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EAN : 9782266050364
445 pages
Pocket (22/01/1993)
4.17/5   9 notes
Résumé :
Quand June décide à seize ans d'épouser l'irascible et infidèle Robert Kay et qu'elle s'installe avec lui au cœur du pays Matopos, dans le bush rhodésien, elle ne sait pas encore que le continent africain va devenir la passion unique et dévorante de sa vie...

Sur un coup de tête, Robert décrète bientôt qu'ils iront vivre à la lisière du Kalahari, dans le delta de l'Okavango. Embarqués sur un étrange véhicule amphibie qu'ils aménagent en habitation de ... >Voir plus
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Critiques, Analyses et Avis (1) Ajouter une critique
Cette femme a eu une vie de folle, elle a vécu des trucs insensés au coeur le l'Okavango. J'aime l'Afrique et 'est pourquoi j'ai lu ce livre mais il est mal traduit et brouillon.
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Citations et extraits (2) Ajouter une citation
Pour se faire une idée de la région, il suffit de mettre la paume de la main sur une table, les doigts écartés au maximum. Du coude jusqu’au poignet, on a l’Okavango qui dévale des montagnes de l’Angola, où il tombe plus de six mètres d’eau chaque année. Les marais proprement dits commencent à l’endroit où le fleuve pénètre dans le Protectorat, au Mohembo, et se déverse comme un torrent entre les tiges serrées des papyrus, formant ainsi un chenal violent, incommode, incroyable, que personne n’a jamais pu pénétrer. (Au Mohembo, presque toute la faune a été exterminée, seuls survivent les hippopotames nomades et les crocodiles.)
Quand il s’assagit enfin, l’énorme volume d’eau se disperse sur les régions semi-désertiques environnantes, pour former les doigts de la main et ces rivières sont finalement réunies à la base du triangle pour être canalisées par une crète calcaire qui les achemine vers leur cours définitif en direction du lac Dow.
Ce qui complique le tableau, c’est que l’eau angolaise peut mettre six mois pour atteindre l’extrémité orientale des marécages, si bien que finalement le niveau des rivières est à son maximum pendant la saison sèche. Ensuite, quand les pluies tombent sur le delta en novembre, alors que les forêts ont ôté leur parure jaune et brun pour prendre les mille nuances du vert, les rivières baissent de nouveau et les modestes précipitations qui affectent le désert ne peuvent pas faire grand-chose pour rétablir le niveau.
Bien que les cours d’eau principaux s’écoulent généralement vers le sud-est, il peut arriver que l’un ou l’autre des chenaux qui les relient entre eux décide de changer de direction ou de se tarir complètement. C’est le cas du Mokhokhelo. Pendant la plus grande partie de l’année, ce n’est qu’un lit de sable sec, jonché de moules d’eau douce à la coquille nacrée, s’étirant entre le Chitabe et le Kwaii. Si par hasard les roseaux se sont suffisamment développés pour ériger une sorte de barrage sur le Kwaii, ils bloquent le flot venu d’Angola et le détournent vers le Chitabe qui se remplit le premier, alimentant le Mokhokhelo qui se met à couler vers le nord-ouest. Un mois plus tard, cependant, le courant peut s’inverser complètement si les hippopotames ont réussi à briser le barrage qui empêchait l’eau de s’engouffrer dans le Kwaii.
Un soir, je me suis trouvée avec Robert sur un lagon isolé d’où s’écoulaient cinq cours d’eau alors qu’aucune rivière ne semblait venir de l’extérieur pour les alimenter. Nous nous sommes dit alors que si quelqu’un finissait un jour par établir une carte précise de la région des marécages, ce ne serait sûrement pas nous.
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L'on peut voir pendant des mois le matin se lever sur la brousse, et cette neuve fraîcheur et cette neuve beauté sont des choses à quoi l'on ne peut pas entièrement s'accoutumer.
Vivienne de Watteville - Lumières d'Afrique
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