Ce livre est très beau. Il y est question de tolérance. En effet, au collier d'Hana, pend une croix, symbole du christianisme. Les parents de Yuki étant boudhistes, ils ne peuvent tolérer la présence d'Hana dans leur maison. Deux religions ne peuvent cohabiter dans la même maison. En outre, un désastre se produit, alors que madame Fugimori vient de découvrir la croix. Elle est donc sûre que tout est lié. Cet exemple montre la stupidité des superstitions et de l'intolérance.
Yuki est un personnage très riche. Elle réfléchit, elle cherche à comprendre les choses. Elle ne comprend pas que ses parents aient chassé Hana à cause de sa religion. Elle est la seule de sa classe à accepter Ise, une jeune fille pauvre, et à la prendre pour ce qu'elle est, et non pas pour ce qu'elle représente socialement. Plus tard, lorsque'Ise sera obligée d'être geisha pour gagner sa vie, lorsqu'il sera honteux d'être vu avec elle, surtout pour une jeune fille de bonne famille, Yuki se proclamera son amie. Yuki ne supporte d'ailleurs pas que certains réprouvent les geisha le jour, et aillent passer des nuits dans leurs bras. Elle veut absolument faire ce que lui a conseillé un être cher avant de mourir: vivre sa vie.
Ce n'est pas le genre de caractère à se laisser enfermer dans le carcan des traditions, des croyances. Au lieu de croire bêtement et aveuglément ce qui semble établi, elle se pose des questions, secoue la gangue encrassé du "c'est comme ça". Elle me rappelle un peu Selma Raouf Bey, même si Yuki n'a jamais existé.
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