ISBN : 2917745207
Éditeur : Brumerge (2010)


Note moyenne : 3/5 (sur 1 notes) Ajouter à mes livres
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Critiques et avis(1)

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    • Livres 3.00/5
    Par wilhelmina, le 26 septembre 2010

    wilhelmina
    Tout d'abord, merci beaucoup à Livraddict et aux éditions Brumerge pour ce partenariat. C'est un livre que j'ai choisi totalement par curiosité, je ne connaissais ni l'auteur ni les éditions. Finalement, ce fut une lecture particulière et il m'a fallu longuement remettre mes idées en place, tout n'est d'ailleurs pas encore très clair à l'heure où j'écris cette chronique... mais je ne pense pas pouvoir faire plus ! =)
    Commençons par l'écriture de Bernard Fauren que j'ai trouvé vraiment très agréable. C'est le genre de roman avec lequel j'ai envie de prendre mon temps pour en savourer chaque instant, [...]

    Lien : http://les-lectures-de-mina.over-blog.com/article-l-ensecret-bernard..
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Citations et extraits

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  • Par becdanlo, le 22 août 2010

    « On bouge ? » Léa vient de poser une question. « On bouge » pour aller où ? Non, c’était histoire de dire, à l'instar du temps où on avait le choix ; c’était pour croire qu'on y était toujours. Un grand éclat de rire : c’est encore elle, la seule capable de réveiller l'acoustique d’un lieu jusqu’à ses plus lointaines résonances. Il doit être minuit, une heure du matin. Le gardien fait un passage, mais il comprend tout de suite la situation et n’insiste pas ; les lieux seront bien gardés même si les portes ne sont pas toutes verrouillées. Je fais une tentative pour m’extraire du fauteuil, mais à peine debout, je me rends compte qu’il vaut mieux que je me rasseye, tant le vertige me guette. Le passé me semble loin, il fait bon, je me sens si bien... Je saisis encore des bribes de conversations et des mots qui émergent. J’entends souvent le mot « plateau » associé à l’expression d’un sentiment d’enthousiasme : « Si ! Je t’assure, là-haut on vit bien, il n’y a plus de ségrégation, on y vit comme avant ! » J’essaye d’en capter plus, mais je replonge dans un demi-sommeil et me retrouve entre rêve et réalité. Je crois « voir » la salle alors que je sais pertinemment que mes yeux sont fermés. Je les rouvre pour vérifier, et en effet : je n’ai plus la même vision, plus la même perspective. Je referme les paupières et la salle réapparaît sous un autre angle. J’aperçois alors quelque chose bouger sur le mur d’en face, en un endroit où le velours est absent, une sorte de personnage peint sur le mur. Ça ressemble à un fragment de fresque égyptienne ; je distingue clairement une femme de profil. J’ai beaucoup de mal à accommoder ma vue, mais j’ai l’impression que le personnage est en relief, quasiment en trois dimensions. Les bras sont fins et me rappellent les marionnettes indonésiennes. Je cherche alors les tringles qui doivent les animer, mais ne les trouve pas. J'ai beau savoir qu'il s'agit d'une hallucination, c’est là, sous mes yeux. J’entends à nouveau les conversations, et le son d’un piano dans le lointain. Brusquement, la marionnette se met à tourner dans une danse, et je crois voir Gypsie, la gitane de Roland. « Le plateau ! » À nouveau, ce mot prononcé près de moi me fait sortir de ma fantasmagorie.
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