ISBN : 2253114065
Éditeur : Le Livre de Poche (2005)


Note moyenne : 3.67/5 (sur 9 notes) Ajouter à mes livres
Marseille, le 16 décembre 1891. La riche Madame Magnan est sauvagement assassinée. Son fils adoptif, un homme louche et marginal, est immédiatement suspecté, et très vite, témoignages et preuves l'accablant, il est condamné au bagne. Pourtant, ce dénouement paraît trop ... > voir plus
Ajouter une critique Ajouter une citation

Critiques et avis(2)

> Ajouter une critique

    • Livres 5.00/5
    Par Bigmammy, le 13 juillet 2011

    Bigmammy
    voici le premier roman de la série des "Nouveaux Mystères de Marseille" selon Jean Contrucci. Un régal.
    Il y a tout, déjà, dans ce premier ouvrage. La personnalité des héros récurrents, leur "découpe", leur parler teinté de provençal qui me réjouit, l'ambiance de ces années de passage d'un siècle à l'autre où le progrès technologique bouscule les habitudes de la vie quotidienne. le danger, les bagarres, les malfrats, les dessous du quartier réservé...et puis un style précis, enlevé, qui se lit avec plaisir, fluide et vivant. En revanche, pas de preuves scientifiques, d'analyse de sang ou d'ADN. Juste de la psychologie et de l'expérience...
    Les mobiles des crimes sont éternels : jalousie, vengeance, appât du gain. Ici, on replonge dans les affres judiciaires d'affaires criminelles à rebondissements, puisque les faits relatés se déroulent sur plusieurs années, justement au moment où l'affaire Dreyfus déchire la France. Chaque camp a ses fans. Chacun réécrit l'histoire selon son imagination. Les journalistes judiciaires, comme l'est le principal héros, Raoul Signoret, rendent compte avec passion des débats aux Assises. Ces affaires passionnent l'opinion, comme aujourd'hui. On retrouve aussi quelques contradictions dans le traitement des jugements : comme il est difficile de rouvrir un dossier, comment un prévenu peut être à la fois innocent...et coupable. Comment il convient de se défier des aveux, comment on peut facilement manipuler des témoins vulnérables. Très actuelles, ces réflexions...
    On comprend mieux aussi la psychologie de Cécile, le grand amour de Raoul, puisqu'on suit pas à pas les étapes de leur histoire contrariée ; mais qui finit bien ! La description du mariage bourgeois est parfaite.
    Donc, à ceux qui désirent entrer dans la saga, je conseille de commencer par ce commencement.
    Ainsi que le dit le site de l'association des Marseillais du Monde : "Comme ses illustres prédécesseurs, Jean Contrucci a su intelligemment mêler à une intrigue policière passionnante une très intéressante fresque sociale où les détails historiques apportent en petites touches à la justesse du récit. L'action est bien soutenue et l'évocation du Marseille bourgeois, ouvrier ou interlope de l'époque est finement restituée. Jean Contrucci paye aussi son écot à des romanciers plus contemporains et son héros Raoul Signoret, journaliste de son état, n'est pas sans rappeler le Rouletabille de Gaston Leroux. Mais il porte également indubitablement en filigrane la marque de son auteur, qui fut longtemps chroniqueur pour "La Provence".

    Lien : http://www.bigmammy.fr
    > lire la suite
    Critique de qualité ? (1 votes positifs)
    • Livres 3.00/5
    Par Nanne, le 16 septembre 2009

    Nanne
    16 décembre 1891, hameau de la Blancarde, Marseille. C'est dans ce coin de campagne abritant quelques rentiers, retraités et autres petits-bourgeois fuyant l'air déjà pollué de la ville qu'est retrouvé le corps inerte de la doyenne de ces lieux, Marie-Thérèse Magnan. Tout le tintamarre fait par les voitures à chevaux de la police réveille ce coin tranquille et perdu entre vignes, jardins potagers et ligne de chemin de fer. Un habitant suit - telle une vigie un bateau en détresse - le va-et-vient des policiers chez la "vieille", Charles Bonnafoux, chef d'escadron retraité, insomniaque et pipelet notoire.

    Lien : http://dunlivrelautredenanne.blogspot.com/2009/09/les-mysteres-de-la..
    > lire la suite
    Critique de qualité ? (1 votes positifs)

> voir toutes (1)

Citations et extraits

> Ajouter une citation

  • Par Nanne, le 16 septembre 2009

    - Je reconnais, avoua-t-il, tandis que Me Gropierres se prenait la tête à deux mains, que j'ai utilisé l'échelle de bois pour rejoindre la bonne de ma mère adoptive qui, à ma demande, me prodiguait quelque faveur une fois par semaine. Stupeur des habitants de La Blancarde présente aux débats, et indignation du tribunal ! Le procureur Verminck, qui vit se rapprocher un plus la lunette patibulaire de la guillotine du cou de l'accusé, ne crut pas nécessaire d'intervenir. Il connaissait la nature humaine. [...] La faute de Coulon, si c'en était une, était de celles qu'il aurait le plus volontiers absoutes si, par profession, le procureur ne s'était cru obligé de les châtier toutes.
    > lire la suite
    Citation de qualité ? (1 votes positifs)






Acheter sur Amazon

Faire découvrir L'Enigme de la Blancarde par :

  • Mail
  • Blog

> voir plus

Lecteurs (20)

> voir plus

Quiz