ISBN : 2917144505
Éditeur : Les Nouveaux Auteurs (2009)


Note moyenne : 3.91/5 (sur 11 notes) Ajouter à mes livres
Véritable immersion au coeur du 36, quai des Orfèvres. Une enquête en forme d'hommage à Georges Simenon où l'auteur nous mène de moments de doute en moments de tension. La Crim' est dans tous ses états. Tous les vendredis, un tueur sévit dans les milieux culturels puis ... > voir plus
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Critiques et avis

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    • Livres 5.00/5
    Par scor13, le 13 février 2011

    scor13
    Ce roman a été récompensé par le prix des lecteurs du Grand Prix VSD du polar.
    Ici point de commissaire désabusé ou blessé par la vie à l'instar d'Erlendur Sveisson. Il n'y a pas vraiment de personnage principal particulièrement mis en avant par Hervé Jourdain. C'est l' équipe du commandant Duhamel qui est chargée de l'enquête et à ce titre, chacun de ses membres joue son rôle. C'est l'équipe qui mène l'enquête et c'est encore l'équipe qui va la résoudre, non sans mal d'ailleurs. le dénouement est tout à fait inattendu.
    Les enquêteurs prennent conscience très rapidement qu'ils ont affaire à un serial killer. Problème : les victimes sont des gens sans histoire et apparemment sans lien entre eux. Il faut attendre plus de la moitié du livre, et la mort de la quatrième victime pour avoir un semblant de fil conducteur, ce que j'ai bien évidemment beaucoup apprécié. le coupable brouille les pistes à souhait en postant des lettres où il reconnaît sa culpabilité depuis les quatre coins de la France, voire des pays voisins, et en utilisant des pseudonymes toujours différents.
    Les personnages ont un langage abrupt, voire familier, qui me semble tout à fait approprié à cet univers particulier du polar. On est rapidement immergé dans le milieu policier tant au niveau du vocabulaire, que des techniques utilisées et des lieux décrits.
    La suite sur mon blog
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  • Par livresquedunoir, le 30 janvier 2011

    livresquedunoir
    Hervé Jourdain est à la fois policier, écrivain, coureur de fond et passionné d'histoire. Mélange détonnant, car lorsqu'il se lance dans l'écriture cela donne Sang d'encre au 36, un roman qui transpire les multiples facettes de l'auteur.
    Officier de PJ au célèbre 36 quai des Orfèvres, Hervé Jourdain est le procédurier de l'équipe. Il impose un style empreint de rigueur, du souci du détail. Déformation professionnelle qui permet au lecteur de s'immerger dans le quotidien des flics de la Crim'.
    Parce qu'il faut y venir. Sang d'encre au 36 est un polar dans lequel on suit l'équipe du Commandant Duhamel à la recherche d'un tueur machiavélique. À chaque assassinat perpétré, s'ensuit la réception d'une lettre écrite par le meurtrier et dont le contenu fait systématiquement référence à Simenon.
    Loin des clichés du flic dépressif, alcoolique menant son enquête en solo, ce livre est un excellent moyen de cerner la psychologie policière, l'importance du travail d'équipe, les secrets de l'animation d'un interrogatoire…
    Au-delà de l'histoire très bien ficelée, écrite avec la fluidité digne d'une foulée de marathonien, Hervé Jourdain réussit pour son premier roman, à nous faire partager un monde captivant. Récompensé par le prix des lecteurs lors du Grand Prix VSD du Polar 2009, une sortie en poche est prévue pour janvier 2011. Une suite est actuellement en cours d'écriture.
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    • Livres 4.00/5
    Par valdeguy, le 13 avril 2011

    valdeguy
    Ce polar, écrit par un capitaine de police, est destabilisant et passionnant à la fois.
    Destabilisant par le choix de l'écriture et du vocabulaire : fidèle à son milieu, il utilise tout le jargon professionnel (expressions, acronymes, etc.) mais heureusement pour le lecteur une traduction est proposée en bas de page. Ainsi, on lit par exemple :
    - [...] c'est pas grave, on va juste être obligés de te désincriminer* pour écarter toutes les empreintes que tu as pu laisser dessus [...] (*relever les empreintes des témoins pour mieux isoler celles d'éventuels suspects)
    - [...] y'a une affaire qui chauffe* du côté de Malakoff. [...] (* la saisine de la brigade criminelle semble imminente).
    Passionant par son intrigue, le lecteur avance au rythme de l'enquête et découvre le meurtrier en même temps que la brigade criminelle. le scénario est très bien construit, tout se superpose de façon logique, tout a un sens.
    Passionnant aussi par l'hommage qu'il rend à Georges Simenon. le père de Maigret est au coeur de l'intrigue, nous en profitons donc pour revoir quelques morceaux de sa vie et de son oeuvre.
    Un très très bon roman policier.
    L'histoire : le livre démarre sur le meurtre d'un conseiller d'éducation dans un lycée d'Epinay-sur-Seine. Une semaine plus tard un enseignant est assassiné, puis un second enseignant, puis un éditeur... Tous assassinés un vendredi par le même meurtrier. Ce dernier se manifeste après chaque meurtre en envoyant une lettre énigmatique à un journaliste, ami de Duhamel, commandant à la Brigade criminelle du 36 quai des orfèves. A priori aucun lien entre ces victimes à part une passion pour le roman policier.... La Crim' enquête.
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    • Livres 3.00/5
    Par caro64, le 03 juillet 2011

    caro64
    Je partage l'avis de Christine :
    Un vendredi soir comme un autre ? Pas tout à fait. On vient d'assassiner Rémy Jacquin, un conseiller d'éducation. Les indices sont maigres, et l'équipe du commandant Daniel Duhamel, chef de groupe à la brigade, ne trouve aucun mobile valable. La seule piste pouvant être exploitée est une lettre anonyme envoyée à un journaliste. le coupable nargue la Police, c'est évident. Puis, une semaine après, deuxième assassinat. Même victime banale, aucune piste, peu d'indices. Cette fois, c'est l'effervescence au 36 quai des orfèvres. Les enquêteurs sont sur des charbons ardents et redoutent désormais l'arrivée du vendredi suivant et l'annonce de la découverte d'un nouveau cadavre. Quelles que soient les pistes explorées elles ne mènent à rien ou si peu. A part peut-être l'analyse scrupuleuse des courriers anonymes ? Tous portent un timbre à l'effigie de Simenon, sont postés dans des villes où il séjourné, et font références à ses pseudonymes. Pas de doute, l'étau se resserre. Mais il y aura d'autres victimes. Il faudra faire preuve d'une ténacité sans faille pour démasquer le coupable.
    Alors, qu'en penser ?
    Voilà un roman policier réaliste, écrit par un homme qui connaît son sujet sur le bout des doigts et pour cause puisqu'il est capitaine de police à la brigade criminelle de Paris. le ton est sobre, le style est simple et efficace, tout est solidement ancré dans du concret, du réel, du quotidien. de la salle de réunion et son atmosphère poisseuse à la machine à café, des procédures à respecter aux liens complexes entre équipes et équipiers, le lecteur intègre le 36 quai des orfèvres et suit l'enquête pas à pas. Interrogations, pistes, lenteurs, doutes, coups de gueule, coups de chance parfois…La réalité, je vous dis !
    Un roman policier classique et de bonne facture, clair, net, précis, sans bavure (si je peux employer l'expression !) qui rend hommage au travail en équipe sans mettre un personnage plus en avant qu'un autre.
    Les héros sont des héros du quotidien, des hommes et des femmes attachants, avec leurs problèmes, leur vie personnelle, et surtout exerçant leur métier avec humilité et sérieux. Ne cherchez ni Zorro, ni le justicier masqué, ils n'ont pas leur place ici !
    Les références à la littérature policière, mais surtout le clin d'œil à Simenon et à son œuvre sont intelligemment construits, et donnent à ce roman une perspective tout à fait intéressante.
    Un roman qui parle de romans, je vous épargne les explications alambiquées car je tiens à ce que vous restiez éveillés, mais sachez que là, c'est rudement bien fait.
    Un roman très plaisant, facile à lire, la tension est maintenue jusqu'à la dernière page.
    Oui, c'est un bel hommage et c'est de la belle ouvrage, c'est certain.

    Lien : http://bibliofractale.over-blog.com/article-sang-d-encre-au-36-39191..
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    • Livres 4.00/5
    Par beeshop, le 02 janvier 2012

    beeshop
    Chaque vendredi un tueur fait une nouvelle victime puis fait parvenir un courrier sous forme d'énigme à un journaliste. Les courriers partent des quatre coins de la France et ne sont jamais signés du même nom. Toutefois une certitude : c'est un seul et unique tueur !
    Un conseiller d'orientation, un professeur, un éditeur….toutes les victimes sont “sans histoire” mais quel est le lien entre-elle ?
    L'enquête est menée par l'équipe du commandant Duhamel du célèbre 36 quai des Orfèvres. Peu de pistes, des crimes que l'équipe s'avère incapable de stopper, des tensions… et un seul point commun (commun à des milliers de personnes…) la passion des victime pour la littérature policière et celle du tueur pour Simenon.
    Ce polar nous entraîne au cœur du 36 quai des Orfèvres, son organisation, son jargon, ses procédures. L'auteur capitaine de police au sein de la Brigade criminelle de Paris nous fait vivre l'enquête dans les moindres détails. le rôle de chacun dans l'équipe, les relations avec le juge d'instruction, les guerres intestines au sein de la brigade, les rancœurs. A mon sens cette précision dans l'écriture est la colonne vertébrale du livre. L'enquête est pour moi passée au second plan tant c'est la « fabrique » d'une enquête qui m'a intéressé.
    Simenon a fait du 36 un lieu mythique même si son fameux commissaire Maigret et ses célèbres enquêtes solitaires sont loin de la réalité de l'institution judiciaire et l'auteur nous le prouve ici.
    Les personnages, sont attachants même si le chef d'enquête est un peu caricatural dans le genre célibataire endurci blasé et sanguin. Très vite des individualités ressortent, les faiblesses, les caractères, les états d'âmes sont explorés.
    L'auteur a une écriture fluide et rythmée. Il nous offre d'ailleurs, à travers le personnage de Nora, une scène de course poursuite à pied ou l'on ressent un à un ses muscles, sa souffrance, son souffle en un mot on court avec elle. Cette scène m'a marqué, il est rare de « ressentir » autant physiquement une scène d'action. Nul doute que l'auteur a puisé cette intensité dans son activité de marathonien.

    Lien : http://mespetitesidees.wordpress.com/2012/01/02/sang-dencre-au-36-de..
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Citations et extraits

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  • Par caro64, le 03 juillet 2011

    Centre névralgique de la Brigade criminelle, le palier du troisième étage était un lieu de passage obligé pour qui désirait connaître les dernières nouvelles. Les notes de service et autres télégrammes étaient punaisés sur les murs, une vieille armoire vitrée présentait les produits vendus par l’amicale (…) Il faisait bon vivre dans ce service. Des flics s’interpellaient à qui mieux mieux, d’autres se lançaient des vannes après s’être serrés la main…
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  • Par caro64, le 03 juillet 2011

    Identifier le cadavre, entendre les témoins, annoncer la mort aux proches, assister le médecin légiste lors de l’autopsie, tirer les ficelles, confronter les idées, monter le dossier, vérifier les alibis, travailler les pistes, mettre hors d’état de nuire, obtenir les aveux (…) Des jours de labeur, des nuits d’insomnies et de doutes.
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  • Par caro64, le 03 juillet 2011

    Les cinq enquêteurs étaient abattus : retour sur Paris sinistre. Les jeunes attendaient à interpeller l'auteur, les chefs de groupe espéraient, au minimum, quelques explication de ce Lemaire, et tous furent stupéfaits à la vue de son cadavre. L'inébranlable Duhamel devait se rendre à l'évidence : un assassin battait le pavé parisien. Un tueur en série, précisément, puisqu'on pouvait lui imputer au moins trois meurtres.
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  • Par caro64, le 03 juillet 2011

    La Crim', le dimanche, ressemblait à un navire sans capitaine. Un sous-marin plutôt qu'un paquebot d'ailleurs, vu l'architecture intérieure et le calme des lieux ce jour-là.
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