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ISBN : 2871297622
Éditeur : Dargaud (2006)


Note moyenne : 4.43/5 (sur 21 notes) Ajouter à mes livres
Les vices harcèlent, encerclent de toutes parts. Ils ne permettent ni de se relever, ni de lever les yeux pour distinguer la vérité, mais ils pèsent de tout leur poids sur les hommes immergés, empalés dans la passion, sans jamais les laisser revenir à eux. ... S'abandon... > voir plus
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Critiques et avis(3)

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    • Livres 4.00/5
    Par Alwenn, le 05 décembre 2008

    Alwenn
    Si je n'achète pas souvent de bd, c'est bien pour cette raison : ce sont de petites mignardises qui ne durent jamais assez longtemps à mon goût. C'est comme ces bonbons de mon enfance que l'on commençait à doucement suçoter, histoire de profiter, mais dans lesquels on finissait par croquer avidement dès que l'on sentait le cœur fondant sous l'enrobage prêt à céder… Les bd ont exactement le même effet sur moi. Je commence toujours doucement, mais je suis bien trop vite happée par l'histoire et je n'aurais de cesse de tourner les pages jusqu'à la dernière.
    Résultats des courses sur Muréna : ça faisait un an que j'attendais la sortie du tome 5. Samedi, je suis allée faire un tour à la librairie, et je m'en suis emparée. Je l'ai docilement ramené à la maison, où je lui ai changé quatre fois de place mais sans jamais l'ouvrir (si c'est pas du masochisme, ça…). Et hier soir, je n'ai pas pu résister. Je l'ai ouvert à 1 heure du matin, juste avant de m'endormir, en me disant qu'ainsi, je ne lirais que les premières pages… Si ce n'est pas être naïf que d'être si peu objectif sur soi !.... 45 minutes plus tard, j'avais fini. Est-ce qu'on imaginer cette distorsion ? Un an d'attente consommé en 45 minutes… Arrrrrrggggg…
    Cela dit, je ne suis pas du tout déçue (d'avoir terminé la bd, si, mais ça c'est une autre histoire). Dufaux et Delaby nous livre ici un album au dessin épatant : je n'ai pas cessé de m'extasier sur le goût du détail, sur les couleurs (j'adore particulièrement les teintes d'orange ocré des scènes de nuits dans les demeures éclairées aux lampes à huile), les visages, la mise en scène… Il est sûr que pour cela au moins, je pourrais rouvrir tant que je veux l'album, je découvrirais même des détails qui m'auront échappé à la première lecture.
    Le scénario demeure centré sur le personnage de Néron, qui prend une telle ampleur que la place attribuée à Lucius Murena, héros éponyme de la bd, en est restreinte. le figure du prince basculant dans la folie est ici au cœur de l'histoire.
    Les femmes ont toujours ce rôle qui, depuis le début de l'aventure Murena, les propulse au rang de grandes manipulatrices. D'une beauté froide mais merveilleuse, Poppée a remplacé Acté dans le lit du Prince et tisse sa toile patiemment. Il y a toujours cette double identité de la femme « belle de jour » et monstre des ténèbres qui est un thème récurrent chez le duo. Poppée n'est en sorte qu'un avatar d'Agrippine.
    Sénèque est toujours là, mais on sent que le philosophe perd peu à peu de son emprise sur le jeune César. Ce basculement de la folie que l'on évoquait plus haut fait d'ailleurs l'objet d'une scène qui m'a personnellement « ennuyée » : lorsque je l'ai lue la première fois, sans aller voir la note correspondante, je l'ai trouvée un peu artificielle. Or on connaît le souci d'exactitude du duo qui s'appuie sur de la documentation et s'entoure de personnalités du monde romain pour s'assurer une certaine véracité historique. Je me suis trouvée un peu démunie face à cette scène où Néron, enivré des paroles mielleuses de Pétrone finit par se mettre nu face à sa cour, qui l'admire du regard que l'on porte sur les statues divines. En allant voir la note correspondante, les deux auteurs ont l'honnêteté d'annoncer que cette scène est pure invention et qu'elle doit symboliser le basculement de Néron vers la folie et le rôle qu'a joué son entourage en attisant ses délires. Soit. Mais franchement, j'ai trouvé un côté trop « travaillé » à cette scène, qui ne cadre pas avec la « spontanéité » des autres scènes.
    Le passage de la course de char est très bien (clin d'œil à l'anthologique scène de Ben Hur, sans nul doute) mais son gros défaut est de « manger » 11 pages du livre. Comme c'est un passage extrêmement visuel, avec une scénarisation très cinématographique, on avale un cinquième du livre sans s'en rendre compte. D'où aussi ce sentiment de frustration quand on termine l'album, car à bien réfléchir, peu d'intrigues finalement se nouent dans cet opus. C'est un album centré sur les personnages, leurs pensées, leurs rôles les uns par rapport aux autres, leurs cheminements… On sent que se mettent en place les pièces d'un jeu d'échec machiavélique où chaque individu aura son rôle à jouer. Pour l'instant, l'heure est au positionnement.
    Bref, il va falloir que je patiente encore un an pour la suite… En attendant, je pourrais toujours relire les tomes précédents. Et les regarder jusqu'à satiété, car il y a vraiment une qualité de dessin que j'adore. Longue vie au duo Dufaux-Delaby !
    Terminé le 06 juin 2006.
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    • Livres 5.00/5
    Par Delaetitia, le 16 février 2008

    Delaetitia
    Voici le second cycle de Murena, plus précisément le tome 5. Il sera centré sur le personnage de l'ambitieuse Poppée, épouse de Néron qui porte bien son surnom de déesse noire. L'empereur, quant à lui est toujours aussi dangereusement fou. La vie de Rome nous est conté et montré avec brio. Lucius Murena et Actée, tous deux tombés en disgrâce au regard de Néron vont se rapprocher au fil des pages... La meilleure BD que j'ai pu lire
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    • Livres 4.00/5
    Par MissG, le 16 octobre 2011

    MissG
    L'ambiance est un peu plus différente dans ce nouveau tome qui marque aussi le début d'un nouveau cycle.
    Le moment phare de ce tome est conteste la course de chars dans l'arène à laquelle Néron participe, ainsi qu'une mystérieuse femme qui y participe et remporte la course.
    C'est aussi le retour de Balba, mais le point culminant est la rupture définitive entre Néron et Murena.
    C'est également l'ascension au pouvoir de Poppée qui révèle une face sombre, de conspiratrice avide de pouvoir (en fait elle remplace Agrippine).
    La fin montre la cruauté de Néron et sa folie qui s'installe de plus en plus ainsi que son attirance pour le feu.
    On sent aussi que l'esprit de Murena est lui aussi en train de basculer face à tant d'injustice.
    D'ailleurs j'ai trouvé qu'il était plus présent que dans le premier cycle et ce n'est pas une mauvaise chose.
    Graphiquement c'est très beau avec des personnages plus contrastés physiquement, particulièrement Poppée qui montre une rupture définitive avec les anciennes femmes gravitant autour de Néron.

    Lien : http://lemondedemissg.blogspot.com/2011/09/murena-t5-la-deesse-noire..
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CROISADE - T6 : Sybille, Jadis .
Dessin >> Xavier // Scénario >> DufauxGauthier de Flandres, le « Nomade », a gagné Saint-Jean d'Acre. Et les démons entament leur farandole autour de lui, à l'instar d'Hakim le noir, danseur au souffle aussi magique que destructeur. Mais le pire est peut-être à venir : si Gauthier est à St-Jean d'Acre, c'est parce qu'il y attend sa soeur, Sybille, dont les atours n'ont jamais semé que désolation et malheur dans le coeur des hommes enamourés. Jean Dufaux et Philippe Xavier lèvent le voile sur l'enfance de leur héros, accélérant le rythme de leur sarabande démoniaque.http://www.lelombard.com/albums-fiche-bd/croisade/sybille-jadis,2064.html








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