Je partage l'avis de Christine :
Un vendredi soir comme un autre ? Pas tout à fait. On vient d'assassiner Rémy Jacquin, un conseiller d'éducation. Les indices sont maigres, et l'équipe du commandant Daniel Duhamel, chef de groupe à la brigade, ne trouve aucun mobile valable. La seule piste pouvant être exploitée est une lettre anonyme envoyée à un journaliste. le coupable nargue la Police, c'est évident. Puis, une semaine après, deuxième assassinat. Même victime banale, aucune piste, peu d'indices. Cette fois, c'est l'effervescence au 36 quai des orfèvres. Les enquêteurs sont sur des charbons ardents et redoutent désormais l'arrivée du vendredi suivant et l'annonce de la découverte d'un nouveau cadavre. Quelles que soient les pistes explorées elles ne mènent à rien ou si peu. A part peut-être l'analyse scrupuleuse des courriers anonymes ? Tous portent un timbre à l'effigie de
Simenon, sont postés dans des villes où il séjourné, et font références à ses pseudonymes. Pas de doute, l'étau se resserre. Mais il y aura d'autres victimes. Il faudra faire preuve d'une ténacité sans faille pour démasquer le coupable.
Alors, qu'en penser ?
Voilà un roman policier réaliste, écrit par un homme qui connaît son sujet sur le bout des doigts et pour cause puisqu'il est capitaine de police à la brigade criminelle de Paris. le ton est sobre, le style est simple et efficace, tout est solidement ancré dans du concret, du réel, du quotidien. de la salle de réunion et son atmosphère poisseuse à la machine à café, des procédures à respecter aux liens complexes entre équipes et équipiers, le lecteur intègre le 36 quai des orfèvres et suit l'enquête pas à pas. Interrogations, pistes, lenteurs, doutes, coups de gueule, coups de chance parfois…La réalité, je vous dis !
Un roman policier classique et de bonne facture, clair, net, précis, sans bavure (si je peux employer l'expression !) qui rend hommage au travail en équipe sans mettre un personnage plus en avant qu'un autre.
Les héros sont des héros du quotidien, des hommes et des femmes attachants, avec leurs problèmes, leur vie personnelle, et surtout exerçant leur métier avec humilité et sérieux. Ne cherchez ni Zorro, ni le justicier masqué, ils n'ont pas leur place ici !
Les références à la littérature policière, mais surtout le clin d'œil à
Simenon et à son œuvre sont intelligemment construits, et donnent à ce roman une perspective tout à fait intéressante.
Un roman qui parle de romans, je vous épargne les explications alambiquées car je tiens à ce que vous restiez éveillés, mais sachez que là, c'est rudement bien fait.
Un roman très plaisant, facile à lire, la tension est maintenue jusqu'à la dernière page.
Oui, c'est un bel hommage et c'est de la belle ouvrage, c'est certain.
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