> Ariane Bataille (Traducteur)

ISBN : 2742765107
Éditeur : Actes Sud (2007)


Note moyenne : 3.41/5 (sur 17 notes) Ajouter à mes livres
Pékin, ville baignée de tradition mais avide de modernité, une société qui se rue dans le capitalisme moderne mais profondément marquée par le système communiste. Le cadavre carbonisé d'un homme est découvert un matin dans le parce. Le même jour, deux autres corps sans ... > voir plus
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Critiques et avis(2)

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    • Livres 3.00/5
    Par joedi, le 30 mars 2012

    joedi
    3 meurtres sont commis à Pékin, la même nuit. Li Yan, fraîchement promu commissaire divisionnaire adjoint est chargé de ces enquêtes qui ont un point commun, une Marlboro près des victimes. L'une des victimes, un ingénieur spécialisé dans les OGM dans la culture du riz, a été transformé en torche dans le but de dissimuler le crime et peut-être d'autres éléments. Sur le conseil de son chef, Li Yan va demander le concours de Margaret Campbell, médecin légiste aux Etats-Unis, spécialisée dans les brûlés et venue à Pékin pour une série de conférences et de cours à l'université de la ville.
    Entre le commissaire Li Yan et Margaret Campbell, médecin légiste, ce sont les cultures chinoises et américaines qui vont s'affronter.
    Ce roman se lit avec beaucoup de plaisirs, l'auteur décrit très bien ce qu'est la vie à Pékin, les différences de mentalité des chinois et des américains non préparés à l'honneur de la « face » chère à ceux-ci. Il aborde également la fameuse politique de l'enfant unique.
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    • Livres 3.00/5
    Par Pchabannes, le 08 janvier 2009

    Pchabannes
    Un roman policier certes mais aussi un roman historique. Après de nombreuses années dans le monde des média, Peter May vit de sa plume dans le Sud de la France depuis quelques années.
    Le thème : Une intrigue simple avec quelques longueurs: les OGM au service de la culture vivrière que (un enjeu du 21ème siècle qui dépasse le révolutionnaire du Larzac) les capitalistes et les hommes de l'appareil communiste transforment en bombe.
    Ce roman permet d' effleurer discrétement, sans a priori, certains ressorts de la société chinoise d'aujourd'hui. La longue marche, la révolution culturelle, la politique de l'enfant unique sont des évènements du présent.
    Songeons que chez nous, la deuxième guerre mondiale est toujours du présent dans les média français, et même la rupture de la révolution française est toujours lisible dans la structure politique.
    Edition du Rourgue, 20€
    Bonne lecture, Patrick
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Citations et extraits

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  • Par joedi, le 29 mars 2012

    - En outre, je ne suis resté en prison que pendant un an et demi.
    - Tu m'as toujours dis trois, intervient Li, abasourdi.
    - J'y suis resté physiquement trois ans. Mais je dormais la moitié du temps, et quand je dormais, je rêvais ; et quand je rêvais, ils n'avaient pas de prise sur moi. Parce que dans mes rêves, j'étais libre. Libre de voyager dans mon enfance, de parler à mes parents, libre d'aller dans les endroits que j'avais aimés dans la vie : les hautes montagnes du Tibet, la mer Jaune léchant les rivages du Jiangsu, le Hong-Kong de mon enfance, avec ses couchers de soleil rouge sang dans la mer de Chine du Sud. Ils ne pouvaient pas toucher à ces choses, ni me les enlever. Et tant qu'on les as, on a la liberté.
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  • Par joedi, le 28 mars 2012

    La lumière frisante faisait ressortir des empreintes de doigt grasses sur le verre sombre. C'est étrange comme les morts laissent des traces physiques derrière eux longtemps après avoir disparu, pensa-t-il. Cet appartement devait être rempli de traces de doigts laissées par Chao Heng sur tout ce qu'il touchait, de cheveux dans le lavabo, la baignoire, sur les peignes, les brosses. La fine poussière de peau morte perdue au fil des ans devait recouvrir les fibres des lits et des tapis comme une neige cachée. Son odeur devait se dégager des vêtements pendus dans les armoires. Sa personnalité se reflétait dans le choix de son style de vie, ses vêtements, ses meubles, les livres qu'il lisait. Autant d'indices, pas forcément sur le meurtre, mais sur l'homme. Et connaître l'homme permettait déjà de se faire une idée de son assassin.
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  • Par joedi, le 30 mars 2012

    Li était assis dans le noir, les yeux ouverts. Toutes les bougies avaient brûlé jusqu'au bout. Il n'en restait qu'une odeur âcre de cire. Il se souvint de sa peur du noir quand il était petit, de tous les monstres et démons qu'il y croyait tapis. En grandissant; sa peur s'était dissipée ; il savait que les vrais monstres se cachaient à l'intérieur : peur, vanité, cupidité, méchanceté.
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  • Par joedi, le 29 mars 2012

    ... en Chine, on vénère les gens âgés. L'âge est synonyme de sagesse, dit-il en souriant. Nous avons un dicton qui dit : "C'est le vieux gingembre qui a le meilleur goût."
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  • Par line70, le 24 mars 2011

    "Deux hommes. L'un d'eux est le gardien de tous les livres du monde, ce qui lui donne accès à la source de toute connaissance. La connaissance étant le pouvoir, cela fait de lui un homme très puissant. L'autre ne possède que deux bouts de bois. Or cela le rend encore plus puissant que le premier. Pourquoi ?"
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