Second recueil de nouvelles, dix au total, qui à l'instar de
Chinook, traite des difficiles relations entre les êtres. La nature omniprésente dans le précédent recueil servait au mieux les ruptures annoncées. Ici, les parties de pêche fonctionnent comme le catalyseur qui réunit ces héros anonymes perdus dans leur quotidien morose fait d'attentes.
Un père fraîchement divorcé traverse plusieurs états pour rejoidre son fils et rattraper le temps qui file. Un fils revient auprès des siens après des années d'absence évoquer sa peur d'être père et de ne pas pouvoir échapper à sa propre histoire. Des couples au bord de la rupture se retrouvent soudés face aux dangers d'une nature capricieuse. Des frères qui grâce à leur passion commune trouvent là, le seul moyen de communiquer et passer au-dessus des handicapes de l'un et maintenir ce lien fragile qu'est l'amour.
Des personnages d'une parfaire banalité mais dont l'humanité les rend plus grands qu'ils ne le pensent. Sympathique, sensible, agréable à lire mais qui n'atteint pas en intensité le niveau de son premier livre :
Indian Creek dans lequel il relate par le menu son expérience de vie en solitaire au milieu d'une nature certes superbe mais surtout hostile, sauvage et peu clémente envers les jean-foutre. Cela n'ôte en rien les qualités de conteur de
Pete Fromm qui s'inscrit dans la lignée des grands auteurs de l'ouest américain avec une petite touche » tchékhovienne ». Un auteur à découvrir pour les amateurs des grands espaces.
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