ISBN : 2290343714
Éditeur : J'ai Lu (2005)


Note moyenne : 4.1/5 (sur 1227 notes) Ajouter à mes livres
" Et puis, qu'est-ce que ça veut dire, différents ? C'est de la foutaise, ton histoire de torchons et de serviettes... Ce qui empêche les gens de vivre ensemble, c'est leur connerie, pas leurs différences... " Camille dessine. Dessinais plutôt, maintenant elle fait des ... > voir plus
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Critiques et avis

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    • Livres 5.00/5
    Par maxou85120, le 08 juillet 2009

    maxou85120
    Ca, c'est un livre que je ne suis pas prête d'oublier! Et pourtant, j'en lis des bouquins! Mais là, les 604 pages, je les ai lues en 2 jours et j'aurais voulu que ça ne se termine pas. Il m'a tout fait, je passais du rire aux larmes à tous moments, et ce n'est pas une façon de parler : j'ai vraiment ris tout fort et vraiment pleuré, souvent. Quand je pense que j'ai failli ne pas l'acheter car j'avais lu quelque part que c'était dégoulinant de bons sentiments, mièvre et tout et tout... Comme quoi, il ne faut pas se fier aux critiques et toujours se forger sa propre opinion.
    En tout cas, chapeau Mme Gavalda!
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    Critique de qualité ? (37 votes positifs)
    • Livres 5.00/5
    Par Juste-Lire-Avec-Plaisir, le 10 juin 2011

    Juste-Lire-Avec-Plaisir
    J'avais déjà lu Ensemble c'est tout au moment de sa sortie et cela avait été un vrai coup de cœur ! Cependant, au fil des années, les sentiments que j'avais ressentis se sont doucement estompés et j'avais envie de revivre ce moment. Tout en ayant l'appréhension que cette seconde fois ne soit pas à la hauteur de la première.
    Heureusement, ça n'a pas été le cas. le lire une première fois est un moment de bonheur, le relire c'est décupler ce moment.
    Anna Gavalda crée des personnages que l'on aimerait rencontrer dans notre vie de tous les jours. Dans d'autres livres, il y a toujours des personnes que j'apprécie mais dans ses romans, j'ai parfois l'impression qu'ils sont réels. Ou alors, est-ce parce que je le désire.
    Comment ne pas aimer Paulette ? Cette grand-mère qui malheureusement, subit les ravages du temps et qui n'a plus grand-monde autour d'elle pour l'aider à affronter les années qu'il lui reste à vivre.
    Comment ne pas être touchée par Camille qui semble n'être touchée par rien justement ? Parce que l'on comprend tout de suite que ce qu'elle ressent est bien plus profond que ce qu'elle veut bien faire croire.
    Comment ne pas craquer pour Franck, homme bourru à qui on mettrait bien des claques à certains moments ? Mais qui a une telle envie d'aimer qu'elle est presque difficile à cacher sous des airs vulgaires et méchants.
    Et Philibert. Un ange tombé du ciel. Il y a de ces personnes qui semblent avoir le cœur sur la main. Qui semblent avoir des poignées de bonheurs qu'ils distribuent à tout va. Et tout ça, sans s'en rendre réellement compte.
    Beaucoup d'auteurs racontent ces histoires de vie, ces petits riens qui font un grand tout et beaucoup le font avec talent. Mais aucun ne le fait comme Anna Gavalda. Ces personnages sont touchants, attendrissants. Elle seule me donne l'impression que je pourrais les croiser demain en sortant de chez moi. Elle les décrit avec une très grande justesse.
    J'ai du mal à trouver les mots pour parler de ce livre car ça a été un véritable coup de cœur. Et il paraît que l'on a toujours du mal à parler du bonheur. On ne trouve jamais les mots. On se sent bien tout simplement et cette sensation de bien-être n'est pas explicable, elle doit seulement être ressentie.
    Mais je peux dire que j'en suis à deux lectures et que je relirais encore avec plaisir. Sans hésitation ! C'est un livre plein d'espoir, malgré ses douleurs. C'est un livre qui donne envie d'y croire, envie d'avancer, envie de rencontrer des personnes qui deviennent tout. L'un des rares livres, si ce n'est le seul, où j'ai été triste de les quitter.
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    Critique de qualité ? (14 votes positifs)
    • Livres 5.00/5
    Par guillermo, le 23 juin 2008

    guillermo
    Mais qu'est ce qui a pris à Anna Gavalda ?

    574 pages d'un coup??? Elle qui nous habituait à une écriture simple et diluée, mais toujours trés fine. La voilà partie dans une aventure extraordiaire à la Balzac.
    Parce que oui, ce livre là "Ensemble c'est tout", c'est preque du Balzac (oui presque parce qu'il faut pas exagérer quand même, mon Honoré, c'est mon Honoré, irremplaçable le bougre).

    Donc de quoi peut parler un si long roman intitulé, je le répète, "Ensemble c'est tout" ?
    Et bien il parle de solitude, de trouvaille, de resolitude et de retrouvaille. Il parle de la société (oui oui du balzac je vous dis), de riches, de pauvres, de terre à terre, d'artistique, de vieillesse et de jeunesse. C'est un peu le livre de la vie.

    L'histoire sans trop en dévoiler, c'est celle d'un jeune kéké parisien, cuisinier de son état, qui soulève autant de filles que de casseroles.
    C'est aussi l'histoire d'une jeune fille paumée, qui dessine trés bien mais fait des ménages pour survivre dans son taudis sous chauffé.
    C'est l'histoire d'un jeune aristocrate en pleine démocratie, fier de sa famille et de sa France, mais sans grand talent personnel.
    Et puis enfin, l'histoire d'une vieille dame qui sent la vie la fuir, et qui refuse de perdre sa dernière once de dignité.

    Tous ces gens vont se retrouver dans cette histoire et nous montrer qu'à deux, trois, quatre ou cinq c'est toujours plus facile que seul.

    Alors grande question existentielle du moment... La solitude est-elle une tare ?

    La question se pose dans cette société qui nous habitue, depuis trés jeune à vivre avec un gand fantasme, celui de l'amour.
    Oui mesdemoiselles et messieurs, ce n'est pas sûr que le grand amour existe malgré ce que nous rapportent les films à l'eau de rose et nos dessins animés d'antan, à grands renforts de princes charmants et de princesses esseulées.

    Déjà, personnellement, je ne suis pas blond (or le prince, trés souvent il est blond), je monte trés mal à cheval (et oui le mythe de La Guiche est en train de tomber), et à l'épée, je pense être équivalent à Jean Pierre Coffe en natation synchronisée c'est dire...
    Donc moi pas prince et encore moins charmant. Pas crapaud non plus faut pas exagérer (surtout pas en photo apparement, merci Jennifer...).
    Et me voilà donc déprimant, presque dépressif en croyant que jamais je ne pourrais vaincre des dragons sur mon beau destrier pour séduire la belle princesse prisonnière dans sa tour d'argent.

    Sauf que quand j'y réfléchis bien, y a pas plus de belles princesses que de prince. Alors c'est quoi ces foutaises monsieur Walt Dysney? Déjà vous m'avez fait croire pendant longtemps que mon chien parlait et me comprenait, que les souris qui courraient dans mon garage vivaient dans les murs en préparant la robe de Cendrillon, que mes chats chantaient du jazz, bref que le monde était beau, rose et plein d'amour.
    Peuhhhhhhhh merci du bobard!!!!!

    Et moi depuis ce temps là, je cours, je cours, je cours, en tentant de rencontrer cette personne sans qui je ne pourrais me passer, celle qui d'un seul regard m'hypnotiserait, celle qui me ferait devenir prince.
    Mais sans grand succés, il faut l'avouer.

    Et voilà qu'Anna Gavalda s'y met à son tour. Et le pire c'est que c'est tellement beau comme histoire, tellement bien écrit qu'on y croit.
    Oui Anna a raison. Vivons notre vie en la partageant avec les autres, des gens qui nous ressemblent, des gens que l'on aime.
    Tentons de créer un climat d'entente cordiale, de l'amitié, de l'amour même si le coeur nous en dit.

    Mais voilà, ma solitude moi, elle me plait. Et puis comme je le disais, je n'ai pas rencontré beaucoup de personnes qui me fassent envisager une excursion dans leur vie quotidienne pour le reste du temps (déjà tentée, déjà pitoyable).
    Mais alors me direz-vous, que serais-tu sans les autres???

    Oui, je l'avoue. J'ai aussi besoin des autres. Je ne suis pas un reclu, je ne suis pas un ermite. J'ai besoin de vous public (oulah Franck Dubosc sors de mon corps s'il te plait), j'ai besoin de mes amis, de ma famille etc... Je vous fais pas un dessin.

    Alors quoi? Seul, pas seul ? Des fois on se dit que la vie est tellement compliquée (et en ce moment je vous promet que la reflexion est intense dans ma petite tête par rapport à l'an prochain, Master 1 de droit pénal en poche, je fais quoi aprés???), que l'on voudrait qu'un grand cratère s'ouvre sous nos pieds et nous engloutisse tous en une seconde. Finies les questions, finis les doutes...

    Oui mais non, parce que moi, avec ma chance habituelle, je serai le seul survivant sur terre. Je me vois déjà à six pieds sous terre, tentant de gratter la terre, ou le sable, ou les galets pour revenir à la surface. Et réussir à revenir à la surface (oui pas prince charmant, pas destrier, mais vaillant). Et là autour de moi, plus personne. le vide. Même pas un Mac do. L'enfer!!!!
    Bon et moi je fais quoi dans ce nouveau monde, seul, sans personne.
    Ben je me dis que j'ai été bien con, d'une part de survivre, et de deux de croire que j'aimais ma petite solitude.

    Alors oui, c'est peut-être vrai, la seule chose qui puisse rendre une vie heureuse, c'est d'être Ensemble, c'est tout.
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    • Livres 5.00/5
    Par sultanne, le 24 novembre 2011

    sultanne
    Un livre que l'on ne lache pas tant qu'il n'est pas terminé et dont on ferme la dernière page avec regrets. Certes, ce n'est pas un grand moment de littérature au sens strict du terme. Ensemble c'est tout, à mon sens, n'est pas un livre... ou plutôt c'est un livre-mutant, un film à lire dont les émotions résonnent bien après avoir refermé la dernière page. Néanmoins, Anna Gavalda réussit un miracle en nous présentant des personnages tout ce qu'il y a de commun, portant leur poids et leur peine comme on le fait tous, partageant leur misère intime comme on se déshabille.
    Le rapport au temps est extraordinairement bien traité ; apparaît, en filigranne, un temps parallèle à celui que nous connaissons tous, un temps "atemporel", si j'ose dire, le temps subjectif, interne à chacun d'entre nous. Et, d'ailleurs, comme par magie, en lisant ce livre, le temps s'arrête aussi pour nous lecteurs, plongés que nous sommes dans les méandres intimes des personnages qui nous rappellent cruellement nos propres méandres. Voilà pourquoi on quitte chaque fois à regrets ce récit, éperdus que nous sommes, ramenés inlassablement à nos propres rapports au temps, au monde, aux autres.
    C'est un Paris âpre et stérile qui constitue l'arrière plan de l'histoire. Et le rapport à l'espace, lui aussi, est floutté de façon particulièrement pernicieuse. Les personnages sont tout à la fois ici et ailleurs, d'aujourd'hui et d'hier, ils appartiennent aussi bien à la fiction qu'à la réalité et quel délice d'arrêter de vivre, l'espace de quelques pages, dans ce monde qui est le notre pour s'offrir un espace-temps insoupçonné situé à mi-chemin entre le vrai et le rêvé.
    Merci à mes amies virtuelles Charlottelit et Ancoline de m'avoir permis de découvrir ce superbe récit ; je prolongerai le plaisir en voyant le film et en écoutant le livre CD.
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    • Livres 5.00/5
    Par cicou45, le 19 février 2011

    cicou45
    Magnifique roman où des vies se croisent. Les personnages qui, a priori, n'ont rien en commun et qui, si le hasard (ou le destin, appelez ça comme vous voulez) ne les avait pas mis en présence
    les uns des autre, ne se seraient peut-être jamais rencontrés. Roman léger, plein d'humour mais également triste par moments, qui se laisse dévorer en un rien de temps. L'adaptation cinématographique avec Guillaume Canet et Andrey Tautou est vraiment pas mal, même s'il y a pas mal de scènes coupées, d'où l'intérêt de lire le livre avant tout.
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    Critique de qualité ? (17 votes positifs)

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Citations et extraits

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  • Par ladyemilie, le 02 février 2012

    On ne voulait pas recommencer les mêmes erreurs alors on en a fait d'autres...
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  • Par ladyemilie, le 01 février 2012

    On dit que le premier amour est toujours le dernier [...] il est clair qu'il ne serait pas devenu ce qu'il a été s'il ne l'avait pas croisée...
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  • Par Marie123, le 28 janvier 2012

    Il joua à un petit jeu : imagine que tu viens de rentrer dans cette Lavomatic pourrie de l’avenue de La Bourdonnais un 29 décembre à cinq heures de l’après-midi et que tu aperçois cette silhouette pour la première fois de ta vie, qu’est-ce que tu dirais ?
    Il se cala dans son siège en plastique, enfonça ses mains dans son blouson et plissa les yeux.
    D’abord, tu penserais que c’est un mec. Comme la première fois. Peut-être pas une folle, mais un type vachement efféminé quand même... Donc t’arrêterais de mater. Quoique... Tu aurais des doutes malgré tout. À cause de ses mains, de son cou, de cette façon qu’il avait de promener l’ongle de son pouce sur sa lèvre inférieure... Oui, tu hésiterais... C’était peut-être une fille finalement ? Une fille habillée en sac. Comme si elle cherchait à cacher son corps ? Tu essayerais de regarder ailleurs mais tu ne pourrais pas t’empêcher d’y revenir. Parce qu’il y avait un truc, là... L’air était spécial autour de cette personne. Ou la lumière peut-être ?
    Voilà. C’était ça.
    Si tu venais d’entrer dans cette Lavomatic pourrie de l’avenue de La Bourdonnais un 29 décembre à cinq heures de l’après-midi et que tu apercevais cette silhouette sous la lumière triste des néons, tu te dirais exactement ceci : ben merde... Un ange...
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  • Par Marie123, le 28 janvier 2012

    Garde-le ton petit sourire de merde, j’en veux pas. C’est tout ce que tu sais donner, toi... Des petits sourires pour embrouiller les gens... Garde-le va, garde-le. Tu finiras toute seule dans ton donjon avec tes crayons de couleur et ce sera bien fait ta gueule. Moi, je sens que je fatigue, là... Le ver de terre amoureux d’une étoile, ça va un moment...
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  • Par Marie123, le 28 janvier 2012

    Pourquoi tu me dis pas simplement : "J’ai pas envie que tu partes" ? Je suis comme toi, moi... J’en ai rien à foutre de ce fric si c’est pour le dépenser tout seul... Je... Je sais pas, merde... "J’ai pas envie que tu partes" c’est pas dur à dire comme phrase, si ?
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Rencontre d'écrivain librairie Apostrophe avec Anna Gavalda animée par Maïyé Hugueny, Chaumont le 12 novembre 2009








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