartient. On a besoin de choses limpides, et lisibles, et dures. Pourtant, à moi, il m'arrive de croire que la réalité est plus contrastée. Rajiv, qui paraît avoir suivi ma pensée, déclare calmement : " On m'a enseigné que la lumière et l'ombre était indissociables. "
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La grande librairie 19/01/2012 sur France 5 de François Busnel, Philippe Besson parle de son nouveau livre "Une bonne raison de se tuer"








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