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ISBN : 2710327872
Éditeur : Le Table Ronde (2005)


Note moyenne : 3.89/5 (sur 282 notes) Ajouter à mes livres
Résumé :
Jamais le Moyen Age n'avait encore inspiré un tel roman, chronique chaude et familière d'une famille vivant au XIIIème siècle, dans le royaume de Saint Louis. Ce roman n’est pas un roman historique au sens habituel du terme. C’est un roman dans l’histoire. Jeanne Bourin... > voir plus
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Critiques, analyses et avis

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    • Livres 1.00/5
    Par Aaliz, le 26 janvier 2013

    Aaliz
    Ce roman traînait dans ma bibliothèque depuis quelques années déjà. Pourtant j'ai une grande prédilection pour les romans historiques et je n'avais entendu que du bien au sujet de celui-ci. Mais quand bien même, il m'aura fallu l'occasion d'une lecture commune pour me décider enfin à l'ouvrir. Et je n'ai pas compris. Non, je n'ai pas compris pourquoi ce roman suscite autant l'engouement car, pour ma part, j'ai été plutôt déçue. Je déconseille donc à tous ceux qui ont adoré La chambre des dames de poursuivre la lecture de ce qui suit sous peine de brusques et désagréables hausses de tension nerveuse.
    Nous voilà donc plongés au cœur du Moyen-Age sous le règne de Saint-Louis, nous entrons dans l'intimité d'une famille de la bourgeoisie parisienne : les Brunel. L'intrusion d'un jeune homme dans la vie de cette gentille honnête famille sans problèmes va bouleverser ce gentil petit monde.
    Je me suis profondément ennuyée pendant une grande partie du livre, au moins la moitié. J'ai trouvé l'intrigue inconsistante et insipide. Elle se résume à des histoires de coucheries sans grand intérêt mettant en scène une famille dont la mère est obnubilée par le sexe ( son pauvre mari ne peut plus assumer son devoir conjugal, sait-il seulement, le malheureux, qu'il y a tout de même quantité de façons de donner du plaisir à sa femme ? ), la fille aînée se marie avec un gentil poète qu'elle trompera avec le cousin de ce dernier, la fille cadette se fait agressée, violée et séquestrée par un vilain méchant grossier personnage etc… etc…
    J'ai donc eu du mal à m'attacher aux personnages. La mère avec ses airs de nymphomane me faisait rire tellement elle était ridicule, la fille aînée ne semble pas savoir ce qu'elle veut et le pire de tous : Guillaume, celui par qui le malheur arrive, que j'avais en horreur.
    Personnellement, je rencontre un type comme ça dans la vraie vie, je fuis en courant ! Mais ici non, toutes ces dames se pâment devant ce type têtu, violent et qui mériterait bien quelques séances chez un psy.
    Cependant, l'auteur en fait l'incarnation même de la tentation et de la passion par opposition au mari vertueux, cette passion que Florie devra combattre se demandant s'il s'agit de passion amoureuse ou de simple tentation de la chair.
    La plupart des rebondissements sont largement téléphonés même si on a quand même quelques surprises de temps à autre. Ça s'arrange un peu dans la seconde moitié qui a un peu plus éveillé mon intérêt et ma curiosité.
    Mais dans l'ensemble, j'ai trouvé le tout niais et peu crédible. Tout tourne autour des histoires de tromperies alors qu'il y avait largement matière à donner un peu plus d'intérêt à tout ça, en exploitant un peu mieux par exemple la séquestration de Clarence et la poursuite de son agresseur (traitée trop rapidement à mon goût ), ou encore en ajoutant une intrigue annexe basée sur la profession du père ( qui est orfèvre et répond souvent à des commandes royales), ou encore en narrant les aventures du frère aîné parti en croisade.
    Alors certes, cela a déjà été salué, l'auteur maîtrise parfaitement le cadre historique de son histoire et retranscrit à merveille l'atmosphère, les coutumes de l'époque. Mais malheureusement, cela est desservi par un style que j'ai trouvé indigeste. Jeanne Bourin adore les accumulations, elle nous en sort à chaque page. J'ai eu parfois l'impression de lire des inventaires. Lorsqu'elle décrit un jardin, on se croirait en train de feuilleter un catalogue horticole.
    Quelques exemples :
    « Les bruits de la maison dont on distinguait la façade au-delà des massifs de lauriers, de buis, d'aubépines, de fougères, disposés de façon à composer un rideau de verdure isolant le jardin des mouvements de la demeure, les échos du souper qu'on préparait à la cuisine, les voix de Jeanne et de Marie jouant auprès de leur nourrice, dans le verger voisin où elles passaient le plus clair de leur temps, les aboiements des lévriers, les cliquetis, les hennissements dont retentissaient les écuries, tissaient autour de Mathilde une rumeur éparse, familière qui l'enveloppait d'une présence rassurante. »
    « Ils étaient une centaine, partis quatre jours plus tôt de Paris, à pied, à cheval, à dos d'âne ou de mulet, qui cheminaient ainsi vers le tombeau de Saint-Martin pour implorer un miracle, accomplir un vœu, ou rendre grâce d'un bienfait. Ils avaient déjà vu se succéder le soleil, la pluie, les brumes du matin, les crépuscules fauves, la tiède chaleur des derniers jours d'automne précédée et suivie de l'aigre haleine des aubes et des soirs. »
    Mais stop ! Stop ! C'est lourd ! C'est trop ! Pitié !
    Est-il vraiment nécessaire de faire aller verbes, noms, adjectifs par deux voire plus ? Craignent-ils donc la solitude ?
    En plus de ça, l'auteur a la maladresse de placer dans ses dialogues des informations qui n'ont rien à y faire, ce qui rend ces dialogues lourds et absolument pas naturels.
    Je suis quand même parvenue à aller au bout de ma lecture par curiosité mais je renonce à lire le deuxième tome. J'ai lu trop de bons romans historiques qui m'ont vraiment enthousiasmée pour pouvoir apprécier celui-ci malgré sa rigueur historique.


    Lien : http://booksandfruits.over-blog.com/article-la-chambre-des-dames-jea..
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    • Livres 5.00/5
    Par Ode, le 21 juin 2012

    Ode
    Comme beaucoup d'entre vous, sans doute, j'ai découvert La chambre des dames dans les années 80 grâce à l'excellente adaptation télévisée avec Marina Vlady, Sophie Barjac et Henri Virlogeux. La lecture du roman vint quelques années plus tard et de là est née, je crois, ma passion pour le Moyen Age.
    Préfacé par la médiéviste Régine Pernoud et solidement étayé sur le plan historique, le roman présente la vie des bourgeois au XIIIème siècle sous un jour qui dissipe doublement les idées reçues sur cette époque dite obscure.
    Tout d'abord, par la démonstration d'un art de vivre raffiné. En suivant les membres de la famille Brunel dans tous les actes de leur vie quotidienne (la toilette et l'habillement, la messe, les repas, leur travail à l'atelier d'orfèvrerie, les déplacements, les fêtes, les soins aux malades…), on s'aperçoit à mille détails que les bourgeois de Paris étaient plutôt soignés de leur personne et courtois dans leurs rapports.
    Ensuite, par le choix d'un point de vue féminin sur la société. Reléguant chevaliers, croisades et leur cortège de combats au second plan, Jeanne Bourin centre son récit autour de Mathilde Brunel, orfèvre, de sa fille Florie, trouvère, et de sa belle-sœur Charlotte, médecin. Elle décrit ainsi avec précision la vie urbaine des femmes à cette époque et met en valeur l'indépendance dont elles jouissaient en pouvant exercer un métier.
    Mais au-delà de la fresque historique, La chambre des dames est surtout un magnifique roman d'amour, porté par la passion incandescente entre le sauvage Guillaume Dubourg et la douce Florie. Trait caractéristique de l'auteur, les personnages féminins sont animés par une sincère foi en Dieu et une profonde sensualité. Cela donne lieu à des tourments sans fin entre le devoir (de mère, d'épouse…) et la tentation. Mathilde, conseillée par son oncle chanoine, se résignera à la première voie tandis que Florie se perdra dans la deuxième.
    Rassurez-vous, tout n'est pas (à l'eau de) rose non plus ! L'intrigue à tiroirs contient son lot de violence et de méchanceté avec l'odieux goliard Artus le Noir ou la perfide Gertrude. L'insertion de figures historiques, tel Louis IX (le futur Saint-Louis) rendant justice ou le poète Rutebeuf en ami des enfants Brunel, contribue également au réalisme du récit, servi par une écriture vivante et délicate.
    Ouvrirez-vous la porte de La chambre des dames ? Vous y passerez un moment inoubliable en compagnie de la famille Brunel.
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    • Livres 4.00/5
    Par KATE92, le 12 mars 2012

    KATE92
    C'est l'histoire de la famille d'un orfèvre à Paris qui a 6 enfants. le père beaucoup plus âgé que sa femme est devenu impuissant et souffre de ne pouvoir satisfaire les besoins de celle-ci. de son côté, son épouse l'aime beaucoup mais est frustrée. Elle lutte contre ses envies qui la brûle et est très attirée par le cousin de son gendre. de son côté, le jeune homme tombe éperdument amoureux de la femme de son cousin le jour de ses noces où il la voit pour la première fois.
    Cet amour sera si violent qu'il va générer énormément de malheurs et faire souffrir effroyablement les amants. On découvre aussi les coutumes médiévales et, les événements qui vont engendrer et bouleverser le cours de la vie de cette famille.
    Le lecteur sera entraîné dans cette tornade comme s'il vivait à cette époque et il sera enchanté de sa lecture !
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    • Livres 5.00/5
    Par Ode, le 21 juin 2012

    Ode
    Comme beaucoup d'entre vous, sans doute, j'ai découvert La chambre des dames dans les années 80 grâce à l'excellente adaptation télévisée avec Marina Vlady, Sophie Barjac et Henri Virlogeux. La lecture du roman vint quelques années plus tard et de là est née, je crois, ma passion pour le Moyen Age.
    Préfacé par la médiéviste Régine Pernoud et solidement étayé sur le plan historique, le roman présente la vie en France au XIIIème siècle sous un jour qui dissipe doublement les idées reçues sur cette époque dite obscure.
    Tout d'abord, par la démonstration d'un art de vivre raffiné. En suivant les membres de la famille Brunel dans tous les actes de leur vie quotidienne (la toilette et l'habillement, la messe, les repas, le travail à l'atelier d'orfèvrerie, les déplacements, les fêtes, les soins aux malades…), on s'aperçoit à mille détails que les bourgeois de Paris étaient plutôt soignés de leur personne et courtois dans leurs rapports.
    Ensuite, par le choix d'un point de vue féminin sur la société. Reléguant chevaliers, croisades et leur cortège de combats au second plan, Jeanne Bourin centre son récit autour de Mathilde Brunel, orfèvre, de sa fille Florie, trouvère, et de sa belle-sœur Charlotte, médecin. Elle décrit ainsi avec précision la vie urbaine des femmes à cette époque et met en valeur l'indépendance dont elles jouissaient en pouvant exercer un métier.
    Mais au-delà de la fresque historique, La chambre des dames est surtout un magnifique roman d'amour, porté par la passion incandescente entre le sauvage Guillaume Dubourg et la douce Florie. Trait caractéristique de l'auteur, les personnages féminins sont animés par une sincère foi en Dieu et une profonde sensualité. Cela donne lieu à des tourments sans fin entre le devoir (de mère, d'épouse…) et la tentation. Mathilde, conseillée par son oncle chanoine, se résignera à la première voie tandis que Florie se perdra dans la deuxième.
    Rassurez-vous, tout n'est pas (à l'eau de) rose non plus ! L'intrigue à tiroirs contient son lot de violence et de méchanceté avec l'odieux goliard Artus le Noir ou la perfide Gertrude. L'insertion de figures historiques, tel Louis IX (le futur Saint-Louis) rendant justice ou le poète Rutebeuf en ami des enfants Brunel, contribue également au réalisme du récit, servi par une écriture vivante et délicate.
    Ouvrirez-vous la porte de La chambre des dames ? Vous y passerez un moment inoubliable en compagnie de la famille Brunel.
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    • Livres 5.00/5
    Par Liegeoise, le 17 janvier 2013

    Liegeoise
    Un livre merveilleux qui remet les points sur les i quant aux idées reçues que l'on a sur la femme médiévale aux temps des Croisades... le portrait de deux parisiennes issues de la bourgeoisie. Florie est trouvère. Mathilde seconde son mari dans leur atelier d'orfèvrerie. le destin de ces deux femmes va être bouleversé par le taciturne Guillaume, cousin du mari de Florie. Ce roman vous emporte dans les méandres de la vie des deux héroïnes mais vous apprend néanmoins énormément de choses sur la condition des femmes (celles issues des classes privilégiées) au Moyen Age...
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Citations et extraits

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  • Par KATE92, le 23 février 2012

    « Maître Etienne Brunel, orfèvre en la place, se levait aussitôt, s’habillait, sortait de chez lui, accompagné d’un valet, pour se rendre aux plus proches étuves où il avait coutume, chaque jours, de prendre, suivant sa convenance, un bain de vapeur ou simplement d’eau tiède, avant de se faire raser.
    Sa femme, Mathilde, le rejoindrait un peu plus tard à Saint Germain-de-l’Auxérois, afin d’entendre la messe quotidienne en sa compagnie et avec ceux de leurs enfants demeurés au logis.
    A cette heure matinale, encore enfouie sous les couvertures de fourrure et la courtepointe matelassée, enfoncée dans la chaleur de sa couette de plumes, Mathilde attendait que son intendante, Tiberge la Béguine, ait présidé aux préparatifs de son bain. En hiver, un bon feu de fournilles flambait déjà dans la cheminée. Comme on était à la fin d’un mois d’avril fort doux, les chambrières avaient ouvert toutes grande les deux fenêtres donnant sur le jardin. »
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  • Par natlitou, le 10 septembre 2012

    Il s'agit bien d'un ennemi ! Ce n'est pas unadversaire qui me menace, mais un homme qui m'aime, qui me trouble, qui me crie sa passion ! C'est l'amour, non la haine, que j'ai à combattre.
    Dans la mesure où tant de choses, en moi, semblent prêtes à capituler devant Guillaume, ces engagements que je vais avoir à renouveler sans fin contre son désir, contre le mien, seront bien plus durs à livrer que si je n'avais à m'opposer qu'à un antagoniste !
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  • Par Ode, le 23 mai 2012

    [Mathilde] soupira, prit des mains de Maroie un miroir d'étain poli où elle observa un moment ses traits, avant d'y poser, du bout des doigts, une touche de fard blanc, fait de froment broyé, délayé dans de l'eau de rose, qu'elle étala de façon uniforme avec l'habileté que donne l'habitude. Si elle ne portait pas de cicatrices sur sa peau, de façon visible, c'était au fond d'elle-même, en son âme, à des profondeurs où l'œil humain ne pouvait les déceler, qu'il s'en trouvait.
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  • Par KATE92, le 24 février 2012

    « Guillaume, rendu furieux, les forces décuplées par la rage qui s'était emparait de lui en apercevant Florie, les vêtements déchirés, les cheveux épars, tenue avec rudesse par un goliard contre lequel elle luttait en vain, Guillaume, dont l'amour refoulé trouvait enfin le moyen de se manifester, Guillaume qui se sentait soudain en droit de se battre pour sa dame, était plus redoutable à lui tout seul que tous les autres, moins directement concernés. Frappant de tous côtés avec son poignard, se protégeant du bras gauche autour duquel il avait enroulé son manteau, se frayant un chemin, tel un sanglier, droit devant lui, ignorant le danger, mené par une pensée unique, il avait sans que personne pût entraver sa marche ».
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  • Par Ode, le 22 juin 2012

    Le repas du soir était un moment important dans la vie de la famille Brunel. Installés dans la salle où flottait une odeur de viande rôtie et épicée, de pain grillé, de sauces aux herbes, Mathilde et Étienne aimaient à discuter avec leurs enfants.

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Régine Pernoud
- Régine PERNOUD, médiéviste : critique l'enseignement de l'histoire ; intérêt et exigences des études historiques. Evoque sa formation. Fait l'éloge du livre de Jeanne BOURIN "La chambre des dames". Considérations sur la culture orale ; la place des femmes au 12ème siècle ; l'histoire du droit qui la passionne. Parle de ses voyages et de son prochain livre sur le thème de la femme au...








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