> Sophie Aslanides (Traducteur)

ISBN : 2351780396
Éditeur : Gallmeister (2011)


Note moyenne : 3.23/5 (sur 48 notes) Ajouter à mes livres
Pour la dernière fois, Mack et sa femme Vonnie partent camper dans les montagnes du Wyoming afin de se dire adieu. Enlisé dans les dettes, l'alcool et les trafics, Mack a peu à peu contraint Vonnie a renoncer à l'amour profond qui l'avait attirée vers l'Ouest, et la jeu... > voir plus
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Critiques et avis

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    • Livres 3.00/5
    Par caro64, le 13 août 2011

    caro64
    Je ne suis pas la première à pousser un cri à l'égard du bandeau qui annonce « un roman au suspense à couper le souffle ». Alors clarifions tout de suite ce point. le suspense est quasi inexistant pour ne pas dire nul ! Si vous achetez le bouquin pour frémir vous serez terriblement déçu, je vous mets en garde. Ceci dit, le livre n'est pas mauvais du tout mais il faut écarter au plus vite l'argument de vente mis en avant par l'éditeur et revenir au texte.
    Au départ du sentier de Cold Creek, Mack attend Vonnie. C'est le rendez-vous de leur dernière randonnée rituelle. Chaque année depuis dix ans, ils partent camper et pêcher sur les contreforts des montagnes de Wyoming. Mais depuis que Mack s'est détourné du droit chemin, leur histoire est finie. Quelques affaires douteuses pour sauver son ranch de la faillite l'ont amené vers l'alcool avant de le conduire en prison. Vonnie essaie de lui pardonner et accepte cette dernière ballade en souvenir de leur amour passé. Tout s'annonce pour le mieux, sauf que Mack a encore une petite affaire à régler. Retrouver une balise perdue dans la montagne pour le compte d'un ancien contact. Guidé par un faibLe signal, cela ne s'avérera pas chose facile et sera la cause de quelques désagréments en cours de route.
    Ron Carlson nous offre une magnifique randonnée dans les montagnes du Middle-west, des parties de pêche à en faire rêver plus d'un. Outre ce voyage, c'est aussi un livre sur l'amour et la rédemption. La première partie du roman, se focalisant essentiellement sur Vonnie et Mack et leur histoire, est une vraie réussite. Ensuite le récit prend une tournure plus aventureuse, et là, on perd en intensité... dommage ! Un premier roman facile à lire pour passer un bon moment.
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    Critique de qualité ? (9 votes positifs)
    • Livres 3.00/5
    Par Corboland78, le 25 mars 2012

    Corboland78
    Quand Ron Carlson, né en 1947 dans l'Utah, n'enseigne pas la littérature en Californie, il écrit des romans et des nouvelles. Le signal, son dernier roman, est le premier édité en France.
    J'ai toujours dit et écrit tout le bien que je pensais des Editions Gallmeister et je me régale à chacune de leurs parutions, c'est pourquoi je n'hésiterai pas cette fois à crier à l'arnaque. J'exagère bien sûr, mais pas tant que cela car on peut lire au dos de l'ouvrage « un suspense qui nous mène au paroxysme de l'angoisse » d'après l'éditeur, complété d'un extrait du New York Times « un roman au suspense à couper le souffle ». Qu'est-ce que c'est que ce baratin ? le suspense est quasi inexistant pour ne pas dire nul ! Si vous achetez le bouquin pour frémir vous serez terriblement déçu, je vous mets en garde. Ceci dit, le livre n'est pas mauvais du tout mais il faut écarter au plus vite l'argument de vente mis en avant par l'éditeur et revenir au texte.
    Mack est un homme très attaché à la terre et au ranch familial. Après le décès de son père, différents déboires l'ont acculé dans le rouge, séparé de sa femme Vonnie connue quand ils étaient adolescents, obligé de quitter son ranch, il tourne mal et fraye avec de petits malfrats du coin, traficotage de came, alcool, il ira en prison quelques temps purger sa faute.
    Une dernière fois, Mark et Vonnie partent camper et pêcher en montagne pour se dire adieu. Un pèlerinage sur leurs escapades passées dans ces montagnes du Wyoming qu'ils adorent tous les deux. Lui, espère secrètement sans trop y croire, pouvoir recoller les morceaux avec Vonnie, mais il a aussi un autre but à atteindre lors de cette randonnée, retrouver pour sa dernière mission délictueuse les débris d'un petit avion de contrebande échoué dans la montagne. Elle, voudrait que Mark l'oublie définitivement et refasse sa vie en repartant sur de bonnes bases.
    L'action se déroule sur six jours, six chapitres du roman. Au cœur de la nature, à l'écart des pistes et même hors saison touristique, la grande solitude n'existe pas, Mark et Vonnie font en faire la douloureuse expérience quand leur route va croiser celles de dangereux braconniers chassant le cerf ainsi que le propriétaire de l'avion.
    Livre sur l'amour et la rédemption. Mark le maillon faible du couple, en a bavé et touche le fond du trou, Vonnie refait sa vie avec un avocat et ne manque de rien, obstiné il s'accroche à son rêve qui est double, retrouver Vonnie et son ranch, grand enfant naïf. de leurs aventures dans la montagne Mark va en ressortir plus fort, lavé des scories de ses années tumultueuses et qui sait, réaliser son rêve ? Je laisse le lecteur découvrir l'épilogue de ce roman emprunt de nostalgie et de rêves brisés, écrit sur un rythme rapide, sans phrases inutiles et qu'on dévore, car bien entendu on se prend d'amitié pour ce Mark, bon bougre finalement et on lui souhaite bonne chance.
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    Critique de qualité ? (3 votes positifs)
    • Livres 5.00/5
    Par BMR, le 20 janvier 2011

    BMR
    Le dernier né de la collection nature writing des éditions Gallmeister, "LA" maison d'édition qui fait parler d'elle depuis quelques temps.
    Une boutique dont est devenu inconditionnels depuis sa série "Noire" qui nous aura fait découvrir des auteurs comme Craig Johnson ou William G. Tapply.
    Prévoyez deux ou trois bonnes et longues soirées avant d'ouvrir ce bouquin : il suffit d'une vingtaine de pages à Ron Carlson pour nous accrocher définitivement avec cette histoire qu'on ne veut plus lâcher.
    Et pourtant ce n'est pas un polar, il n'y a pas vraiment d'intrigue, peut-être un suspense diffus, on en reparlera.
    Et pourtant il ne se passe pas grand chose : c'est juste l'histoire d'une randonnée dans les montagnes du Wyoming.
    Et pourtant il n'y a pas foule de personnages (forcément dans ces montagnes ...), deux randonneurs, à peine quelques personnages très secondaires, quelques autres plus importants sont évoqués mais on ne les verra jamais.
    Alors ? Qu'est-ce qui fait qu'on ne veut plus lâcher ce bouquin ?
    Mack et Vonnie se sont connus dans le Wyoming. Ils ont vécu une dizaine d'années ensemble, partagé l'amour des chevaux et des montagnes, crapahuté sac au dos avec leur matériel pour la pêche à la mouche.
    Mais comme dans toute belle bonne histoire qui se respecte, Mack, peu à peu, a tout fait foiré. Son ranch était un gouffre financier (déjà du temps de papa), il s'est mis à picoler et à faire connerie sur connerie, de plus en plus grosses les conneries, il traficotait même avec de mystérieux agents façon CIA.
    Alors Vonnie s'en est allée. Avec un avocat de la ville.
    Mais tout ça c'est du passé, le bouquin commence en fait dix ans plus tard : Mack sort de prison après une connerie de plus et se met en tête de partir en montagne une dernière fois sur les traces du bon vieux temps. Il a invité Vonnie à se joindre à lui.
    Elle est finalement venue.
    En tout bien tout honneur, pour aider une dernière fois Mack à remonter la pente, en souvenir du bon vieux temps.
    Et les voici crapahutant avec leurs sacs à dos, évoquant les souvenirs, sachant bien tous deux que rien ne sera plus pareil, sachant bien que leur histoire est écrite au passé et que leur amour est derrière eux.
    Et nous on est bien accrochés dans les sacs à dos, partageant l'intimité de ce couple qui n'est plus, la difficulté de ces retrouvailles ambigües, la richesse des souvenirs qui affluent. Grâce à la puissance d'évocation de l'écriture de Ron Carlson, après quelques pages on est devenus les meilleurs amis du monde.
    Et cette simple balade dans les grandioses paysages du Wyoming s'épaissie au fil des pages, faisant revivre les histoires que l'on se raconte à la chaleur d'un feu de bois et les souvenirs qui ressurgissent au détour d'un chemin ...
    Concocté par Ron Carlson, ce subtil mélange d'un passé, tantôt amoureux, tantôt galère, et d'un présent, souvent désabusé, est un élixir dont ne se lasse pas.
    Mais voilà ... on sent que ça ne va pas durer. Forcément cette balade va mal tourner. Forcément Mack va encore tout faire foirer. D'ailleurs il a pas trouvé mieux que de profiter de cette rando pour aller chercher une espèce de balise ou de boîte noire mystérieuse qu'un des coquins mystérieux qu'il fréquente lui a demandé de retrouver, moyennant quelques milliers de dollars qui l'aideraient bien à renflouer les caisses du ranch.
    Et c'est peut-être ça qui nous rend accros : l'histoire de cet ex-couple est superbement écrite, on ne voudrait jamais les quitter, on voudrait continuer à les suivre au bout du Wyoming, mais les paysages défilent, les pages tournent, et le petit gps de Mack fait bip-bip, et on sait qu'on approche de la fin, inexorablement, zut, zut, allez je relis encore une fois ce chapitre.
    Oui, voilà, on voudrait lire ce bouquin à reculons, on voudrait que nos deux randonneurs soient en moins bonne forme, qu'ils fassent deux pas en avant et surtout un en arrière ... histoire de faire durer le plaisir.
    Tout le monde sait que d'habitude la fin d'une rando, le retour, est toujours un moment délicieux.
    Malheureusement, cette fois-ci, on sait d'avance que le retour ne sera pas un moment délicieux.
    Un excellent bouquin et une excellente balade en compagnie de ce très beau couple que forment Mack et Vonnie.

    Lien : http://bmr-mam.over-blog.com/article-bouquin-le-signal-65372288.html
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    Critique de qualité ? (4 votes positifs)
    • Livres 4.00/5
    Par hoel, le 10 janvier 2011

    hoel
    Lorsqu'elle était encore une jeune fille, Vonnie passait ses étés au ranch tenu par le père de Mack. Sa famille, aisée et citadine, y venait pour décompresser et profiter du grand air. Mack lui a appris à découvrir la beauté du Wyoming. Peu à peu, une complicité est née, puis l'amour, concrétisé par le mariage. Tous les ans en septembre, ils randonnaient quelques jours, entre montagnes, lacs et forêts. Mack a ensuite connu des problèmes d'argent et d'alcool, et leur amour s'est abîmé. A force d'accepter des jobs douteux, il a fini par aller en prison et Vonnie a demandé le divorce avant de refaire sa vie. Fidèles à leur promesse de jeunesse, ils décident de se retrouver, une dernière fois, le temps de leur randonnée annuelle.
    Pour ne pas avoir à vendre le ranch, Mack accepte une mission quelque peu suspecte. Armé d'un récepteur de signal GPS, il doit retrouver une mystérieuse balise, perdue de vue après un survol, dans l'immensité de la région. Il est alors loin de se douter que ses ennuis – et ceux de Vonnie, à qui il a caché la chose – ne font que commencer.
    La quatrième de couverture prévient le lecteur qu'il sera mené « au paroxysme de l'angoisse » et promet, bandeau à l'appui, « un suspense à couper le souffle ». Disons-le clairement, de suspense, il n'y en a pas (ou très peu) pendant une bonne moitié du roman. Ensuite, il est vrai, les évènements s'accélèrent, l'action est beaucoup plus présente et le lecteur se prend à tourner les pages plus rapidement, pressé de savoir ce qu'il va advenir des personnages et avide de connaître le fin mot de l'histoire.
    Si le suspense tant annoncé met du temps à se faire jour, le roman n'en est pas moins intéressant auparavant. Ron Carlson prend le temps d'installer ses personnages et campe le décor dans lequel ceux-ci vont eux-mêmes camper. Paru dans la collection « Nature Writing » de Gallmeister au même titre que Sukkwan island de David Vann, Le signal est avant tout un superbe roman sur la nature. Les descriptions des grands espaces du Wyoming sont magnifiques et invitent au voyage. La plume de l'auteur fait mouche et lorsque Mack et Vonnie se posent sur le bord d'un lac de montagne pour taquiner la truite, difficile pour le lecteur de ne pas ressentir une soudaine envie de pêcher, quand bien même il n'aurait jamais touché une canne à pêche de sa vie.
    Le signal est aussi un très beau roman d'amour. Celui d'un amour un jour brûlant dont il ne reste plus aujourd'hui que des braises, quelque peu ravivées par le vent de septembre. Au cours de cette dernière randonnée, Mack et Vonnie vont se retrouver mais aussi se détester. Leur relation demeure en tout cas très sincère et touche le lecteur. De ce fait peut-être, il se dégage de ce roman une grande douceur alors même que les protagonistes – et donc le lecteur – sont parfois confrontés à une violence certaine.
    On regrettera au final la mise en avant excessive d'un suspense somme toute assez relatif, qui ne peut que desservir le livre et décevoir le lecteur. Pour autant, Le signal est un très beau roman mariant la pureté des sentiments à la majesté de la nature. En ce sens, l'écriture de Ron Carlson n'est pas sans rappeler celle de Gerard Donovan dans Julius Winsome.

    Lien : http://hanniballelecteur.over-blog.com/article-le-signal-ron-carlson..
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    • Livres 4.00/5
    Par Melopee, le 11 juin 2011

    Melopee
    Mack et Vonnie partent camper dans les montagnes du Wyoming. Ce n'est pas la première fois (c'est même la dixième) mais c'est sans doute la dernière. En effet, le couple vient de divorcer après de nombreux écarts de Mack qui est allé d'affaires louches en traquenards sans queue ni tête.
    Vonnie s'est éloignée et a pris la décision de le quitter. Elle est maintenant avec un riche avocat nommé Kent. Quant à Mack, il sort de prison et est bien décidé à renouer avec cette femme qu'il a laissé partir. L'occasion de cette randonnée annuelle est donc parfaite pour évoquer le passé et faire de nouveau la route ensemble par l'avenir. Sauf que Mack n'a pas complétement laissé derrière lui ses vieux démons. En effet, il profite de la randonnée pour remplir une dernière mission : trouver une balise égarée lors d'un survol de la région. C'est un signal qui doit le guider jusqu'à celle-ci et ce signal, d'abord faible, va s'intensifier.
    Le bandeau d'accroche nous annonce un "suspense à couper le souffle" dans ce récit en pleine nature. Je suis désolée d'être rabbat-joie mais pour moi le suspense n'a pas été au rendez-vous. La première partie de l'histoire est une découverte des deux personnages : l'un, bourru et qui a fait des erreurs, l'autre compréhensive et qui ne laisse pas le premier en marge de la société. Il faut dire que Mack est un acharné, un passionné : il souhaite garder le ranch de ses parents et cherche par tous les moyens le bon coup qui lui permettra de s'affranchir de ses dettes.
    Puis la narration s'emballe quand la mission de Mack prend le dessus sur l'aventure personnelle et de couple. On sent l'homme comme un animal, à la fois effrayé et instinctif dans ses réflexes.
    Je ne vous ai pas parlé de l'autre grand personnage de l'histoire. Il s'agit de la nature qui enveloppe les deux êtres dans un paysage changeant, à la fois merveilleux et sauvage.
    Car bien plus qu'une histoire à tiroirs dont la finalité est une énième escroquerie, c'est surtout la beauté de ces jours en pleine montagne qui nous tient en haleine. On est projetés dans un Wyoming à la fois désert et dangereux où affluent braconniers et bêtes à quatre pattes.
    Et rien que pour ça, on redemanderait bien quelques pages de plus !
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Critiques presse (1)


  • Actualitte , le 16 juin 2011
    Un bon livre qui se dévore sans retenue et pour lequel j’adhère avec beaucoup plus d’enthousiasme au commentaire du Washington Post qui vous assure, et moi avec lui, qu’il « vous emportera comme une avalanche »
    Lire la critique sur le site : Actualitte

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Citations et extraits

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  • Par hoel, le 10 janvier 2011

    Ils avaient campé à Jackpine, entre les lacs, et le jour suivant, ils avaient contourné Larger Jackpine et son père avait dit :

    – Et là, pas de tente, pas de casseroles, pas de fourneau.

    – Des sacs et du matériel de pêche, avait ajouté Mack.

    De l'autre côté, il y avait des éboulis, qu'ils avaient franchis. D'abord, ils avaient dissimulé leurs sacs puis s'étaient avancés avec précaution jusqu'au bord pour pêcher.

    Mack connaissait déjà les réponses.

    – Nos cannes et du matériel.

    – C'est à peu près ça. Tu as ton couteau, Mack.

    – Mon couteau et des allumettes. Et quatre mouches.

    – Bon, c'est parfait, avait dit son père. Maintenant, nous sommes à peu près nous-mêmes. Tout s'organise très bien. Trois lacs, et trois jours. Nous arrivons à une très jolie arithmétique. (Il sortit un peu de ligne puis la ramena en arrière, prêt à lancer.) Pêchons.

    Mack avait regardé son père, les manches roulées, caresser de sa mouche la surface mystérieuse des eaux bleu-marron, et cette ligne délimitait le monde connu de l'inconnu. Mack se demanda comment il saisissait la profondeur de cette petite anse, comment il savait où les poissons se trouvaient, comment il savait ce qu'il savait. Ces questions semblaient toucher Mack en plein cœur, ce qu'il ressentit comme simplement de l'amour, l'ardent désir d'être à la hauteur, de maîtriser l'arithmétique.
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  • Par hoel, le 10 janvier 2011

    Il était aussi loin des routes qu'on pouvait l'être dans ce pays, et il avait la sensation primitive et rare d'être la première personne à marcher ici, et quelques minutes plus tard, à marcher ailleurs. Depuis le début du temps. Ce plateau rocheux incliné était nu et indifférent ; parfois, certains endroits révélaient leur indifférence. Ils étaient là depuis une éternité et y resteraient. Les rochers se fichaient de ce qui arrivait à l'homme, ils s'en fichaient il y a mille ans et ils s'en ficheraient dans mille milliers d'années. Partout autour de lui, il voyait des rochers qui s'en fichaient et s'en ficheraient toujours. C'était exaltant, Mack savait qu'il était en plein mélodrame. Le soleil ici n'avait pas d'âge et il était lui aussi indifférent. Mack sourit.
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  • Par BMR, le 20 janvier 2011

    [...] Le retour est toujours un moment délicieux. Sales et fatigués, ils parlaient, discutaient des poissons qu'ils avaient attrapés, de la randonnée. Ces jours-là, son père disait toujours : “Être sale, comme avoir faim, ce sont des choses magnifiques qui se méritent. Nous l'avons bien mérité, alors allons nous laver et manger.” Il avait appris à Mack à ne jamais mépriser la faim mais à s'en servir comme d'un instrument, et ils avaient mangé d'excellents steacks dans les gros relais routiers à la lisière des villes de l'Ouest quand ils descendaient des montagnes. “Servons de nous de ça comme il faut.” - Mack avait dit ça à Vonnie chaque année; ils savaient tous les deux qu'ils mangeraient des steacks et boiraient des boissons fraîches sorties de la glacière qu'ils avaient gardée de côté : une célébration et une dernière nuit à camper près des voitures au-dessus du monde.
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  • Par Aifelle, le 12 janvier 2011

    "Un ruisselet qu'il put franchir coulait au centre de l'endroit et Mack vit, en grimpant, où le groupe avait traversé et retraversé le joli cours d'eau. Il aimait les endroits perdus comme celui-ci, les surprises exclusives auxquelles n'avaient pas eu droit plus d'une dizaine de pionniers ; il y avait des milliers de recoins isolés dans la nature sauvage et ils le remplissaient toujours d'espoir. Jusqu'à aujourd'hui. Le goulet du canyon et les parois rocheuses en gradins prirent de la hauteur, la bande de ciel matinal bleu pâle se réduisit à une balafre au-dessus de sa tête".

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  • Par caro64, le 13 août 2011

    Un ruisselet qu'il pût franchir coulait au centre de l'endroit et Mack vit, en grimpant, où le groupe avait traversé et retraversé le joli cours d'eau. Il aimait les endroits perdus comme celui-ci, les surprises exclusives auxquelles n'avaient pas eu droit plus d'une dizaine de pionniers ; il y avait des milliers de recoins isolés dans la nature sauvage et ils le remplissaient toujours d'espoir. Jusqu'à aujourd'hui. Le goulet du canyon et les parois rocheuses en gradins prirent de la hauteur, la bande de ciel matinal bleu pâle se réduisit à une balafre au-dessus de sa tête.
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