ISBN : 2748511425
Éditeur : Syros (2011)


Note moyenne : 4/5 (sur 10 notes) Ajouter à mes livres
Nathalie Girard se tourne à nouveau vers Jules et lui met son cahier sous les yeux :
- Vous arrivez dans une rave, vous ne connaissez personne, vous n'avez jamais pris de drogue et vous en prenez une dose suffisante pour assommer un cheval ? Vous trouvez cela lo... > voir plus
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Critiques et avis

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    • Livres 4.00/5
    Par canel, le 20 novembre 2011

    canel
    Une soirée entre ados à l'insu des parents, deux garçons pour la même fille, on veut faire le coq... et de fête foraine en rave party, d'auto-tamponneuses en cachets d'ecstasy, ça dérape. Un des jeunes en gardera de lourdes séquelles.

    Voilà un roman pour adolescents simple et agréable à lire - bien que crispant - dans lequel tout un chacun peut s'identifier. Les pistes de réflexion sont multiples. Comment vivre avec un handicap ? Quelles contreparties pour avoir envie de continuer en ayant perdu une partie de ses capacités ? Et les copains dans tout cela ? Vont-ils rester ? Quid de la drogue ? de la solidarité ? de la délation ? des représailles des dealers ?

    Ce livre ne peut laisser les jeunes lecteurs indifférents, il montre qu'on a vite fait de mettre le petit doigt dans un engrenage terrifiant. le ton n'est pas moralisateur pour autant : on est sans cesse subtilement amené à s'interroger sur ses propres comportements (d'ado, de parent, d'adulte).

    A faire lire dès 14-15 ans, pour effrayer sur les conduites à risque, le sentiment d'être plus futé que la moyenne, l'assurance du "ça n'arrive qu'aux autres"...
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    Critique de qualité ? (6 votes positifs)
  • Par RosedAtlantis, le 08 octobre 2011

    RosedAtlantis
    J'ai adoré ce livre qui traite de deux sujets très sensible > drogue et handicap. Comment vivre alors que du jour au lendemain on perd l'ouïe ? Comprendre pourquoi ce jeune à réussi à prendre de la drogue alors qu'il n'y avait jamais touché ?
    L'adolescent nous entraine au cœur de ses émotions, ses peurs, ses crainte.
    Un très bon livre bien écrit avec une histoire réaliste et touchante;
    je conseil ce livre à tous !
    Critique de qualité ? (2 votes positifs)
    • Livres 4.00/5
    Par PtiteSouris, le 24 novembre 2011

    PtiteSouris
    Jules se réveille à l'hôpital. Il est sourd, souffre de vertiges et a apparement passé une semaine dans le coma. Pourquoi ? Pour avoir voulu épater une fille en prenant de l'ecstasy...
    Ici le récit n'est pas à la première personne. Néanmoins, nous connaissons la plupart des pensées de Jules. Jules est un ado comme les autres, qui aime écouter de la musique, traîner avec ses amis, sortir avec une petite amie. Mais ici, il s'agit d'un moment très important dans sa vie. Jules doit faire face à sa perte d'audition et à toutes les conséquences (changement dans la vie de sa famille, tri dans ses amis et petite copine) mais surtout il doit affronter la police qui a quelques questions à lui poser quant au dealer qui lui a vendu la drogue... un ami du frère de son meilleur ami... difficile à dénoncer à ce moment où Jules perd tous ses repères.
    Un roman qui place les parents en première position, responsables et tentant de bien prendre en charge leur fils qui a changé. Et qui montre une famille soudée, chose assez rare dans la plupart des romans adolescents.
    Le récit est bien écrit. Il est prenant et même émouvant à certains moments. Un bon livre sur les méfaits de la drogue.

    Lien : http://ptitesouris.hautetfort.com/archive/2011/11/20/silence-de-beno..
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    • Livres 4.00/5
    Par livr-esse, le 03 décembre 2011

    livr-esse
    Après quelques jours de coma, Jules se réveille dans une chambre d'hôpital.
    Au milieu de ses vertiges, il comprend vite qu'il a perdu l'audition.
    Doucement, il va remonter le fil du temps et des événements.
    Tout commence par une banale sortie entre potes à la fête foraine.
    Puis Jules veut jouer " au grand " et gobe deux ecstas pour impressionner Camille.
    Quelques heures plus tard, il s'évanouit devant une enceinte.
    La suite se déroule dans cette chambre d'hôpital.
    Mon avis :
    Roman court, cinglant, qui rend parfaitement compte d'une vie qui bascule juste à cause de 2 cachets, les seuls que le jeune homme ait pris dans sa vie.

    Lien : http://www.livr-esse.com/article-silence-90028930.html
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    • Livres 4.00/5
    Par Apikrus, le 27 novembre 2011

    Apikrus
    Un court roman sur une des conséquences possibles de la prise d'ecstasy. Particulièrement adapté à un public adolescent potentiellement friand d'expériences nouvelles ou d'actes de rebellion, d'autant plus que l'histoire est principalement racontée du point de vue de Jules, âgé de 15 ans.
    J'ai beaucoup aimé, en particulier pour la justesse du propos dans la relation ado-infirmier.
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Citations et extraits

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  • Par Pays_des_contes, le 31 août 2011

    - Je te propose de travailler à partir de cette liste.
    Jules met ses sourcils en point d’interrogation.
    - Tu remplaces chaque petit plaisir perdu / par un petit plaisir de substitution, / chaque activité devenue impossible / par une activité de substitution possible pour un sourd.
    - De substitution ?
    - De remplacement. Que tu pourras faire à la place de.
    - Par exemple ?
    - Ton premier point : écouter de la musique. / Remplace la musique par une autre activité artistique. Quelque chose que tu voudrais explorer. / La peinture, par exemple.
    - Beurk.
    Damien tourne les paumes des mains vers le ciel et incline la tête, l’air de dire : « Ah, ça, mon gars ! » puis il prend le stylet :
    - Il va falloir t’intéresser à des choses nouvelles.
    - Ma passion, c’est la musique.
    - Tu en entretiendras le souvenir, mais…
    Jules n’attend pas que Damien finisse sa phrase :
    - Je ne pourrais pas vivre sans musique.
    Damien essaie d’écrire aussi vite qu’il peut :
    - Il te faudra pourtant.
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    Citation de qualité ? (3 votes positifs)
  • Par canel, le 20 novembre 2011

    Cet homme [l'infirmier Damien], qu'il ne connaît que depuis quelques jours, le comprend mieux que ses propres parents. A la maison, on ne lui laisse jamais le temps de s'exprimer ; ou, au contraire, on le presse de questions quand il n'a pas envie de se confier. Damien, lui, ne demande rien. Il écoute sans forcer la parole et sans juger. (p. 36)
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  • Par canel, le 20 novembre 2011

    - Tu as voulu impressionner une fille ?
    (Jules fait oui de la tête sans cesser de pleurer.)
    - Tu n'es pas le premier. C'est typiquement masculin.
    - Typiquement con.
    - L'homme reste un animal, même évolué. Tu as agi comme unanimal.
    - Comme un con.
    (p. 38)
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  • Par canel, le 19 novembre 2011

    La fête foraine St Michel, c'était LA sortie qu'ils attendaient depuis la rentrée ! Pas une simple soirée. (...) La fête St-Michel de septembre, à Toulouse, c'est l'événement que personne ne veut rater : plusieurs jours de folie, un monde incroyable, de la musique partout, des concerts improvisés dans le square d'à côté... La liberté ! (...) Les deux garçons avaient "emprunté" son scooter à la soeur d'Alf (...) Jules savait qu'ils étaient en train de faire une bêtise mais, au moment où il enfourchait la selle arrrière du scooter et où Alf mettait les gaz, c'était encore une bêtise sans conséquences.
    Jamais ils n'auraient pensé que ça tournerait aussi mal. (p. 14-15)
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  • Par canel, le 20 novembre 2011

    J'ai travaillé dans des centres de désintoxication. J'ai aussi fait du bénévolat pour le SAMU social, la nuit. Les dealers, je ne les ai jamais fréquentés, mais je connais bien leurs victimes : ce ne sont pas tous des paumés ou des pauvres types. La came, ça bousille n'importe qui et ça touche tous les milieux. Les dealers, c'est la pire espèce que je connaisse. Je ne suis pas un admirateur des forces de l'ordre, mais franchement, si tu peux faire quelque chose pour les aider à mettre quelques uns de ces salopards derrière les barreaux, tu dois le faire. (...) Faut savoir dans quelle société tu veux vivre et agir en conséquence. Ca demande du courage. (p. 87-88)
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