Après une première expérience de romancier et de journaliste engagé dans les grands conflits du siècle,
Arthur Koestler, avec «
Les somnambules », entame l'œuvre magistrale dans laquelle il analyse le cheminement de la pensée humaine.
Les somnambules, ce sont les hommes de la science — Copernic, Kepler, Tycho Brahé,
Galilée — qui, progressant péniblement parmi les brouillards de thèses erronées, ont ouvert la voie à Newton. En suivant les longs détours de la connaissance en marche, l'auteur retrace l'histoire des conceptions de l'Univers, et démontre comment la scission entre la science et la religion a placé l'humanité devant un tragique dilemme...
«
Les somnambules », reste un ouvrage difficilement classable, lui qui tient en même temps du livre d'Histoire des Sciences, de l'essai philosophique et du roman… S'agissant des rapports de la science avec le réel, il décrit les progrès de la connaissance comme cheminant par « bonds entrecoupés de fausses pistes, de culs de sac, de retours en arrière, de périodes de cécité et de crises d'amnésie ».
Dans
Les somnambules,
Arthur Koestler fait montre d'une pensée entièrement novatrice en même temps que d'une démarche didactique et historique passionnante.