Beaucoup de découverte en même temps à faire avec ce titre.
Tout d'abord, il y a eu le format de lecture qui n'est pas conventionnel pour une édition papier, mais qui au final est assez agréable.
Le livre tient bien en main et lire de façon verticale comme cela peut être montré dans la vidéo (voir le lien dans la rubrique pourquoi ce livre) n'est absolument pas ennuyeux. On s'y fait très vite.
Le poids du livre est également une excellente surprise car c'est réellement un poids plume, plus qu'un livre de poche dit classique en tout cas.
Le papier est très fin, mais reste solide et ne se déchire pas facilement. J'avoue que j'avais un peu peur de cela de prime abord.
En résumé, la vidéo de présentation des éditions Point n'est pas mensongère, je regrette juste le prix un peu élevé pour ce format d'édition. Comptez 11 € pour le titre que j'ai lu : "La
Mort à la Fenice". C'est plus qu'un ouvrage de poche, mais moins qu'un grand format. Comment cela s'explique ? Des coûts liés au mode de production sans doute pour un format atypique qui va devoir trouver son public, à mon sens essentiellement urbain.
Seconde découverte, la saga dans laquelle s'inscrit ce titre "
Mort à la Fenice".
C'est en réalité le tout premier donc pour moi cela tombe très bien. Je fais donc connaissance par le début avec celui qui sera le héros régulier de cette série : le commissaire Brunetti.
J'avoue que voilà un homme qui me plait bien. Il n'est pas particulièrement bel homme, ni même doté de qualités extraordinaires, mais il n'est pas sot, aime sa femme et ses enfants, mais a quelques griefs contre sa belle-famille, reste un Vénitien pure souche et se débat avec ses armes contre le crime et la stupidité de ses supérieurs. Voilà, je crois que j'en ai suffisamment dit sur lui sinon je vous gâcherai le plaisir de le découvrir par votre propre lecture.
Venise n'est pas seulement un cadre, un décors de belle facture. C'est aussi la ville où à élu domicile l'auteur (dès 1980),
Donna Leon, et c'est aussi un personnage à part entière de cette saga. du moins, c'est ainsi que je l'ai ressenti. il faut bien dire également que je suis une amoureuse de la Sérénissime, ville qu'il faut absolument découvrir et surtout en dehors des sentiers battus.
Donna Leon la décrit fort bien, je m'y serai cru, je revoyais parfaitement les ruelles, les canaux, les vaporetto, le brouillard, les places…
Troisième découverte et non des moindres, le style de cette saga policière à travers ce titre.
Il est très agréable, même si j'ai pu noter ici ou là quelques petites incohérences qui me semblent plus être le fruit d'une traduction un peu limite que de véritables maladresses de la part de
Donna Leon. Ce sont des détails infimes, mais comme je suis une lectrice assez lente (comprendre que je lis vraiment tout, mot à mot sans utiliser de technique de lecture rapide comme je le faisais dans le cadre professionnel dans lequel j'étais, il y a quelques années), je remarque ces défauts.
Dans l'ensemble, j'ai vraiment apprécié cette première enquête avec le commissaire Brunetti.
Il ne faut pas s'attendre à des moyens colossaux, à des rebondissements à chaque pages et des explosions avec des courses poursuites partout. Non, c'est une enquête linéaire avec un fonctionnaire de police qui mène de front sa vie professionnelle, mais également sa vie personnelle, de père de famille et de mari. Cela ressemble donc plus à un
Simenon qu'à un Grangé.
Il n'est pas déplaisant parfois de prendre plus son temps, d'avoir une enquête humaine avant tout. C'est également plus réaliste. On ne fait pas un étalage de toutes les techniques scientifiques que l'on peut mettre en oeuvre pour résoudre une affaire. Je sais bien que dans ce cas précis, on n'est pas dans les "Experts" et puis la technologie était plus limitée aussi à cette époque (1992). On utilise donc surtout le téléphone,
Le train, les bateaux forcément (nous sommes à Venise)…
Et puis, le cadre même de l'enquête fait que l'on est un peu hors du temps. Venise n'est absolument pas une ville comme
Les autres. Son passé, sa richesse présente ou passée est partout.
Avoir également choisi la Fenice pour situer la première scène de crime était assez fort. La musique, les opéras voilà aussi tout ce qui contribue à l'image véhiculée par la Sérénissime. La victime, forcément étrangère, possédant un lourd passé, c'était bien pensé aussi.
Je me suis prise au jeu et même si j'ai découvert la vérité juste un peu avant Brunetti, c'est tout simplement parce que je n'étais pas perturbée comme lui par une belle archéologue…
Je vous engage vraiment à découvrir ce premier titre, "La
Mort à la Fenice", vous aurez alors un guide particulier pour vous faire découvrir ce que je considère comme étant la plus belle citée au monde, Venise et en plus, vous pourrez vous distraire avec une bonne enquête à l'ancienne…
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