> William Olivier Desmond (Traducteur)

ISBN : 2020340372
Éditeur : Editions du Seuil (1998)


Note moyenne : 3.61/5 (sur 57 notes) Ajouter à mes livres
Les amateurs d'opéra sont réunis à la fenice de Venise où ce soir-là, Wellauer, le célébrissime chef d'orchestre allemand, dirige La Traviata.
La sonnerie annonçant la fin de l'entracte retentit, les spectateurs regagnent leur place, les musiciens s'installent, l... > voir plus
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Critiques et avis

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    • Livres 4.00/5
    Par emeralda, le 12 janvier 2012

    emeralda
    Beaucoup de découverte en même temps à faire avec ce titre.
    Tout d'abord, il y a eu le format de lecture qui n'est pas conventionnel pour une édition papier, mais qui au final est assez agréable.
    Le livre tient bien en main et lire de façon verticale comme cela peut être montré dans la vidéo (voir le lien dans la rubrique pourquoi ce livre) n'est absolument pas ennuyeux. On s'y fait très vite.
    Le poids du livre est également une excellente surprise car c'est réellement un poids plume, plus qu'un livre de poche dit classique en tout cas.
    Le papier est très fin, mais reste solide et ne se déchire pas facilement. J'avoue que j'avais un peu peur de cela de prime abord.
    En résumé, la vidéo de présentation des éditions Point n'est pas mensongère, je regrette juste le prix un peu élevé pour ce format d'édition. Comptez 11 € pour le titre que j'ai lu : "La Mort à la Fenice". C'est plus qu'un ouvrage de poche, mais moins qu'un grand format. Comment cela s'explique ? Des coûts liés au mode de production sans doute pour un format atypique qui va devoir trouver son public, à mon sens essentiellement urbain.
    Seconde découverte, la saga dans laquelle s'inscrit ce titre "Mort à la Fenice".
    C'est en réalité le tout premier donc pour moi cela tombe très bien. Je fais donc connaissance par le début avec celui qui sera le héros régulier de cette série : le commissaire Brunetti.
    J'avoue que voilà un homme qui me plait bien. Il n'est pas particulièrement bel homme, ni même doté de qualités extraordinaires, mais il n'est pas sot, aime sa femme et ses enfants, mais a quelques griefs contre sa belle-famille, reste un Vénitien pure souche et se débat avec ses armes contre le crime et la stupidité de ses supérieurs. Voilà, je crois que j'en ai suffisamment dit sur lui sinon je vous gâcherai le plaisir de le découvrir par votre propre lecture.
    Venise n'est pas seulement un cadre, un décors de belle facture. C'est aussi la ville où à élu domicile l'auteur (dès 1980), Donna Leon, et c'est aussi un personnage à part entière de cette saga. du moins, c'est ainsi que je l'ai ressenti. il faut bien dire également que je suis une amoureuse de la Sérénissime, ville qu'il faut absolument découvrir et surtout en dehors des sentiers battus. Donna Leon la décrit fort bien, je m'y serai cru, je revoyais parfaitement les ruelles, les canaux, les vaporetto, le brouillard, les places…
    Troisième découverte et non des moindres, le style de cette saga policière à travers ce titre.
    Il est très agréable, même si j'ai pu noter ici ou là quelques petites incohérences qui me semblent plus être le fruit d'une traduction un peu limite que de véritables maladresses de la part de Donna Leon. Ce sont des détails infimes, mais comme je suis une lectrice assez lente (comprendre que je lis vraiment tout, mot à mot sans utiliser de technique de lecture rapide comme je le faisais dans le cadre professionnel dans lequel j'étais, il y a quelques années), je remarque ces défauts.
    Dans l'ensemble, j'ai vraiment apprécié cette première enquête avec le commissaire Brunetti.
    Il ne faut pas s'attendre à des moyens colossaux, à des rebondissements à chaque pages et des explosions avec des courses poursuites partout. Non, c'est une enquête linéaire avec un fonctionnaire de police qui mène de front sa vie professionnelle, mais également sa vie personnelle, de père de famille et de mari. Cela ressemble donc plus à un Simenon qu'à un Grangé.
    Il n'est pas déplaisant parfois de prendre plus son temps, d'avoir une enquête humaine avant tout. C'est également plus réaliste. On ne fait pas un étalage de toutes les techniques scientifiques que l'on peut mettre en oeuvre pour résoudre une affaire. Je sais bien que dans ce cas précis, on n'est pas dans les "Experts" et puis la technologie était plus limitée aussi à cette époque (1992). On utilise donc surtout le téléphone, Le train, les bateaux forcément (nous sommes à Venise)…
    Et puis, le cadre même de l'enquête fait que l'on est un peu hors du temps. Venise n'est absolument pas une ville comme Les autres. Son passé, sa richesse présente ou passée est partout.
    Avoir également choisi la Fenice pour situer la première scène de crime était assez fort. La musique, les opéras voilà aussi tout ce qui contribue à l'image véhiculée par la Sérénissime. La victime, forcément étrangère, possédant un lourd passé, c'était bien pensé aussi.
    Je me suis prise au jeu et même si j'ai découvert la vérité juste un peu avant Brunetti, c'est tout simplement parce que je n'étais pas perturbée comme lui par une belle archéologue…
    Je vous engage vraiment à découvrir ce premier titre, "La Mort à la Fenice", vous aurez alors un guide particulier pour vous faire découvrir ce que je considère comme étant la plus belle citée au monde, Venise et en plus, vous pourrez vous distraire avec une bonne enquête à l'ancienne…

    Lien : http://espace-temps-libre.blogspot.com/2012/01/mort-la-fenice-de-don..
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    • Livres 5.00/5
    Par mimipinson, le 27 mai 2010

    mimipinson
    Avant de rentrer dans le vif du sujet, je voulais préciser les raisons qui m'ont poussée vers ce livre là. D'une part, l'envie de lire autre chose, et notamment du polar ; puis l'envie constante pour moi de voyager avec pour cette fois- ci Venise la Sérénissime, et puis, un clin d'œil à mon goût prononcé pour l'opéra puisque l'action se situe à la Fenice de Venise.
    Nous sommes à l'entracte d'une représentation de la Traviata à la Fenice de Venise .Le directeur artistique du théâtre, Fasini, vient annoncer alors que la représentation est sur le point de reprendre, que le Maestro Wellauer n'est pas en mesure de reprendre la baguette……. Et pour cause, son corps vient d'être découvert sans vie dans sa loge……..
    L'enquête sera dirigée par le commissaire Brunetti. Ce dernier va non seulement nous emporter au cœur de la Sérénissime, mais aussi au cœur du milieu lyrique et de ses petits secrets.
    J'ai bien aimé le commissaire Brunetti, qui finalement avant d'être un policier, est tout simplement un Homme comme les autres : il a une femme, des enfants, une vie banale, étends ses pieds sur la table basse du salon, se lève le matin pour faire le café…….bref, Donna Leon en fait un personnage humain attachant, qui mène son enquête avec le respect de l'autre et de la compassion.
    J'ai aimé me promener dans les coulisses de la Fenice, et surtout dans Venise, avec la quelle l'auteur réussit à me réconcilier, dans la mesure, où mon unique séjour dans cette ville ne m'avait pas laissé le souvenir impérissable que tout séjour à Venise est sensé laisser…….
    Donna Leon, dont c'est ici le premier thriller mettant en scène Brunetti, réussi à instaurer un suspens jusqu'au bout du livre. Je n'ai envisagé la conclusion qu'à la toute fin du livre et encore……..
    Je retiens une grande classe dans cette enquête. En effet, il n'y a pas d'effusion de sang, pas de descriptions sordides, des dialogues et un style élégants. L'auteur ne base pas non plus son intrigue sur des personnages paumés, asociaux, dépravés, ou tout droit sortis des bas-fonds. Au contraire, Donna Leon, emmène son lecteur dans la bonne société Vénitienne, nous immerge dans son esprit. Et c'est ce qui en fait un thriller pas tout à fait comme les autres, très agréable à lire.
    Avec plaisir, je retrouverai le commissaire Brunetti pour de nouvelles aventures ; pas dans l'immédiat….j'ai d'autres auteurs à suspens à découvrir avant !!!
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    • Livres 4.00/5
    Par RatonLaveur, le 15 janvier 2009

    RatonLaveur
    De retour d'un voyage en Italie, quand on a passé deux jours à Venise, on cheche les occasions de se rappeler, de revivre ce moment extraordinaire où on met le pied sur la Piazza San Marco. Donna Leon et son commissaire Guido Brunetti vous transportent dans cette ville mythique, remplie d'Histoire et d'histoires et nous la font découvrir à travers la violence de ses crimes et le quotidien de ses habitants.
    Guido Brunetti est un personnage attachant, très humain et passablement moins tordu que ses collègues Wallander, Rebus, Montalbano, Charitos, etc.
    Il a une famille, une femme (de la haute société) et des enfants tout à fait normaux. le fantastique dans ces romans : VENISE.
    « Mort à la Fenice » se situe dans le monde de l'opéra. La mort d'un chef d'orchestre de réputation internationale, pendant l'entracte, est le départ de ce roman, tout en douceur et en demi-teintes. Dans le plus pur style du roman procédural, Donna Leon nous transporte à travers le monde des coulisses de l'opéra.
    Ce livre est un bon moment de lecture pour le lecteur normal. Pour l'amoureux de Venise, c'est un album de souvenirs. Pour l'amateur de roman policier, c'est un meurtre dans la cité des Doges. Pour le lecteur normal, amateur de romans policiers et amoureux de Venise, c'est un moment de grâce.
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    • Livres 4.00/5
    Par spleen, le 07 avril 2012

    spleen
    Deuxième livre glissé dans mon sac pour ma petite escapade à Venise.
    Le commissaire Guido Brunetti enquête sur l'assassinat du chef d'orchestre lors d'une représentation de La Traviata dans le magnifique et mythique théâtre de la Fenice.
    L'intrigue est bien menée, les personnages sont bien campés et notre commissaire a un abord sympathique, avec sa vie familiale ordinaire, loin des clichés des commissaires désabusés ou alcooliques qui me lassent rapidement...
    Et surtout il évolue dans une cité loin des chemins touristiques, avec ses mystères, ses palais et ses canaux mais aussi ses recoins sombres et humides, la décrépitude inexorable du temps que ce soient sur les vieilles bâtisses ou sur les anciennes divas déchues .
    J'ai passé un moment hors du temps ayant eu l'avantage de lire ce roman dans son cadre merveilleux et enchanteur !

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    • Livres 3.00/5
    Par stefferon, le 17 septembre 2011

    stefferon
    Une série recommandée par Fra ma marraine qui est très fan.
    C'est un polar.
    Les aventures du commissaire Brunetti vénitien, pur et dur.
    C'est le premier roman d'une longue série que je vais entamer.
    Un grand chef d'orchestre est mort, apparemment assassiné. Sa femme semble affectée mais si peu. Les derniers mois de la vie de cet homme que Brunetti retrace dans son enquête sont une énigme. Pourquoi consulte-il un ORL ? Pourquoi ce très grand meneur de musiciens laisse-t'il son orchestre jouer en totale désharmonie ?
    Une sombre histoire de mort à petit feu, d'inceste, de vengeance.
    Venise et ses habitants sont, à mon goût, un peu trop portés aux nues.
    Mais l'histoire se lit bien et Brunetti a l'air bien sympathique.
    A suivre donc...
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Citations et extraits

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  • Par Anassete, le 19 mars 2012

    La question fit sourire Santore, mais rien n'indiquait qu'il fût surpris de trouver un policier capable de déchiffrer un titre en grec.
    " Le lisez-vous pour votre plaisir ou pour le travail ?
    - On peut dire que c’est pour le travail, si l'on veut, répondit Santore, prenant une petite gorgée de cognac. En principe, je dois commencer par préparer une nouvelle mise en scène d'Agamemnon à Rome, dans trois semaines.
    - En grec ? s'étonna Brunetti.
    - Non, en italien."
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  • Par peto, le 14 avril 2012

    Brunetti décida de rentrer chez lui à pied pour profiter du ciel piqueté d'étoiles et des rues désertes. Il marqua un temps d'arrêt devant l'hôtel, jaugeant les distances. Le plan de la ville imprimé dans son cerveau - comme dans celui de tout bon vénitien - lui apprit que le plus court chemin consistait à emprunter le pont du Rialto. Il coupa par le Campo San Fantin et s'enfonça dans le labyrinthe sinueux de rues étroites qui y conduisait. Il ne croisa personne, ce qui lui procura la sensation étrange d'avoir la ville endormie entièrement pour lui
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