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ISBN : 2290324450
Éditeur : J'ai Lu (2004)


Note moyenne : 4.25/5 (sur 4 notes) Ajouter à mes livres
Résumé :

D'année en année, le grand ours blanc de l'Arctique voit la banquise se rétrécir, son territoire s'amenuiser. Son destin lui échappe mais il cherche instinctivement de nouveaux terrains de chasse, de nouvelles terres d'accouplement. L'homme, quant à lui, a c... > voir plus
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Critiques, analyses et avis (1)

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    • Livres 4.00/5
    Par bina, le 08 mai 2012

    bina
    Ce livre est un recueil de 15 chroniques, qui se lisent comme des chapitres se suivant chronologiquement au Spitzberg où Jean-Louis Etienne, quelques hommes et des scientifiques restent un an pour un hivernage. le fil conducteur de cet ouvrage est l'ours, dont les apparitions régulières rythmes la vie dans ce secteur. Depuis l'intrusion d'un trublion à Longyearbyean lors d'un colloque de scientifiques aux divers et multiples empreintes dans la neige, autour du bateau ou lors de sorties sur les glaces, en passant par une touchante scène où un viel homme isolé parvient à donner de la confiture à la petite cuillère à un gros plantigrade.
    Au fil des chroniques, JL Etienne aborde la vie en vase clos dans un bateau pris par les glaces, l'occasion de se chercher, mais aussi les sorties scientifiques, il nous donne de brefs rappels historiques sur le Spitzberg, et quelques précédentes expéditions qui ont marqué leur temps.
    Il profite aussi de la présence d'un scientifique spécialiste des glaces pour nous expliquer très clairement la machine climatique, le rôle d'échangeur thermique de la région polaire où transite 70 % de la masse océanique. C'est une région du monde capitale dans la régulation des climats et on comprend ainsi pourquoi elle est très surveillée. La calotte glaciaire est un indicateur climatique, tout comme son habitant le plus célèbre, l'ours.
    Un beau petit livre qui permet de mieux comprendre les hommes et leur impact.
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Citations et extraits

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  • Par Carosand, le 28 octobre 2011

    La permanence de ce huis clos forçait à s'occuper de soi, en évitant de faire peser sur les autres ses propres exigences. A l'abri des nouvelles du monde, on se soulageait peu à peu de ses migraines et des conflits éternels qui l'animent, qui chagrinent nos âmes d'une impuissante culpabilité. La purge des forces consommatrices laissait la place à l'émergence de valeurs existentielles. Il n'y avait pas de gourou dans cette retraite, ni la main courante d'une foi religieuse. Tous s'étaient engagés sans alibi, sans garde-fou, simplement sur l'envie de vivre cette aventure et que l'isolement mettait à l'épreuve. L'exil imposait à chacun de faire appel à des ressources personnelles, le plus souvent insoupçonnées. Le respect mutuel qu'exigeait ce microcosme, la permanence de la nuit, la sobriété de la vie dans cette puissante nature, donnaient libre cours à une forme de spiritualité laïque, sensible, ouverte, sans parti-pris. Il faut rompre périodiquement avec la boulimie compulsive du monde, pour retrouver la délicieuse simplicité de l'humain.
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  • Par Carosand, le 28 octobre 2011

    Tenté depuis l'enfance par le mythe de la vie sauvage, je n'ai jamais pour autant pris la décision radicale de l'exil : question d'éducation, d'arbitrage social, de devoir ? De la science à la poésie, de la philosophie au travail manuel, de la technologie aux interrogations existentielles, j'ai toujours cependant aimé le monde des hommes. Mais ce que j'ai craint par-dessus tout et qui m'a poussé à partir, c'est l'ordinaire des jours, là où la vie se perd dans un labyrinthe de contraintes, de peurs et de faux avantages, si habilement promus, organisés, légiférés, qu'on finit par y succomber.
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  • Par Carosand, le 28 octobre 2011

    Aujourd'hui l'homme saigne par cette déchirure entre le monde rêvé de l'enfance et son impuissance d'adulte à ne pas savoir le préserver. Polluer c'est souiller son enfance, polluer c'est asphyxier le petit être en soi, toujours présent, celui qui nous a ouvert les portes de la vie, et qui souffre des gesticulations ridicules du grand qu'il est devenu.

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  • Par Carosand, le 28 octobre 2011

    J'aimais ces nuits tranquilles dans le cockpit, feutrement éclairé par la liseuse de la table à carte et les voyants du tableau de bord. Tous se passait là, dans le cocon de cette bulle en plein océan. Quand le présent occupe toute la place, on a le sentiment d'avoir l'éternité devant soi, et l'esprit, libéré des astreintes de l'ordinaire, se balade, s'amuse à explorer la vie. Dans ces moments sans limite, les idées jaillissent comme des évidences. C'est dans ces parenthèses du monde que j'ai construit les projets les plus libres, les plus audacieux.
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  • Par Carosand, le 28 octobre 2011

    Le dépouillement n'est pas seulement la façon de vivre avec peu, c'est l'art de vivre pleinement chaque instant.

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Jean Louis Etienne, 30 ans d'expédition
Jean Louis Etienne nous présente son dernier livre "30 ans d'expéditions" publié aux Editions du Chêne. www.editionsduchene.fr La nature a toujours été le terrain de jeux de ma jeunesse. Passer une nuit sous la tente au fond du jardin à l'âge de 8 ans fut ma première expédition. Aussi loin que me conduit la mémoire, je retrouve ce désir d'engagement, ce besoin d'espace. Finalement, depuis l'enfance, je ne me suis jamais départi de ces rêves d'aventures lointaines. " Infatigable défenseur de la planète, Jean-Louis Etienne parcourt le monde depuis plus de 30 ans. Parmi ses nombreux exploits, il réalise la traversée du pôle Nord en solitaire et à pied (1986) et la traversée de l'Antarctique via le pôle Sud avec une équipe internationale et des chiens (TransAntarctica, 1989-1990) ou encore la Mission banquise, trois mois de dérive à bord du Polar Observer pour étudier le réchauffement climatique (2002). Cet humaniste nous raconte ici, en images et en mots, son incroyable vie d'aventure à la découverte des mers, des montagnes et des pôles.











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