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EAN : 9782749136264
850 pages
Le Cherche midi (01/09/2016)
2.45/5   11 notes
Résumé :
Les années 1980 ont eu leur Bûcher des Vanités, les années 2010 ont leur Singularité Nue.
Casi est un avocat new-yorkais qui n'a jamais perdu un procès. Fils d'immigrants colombiens, il vit chichement à Brooklyn jusqu'au jour où un collègue lui propose le crime parfait qui le mettra définitivement à l'abri du besoin. Devant cette opportunité, c'est d'abord son sens éthique de la justice et de la morale qui va vaciller, puis sa personnalité, enfin, son univer... >Voir plus
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Critiques, Analyses et Avis (8) Voir plus Ajouter une critique
« Une Singularité Nue » (A Naked Singularity) est initialement paru en 08, plus ou moins à compte d'auteur, chez XLibris (en fait là où travaillait sa femme) par Sergio de la Pava, quasiment ignoré et refusé par quatre vingt dix éditeurs, jusqu'à sa parution (12, The University of Chicago Press, 690 p.) et récompensé en aout 13 par le PEN Prize (Pen/Robert W Bingham Prize) pour un premier roman. Finalement traduit par Claro (16, Le Cherche Midi, 850 p.).
de Sergio de la Pava, on sait peu de choses, sinon qu'il est né en 70 dans le New Jersey de parents originaires de Colombie, avec un père de Manizales et une mère de Cali. On sait (c'est sa bibliographie personnelle) qu'il ne vit pas à Brooklyn (mais dans le New Jersey), mais par contre qu'il a exercé cette fonction de « public defender » (avocat commis d'office) après des études de droit à Brooklyn Law School. Il a mis 6 ans pour écrire ANS et en a corrigé les épreuves entre deux comparutions au tribunal (NYC Criminal Court, 100 Centre Street, NYC).
Pourquoi ce titre qui fait référence à la physique pure et dure. Une singularité nue étant un point spécifique, doté de propriétés singulières, c'est-à-dire qui ne sont pas continuellement vérifiées (le terme singularité), et qui sont par contre observables de l'extérieur (le terme nu). Il est vrai que la couverture initiale en forme de vague trou. Un trou noir est une singularité de gravité, mais pas nue car la lumière s'y perd.
C'est une publicité de The University of Chicago Press dans « Bookforum » de l'été 12, acheté à Amsterdam Schiphol qui m'a tiré l'oeil. Avec la couverture du livre, on pouvait lire « A fine encyclopedic romp in the Joyce/Pynchon/Wallace tradition ». Déjà d'avoir ces trois bonnes fées, d'après Miles Klee (« The Notes ») se penchant sur l'oeuvre…(tiens il faudra que je le lise, celui là). Donc à peine arrivé à Boston, je me suis précipité à la librairie du MIT, en face de mon hôtel près de la station de métro, puis au Harvard Book Store à Cambridge. Là, pour 18.00 USD de l'époque (une misère), j'ai découvert un ouvrage fleuve (680 pages, donc autour de 2 centimes d'euro la page), avec une écriture quelquefois déconcertante (l'argot spécifique de la drogue) et un design de couverture surprenant à ne pas lire en plein soleil. Isaac Tobin est senior designer à UCP, et met magnifiquement en pages certains ouvrages, avec des polices qu'il invente.
Tout commence par une journée ordinaire de Casi à NYCCC, le tout sur 42 pages de 11.33 à plus de 17.15, au cours de laquelle on voit défiler Mr Chut, Ben Glenn, Glenda Deeble, Robert Coomer et Terrens Laka, Rory Ludd, Ray Thomas, Darril Thorton, tous pour de petits délits (vente illégale dans le métro, petit vol, agression sexuelle). A chaque fois 1-2 pages suffisent à caractériser l'infraction, ses circonstances et sa sanction. le tout se joue en une demi-heure. A chaque fois également, tout se passe par dialogue, avec une syntaxe spécifique à chaque personnage. Evidemment il y a de quoi surprendre, mais cela rend le texte plus incisif.
Et cela se déroule ensuite sur environ 400 pages, entrecoupées par des discussions entre Casi et ses collègues, dont Dane. Dialogues sur tout et n'importe quoi. Cela va de ce qu'ils vont manger, à des comparaisons entre la sonate Appassionata et du Clair de Lune. Ou au cas de Richard Hunt, cas 26, drogué récidiviste de 33 ans, avec plus qu'une seule dent, mais trois oreilles. Ou encore à des savantes considérations sur les nombre parfaits et premiers, le théorème de Pythagore ou la théorie unifié de la relativité. le thème central de ces digressions reste la perfection, que ce soit en musique ou en physique.
Après avoir fait connaissance avec la mère colombienne de Casi (d'où les quelques mots en castellano), son cousin Armando, le reste de la famille (Buelo et Buela) et les recettes des empenadas ou tortillas, on découvre la vie de Wilfred Benitez, boxeur portoricain, devenu professionnel à l'âge de 15 ans. On retrouve souvent ces digressions sur la boxe chez Sergio de la Pava (voir sa nouvelle « A Day's Sail » parue en 10 dans Triple Canopy dans laquelle il mixe le combat d'Arturo Gatti contre Mickey Ward et la littérature de Virginia Woolf).
Tout cela pour en arriver à la seconde partie (et chapitre 12) 316 pages plus loin. A signaler que chaque partie (3 en tout) est séparée de la précédente par une illustration géométrique en noir et blanc (toujours de Isaac Tobin). Il n'y a pas non plus de chapitre 6, mais un chapitre 3*2*1 (cf les nombres parfaits).
C'est aussi à ce moment, après les 400 premières pages que l'on commence à voir le plan de Dane et Casi pour braquer les braqueurs (cela se fait tout d'abord dans le secret de la confession). Et naturellement, comme il s'agit de leur voler de l'argent volé, il n'y aura pas de suite, réalisant ainsi l'équivalent du crime parfait (toujours le souci de la perfection). D'ailleurs Casi n'a jamais perdu un procès.
Alors pourquoi cette référence à T. Pynchon ou D.F. Wallace ? Pourquoi ce titre de « A naked singularity » ? Une singularité nue, c'est une variété mathématique et/ou physique. Une singularité mathématique se caractérise par sa non-définition en ce point, soit par son impossibilité à la définir (ex. la fonction 1/x pour x = 0), ou à la caractériser (ex. un point de fronce). En physique, la définition est plus large, où pour simplifier, on admet des valeurs physiques infinies (un point où la masse devient infinie). Enfin en physique relativiste, on distingue des singularités nues, qui ne sont pas cachées par un horizon (ex. le trou noir, d'où la lumière ne peut revenir, donc que l'on ne peut pas voir). L'action se passe à New York, par un de ces hivers très froid (on apprend cela tout à la fin) et rigoureux comme il en existe sur la cote Est. C'est aussi l'époque où la justice est la plus sévère aux Etats Unis. En fait ce livre correspond à la description du système judiciaire américain (ou du moins d'un certain système), sur lequel la lumière ne peut plus nous éclairer. C'est la justice des marginaux, plus ou moins arbitraire car les plaignants n'ont pas les moyens d'avoir des avocats prestigieux (et chers). C'est la justice dans laquelle officient Casi et son ami Dane. Justice expéditive (jusqu'à 80 cas par jour). Il est intéressant de faire la comparaison avec la chronique de Dominique Simonnot « Coups de Barre » dans le Canard Enchainé, ou plus avant « Palais Indiscret » de Jean Paul Lacroix, ou encore Christian Hennion et sa « Chroniques des Flagrants délits » dans Libération. Dans ce dernier cas ce sont 6000 prévenus en 8 mois et 4000 années de prison ferme. Ces chroniques judiciaires ont été montées en pièce de théatre (« Comparution immédiate ») par Michel Didym et Bruno Ricci. Comme quoi la singularité est parfois plurielle.
Il y a dans le livre des passages assez féroces pour le système judiciaire. « The police were not merely interested observers who occasionally witnessed criminality and were then basically compelled to make an arrest, rather than police had the special ability to in effect create Crime by making an arrest almost whenever they wished, so widespread was the wrongdoing. » (Les policiers ne sont pas simplement des observateurs intéressés qui sont occasionnellement témoins de la criminalité et sont ensuite essentiellement obligés de procéder à une interpellation, plutôt que la police avait la capacité spécifique de créer la criminalité en faisant une arrestation presque chaque fois qu'ils le souhaitaient, tant l'incivilité était répandue).


«Personae» (The University of Chicago Press, 216 p.) est un (petit) livre de 201 pages de texte, divisé en 10 chapitres, qui commence par un meurtre et donc une enquête policière. Quoi de plus normal pour un roman. Là où cela se complique, c'est que ces chapitres comportent en fait 3 histoires séparées (The Ocean, Personae, Energias). Entre on a droit à deux extraits des carnets de la détective sur JS Bach, Glenn Gould et le silence anti-conspirateur (« aconspiratorial silence » est-il écrit). En plus, il y a deux oraisons funèbres, une histoire sur comment nager hors de la mer et le récit d'une mission suicide dans la jungle. le résultat est que le lecteur sort du livre un peu comme après un cycle complet de machine à laver (propre sur soi, mais un peu fripé). Après étendage et séchage, le résultat est assez surprenant, et l'on en reprendrait bien un tour (un peu comme sur la chenille dans les foires, et maintenant à l'envers).
Reprenons donc. Un colombien Antonio Acre, âgé de 111 ans, est découvert mort dans son appartement. La détective, Helen Tame intervient. Sa formation criminelle est impressionnante. Débutant le piano à 5 ans, elle a une brillante carrière internationale de pianiste jusqu'à 20 ans, puis elle écrit dans « The American Journal of Musical Theory ». Elle a de plus la particularité de se rendre invisible là où elle est, ce qui facilite ses investigations sur les scènes de crime. Dans l'appartement du mort, elle a vite fait de conclure à un crime. Elle récupère donc des pièces à conviction : un rouleau de papier toilette brun annoté, un magazine « TV Guide », également annoté en marge, et une rame de papier écrit de la main de Acre. A noter que ces deux dernières pièces contiennent des histoires, et non seulement des écritures. Par contre le rouleau est devenu un palimpseste de mots qui se sont agglomérés les uns aux autres.
On remixe le tout et on édite. La partie centrale (83 pages) du livre devient alors une pièce de théatre en deux actes entre 7 personnages, d'après les notes trouvées. Avec un Adam (premier personne plurielle) et un Not-Adam (dernière personne singulière). Tout cela est fort limpide.
Les notes musicales de Tame donnent le ton. On retrouve les thèmes des Variations Goldberg, avec une aria introductive, des variations, et une aria terminale. Voila qui clarifie la lecture (je n'ai pas dit simplifie).
En fait, on retrouve dans « Personae » les thèmes chers à Sergio de la Pava. le sens de la pureté, la défense exemplaire pour tous, le crime parfait.



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Ce livre fait partie de la sélection du prix Page 2016 et avec une quatrième de couverture qui donne envie, quelle ne fut pas ma déception à sa lecture. En effet, on nous annonce "un thriller incroyable qui force l'admiration" et bien je crois qu'il faudrait revoir le sens du mot thriller. Pour moi c'est un roman point.

On suit, durant 842 p., Casi un avocat qui a la fâcheuse tendance à faire de longue, très longue digression qui n'apporte pas grand chose à l'histoire quitte souvent à perdre le lecteur. J'avoue que j'ai lu en diagonale durant ces moments car à la longue cela devient soporifique.
Casi est entraîné malgré lui (au début) par Dane, avocat lui aussi, dans un crime parfait pour voler de l'argent à des criminels lors d'un échange argent/drogue.
En marge de la préparation de leur coup (qui n'intervient réellement qu'à la 2nde partie du roman soit après plus de 450p de lecture), on découvre la famille de Casi (surtout sa soeur et sa nièce qui a décidé de ne plus parler) et de ses voisins un brin allumé du cerveau et de Jalen Kigg, un condamné à mort, dont va devoir s'occuper Casi.

Pour moi, cette lecture fut longue et laborieuse car se perd en longueur et l'intrigue ne prend vraiment fort qu'après le fin de la première partie (qui compte quand même 400p. et qui ne nous apprend pas grand chose sur le personnage principal), la seconde plus courte devient quelque peu intéressant avec le "casse" et c'est le troisième et dernière partie qui a retenu le plus mon attention.

Pour que cette lecture soit vraiment une lecture plaisir il aurait fallu que la première partie soit beaucoup plus courte, et je cherche toujours le thriller annoncé dans la quatrième de couverture dans ce que j'ai lu.
Pour moi, ce fut une lecture décevante.
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Cette lecture annonçait un monument de la littérature américaine et malgré une écriture remarquable on n'arrive pas à pénétrer entièrement dans cette lecture. Venez et laissez-moi-vous expliquer.

Dans ce roman, on a un très bon premier chapitre d'accroche qui nous peint le quotidien d'un avocat à la défense lors de la remise de ses cas. On est complètement immergé dans la cour et on comprend le dur labeur qu'est le leur. Devoir défendre une personne avec qui il parle juste pendant cinq minutes, avant d'espérer l'empêcher de finir en prison. Malheureusement après ce chapitre on entame 300 pages de longues et ennuyeuses digressions. A ce niveau on peut même parler de papotage pour ne rien dire, tellement l'ennui pointe son nez. Et vers le milieu du roman on rentre dans le vif du sujet.

Le texte a été refusé par de nombreuses maisons d'éditions et je peux les comprendre, car lorsqu'un roman ne décolle pas pendant 300 pages, on perd patience. C'est ce qui est dommage, car un travail de réécriture aurait pu lui donner un coup de peps. Avec ce texte, je ne sais pas si beaucoup de personne vont passer outre ces pages et continuer leur lecture. Cela me désole d'autant plus que l'on a une seconde partie très intéressante, une construction bien menée et une très bonne écriture pour un premier roman.

Une fois cette première étape passée, vous allez avoir à faire avec un très bon livre. le sujet de la cour américaine est mis en avant. Avec comme ligne de fuite : travailler pour atteindre une certaine forme de perfection. C'est notre société de consommation qui est mise à nue. On nous présente une société perdue où seul l'argent et la reconnaissance semblent avoir encore un sens. C'est donc dans un demi-rêve que nous avançons et que nous rencontrons nos personnages. Entre le rêve et la réalité la barrière semble bien mince, mais surtout comment savoir où s'arrête notre réalité et où commence la part de vie rêvée ?

Un texte qui aurait pu faire partie des monuments de la littérature américaine, mais qui est gâché par de trop nombreuses pages inutiles, qui nuisent à cette lecture. Lecteurs si vous voulez vous lancer dans ce livre soyez prévenus, il faudra passer outre de nombreuses pages pour y trouver son réel intérêt !
Lien : https://charlitdeslivres.wor..
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Je suis bien obligée d'avouer que j'ai eu du mal avec ce livre. Comme toujours lorsqu'il s'agit d'un bon gros livre, j'ai une appréhension avant de le débuter. Cependant, le résumé me tentait, je me suis donc lancée.

Ce qui fait que j'ai eu du mal, ne vient pas du nombre de page, mais de par l'utilisation de termes juridiques, d'abréviations de ces termes. Au final, j'ai noté chacune de ces abréviations, chacun de ces termes, cela m'a bien aidé lors de ma lecture.

Par contre, le fait que le livre soit écrit par un avocat, cela aide à ce que le tout sonne beaucoup plus juste que si l'auteur n'a jamais fait partie de ce milieu. Cela nous montre que l'envers du décor n'est pas forcément comme nous pourrions le croire, que les avocats peuvent aussi parfois avoir des mauvais jours, des mauvais clients qu'ils devront pourtant défendre.

Si je n'ai jamais voulu exercer ce métier (ni juge d'ailleurs), c'est simplement que je sais que je ne pourrais défendre une personne coupable. Je ne pourrais pas avoir cette volonté et pouvoir dormir la conscience tranquille. Chacun son truc comme on dit.

Pour en revenir au livre, bien que j'ai eu un peu de mal avec les termes et abréviations, il faut néanmoins dire que l'auteur est doué pour maintenir en haleine. Dès que l'on entre dans l'histoire, nous sommes complètement immergés dans ce milieu, mais aussi dan sla partie privée de nos personnages.

Cela peut être contradictoire, mais le fait que j'ai eu du mal ne pas pas fait déprécier l'histoire, au contraire, j'ai passé trois excellentes soiréees à lire le livre.

Pour un premier roman, je peux dire que l'auteur a trouvé sa voie et que j'espère pouvoir le relire à nouveau.
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3.75/5 : Une singularité nue est un des pavés incontournables de l'année, un roman exigeant, puissant et passionnant !

Ayant eu la chance de rencontrer Sergio de la Pava au Festival America, je peux vous assurer que l'auteur est aussi fascinant que son livre. Vous allez être plongé dans une ambiance new-yorkaise authentique, vous vous imprégnerez de cette atmosphère atypique, unique et si attrayante. L'auteur nous livre une histoire originale, qui sort du lot de tous les récits du genre et qui se permet de briser les frontières et les codes préétablis.

Connaissez-vous le grand classique le Bûcher des vanités de Tom Wolfe ? Et bien je place ce livre au même niveau : c'est à la fois un roman qui nous dépeint une ville, notre époque mais aussi le destin d'un avocat new-yorkais. Étant étudiante en droit (j'en ai discuté avec Sergio de la Pava justement!) j'ai été tout particulièrement intéressée par Casi, par son passé, son opiniâtreté, sa personnalité. C'est un protagoniste principal de haut vol : un être plus complexe qu'on ne le pense et qui aura des choix très importants à faire...

Après il faut être prêt pour le lire : c'est un pavé avec quelques longueurs au début mais il n'en reste pas moins que ce fût une lecture addictive qui a tenu toutes ses promesses. Ce n'est pas en soi un thriller/polar à mes yeux mais une véritable oeuvre littéraire. le style de l'écrivain est vraiment magnifique, c'est à mes yeux ce qui permet de passer outre les premiers moments descriptifs. Rappelons qu'il s'agit d'un premier roman, et je peux assurer qu'il est réussi !

En définitive un premier roman très bien mené et addictif dès lors qu'on a passé les premiers chapitres !
Lien : http://leatouchbook.blogspot..
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Citations et extraits (15) Voir plus Ajouter une citation
La quiétude visuelle augmente votre plaisir sensuel et vous vous concentrez plus pleinement sur le plaisir. Il en va de même pour la suppression des bruits. Bon, mon sentiment, c’est que le pékin moyen ne peut plus le faire aussi facilement aujourd’hui que c’était le cas y a plusieurs décennies. Aujourd’hui vous fermez les yeux et éteignez Télévision mais le bruit persiste. Ça fait partie de notre matière, maintenant, de notre biologie, et tous les autres plaisirs y compris le sexe sont en conséquence amoindris.
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La fouille est une des nombreuses manières d’initier d’autres chefs d’accusation de sorte que, alors que vous avez été si ça se trouve arrêté pour une peccadille comme exhiber en public une bouteille de Heineken décapsulée – les poursuites étant alors engagées en mode mineur et résolues lors de la lecture de l’acte d’accusation –, la personne gantée qui vous palpe peut alors découvrir ce que vous cherchiez avant tout à dissimuler, à savoir que vous détenez actuellement un excédent d’anesthésique facile à se procurer mais techniquement illégal dans des quantités allant du vestige spectral de fêtes anciennes à quantité de briques en poudre, et ce dans des endroits prétendument aussi inviolables que dans votre slip voire dans votre cul, ou peut-être possédez-vous une des autres formes moins populaires de ce terme juridique global qu’est l’article de contrebande.
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Je pense que la prédominance du contenu sexuel à laquelle tu fais allusion est plus un symptôme que la cause du ternissement du vrai sexe. Nous sommes obsédés par ce que nous avons gâché. Dans un village où les gens meurent de faim vous pouvez les intéresser à un magazine avec une photo de bœuf bourguignon au milieu. De même, à mesure que le bruit de fond de plus en plus fort que nous supportons continue de réduire l’intensité du vrai sexe, nous devenons de plus en plus obsédés par ses simulations. Notre obsession est le résultat de notre tentative pour remédier au fait que nous ne pouvons pas acheter le vrai sexe comme nous le faisons pour tout le reste.
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La volonté de passer à l’acte quand l’occasion unique se présente. C’est là d’où vient l’adrénaline et c’est l’attrait universel. C’est pour ça que les gens aiment le crime, la singularité de volonté impliquée. Et ne me dis pas que les gens n’aiment pas le crime au point d’en être quasiment obsédés. Il suffit de parcourir les journaux, les infos télé et toutes les autres formes de divertissement populaire, le crime est la matière principale. La seule question en suspens c’est : le crime est-il une perversion en soi, auquel cas l’erreur lui est intrinsèque, ou un certain degré de perfection peut-il être atteint dans ce domaine ?
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« Macaroni et fromage. C’est une vraie couleur. J’ai fait des recherches et ce sont les mots exacts utilisés par Crayola pour décrire une couleur, et qui plus est, c’est la couleur que je propose. »
« Macaroni et fromage ? »
« Oui, un joli orange de type vaguement cuivré. Comme ces nanas qui passent trop de temps à bronzer artificiellement dans les salons. Peut-être un peu plus rougeâtre en fin de compte. »
« Pourquoi cette couleur ? »
« Pourquoi pas ? C’est une couleur assez attirante. Mais ce n’est pas la couleur qui importe. C’est l’uniformité qui compte. »
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