> Valérie Le Plouhinec (Traducteur)

ISBN : 2226183205
Éditeur : Albin Michel Jeunesse (2008)


Note moyenne : 4.03/5 (sur 98 notes) Ajouter à mes livres
Maman, je suis allée au supermarché. Regarde dans le frigo. J'ai arrosé les plantes. J'ai nettoyé la cage de Jeannot Lapin. J'ai rangé le salon. Et la cuisine. Et j'ai fait la vaisselle aussi. Je vais me coucher. Ton esclave à domicile, Claire.
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Critiques et avis

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  • Par sylvie, le 25 juillet 2008

    sylvie
    Ce premier roman est déroutant par sa forme : il traite d'un sujet grave et poignant sur le ton anodin de post-it collés sur un réfrigérateur.
    J'avoue avoir été surprise au début par ce texte laconique à trou qui ne parle que des petites choses de la vie... Mais petit à petit, tous ces vides se sont remplis et sont devenus d'une incroyable densité...
    Nous imaginons bien à quelles situations les petits mots font référence et nous suivons pas à pas les émotions contrastées d'une mère en train de mourir d'un cancer et de son adolescente de fille qui l'accompagne comme elle peut.
    Ce livre sonne juste.
    Ce curieux procédé stylistique met en évidence le manque, le silence, l'absence, la difficulté d'être ensemble, de se parler et de communiquer... En même temps, il montre que ce peut-être un moyen de continuer à tisser des liens quand se parler devient trop difficile.
    Les deux femmes se croisent, toutes deux prises par des emplois du temps "over-bookés".
    C'est le métier de sage-femme de la mère et les tours de garde qu'il implique qui installe l'habitude des petits mots quotidiens collés sur le frigo dans cette famille monoparentale.
    A l'arrivée de la maladie, c'est par le biais de cette écriture concise et précise comme la liste des courses que se diront les craintes et les angoisses, que s'expliqueront les silences et que se dira l'amour qui unit la mère et la fille.
    Confronté directement à ces traces de rien qui finissent par devenir des concentrés d'essentiel, le lecteur est happé par l'émotion.
    Ce livre marque par sa force et son originalité.
    des liens sur http://sylvie-lectures.blogspot.com/2008/07/ne-tinquire-pas-pour-moi-alice-kuipers.html
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    • Livres 5.00/5
    Par Isa70, le 10 février 2012

    Isa70
    J'ai lu des livres d'échanges de lettres, d'échanges de mails ... mais là c'est la première fois que je lis un roman "post-it-olaire" ! L'exercice n'a pas du être facile ... Les pages se tournent à vitesse grand V, on a plus l'impression de feuilleter le livre que de le lire tellement les pages défilent vite. Ca c'est pour le côté technique. Pour ce qui est du contenu, et bien chapeau ! Réussir à raconter une histoire aussi forte entre une mère et sa fille uniquement à base de petits mots laissés sur le frigo ... l'exercice de style est réussi. Ce roman est très touchant, très bouleversant ... sans tomber dans le pathos. Claire, 15 ans, et sa maman sage-femme ne font que se croiser, on n'assiste jamais aux rares moment qu'elles passent ensemble et j'ai trouvé cela frustrant !
    C'est un livre que je recommande, qui vous fera certainement lacher une petite larme.
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    Critique de qualité ? (2 votes positifs)
    • Livres 5.00/5
    Par mimipinson, le 20 septembre 2010

    mimipinson
    J‘ai pris ce livre, pensant y trouver une lecture "légère" pour une soirée de fin de semaine. Et Bien que vite lue, elle ne fut pas si légère que cela ; bien au contraire, c'est de l'émotion condensée, à ne pas lire n'importe quand, dans n'importe quelle situation. Il faut être en paix, avoir le moral bien solide, pour en apprécier toutes les finesses et rester objectif.
    Il s'agit d'une correspondance un peu particulière, puisque dans cet ouvrage, mère et fille communiquent entre elles par ces petits papiers que l'on colle un peu partout dans la maison en guise de pense bête.
    Ces petits écrits sont généralement très courts ; rares sont ceux de la valeur d'une page Ils sont le plus souvent composés de quelques mots voire quelques lignes.
    Claire est lycéenne, sa maman est médecin et travaille beaucoup ; elles se voient peu.
    Le lecteur entre tout doucement dans une correspondance, faite de banalités, listes de courses, recommandations maternelles...Petit à petit les échanges sont font plus graves et plus sérieux. C'est que la situation l'est devenue ; mais je n'en dirais pas plus.
    Au fur et à mesure de l'avancée de ma lecture, j'avais la nette impression que non seulement mère et fille ne se croisent jamais, mais surtout qu'elles n'arrivent pas à se parler normalement.
    "Je suis rentrée, j'ai lu ton mot, je suis allée à la porte de derrière, je t'ai regardée dans le jardin, et je n'ai pas pu te parler, Claire. (…)Mais je ne trouve pas la force de te répéter en face ce que m'a dit le médecin. Je suis désolée."
    Nous sommes devant une adolescente vraisemblablement confrontée pour la première fois à la Maladie, et de très près de surcroit. Elle semble parfois, au début tout du moins, comme pas tout à fait consciente, au regard de ses actes et ses propos. Mais qui le serait dans pareille situation ? Bien que pouvant être maladroite, Claire, crie son amour à cette mère qui s'en va. Elle n'a pu trouver autre chose que ces post-it collés sur le frigo. C'est déjà beaucoup.
    "Je n'ai pas besoin de grandes vacances. Je veux juste que tu ailles mieux. Je t'embrasse fort, Claire."
    La mère en fait de même.
    Toutes ces choses qu'on ne peut se dire de vive voix, les yeux dans les yeux, que l'on s'écrit. La peur de soi ? La peur de l'autre ? La pudeur ? A chacun sa manière de communiquer, de montrer son amour, d'exprimer ses regrets, et de laisser une lueur d'espoir aussi…..
    "Je reste optimiste tout en me préparant au pire, maman. Ça te semble bien, comme compromis ? "
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    • Livres 5.00/5
    Par verobleue, le 08 août 2011

    verobleue
    La mère est médecin dans un service de maternité et travaille beaucoup par horaires décalés, nuits et we compris. Sa fille, Claire, 15 ans, est étudiante. Elles vivent ensemble mais il arrive qu'elles se ratent et communiquent alors par Post-it collés sur le frigo.
    Les Post-its sont d'abord des petits messages de la vie quotidienne et courante (liste de courses, annonce de sorties, demande d'argent de poche). Les messages peuvent comprendre une seule phrase ou sont de petits textes, pratiques ou simplement affectueux.

    La mère, dont on ne connaît pas le prénom est divorcée. Elle tombe gravement malade et ne veux pas inquiéter tout d'abord sa fille. Elle essaie de gérer ses multiples vies : femme, médecin, maman et malade.
    Les messages deviennent alors bien plus significatifs.
    Le temps passe et le rythme s'accélère car l'état de la maman s'aggrave. Les messages sont bien plus profonds et touchent notre corde sensible.
    Acheté dans une supérette d'une aire d'autoroute au retour des vacances, ce roman court et original a été lu en moins d'une heure et m'a bouleversée.
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    • Livres 3.00/5
    Par gaia, le 25 novembre 2011

    gaia
    Ce livre m'a beaucoup déstabilisée, sur bien des domaines…
    Tout d'abord, la forme. Ecrire un roman sous forme de post-its était vraiment très audacieux et cela n'a pas dû être facile à rédiger. Pourtant, Alice Kuipers nous happe immédiatement dans le vif du sujet et cette petite correspondance n'enlève rien au drame de la situation.
    Ensuite, le style. L'auteure a su jouer sur le rythme, alternant des messages courts, quasi-télégraphiques comme avec les listes de courses, et des messages plus développés, quasiment des lettres, qui nous font nous rendre compte à quel point la situation est difficile.
    Enfin, le fond. Au début, les relations sont assez tendues et distantes entre Claire et sa mère. Leurs échanges se limitent à parler du contenu du frigo, du lapin, de l'argent de poche, des devoirs à faire tant au niveau scolaire pour Claire qu'au niveau professionnel pour sa mère qui n'a pas l'air fort présente dans sa vie… Pourtant, petit à petit, au fur et à mesure qu'elles apprennent à connaître et à vivre avec le cancer, on sent que leur relation s'approfondit, se développe, se fortifie. Elles commencent à parler de la vie amoureuse De Claire tout comme celle-ci s'enquiert régulièrement de la santé de sa mère. Les rôles s'inversent peu à peu, inexorablement, subtilement. Claire prend des décisions alors même que sa mère fait tout pour lui cacher l'ampleur du drame qui les frappe ainsi de plein fouet. de temps en temps ressurgissent les démons du passé : le problème de communication. Car si Claire n'obtient que rarement des réponses à ses questions, elle n'y met pas non plus du sien à sortir à droite et à gauche et à se réfugier chez son père quand cela ne va pas. On reconnaît bien là le comportement d'une adolescente mais cette dernière va très vite se retrouver face à des problèmes d'adultes, la faisant mûrir plus tôt que prévu au grand désarroi de sa mère malade qui aurait voulu mieux la protéger de tout cela.
    Bref, un petit livre sympathique qui arrache une larme même si on en connaissait déjà la fin.
    J'aurais aimé qu'il soit plus développé, car les échanges sont majoritairement assez superficiels. Mais le fond et la forme coïncident bien et on rentre très vite dans le jeu, aussi déstabilisant qu'il soit…

    Lien : http://chroniques-ieuf.blogspot.com/2011/11/ne-tinquiete-pas-pour-mo..
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Critiques presse (1)


  • Lecturejeune , le 01 septembre 2008
    Lecture jeune, n°127 - Claire et sa mère ne communiquent que par petits messages sur le frigo. Entre le travail à l’hôpital de l’une, le lycée, les copines et les week-ends chez son père de l’autre, ce mode d’échange leur apparaît comme étant le plus simple. Lorsque la maman multiplie les analyses, les visites à l’hôpital, et qu’elle entame une radiothérapie, leurs messages rendent compte peu à peu de la maladie.

    Le procédé d’écriture est original, tant il révèle le mode de vie hyperactif de notre société. Entre les mots, on devine les conflits, le besoin d’indépendance de la jeune fille mais aussi ses angoisses face à la maladie de sa mère. Cette dernière dissimule le plus possible son inquiétude et conserve un optimisme de façade. Toute la réussite de ce « roman » réside dans la brièveté des messages échangés par les deux femmes et la pudeur dont elles font preuve. Si le texte ne pose aucune difficulté de lecture, le sujet, quant à lui, ne rend pas forcément l’ouvrage accessible aux plus jeunes.

    Laurence Guillaume

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Citations et extraits

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  • Par Isa70, le 10 février 2012

    Parfois on dirait que c'est plus facile de poser les questions par écrit pour te demander comment tu vas et comment ça se passe avec le médecin, tout ça
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  • Par Ema1, le 06 février 2012

    Un livre rapide à lire composés de post-it échangés entre une mère médecin qui travaille beaucoup et sa fille. Un style un peu déroutant au début, mais pas dérangeant. Le ton est léger au début, mais on devine l’absence et l'envie d'être ensemble sans y arriver à cause des horaires des deux personnages.
    A l'annonce du cancer de la mère, ces petites notes vont évoluer et montrer tout l'amour qui uni la mère et la fille, leurs craintes et angoisses.

    Un roman original et prenant qui aborde le sujet difficile d la maladie sans jamais tomber dans l’excès.
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  • Par sylvie, le 25 juillet 2008

    C'est gentil de me dire que je suis belle. Je ne me sens vraiment pas belle. C'est comme si j'étais sous l'eau et que je ne trouvais plus comment remonter à la surface. Je suis un peu perdue, c'est tout. Je ne veux pas que tu t'inquiètes pour moi."
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  • Par sylvie, le 25 juillet 2008

    Quand je te regarde Je vois la femme que je veux être Forte et courageuse Belle et libre Claire P.S. : Je t'aime"
    Citation de qualité ? (18 votes positifs)
  • Par Nionie, le 11 juin 2011

    je t'ai eue, ma fille chérie _ t'avoir à donné un sens à ma vie te m'a apporté des joies incomparables. Mais tout le reste de ce que je voulais faire ? je ne suis jamais allée en Afrique. Je n'ai jamais lu Proust. Je n'ai jamais appris à jouer du piano ni même à lire la musique : ces tâches noires sur une page que d'autres savent traduire en sons merveilleux sont un mystère pour moi. Je n'ai jamais sauté en parachute, je n'ai jamais vu le desert, je ne suis jamais allée à la pêche.
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