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« La victoire, ça doit être léger comme une plume, ça soulage, ça ôte d'un poids, ça élève. Et la perche, plus encore, c'est magique. » (p. 72) L'été 1983, le jeune Renaud Dély passe ses journées devant son téléviseur, fasciné par les exploits des sportifs aux Jeux olympiques de Los Angeles. Un athlète, surtout, nourrit son admiration. C'est Pierre Quinon, perchiste qui obtient la médaille d'or. « Sauter, c'est ta vie, ton oxygène, ta raison d'être. » (p. 14) Pendant que le gamin grandit, moins plus qu'heureux auprès d'une mère gravement dépressive, il ne sait pas encore que son héros est également tourmenté. La victoire olympique lui laisse un goût amer, car il n'a pas pu affronter le véritable champion de la discipline. Et puis, Pierre Quinon n'aime pas le devant de la scène et les questions des journalistes. « Tout ce cirque l'agace. Pierre sait mieux que quiconque que la victoire ne tient qu'à un fil. » (p. 77)

Renaud Dély propose une double histoire : d'une part celle de l'adolescent qu'il a été, marqué par le divorce de ses parents et la maladie de sa mère ; de l'autre celle de l'athlète hanté par de nombreux démons et qui pratique la fuite en avant. « Pierre a gagné et il s'en veut. Tant d'autres perdent un peu partout dans le monde sans qu'il ne puisse rien y faire, sans même qu'il essaye. » (p. 80) de ces portraits croisés ressort un touchant récit sur la douleur terrible de la dépression pour ceux qui en souffrent. L'auteur porte aussi un regard très humain sur le suicide qui, lui, blesse ceux qui restent.

J'ai beaucoup apprécié la progression parallèle des deux histoires, de l'enfance à l'âge adulte. Un destin sportif se mêle à une existence tranquille, et ce sont finalement les deux lignes de vie qui en ressortent enrichies.
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Un roman qui nous propose deux trajectoires : deux destins, l'un extraordinaire, l'autre ordinaire. Et nous montre à quel point les deux sont similaires, malgré leurs schémas inversés. Un mal-être qui ronge, qui détruit, qui renvoie à la question du sens de la vie.

"Mais le jeu est éphémère, l'amusement volage. La joie a tôt fait de s'évanouir. Alors tout ça pour quoi ? Cinq à dix secondes d'un bonheur fou, immense, inexploré, au moment où on lui passe la médaille d'or olympique autour du cou."
Beaucoup d'influences : celle de Nicola de Staël par exemple, qui s'est également suicidé à l'âge de 41 ans, des existences vécues par procuration, des quêtes métaphysiques.

"Nicolas de Staël a peint toute la nuit du 15 au 16 mars 1955. Cette nuit‑là, il a détruit autant de toiles qu'il en a créées. Au matin, l'artiste préféré de Pierre s'est jeté de la terrasse de son immeuble à Antibes. Il avait quarante et un ans."
"Pierre sait tout de ce peintre frénétique, qui oeuvre toujours au bord de l'abîme."
Une recherche de sensations fortes jusqu'au danger de mort : à la suite de la recherche du dépassement au saut à la perche, la moto, le vélo, la peinture pour toujours aller au bout de ses forces...

"Champion olympique ! le titre ressuscite les mythes de l'Antiquité. Athènes, Philippidès, le porteur de bonnes nouvelles qui s'écroule en arrivant de Marathon, les courses de chars qui s'achèvent dans le sang. À l'époque, l'exploit est une question de vie ou de mort."
Le dépassement de soi, la création, la gloire, ne sont jamais loin des gouffres...
Un très bel hommage et une méditation sur ce qui finalement a vraiment de l'importance. Échec, succès, qui peut le dire au bout du compte ? C'est quoi réussir, s'accomplir, aller au bout de ses rêves ? Ou renoncer ?

Un texte puissant, terrible, beau. À ne pas manquer.

#Legrandsaut #NetGalleyFrance
Lien : https://sharingteaching.blog..
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Jeux Olympiques de Los Angeles, 8 août 1984. Pierre Quinon s'élance pour battre ce qui sera le record du monde de saut à la perche. de l'autre coté de l'océan, à Paris, un enfant l'observe et adule les prouesses du médaillé d'or. Cet athlète est son héros, un exutoire au quotidien sombre, celui de l'enfant qui s'effrite trop tôt pour faire face aux problématiques du monde adulte.

Le grand saut sortait de mes habitudes de lectrice et même de journaliste n'étant pas tous les jours exposée aux écrits sportifs. Mais j'étais certaine d'une chose, en cette rentrée littéraire 2021, ce livre se démarquait par son sujet. Ici, vous le comprendrez dès les premières pages, la biographie et la narration se mêlent pour donner vie à ces deux destins, celui de l'athlète et l'enfant que tout semble opposer aux premiers abords. L'avancée de la lecture entraîne pourtant de nombreuses similitudes avouées entre les lignes qui stimulent la réflexion du lecteur.

Pierre Quinon est illustré avec brio sous les traits de l'athlète brillant, mais également sous ceux de l'homme dans son intimité, taiseux, passionné, émotif, ayant un goût prononcé pour le risque. Un besoin constant de jouer avec les limites de la vie comme une perspective prédéfinie à son suicide le 17 août 2011. Mais il y a aussi cet enfant, gâté par le matérialisme ambiant du XVIème arrondissement tout en étant exposé à une parentalité toxique. A travers ses yeux, l'amour du sport prend tout son sens, sa beauté, et cette admiration indicible qui guette les passionnés dès le plus jeune âge. Mais c'est aussi une porte de sortie, une trêve dans l'existence. Cette trêve au doute, les deux hommes la recherchent.

Ces destins liés sont très appréciables tant rien ne semble d'abord les rapprocher. L'écriture sombre de Renaud Dély permet de mettre l'accent sur des émotions toujours subtiles à illustrer : la déception, l'angoisse, les questionnements incessants, et le doute. Cela touche et l'on peut en réalité comprendre, parfois, la triste destinée de l'athlète. Ce « grand saut » comme le mentionne l'auteur. Ce roman est un bel hommage à Pierre Quinon qui illustre l'homme dans toute sa complexité sans s'en tenir à l'exploit sportif et aux informations de surface. Il y a une réelle recherche derrière tout cela et il faut avouer que l'on retrouve bien l'oeil du journaliste et son souci du détail.

Je ne peux pas dire que ce roman restera un inoubliable me concernant, ne me sentant jamais totalement éprise par les récits biographiques, mais il n'en est pas moins une ode à l'amour du sport, tant par le prisme de l'athlète que celui du supporter. le fil conducteur d'une passion enivrante dont les exploits, comme celui de Pierre Quinon, ne sont jamais réellement oubliés.
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⭐️⭐️ADORÉ ⭐️⭐️
@renauddely grand journaliste politique, nous offre un roman dans un style dont il est peu habitué. Deux destins de vie, le récit poignant et bouleversant d'un célèbre athlète #pierrequinon (perchiste qui a remporté la🥇 aux JO en 1984 premier à franchir la barre des 6 mètres) et d'un de ses "fan", qui vont être liés, chacun à sa manière par " le Grand Saut" de la vie. Un roman passionnant, à lire absolument, afin de découvrir le "drôle" de parcours de Pierre Quinon.
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Jeux olympiques de Los Angeles, 8 août 1984. Pierre Quinon s'élance et bat le record du monde de saut à la perche. Il est loin de se douter qu'à des kilomètres de là, un enfant rêve en l'observant. L'athlète est son héros, son modèle, et ses prouesses sportives lui permettent d'oublier quelques instants un quotidien trop lourd pour son âge. Et pourtant : malgré ces difficultés, l'enfant se construit. Dans le même temps, après son heure de gloire, Pierre Quinon sombre petit à petit…

Un récit intéressant, où se mêlent deux trajectoires qui, a priori, n'ont rien en commun. Mais au fil de la lecture, on se rend compte que ces deux destins, l'un ordinaire, l'autre extraordinaire, ont un point commun : un mal-être constant. Renaud Dély rend ici un très bel hommage, bien documenté, à Pierre Quinon. Sans s'arrêter à ses exploits sportifs, on découvre, au-delà de l'athlète brillant, un homme complexe, passionné mais aussi torturé, et qui aime le risque. Un portrait empreint de la bienveillance et de l'admiration du regard d'enfant que Renaud Dély porte toujours sur son héros.

J'ai apprécié vibrer avec cet ode à l'amour du sport, même si ce n'est pas mon type de lecture habituelle. le grand saut est loin d'être un coup de coeur, mais je garderais comme souvenirs de cette lecture une plume très contemporaine agréable, un peu sombre, mais surtout un beau message d'espoir malgré une fin tragique.
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aux JO de los angeles , le français pierre quirinon monte bien sur la plsu haute marche du podium, c et le comble du bonheur pour un athlete, mais cela ne va pad urer. Il se torture l esprit en se demandant si sa victoire est legitime, puisque le russe serge bubka , grand favori, est absent en raison du boycott de l urss. Pierre quirinon est deja ailleurs, surtout que les blessures s enchaiennt , le champion décline , il y a 10 ans il se jette dnas le vide depuis son balcon. l'auteur, l une des voix matinales de france info, raconte ce destin tragique avec beaucoup de sensibilité sans voyeeurisme , en melant l histoire de pierre quirinon à son propre recit familial, , lui aussi tourmenté, une belle histoire
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J'aime bien les romans qui parlent de sport. J'ai l'impression de commencer chaque billet de blog par cette phrase quand il s'agit de parler d'un roman sur le sujet. A force, si vous passez régulièrement par là, vous allez finir par croire que je radote (spoiler : ça m'arrive). Pour en revenir aux romans de sport, j'ai il y a quelques semaines – plutôt mois, en vrai – le grand saut de Renaud Dély, finaliste du prix Jules-Rimet et sélectionné pour le grand prix Sport & Littérature 2021. Comme à chaque fois que je commence un roman de sport, je suis plutôt enthousiaste.

Aux Jeux Olympiques d'été 1984 de Los Angeles, Pierre Quinon bat le record du monde de saut à la perche. Un petit garçon a les yeux rivés devant la télévision pour assister à ce moment historique. de l'autre coté de l'océan, à Paris, un enfant l'observe et adule les prouesses du médaillé d'or. Cet enfant, c'est Renaud Dély et Pierre Quinon est son idole.

Renaud Dély est journaliste. Il est passé par de nombreux journaux – Libération, le parisien, Marianne, Le Nouvel Observateur, So foot – et aussi sur France Inter. En lisant le grand saut, on se doute que son admiration pour Pierre Quinon n'a pas diminué depuis son enfance. Notamment parce que leurs destins semblent étonnamment imbriqués.

Je n'ai pas particulièrement envie de vous en dire plus, afin que si ce livre vous tente, vous fassiez comme moi, c'est-à-dire découvrir au fil des pages le destin d'un sportif écorché vif et d'un petit garçon confronté à des problèmes qui ne sont pas de son âge, d'un petit garçon qui aurait dû grandir dans l »insouciance.

Le grand saut est un hommage à Pierre Quinon. Un homme dont on découvre autant la vie que ses exploits, vu à travers les yeux d'un enfant, d'un adulte qui ressent une véritable tendresse pour lui, et une admiration.

Pas tout à fait une biographie, pas tout à fait une autobiographie, ce livre est un hommage au sport et à ceux qui sont transportés par les exploits des sportifs qui se dépassent.
Lien : http://mademoisellemaeve.wor..
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C'est avec une plume très contemporaine que R.D nous raconte l'histoire de ce champion olympique et de ce jeune garçon qui n'ont pas grand-chose en commun en apparence.

Et pourtant…

Leurs sentiments sont parfois similaires, à tel point qu'il nous arrive de commencer un paragraphe sans savoir qui prend la parole, et j'ai trouvé ça brillant.
Pierre Quinon aura ce besoin constant tout au long de sa vie de retrouver des sensations fortes, de ressentir l'adrénaline qu'il a ressenti ce fameux 8 août 1984 ! Et le petit garçon est lui aussi à la recherche d'adrénaline, pour fuir toute la tristesse qui l'entoure il va se nourrir des exploits de ses champions… le sportif est complexe et l'enfant a faim de bonheur.

J'ai trouvé que c'était un merveilleux hommage au champion olympique, très bien documenté, et que malgré le funeste destin de Pierre Quinon, le roman est porteur d'un beau message d'espoir.
Je ne peux pas dire non plus que ce livre me laissera une trace indélébile, peut être parce que je ne suis pas du tout amatrice du milieu sportif MAIS j'ai passé un bon moment à la lecture de ces 200 pages extrêmement bien documentées.
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Le Grand saut que nous "livre" Renaud Dely d'une main de maître relève autant du genre acrobatique que du genre philosophique.J'ai 78 ans et depuis belle lurette à la retraite de l'enseignement. Mais là , j'avais le rêve de lire cette prouesse d'écriture avec mes élèves: mêler sa vie avec celle du héros de son enfance tout en distillant leur cheminement intérieur , le devenir de chacun, de chacun de nous . C'est un livre de formation.Ce que je souhaiterais pour cette oeuvre: que des enseignants y découvre matière à communiquer avec des ados et des ados réconciliés avec le rêve et la réalité.
Jury du Goncourt des lycéens qu'en pensez- vous?
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Un roman particulier avec un côté biographique extrêmement intéressant. Deux personnages qui, à priori, n'ont rien en commun mais vont pourtant être liés par "le grand saut". le côté biographique sur ce grand sportif est passionnant. On sent vraiment le gros travail de recherche de l'auteur, qui est pour moi le gros point fort de ce roman. L'écriture nous met tellement dans les émotions de ce que peut ressentir ce type de sportifs à tel ou tel moment. En bref un bon roman biographique et émotionnel. Et surtout, un bel hommage à un grand sportif
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