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ISBN : 2840969912
Éditeur : Parigramme (26/01/2017)

Note moyenne : 4.17/5 (sur 3 notes)
Résumé :
Enfant du 14e arrondissement, voleur de bicyclettes puis livreur de journaux, Michel Audiard a truffé les films dont il a été le dialoguiste ou le réalisateur de décors familiers et de références au Paris de sa jeunesse.
Des concierges assises sur le pas de leur porte, les pistards tournant sans relâche au Vél’ d’Hiv’, les Halles en effervescence, des mauvais garçons et des filles peu farouches, le bistrot du coin… et la réplique gouailleuse que le titi de se... >Voir plus
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Critiques, Analyses & Avis (3) Ajouter une critique
gill
20 février 2017
★★★★★
★★★★★
Curieusement, le cinéma d'Audiard, pour moi qui ai grandi sur les strapontins du Trianon à Valognes et dans les relax du Richelieu à Réville, c'est un cinéma incarné par la mythique séance télé du dimanche soir.
Que voulez-vous ?
Je suis trop jeune.
Mais la valeur, j'espère, n'attend pas le nombre des années !
Et le film que je préfère à tous, que j'ai vu et revu, est "Un taxi pour Tobrouk".
Le cinéma d'Audiard, on en a parlé et reparlé.
On l'a écouté, regardé, scruté et analysé.
Et on l'a, ensuite, encore écouté et regardé.
Il ne s'était pas asséché.
La parole ne s'était pas tarie.
Car le cinéma d'Audiard, c'est le genre qui associe la situation à la réplique, et qui, à chaque fois, se redécouvre.
Là, est tout le talent du maître.
Et c'est tellement bien dit que c'en est écrit.
"Le Paris de Michel Audiard" est un album magnifique.
C'est un bel hommage.
Il est à la croisée de l'album photo et de la narration.
On y rencontre, bien sûr, Lino Ventura, René Fallet, Jean Gabin, Bernard Blier, Jean-Paul Belmondo, Jean Carmet, et tellement d'autres ...
Toute une époque !
Mais, ils se trompent, ceux qui pensent que le cinéma d'Audiard est réservé aux gros bras, aux hommes qui en ont, aux anciens truands et aux vieux flics !
On y croise aussi Mireille Darc, Annie Girardot, Dany Carrel, Andréa Ferréol, Stéphane Audran, Martine Carol et surtout l'inoubliable Françoise Rosay ...
L'album de Philippe Lombard est une réussite.
Il a tenu le pari d'être captivant, innovant et original.
Il est articulé en cinq grands chapitres :
"les jeunes années", "le (petit) monde du cinéma", "les lieux cultes", "les parisiens" et "la bande à Audiard".
C'est un beau livre plein de souvenirs et de découvertes.
Je remercie chaleureusement Philippe Lombard, les éditions "Parigramme" qui, depuis plus de vingt ans, proposent un catalogue consacré à Paris, et la "masse critique", pour ce magnifique éclat de lecture.
Cependant, "je crois, docteur, que l'homme de Néanderthal est en train de nous le mettre dans l'os ... Deux intellectuels assis vont moins loin qu'une brute qui marche" ...



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alberthenri
05 mars 2017
★★★★★
★★★★★
"Moi quand on m'en fait trop, j'correctionne plus, j'dynamite, j'disperse, j'ventile..."
Cette fameuse réplique de Blier dans "les tontons flingueurs", fut pour moi une sorte de révélation, la première fois que je vis le film à la télévision, quand j'avais 13 ou 14 ans.
On a les références que l'on peut...
Mais je ne fais pas de complexe pour autant, car je crois que toute personne qui apprécie Audiard a ce genre de souvenirs.
C'est toujours comme ça la découverte d'un auteur.
Car Audiard était un auteur à part entière, parigot à part entière aussi, et c'est le sujet du livre de Philippe Lombard.
La biographie parisienne dont il est question, débute dans le Paris de l'avant-guerre.
Né le 15 mai 1920, Michel Audiard, né de père inconnu, fut élevé par des parents de sa mère dans le 14 ème arrondissement qu'il ne quitta quasiment pas avant ses 17 ans.
Son enfance, plutôt heureuse d'ailleurs, fut marquée par la fréquentation de ce Paris populaire joyeux et gouailleur.
Cette période fut déterminante pour l'auteur, qui cependant refusa l'etiquette de "titi parisien".
Avant le cinoche, il y eu l'écriture, "jacter noir sur blanc" devint le métier d'Audiard qui malgré sa passion pour le petite reine, ne fit pas carrière dans le cyclisme "J'monte pas les côtes !" confia t'il à André Pousse.
Le Paris de Michel Audiard, revient , sur les différentes périodes de sa vie qui rejoignent L Histoire, l'occupation, la libération (et ses résistants de la dernière heure), les personnalités du moment, Piaf, Colette, Céline...
Céline dont Audiard voulut adapter le "voyage au bout de la nuit" avec Belmondo-très enthousiaste- dans le rôle de Bardamu.
Projet qui ne se concrétisa pas, ce dont avec le recul, Audiard ce félicitera...
Ce Paris là, n'existe plus, il a disparu avec le Vel D'hiv', le marché des halles, les maisons closes, les petits cinéma de quartier...
Raison de plus pour découvrir ce livre, citant souvent les propos d'Audiard lui même ou de ses proches, et joliment illustré de photos souvent inédites ou rares.
Livre reçu dans le cadre d'une opération Masse Critique, merci à Babelio et aux éditions Parigramme.
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Chib
21 mars 2017
★★★★★
★★★★★
Le cinémas d Audiard pour moi, comme bcp, se sont ces films cultes, aux répliques et au bon mots tjs bien sentie et choisi . le genre d'écriture qui ne se croise pas tout les jours . Je peux dire certaines réplique en même temps que les films que je regarde . Grandir et maintenant vieillir devant les films d'Audiard c'est un peu retrouvé un veille ami .
Donc naturellement, après avoir reçu le livre le Paris de Michel Audiard, j'ai retrouvé les chapitres concernant certain de ses films que j'aime tant , l'un de mes préfères: 'tendre poulet' j'ai adoré anecdotique sur la mise en scène de la fameuse rencontre entre le commissaire Tanquerel et le professeur Lemercier . Et l'utilisation des quartiers de paris et de ce fameux croisement . Un film ou en effet on revisite Paris au travers des scènes .
Car en bonus de bcp aimé Audiard, je suis aussi une parisienne (expatrié) et une assistante deco dans le cinémas (qui a fuit) bref les anecdoques de tournage, et les histoires concernant les difficulté a mettre en scène une idée et la rendre réalisable .
Je connais .
En plus le livre est très bien documenté, les photos qui orne le livre sont superbe si on en connait certaine on en découvre d'autre, et permette a ce livre de passé (a mon sens) dans la catégorie beau livre .
Le rapport a Paris reste présent comme fils rouge sans pour autant 'limité' le recit a ce simple fait .
Le genre de livre qu'on peut relire a volonté on y découvrira tjs quelques choses de nouveau .
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Les critiques presse (2)
Lexpress20 mars 2017
Avec le livre de Philippe Lombard, on traverse le Paris selon Audiard, de son cher XIVe natal aux luxueux palaces de la rive droite, où le dialoguiste ciselait ses répliques.
Lire la critique sur le site : Lexpress
Lexpress20 mars 2017
Avec le livre de Philippe Lombard, on traverse le Paris selon Audiard, de son cher XIVe natal aux luxueux palaces de la rive droite, où le dialoguiste ciselait ses répliques.
Lire la critique sur le site : Lexpress
Citations & extraits (5) Ajouter une citation
gillgill20 février 2017
En dépit d'une avalanche de meurtres, ce n'est pas un "thriller" ;
en dépit d'une cascade de malentendus amoureux, ce n'est pas un vaudeville,
non, voyez-vous, j'appellerais plutôt cela une tragi-comédie-sentimentalo-policière-à-suspense-souriant,
c'est peut-être un peu long, mais ça dit bien ce que ça veut dire ...
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alberthenrialberthenri05 mars 2017
-Taxi ! Taxi ! Au secours !
-C'est pas ma direction !

Réplique du film "Mort d'un pourri".
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ChibChib02 mars 2017
En 1975, Audiard et Philippe de Bocca ont un projet pour Ventura "Nous l'avons vu avec Audiard à 9 heures du matin dans un petit bistrot de l'avenue Mac-Mahon, se souvient le cinéaste .Audiard a commencé à raconter:
- C'est l'histoire d'un ancien truand qui s'est retiré et qui va faire un gros coup. Ça va être drôle .
Audiard, qui était un malin, allait dans le plus conventionnel pour rassuré Ventura . A ce moment la, j'ai gaffé et j'ai dit a Ventura :
- Au début du film, tu es dame pipi avec une soucoupe devant toi !
Ventura s'est levé et a dit:
-Messieurs, si vous êtes venus pour vous foutre de ma gueule, je préfère partir .Ventura en dame pipi arrêtons de déconner !
Et il est parti. Nous, ça nous faisait beaucoup rire d'imaginer Ventura en dame pipi . "
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gillgill18 février 2017
Les militaires le prenaient pour un grand poète, et les poètes le prenaient pour un grand soldat.
C'est sur des malentendus de ce genre que se distribuent les prix Nobel ...
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gillgill18 février 2017
On s'assoit à côté de quelqu'un, il vous adresse la parole, c'est très anormal finalement, ça ...
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Video de Philippe Lombard (1) Voir plusAjouter une vidéo
Vidéo de Philippe Lombard
Curieux destin que celui de Angiolino Guiseppe Ventura, dit Lino Ventura, arrivant de Parme à Paris à l'âge de 7ans et qui ne reviendra jamais sur sa nationalité italienne, qui passe des championnats de lutte professionnel aux plateaux de cinéma avant de devenir une vedette du box-office pendant plus de deux décennies. La carrière de Lino Ventura se révèle d'une popularité sans égale, rythmé par les noms d'Audiard, de Gabin ou de Belmondo mais également d'une variété inattendue, associant autant les seconds rôles de flic ou de truand que les personnages d'homme seul et solitaire. C'est Philippe Lombard, journaliste et auteur entre autre des « grandes gueules du cinéma français » qui est venu évoquer celui qui savait lâcher comme nul autre des « Quand les types de 130 kilos disent certaines choses, ceux de 60 les écoutent. »
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