Il est de bon ton d'émettre des critiques sur cet auteur et bien souvent les personnes n'ont pas lu un seul des bouquins de
Marc Lévy. Ayant entendu énormément de critiques négatives autour de moi, j'ai quand même voulu essayer.
Alors effectivement ça se lit d'un seul trait, le vocabulaire est loin d'être complexe tout comme la syntaxe et permet une lecture fluide. C'est sans doute pour cela que c'est souvent qualifié d'une "lecture vacances", je dirai du coup que s'il fallait trouver un point positif c'était ça.
En revanche, je ne sais pas si j'ai été influencé par ces nombreuses critiques mais j'ai trouvé ça franchement mauvais. L'histoire est d'une platitude rare et loin d'être originale (quelqu'un a vu Ghost dans la salle ?), les évènements qui mériteraient d'être traités en profondeur pour un peu de consistance sont bâclés en en une page (voire en quelques lignes). Je n'ai pas réussi à m'attacher aux personnages qui sont trop stéréotypés et tellement convenus, alors oui Arthur est un gentil garçon un peu comme un prince charmant qui rougirait à la moindre occasion (ça me fait penser à certains héros dans les mangas, sauf qu'ils ont 12 ans ces héros...). L'histoire est carrément tirée par les cheveux bon en même temps avec une histoire de fantôme on pouvait s'y attendre mais un peu de bon sens et un soupçon de réalisme dans la réaction des personnages n'auraient pas été du luxe... Et le tour de force c'est qu'avec une histoire tirée par les cheveux, on arrive quand même à prévoir la fin ! Un comble.
Ceci dit j'ai pas mal rit en lisant ce bouquin mais sans doute pas aux bons passages, notamment par certaines répliques que j'ai trouvé inappropriées, ou dans ce genre de pensées d'Arthur :
"Elle fit tomber la chemise le long de ses épaules, passant ses mains sur son dos. Lui se sentit désemparé, comment déshabillait-on un fantôme ?" (effectivement y'a de quoi être désemparé, m'est avis qu'il aurait dû être désemparé depuis le début du roman). ou encore cette description "L'âme de Lauren fut pénétrée par son corps d'homme, et entra à son tour dans le corps d'Arthur, le temps d'une étreinte, comme dans la magie d'une éclipse... " C'est censé être un moment magique du roman moi ça m'a fait rire, d'abord parce que je trouve que l'auteur fait des efforts pour rendre cette scène de sexe romantique et parfaite (fusion des corps) et qu'au final ça donne juste du ridicule gnangnan et puis parce que je n'ai pas pu m'empêcher d'imaginer un homme faire l'amour avec une femme invisible et j'ai trouvé ça particulièrement hilarant.
Est-ce que j'ai besoin de parler du style ? J'ai dit auparavant que le vocabulaire était simple, on a aussi l'impression qu'il s'est dit "je vais faire un roman avec les adjectifs et les noms communs les plus utilisés et les plus banals de la langue française". Bon allez, ça ne sert à rien d'aller plus loin, je pense qu'il ne faut vraiment pas se pencher sur son style.
Ah oui et j'ai dit que la fin était prévisible ? L'impression d'une série B vraiment mauvaise avec un scénariste sous-payé...
Il est vrai que je n'aime pas vraiment les romans à l'eau de rose, mais il existe des histoires d'amour qui sont mémorables avec des personnages fouillés à la psychologie qui nous les rend "palpables".
Marc Lévy n'arrive même pas à rendre ses personnages un tant soit peu réalistes. Pire en ce qui me concerne les scènes touchantes" m'ont fait rire, c'est ce que j'appelle un "échec critique"...
Allez je m'attaque à Musso après...