ISBN : 2253114073
Éditeur : Le Livre de Poche (2006)


Note moyenne : 4/5 (sur 12 notes) Ajouter à mes livres

Marseille, 1899. La France est en proie aux attentats anarchistes, et Raoul Signoret, le sémillant chroniqueur judiciaire du Petit Provençal, doit rendre compte d'une exécution capitale, alors qu'il milite contre la peine de mort ! Mais un procès autrement plus ... > voir plus
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Critiques et avis(3)

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    • Livres 5.00/5
    Par athena1, le 20 mars 2011

    athena1
    Après Le Vampire de la rue des Pistoles, c'est avec Le secret du docteur Danglars que j'ai fait plus ample connaissance avec monsieur Contrucci.
    Alors que le premier polar traitait de mythologie en général et de l'héritage grec de la cité phocéenne en particulier, cette nouvelle aventure aborde deux sujets sans véritables liens entre eux : le marché de l'opium et l'anarchisme.
    Le secret du docteur Danglars c'est un polar qui débute par l'exécution d'un anarchiste, d'ailleurs c'est bien à contre coeur que notre célèbre journaliste, Raoul Signoret, se rend " au spectacle" afin de couvrir l'évènement. C'est encore, le procès du docteur Hyppolite Danglars accusé d'avoir pratiqué un avortement clandestin sur une bonne, avortement ayant d'ailleurs coûté la vie à cette dernière. Mais, me direz-vous quel peut être le rapport entre ces deux évènements ?
    Contrucci nous offre une énigme sur fond d'opium mais sans nébulosité. Une fois de plus il nous sert des dialogues drôles et percutants, des joutes verbales croustillantes. le tout, sur fond de patois, de cigales, d'odeur de thym et de romarin, de mets provençaux.... Ah je cours acheter une autre de ces merveilles !
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    • Livres 5.00/5
    Par Bigmammy, le 30 juillet 2011

    Bigmammy
    C'est le troisième opus de la série des "nouveaux Mystères de Marseille". On commence très fort avec le reportage de Raoul, notre jeune héros, envoyé contre ses propres convictions couvrir l'exécution capitale d'un jeune anarchiste. On s'y croirait.
    Mais c'est une autre affaire qui va le mobiliser : celle du bon docteur des pauvres, Hippolyte Danglars, ancien médecin des colonies en Indochine, accusé sur son lit de mort par une jeune domestique de l'avoir avortée. L'accusé se défend mal. Il semble malade, a un malaise pendant l'audience des Assises d'Aix. Il faut renvoyer le procès. Cela intrique Raoul...
    En réalité, cette lettre accusatrice de cinq pages, bien tournée, la femme de chambre subclaquante de la chanteuse de caf-conc' Jeny d'Amor l'a-t-elle écrite elle-même ? Et que fait le Docteur, une fois acquitté, dans une fumerie d'opium, à discuter avec le patron de cet établissement ?
    Raoul va résoudre l'énigme avec le concours d'un personnage truculent : un vieil anarchiste imprimeur qui a connu son père. Pour en savoir plus sur le docteur, il va même jusqu'à s'introduire frauduleusement à son domicile du boulevard Latil...et y découvrir un laboratoire pas très convenable. En 1899, cela fait juste un an que l'on vient de synthétiser l'héroïne. On n'arrête pas le progrès. Cette péripétie va le brouiller momentanément avec son vénéré oncle Baruteau, chef-adjoint de la Sureté.
    De l'action, des combats de boxe française comme si vous y étiez, de l'amour et des femmes, de belles scènes de brasseries...Un plaisir renouvelé. Vite, vite, une autre aventure !

    Lien : http://www.bigmammy.fr
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    • Livres 4.00/5
    Par Onclepaul, le 29 janvier 2011

    Onclepaul
    En général, je me méfie des chroniques dithyrambiques et malgré l'aspect alléchant de la couverture je me suis plongé dans ce roman avec disons une certaine réserve, réserve qui a fondu dès les premières lignes de ce récit en tout point remarquable. Par son côté vieillot mais également par son modernisme. Outre les ingrédients chers aux auteurs des romans policiers des années 30, l'exotisme, les méchants asiatiques, les étranges manœuvres la nuit dans le port de Marseille, l'héroïne (la drogue), l'héroïne (la chanteuse populaire au répertoire grivois), les anarchistes, Jean Contrucci nous délivre un pamphlet contre la condition misérable du petit peuple, l'esprit de libéralisme qui s'instaure afin d'instaurer un système de production et de rendement maximum, même si cela s'effectue au détriment des ouvriers et de leur santé. le tout écrit avec élégance et sans forcer le trait. Les préoccupations de la fin du XIXème siècle sont toujours d'actualité. Une réussite qui donne envie de lire les précédents volume consacrés à ce journaliste qui nous fait penser à Rouletabille.

    Lien : http://mysterejazz.over-blog.com/
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Citations et extraits

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  • Par athena1, le 19 mars 2011

    Habillée de noir dans des vêtements sans grâce, elle dardait sur les deux hommes des yeux furibonds. Elle paraissait faite de plusieurs morceaux que la Nature n'était jamais parvenue à harmoniser. (...)
    Bouillot glissa à l'oreille de Raoul :
    - Mon pauvre père n'aurait pas manqué de dire "A maï de cuou que de mourre !"
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  • Par athena1, le 19 mars 2011

    - Vous ne vous sentez pas plus léger, plus - comment dire ? - mieux dans votre peau?
    - Franchement, non. Je me demande s'il n'en va pas avec l'opium comme de la pratique religieuse. Il faut avoir la foi. Et je ne l'ai pas.
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  • Par athena1, le 18 mars 2011

    Si quelqu'un avait l'idée saugrenue de fermer un jour les maisons closes, tu verrais le pastis ! Il y aura bien un jour un fadoli pour interdire l'absinthe. Crois-tu que ça supprimera l'alcoolisme ?
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  • Par athena1, le 16 mars 2011

    Seul le prénom changeait. Joseph, Louis, et maintenant Anatole Deibler... Sinistre dynastie. L'Exécuteur changeait, l'horrible besogne, elle, demeurait immuable dans son effrayant cérémonial.
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  • Par athena1, le 19 mars 2011

    - (...) Dites-moi mon cher Signoret, vous ne souffrez pas de migraines ?
    - Pas plus qu'un autre, pourquoi ?
    - Je me demandais si votre auréole ne vous serrait pas un peu.
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