Eugen Herrigel, philosophe allemand et auteur de ce livre, part au Japon étudier l'art du Zen auprès d'un grand Maitre : c'est par l'apprentissage du tir à l'arc ancestral qu'il tente d'approcher cette culture, et de comprendre ce qu'est le Zen.
Extrêmement enrichissant, ce livre nous fait découvrir une culture étonnante, totalement à l'opposé de ce que nous connaissons en occident.
Nous suivons l'évolution de l'apprentissage de l'auteur du livre, qui est long, et bien souvent difficile. Il arrive à
Herrigel de demander au maître, au bord du découragement : "Comment le coup peut-il partir si ce n'est pas moi qui le tire?" En effet, l'artiste japonais doit faire abstraction de lui-même, et de toute intention, de tout but. "Comment puis-je donc attendre le départ du coup en état de renoncement à moi-même, si mon Moi ne doit plus être présent?"
le plus important pour le tireur à l'arc n'est pas de mettre la flèche au centre de la cible. le résultat extérieur (l'acte de tirer) n'est d'ailleurs pas ce qui compte : selon
Herrigel, " l'élève découvre en lui-même que l'oeuvre intime qu'il doit réaliser est bien plus importante que les oeuvres extérieures les plus prestigieuses, s'il lui arrive un jour de suivre sa vocation d'artiste véritable".
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