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> Viviane Mikhalkov (Traducteur)
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ISBN : 2221096193
Éditeur : Robert Laffont (2008)


Note moyenne : 4.02/5 (sur 1260 notes) Ajouter à mes livres
Résumé :
La suite très attendue des Piliers de la terre,
le plus grand succès mondial de Ken Follett.

Ken Follett a conquis le monde avec Les Piliers de la terre (1990), phénoménale saga qui prenait place dans l'Angleterre du XIIe siècle, au rythme de la co... > voir plus
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Critiques, analyses et avis

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    • Livres 3.00/5
    Par Dionysos89, le 20 juin 2012

    Dionysos89
    Avec Un monde sans fin, Ken Follett commet l'erreur de donner une suite à l'immense succès éditorial et littéraire que furent Les Piliers de la Terre. Ce roman historique, plus que volumineux, peut toutefois être analysé de deux manières différentes.
    Tout d'abord, en tant que "simple" roman historique, Un monde sans fin répond convenablement aux codes du genre, sans jamais y rechigner. Les personnages sont convenus, voire attendus, mais conformes à l'époque revisitée par l'auteur. L'intrigue suit un événement capital, l'entretien de la fameuse cathédrale de Kingsbridge, en parallèle d'un plus anodin au premier abord, le secret qui lie quatre enfants dès le début de l'histoire. En fan de romans historiques et surtout en ce qui concerne la période médiévale, je dois avouer que le style de Follett à faible dose peut très bien correspondre à ce qu'on attend : des sentiments, de la psychologie et de l'épique quand il le faut. Attention toutefois à ne aps tomber dans des travers entrevus précédemment avec cet auteur : privilégier des thèmes rémunérateurs comme le sexe, le sang et autres violences qui rapportent... Mais bon, pour un roman hsitorique, Un monde sans fin se tient, et c'est très bien.
    Toutefois, il est impossible, quand on a lu et dévoré Les Piliers de la Terre, de ne pas tenir compte du fait que ce livre est une suite à ce dernier. À vrai dire, c'est même plutôt une pseudo-suite, car l'intrigue n'a aucun rapport avec Jack, Aliena ou Waleran et elle se situe surtout deux siècles plus tard, en compagnie de ceux qui sont censés être leurs "descendants"... Bien évidemment, l'élément central à retenir est plutôt le duo formé par la cathédrale et le monastère de Kingsbridge, poumons économiques de cette bourgade devenue ville vivant au-dessus de ses moyens. Ce constat fait, la comparaison devient facile : Ken Follett reprend les ingrédients qui ont bien marché dans le premier opus pour retenter le coup du best-seller. Un secret mal gardé, des moines pas bien chastes, des ecclésiastiques ambitieux et le mélange des échelles entre une royauté en péril et des localités en proie à de vifs tourments. le tout enrubanné d'une floppée de personnages qu'on pourrait trouver caricaturaux, mais qui, passés sous la plume de Ken Follett, restent crédibles, il faut tout de même le reconnaître.
    En somme, Un monde sans fin est un véritable pavé historique, avec certes du détail, de l'intrigue et un panel de personnages incommensurable, mais qui n'arrive pas à la cheville des Piliers de la Terre, dont il est censé être le continuateur. La longueur interminable dudit pavé fait malheureusement retenir avant tout que c'est la lecture qui devient sans fin et non notre temps à y consacrer. Ken Follett ne l'a peut-être pas compris...
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    • Livres 3.00/5
    Par Ptitgateau, le 17 août 2012

    Ptitgateau
    Je termine à l'instant ce pavé et je dois dire que je me sens la tête comme une citrouille. Non que le roman ait été inintéressant, mais plutôt « prenant »,d'un style relativement facile à lire, si on exclut la présence des nombreux personnages intervenant dans l'histoire. J'avais lu avec délectation les piliers de la terre, et j'ai retrouvé, dans Un monde sans fin, le genre de récit dans lequel on s'attache aux personnages, du moins à certains d'entre eux, on a envie de connaître le dénouement, où le suspense est produit par l'alternance des histoires des individus ou des groupes évoluant à Kingsbridge et ses environs.
    J'ai aimé ce roman parce qu'il s'agit d'un roman historique relatant des faits situés dans une période que j'aime particulièrement toutefois, quelques remarques s'imposent : si l'on compare ce livre aux deux premiers tomes, l' histoire ne diffère pas tant que ça, il y a des individus géniaux et créatifs, des êtres faisant preuve de méchanceté pure, des manipulateurs prêts à tout pour arriver à leurs fins, des personnes pour qui on voudrait que sur la fin, s'abattent les pires malheurs , tout ce petit monde évolue en communauté, confronté à un fléau : la peste. Ce qui peut être intéressant, c'est de lire La compagnie des menteurs de Karen Maitland qui évoque les origines de la peste mais qui ne parle pas de la façon dont le fléau est accueilli, les mouvements de panique, les soins, alors que Un monde sans fin insiste plus sur la façon dont la maladie était gérée dans les cités. A ce sujet, je suis étonnée de lire que les morts étaient enterrés dans le cimetière de Kingsbridge alors que les historiens précisent que la moitié de la population des villes avait été décimée, la version de Karen Maitland qui explique que les morts étaient massés dans des fosses communes faute de place dans les cimetières.
    j'ai trouvé le personnage de Caris trop en avance sur son temps, femme libérée, refusant la domination masculine [pour peu avec un coup de pouce, elle nous créait le MLF (lol !)], qu'elle se pose des questions sur la peste et ses facteurs de propagation en se documentant grâce aux écrits d' Avicenne, soit, mais qu'elle se pose en précurseur de l'asepsie en 1360 me paraît bien étonnant , (je cite : règle n°1 : propreté avant tout !).
    Ce qui malgré tout, m'a paru intéressant, c'est la confrontation des idées, idées nouvelles amenées par les uns, et soucis des autres de conserver l'ordre établi, confrontation qui permet de mettre en évidence la pensée de la société féodale.
    Ce que j'ai eu parfois du mal à supporter, ce sont les longueurs dont ce volume de 1300 pages n'avait pas besoin.

    Lien : http://1001ptitgateau.blogspot.fr/
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    • Livres 2.00/5
    Par Ode, le 10 avril 2013

    Ode
    Un chef-d'œuvre ne devrait pas avoir de suite...
    Dans "Un monde sans fin", le souffle qui animait "Les Piliers de la Terre" s'est tari, découvrant les ficelles d'un roman qui n'est qu'un ersatz du premier. Je comprends que pour un auteur, il est difficile de s'abstenir de surfer sur la vague d'un tel succès que celui des Piliers. D'ailleurs, pour produire cette suite en 2007, Ken Follett a pris sa mission au sérieux : il y a du texte (1300 pages), une ribambelle de personnages, des rebondissements, de belles descriptions d'architecture... Mais cette fois, la quantité l'emporte sur la qualité et c'est bien dommage.
    J'aurais tant aimé en savoir plus sur les descendants de Jack et d'Aliena. Or deux siècles plus tard, en 1327, tout a changé à Kingsbridge et seul Merthin présente une parenté avec les héros du premier roman. Nous voilà parachutés dans de nouvelles familles et d'autres intrigues, avec pourtant une forte impression de déjà lu.
    La scène d'ouverture et son mystérieux parchemin annoncent de nouveau un complot touchant la royauté. Pour Merthin, les difficultés techniques de la construction du pont remplacent celles du toit de la cathédrale de Kingsbridge. le manichéisme des protagonistes est encore plus marqué que dans l'opus précédent, avec des gentils qui confinent à la bêtise, et des méchants carrément malsains. La personnalité de Caris rappelle celle d'Aliena, bien que son esprit d'entreprise et d'indépendance, poussé à l'extrême, semble trop moderne pour le XIVe siècle. Les sombres manigances de frère Godwyn se font l'écho de celles de Waleran...
    Mais la plus flagrante similitude touche un autre roman de Ken Follett, écrit en 1993 : "La marque de Windfield", se déroulant dans l'Angleterre victorienne. La malfaisance de Micky Miranda (accueilli comme un fils par la famille Pilaster) et son trouble pour Mrs Augusta Pilaster sont repris dans le personnage abject de Ralph (élevé comme le frère du bon Merthin) et son obsession pour dame Philippa. Dans Les Piliers de la Terre, William Hamleigh était infâme, mais on pouvait encore comprendre ses motivations. Ici, Ralph incarne le mal jusqu'à l'indigestion. Ses délires pervers et sa violence gratuite – surtout envers les femmes – m'ont gâché la lecture.
    Celles et ceux qui n'ont pas encore lu "La marque de Windfield" et qui auront pris le temps d'oublier "Les Piliers de la Terre" apprécieront sans doute le divertissement offert par "Un monde sans fin". Pour ma part, je n'ai pas détesté, mais la grâce s'est enfuie.
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    • Livres 4.00/5
    Par Lilou08, le 03 septembre 2012

    Lilou08
    Voilà je l'ai terminé ce pavé ! ouf… et en même temps un peu triste, car tous les personnages m'ont accompagnés agréablement pendant un long moment (1.337 pages quand même !), et je m'y étais attachée…
    Que dire ? Tout d'abord, il faut savoir que contrairement à ce que Ken Follett annonce, ce n'est absolument pas la suite des Piliers de la terre… ok cela se passe au même endroit, Kingsbridge, on parle aussi de bâtisseurs, et Merthin est vaguement un descendant de Jack le bâtisseur et d'Aliena, mais voilà… c'est tout… il n'y a rien de plus !
    Cette petite déception passée, on rentre avec délice dans l'écriture de Ken Follett qui est toujours aussi agréable et bien documentée… Comme l'on suit beaucoup de personnages, cela peut expliquer la longueur de l'ouvrage… ceci dit, je pense que Ken Follett aurait pu un peu raccourcir ! ! lol
    De nombreux aspects historiques intéressants sont abordés : la vie des paysans, des serfs, dans les prieurés et les couvents, la condition de la femme à cette époque, l'obscurantisme au niveau de la médecine, de la sorcellerie… les campagnes de guerre etc. L'air de rien, on apprend pas mal de choses… les personnages sont un peu caricaturaux, les gentils sont très courageux, valeureux et ils leur arrivent beaucoup de malheurs… et les méchants sont cruels, machiavéliques et retors à souhait. Mais tout de même, on s'y attache et on aime les suivre. Bref, je conseille cette lecture, mais pas de suite après Les Piliers de la terre, et sans en attendre une suite.
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    • Livres 4.00/5
    Par Davalian, le 31 juillet 2013

    Davalian
    Deux siècles se sont écoulés, inscrivant les personnages des Piliers de la Terre parmi les figures de légende. Assurément UN MONDE SANS FIN n'est pas une suite mais l'occasion de rencontrer un récit nouveau qui utilise avec succès les mécaniques qui ont assuré le succès de Ken Follett.
    L'histoire en elle-même est bien travaillée. Il n'y a pas vraiment de pierre angulaire (sinon Kingsbridge) et pourtant l'ensemble est une chronique d'un seul tenant. Les bâtisseurs n'occupent plus la première place. S'ils attirent un premier temps l'attention du lecteur, celle-ci ira en refluant avant de mieux revenir tel le mouvement d'une vague. Dans ce nouveau (long) roman médiéviste il est davantage question d'économie, de marchands, de politique religieuse, d'enjeux de pouvoirs, de médecine et… de condition féminine. Cette démarche qui privilégie la société peut être qualifiée d'anglo-saxonne, elle n'en demeure pas moins fort appréciable et fort distrayante. Les tribulations des personnages principaux se suivent avec plaisir. Leurs traits de caractère rappelleront invariablement des souvenirs, même si chacun garde son identité. Il est toutefois difficile de se départir du spectre des Piliers de la Terre.
    Le corps du texte réserve une surprise qui justifie à elle seule l'achat et la lecture de cette œuvre de qualité : un passage par la France en proie à la Guerre de Cent Ans. La bataille De Crécy vue par les yeux de Caris et de Ralph nous livre un grand moment de plaisir. le contexte politique du XIVème siècle et le règne de Édouard III sont cités à plusieurs reprises et peuvent être une manière de raviver autrement des souvenirs laissés là par la geste du regretté Maurice Druon, Les rois maudits. L'évocation de la Peste et son exploitation romanesque sont un autre temps fort de ce livre.
    Hélas, certains traits ne pardonnent pas. L'auteur se permet de nombreuses gloses se voulant historiques du plus mauvais aloi. Certains commentaires sont dénués d'intérêt au point que le lecteur est amené à s'interroger « L'auteur m'imagine-t-il aussi ignorant ? ». Autre bémol : l'histoire d'amour entre Caris et Merthim, leur(s) séparation(s) et retrouvailles viennent gâcher le plaisir. Ce point est d'autant plus incompréhensible que les autres amourettes sont habilement négociées. Enfin, malgré de nombreux rebondissements, le dénouement tarde peut-être un peu.
    Un livre à retenir et à lire mais à condition d'avoir su pleinement apprécier auparavant Les Piliers de la Terre.

    Lien : http://kriticon.over-blog.com/article-un-monde-sans-fin-ken-follett-..
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Citations et extraits

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  • Par Ptitgateau, le 26 juillet 2012

    Si elle avait entendu parler de cette bataille en Angleterre, elle aurait souhaité de toute son âme que les anglais remportent la victoire. Se trouvant en France, elle n'éprouvait plus qu'une sorte de neutralité dégoûtée après toutes les horreurs qu'elle avait vues au cours des deux dernières semaines. Comment s'identifier à ces anglais qui assassinaient les paysans et brûlaient leurs récoltes ? Le fait qu'ils commettent ces atrocités en terre étrangère ne changeait rien à l'affaire. Bien sûr, ils affirmeraient la leçon bien méritée puisque les français avaient brûlé Portsmouth. Mais penser ainsi était d'une bêtise insigne. Cela ne conduisait qu'à des scènes d'horreur, telle que celle qui se déroulait à présent sous ses yeux.
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  • Par Ptitgateau, le 24 juillet 2012

    Comte de Shiring : je ne veux pas que de satanés curés viennent me tracasser, qui plus est, en temps de paix, et pleurnicher dans mon giron que des serves ont été violées. Que cela ne se reproduise plus! Il m'indiffère que tu couches avec tes paysannes, puisqu'on en parle. Mais si tu prends une femme mariée, que ce soit de gré ou de force, prépare-toi à compenser son mari d'une manière ou d'une autre. La plupart des paysans peuvent être achetés. Fais en sorte que cela demeure ton problème et ne devienne pas le mien. C'est tout.
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  • Par Lilou08, le 17 août 2012

    Allons, allons ! intervint Gérald. Tu ne vas pas comparer un charpentier et un soldats !
    Le manque de tact de son père montrait combien il le préférait, lui, le cadet. Et en voyant son frère rougir et se mordre la langue pour ne pas lui lancer une remarque cinglante, Ralph comprit que Merthin était blessé.
    Au bout d’un moment, Merthin prit la parole sur un ton assourdi que Ralph connaissait bien et qui signifiait que ses propos seraient irrévocables. Et, de fait, il dit : « Je n’ai pas demandé à être charpentier. Comme Ralph, je rêvais d’être chevalier. Je sais aujourd’hui que c’était un rêve idiot. Il n’empêche. Si votre fils est charpentier aujourd’hui, vous en êtes seul responsable. Je ne me plains pas. Les choses ont bien tourné pour moi puisque j’excelle dans mon métier. J’ai réussi dans une situation qui m’était imposée et, un jour, je construirai le bâtiment le plus haut d’Angleterre. Vous avez fait de moi un charpentier. Acceptez-en les conséquences ! »

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  • Par Vance, le 07 avril 2010

    L’homme qui prépare les onguents et les médecines a pour nom apothicaire. Lorsque c’est une femme qui exerce cette activité, on l’appelle sorcière. […] Les hommes aiment bien tuer une femme de temps en temps.

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  • Par Ptitgateau, le 25 juillet 2012

    La salle d'audience s'était remplie. Il y avait là, Annet, les habitants de shiring, le seigneur William et Dame Philippa, Edmond le lainier et Caris, le prieur Godwyn et son servile Philémon. Le greffier tapa sur la table pour réclamer le silence et le juge entra...
    ... Il s'assit, laissa échapper un pet sonore, soupira avec satisfaction et déclara :
    "très bien, ne perdons pas plus de temps !"
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Rencontre Ken Follett : Aux portes de l'éternité, le siècle 3
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