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Critiques sur Les cendres d'Angela (28)


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    • Livres 3.00/5
    Par araucaria le 20/12/2012


    Un roman autobiographique intéressant mais cependant pas aussi émouvant que je l'aurais espéré. le style de l'auteur n'arrive pas à me toucher plus que cela. Je lui reproche de prendre trop de recul par rapport à l'histoire et aux événements.


    Lien : http://araucaria.20six.fr

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    • Livres 3.00/5
    Par MachaLoubrun le 25/09/2012


    Franck Mc Court nous raconte son enfance misérable à New York puis en Irlande dans les années trente.

    Au menu, un peu de pain s'il y en a et un mug de thé. Enfin, s'il reste de quoi faire du feu. Toute la famille dort dans le même lit, les poux et les puces vont se régaler. Il fait froid et humide mais le père, Malachy, est parti boire dans un pub, il rentrera tard et demandera aux enfants de se lever à trois heures du matin pour leur faire jurer qu'ils sont prêts à mourir pour l'Irlande.

    De toute façon il vient encore de perdre son travail et il faudra se rendre à l'école avec des chaussures trouées, sans manteau et le poids de la religion catholique à chaque instant dans la tête. Histoire de ne pas recevoir de coups en cas de mauvaises réponses ou d'être mal vu par les voisins…
    C'est une époque particulièrement difficile dans cette Irlande catholique mais les parents Angela et Malachy ne s'emploient guère à améliorer la vie de leurs enfants. Pourtant, trois d'entre eux sont morts.

    Ce qui rend très touchant le texte de Franck Mc Court, c'est l'absence d'amertume ou de rancœur tout au long d'un récit d'une grande lucidité. Il a su conserver les souvenirs aimants de ses parents. Son père n'avait pas son pareil pour raconter à son fils la vie de Cuchulainn, mythe celtique irlandais et il y a beaucoup de tendresse dans le portrait de sa mère.

    Le livre est un peu long mais la peinture sociale en arrière-plan est passionnante et l'on reste émerveillé par la capacité de résistance physique et psychologique des enfants à ce point rudoyés par la vie.

    « Les cendres d'Angela » est un attachant livre de souvenirs d'enfance aux couleurs sombres.

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    • Livres 4.00/5
    Par jeunejane le 11/02/2015


    Lu voici une dizaine d'années.
    Roman bouleversant, d'une écriture simple.
    L'histoire de Frank permet de comprendre l'extrême pauvreté qui poussait les Irlandais à s'expatrier aux Etats-Unis.
    Et dire que des enfants deviennent parfois des adultes équilibrés après avoir vécu dans des enfers pareils.

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    • Livres 4.00/5
    Par tipiment le 28/08/2012


    J'ai beaucoup aimé suivre les pas de ce petit Franckie, le voir grandir, se découvrir, s'endormir la faim au ventre, rêver, pleurer, rire, espérer...je l'ai vu courir dans les ruelles de Limerick en Irlande et courir après son rêve américain, s'écorcher les genoux et le coeur, ...et j'ai eu beaucoup de mal à le quitter! voilà un livre poignant sans jamais être larmoyant, qui raconte, encore et encore, l'enfance très difficile de l'auteur, ses coups de coeur, ses coups de colêre après Dieu et les hommes, mais aussi les mauvais coups du destin...Mais c'est un petit garçon très courageux et débrouillard que l'on découvre et on s'attache à lui, à son histoire...on a l'impression comme lui d'avoir faim, froid, peur...L'écriture est fluide et vraie, on ne lit pas cette histoire, on la vit en même temps que le petit Franck et sa famille. C'est un beau livre, une très belle histoire même si elle est souvent très triste, très dure. On sourit aussi, car elle raconte finalement la vie, avec ses larmes, ses rires, ses peurs et ses rêves. Il y a aussi beaucoup d'optimisme et de joie de vivre dans les pages de ce livre. C'est aussi une belle leçon de vie que nous donne finalement l'auteur. Même si la route est difficile, longue, semée d'embûches...le principal c'est d'arriver à destination et de garder ses rêves intacts!

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    • Livres 5.00/5
    Par Aline1102 le 01/07/2012


    Alors que la plupart des Irlandais tentent de quitter leur patrie pour émigrer en Amérique, Malachy et Angela McCourt font l'inverse: ne se remettant pas du décès de leur petite fille, ils quittent Brooklyn et, avec les quatre enfants qui leur restent, rejoignent Limerick, la ville natale d'Angela.

    Mais Malachy, le père, ne trouve pas de travail. Et de toute façon, lorsqu'il parvient à en dénicher un, il finit toujours par se faire renvoyer: Malachy de faire la tournée des pubs le vendredi, jour de paie, et n'arrive jamais à se réveiller à temps pour aller travailler le samedi matin.

    Pendant que le père boit son salaire, les enfants ont faim et froid: ils vivent dans un logement insalubre et doivent aller à l'école avec des trous dans les semelles de leurs chaussures.

    Frank, l'aîné des enfants, observe ses parents avec une grande lucidité malgré son jeune âge. Il se rend compte que la situation de sa famille ne s'est pas améliorée maintenant qu'ils vivent en Irlande, bien au contraire. Devenu adolescent, Frank décroche son premier emploi et décide de mettre de l'argent de côté afin de pouvoir retourner en Amérique.



    Je ne sais pas pourquoi j'ai subitement eu envie de lire simultanément ma version anglaise et la traduction française, mais je l'ai fait! Je peux donc vous assurer que la traduction française est excellente, même si, au début du roman, l'adaptation est plutôt déconcertante. Il faut dire que les premières années de la vie des McCourt sont racontées par un Frank qui se met dans la peau de l'enfant qu'il était alors et que le des premières pages est donc plus proche d'un discours oral que de l'écrit. Et cela donne beaucoup mieux en anglais...

    Ce qui est marquant dans l'enfance de Frank McCourt, c'est la façon dont sa famille a survécu à la misère dans laquelle elle se trouvait. Il le dit d'ailleurs lui-même : " Quand je revois mon enfance, le seul fait d'avoir survécu m'étonne. Ce fut, bien sûr, une enfance misérable : l'enfance heureuse vaut rarement qu'on s'y arrête. Pire que l'enfance misérable ordinaire est l'enfance misérable en Irlande. Et pire encore est l'enfance misérable en Irlande catholique. " . Et l'on s'étonne avec lui que les McCourt n'aient pas perdu plus d'enfants (trois sont morts en bas âge).

    Malgré ce côté dramatique, l'auteur ne tombe absolument pas dans le ressentiment ou dans l'amertume lorqu'il nous parle de ses premières années. Car s'il a parfois ressenti de la colère ou de la honte, Frank Mccourt ne garde, de son enfance malheureuse, aucune séquelle. Souvent, sa plume se fait légère et pleine d'humour, et même les passages les plus dramatiques du récit semblent avoir été écrit par un auteur que ses propres souvenirs font sourire.

    C'est ce que j'admire le plus chez McCourt: s'être retrouvé dans des conditions de vie déplorables, mais n'en avoir gardé que l'envie de s'en tirer, sans en vouloir à personne. Plusieurs fois, on est choqué par ce qu'on apprend et on s'attend presque à voir le jeune Frank fuguer ou se révolter contre ce père irresponsable, mais non ! Il donne en fait l'impression d'essayer de vivre le plus normalement possible malgré les difficultés quotidiennes rencontrées pour manger, s'habiller ou se chauffer.

    Le récit que nous fait l'auteur de la situation des Irlandais de l'époque est également très intéressant. Sans se lancer dans des détails politiques ou historiques (qui n'auraient pas beaucoup d'intérêt dans ce genre de récit), McCourt parvient à nous faire comprendre à demi-mot que sa famille n'est pas la seule à souffrir de la pauvreté. Les petites gens qui vivent dans le même quartier que les McCourt semblent tous avoir des difficultés à joindre les deux bouts mais, heureusement, tous les hommes des environs ne sont pas des Malachy et assument au moins leurs responsabilités de pères de famille.

    Angela’s Ashes est donc une autobiographie assez dure, un récit qui marque. Pour l'aborder au mieux, il faut tenter d'adopter la même conduite que le jeune Frank: observer ce qu'il se passe sans juger et sans condamner. Comme lui, il faut pouvoir pardonner aux adultes et à la vie qui n'est pas toujours tendre envers les enfants.

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    • Livres 5.00/5
    Par sylou83 le 04/08/2012


    Poignant, vrai, grandiose ! la revanche d'un déshérité

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    • Livres 5.00/5
    Par EosMayonnaise le 31/03/2015


    J'ai bien mis un bon mois pour terminer ce livre, mais je ne l'ai pas quitté depuis deux jours que le petit Frankie (il aura toujours 15 ans pour moi, paix à l'âme de ce grand monsieur) me manque déjà.

    Il est éprouvant ce livre, vraiment très éprouvant. Ne le lisez surtout pas si vous voulez qu'on vous vende du rêve sur l'Irlande. Je l'ai un peu étudié à la fac, je savais qu'ils ont vécu dans une misère noire et que l'Europe les a sauvés... mais je ne pensais pas que la misère était aussi noire.
    C'est assez drôle de voir ces gens si chrétiens dans un pays complètement abandonné de Dieu (même s'ils répètent assez souvent cette phrase).
    Tout semble noir et sale. On a faim, le régime alimentaire se réduit à un morceau de pain rassis et d'innombrables tasses de thé dont les feuilles sont réutilisées des dizaines de fois.
    Pas même une bûche pour allumer le feu, des vêtements toujours humides, l'obligation d'aller mendier au pied de toutes les œuvres de charité.
    J'ai fait un break, ça m'a détruit le moral, je ne pouvais plus avancer.

    Et puis au bout de quelques jours je me suis rendu compte que ça me manquait, que Frank et sa famille me manquaient, ses bêtises et ses expressions qui me faisaient exploser de rire (j'ai l'impression que la traduction a tenté d'être vraiment au plus proche du texte, et quand je vois le travail que ça a du être, vraiment je vous tire mon chapeau!)...

    On quitte notre jeune ami à son arrivée en Amérique pour une nouvelle vie... il va vraiment falloir que je me procure les deux autres tomes des mémoires de Frank McCourt.

    C'est un livre que je ne risque pas d'oublier. Tant par la douleur qu'on y ressent que par les fous-rires qu'il m'a déclenchés. Un grand moment de lecture.

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    • Livres 4.00/5
    Par Celkana le 28/04/2014


    Un étonnant parcours que de quitter les États-Unis pour rentrer en Irlande et se dire que, finalement, non, la vie ne sera pas plus douce parce que l'on retrouve ses racines. Un récit qui nous raconte l'enfance miséreuse de Franck McCourt et qui est dur, poignant, présentant en arrière-plan un petit reflet non larmoyant mais réel de la société irlandaise de l'époque.
    Un livre qui m'a ému et que j'ai pris plaisir à lire car il n'oublie pas les moments qui ont amené les sourires et les rires dans cette vie compliquée. Il s'en est sorti et ce malgré un terreau qui ne le donnait même pas outsider alors il fallait l'écrire et il l'a bien fait.

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    • Livres 5.00/5
    Par Kriss2015 le 01/04/2015


    Selon F. McCourt, rien ne peut se comparer à la misère qui sévissait en Irlande. C'est celle-là qu'il a vécue, dès lors que ses parents ont quitté New York pour regagner l'Irlande de leurs origines. Avec retenue et simplicité, il raconte le père alcoolique, la mère résignée, l'humidité qui pénètre gens et objets, le patriotisme irlandais issu de siècles de répression, les prêtres "pompeux"… Aîné de sa famille, Frankie surveille ses petits frères, tout en faisant lui-même les quatre cents coups. L'auteur a su retrouver son regard d'enfant dans cette magnifique autobiographie qui lui a valu notamment le prix Pulitzer 1997.
    A voir égallement l' adaptation cinématographique (1999) d'Alan Parker

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    • Livres 4.00/5
    Par Radigan le 09/12/2014


    J'ai aimé, parce ce livre respire l'authenticité, et quand j'entends parler de misérabilisme, je me demande si toutes les personnes qui viennent d'un milieu pauvres ( Mc Court nous parle de son petit village d'enfance en Irlande dans les années 40,50) doivent éviter de raconter ce qu'ils ont vécu, de peur d'agacer les sensibilités.
    On ne laisserait alors s'exprimer que ceux qui ont eut de jolies vies, oubliant les autres, parce que, merde, ça nous gavent de les entendre.
    Et puis, l'auteur ne prend pas du tout le parti du misérabilisme ; ce qu'il raconte est effectivement misérable, c'est son enfance, on ne peut pas le changer puisque c'est comme ça que les choses se sont passés. D' ailleurs son regard n'est pas triste du tout, il est au contraire plein de recul, avec une petite touche d'humour qui fait chaud au cœur.
    Frank Mc court n'est pas tout à fait un romancier, il n'a jamais rien écrit qu'il n'avait pas vécu avant, que ce soit pour " C'est comment l'Amérique ?" Ou " Un jeune prof à New York" qui raconte tous deux des chapitres de sa vie, on retrouve toujours la même simplicité de langage, un peu comme si un homme d'un certain âge, possédant un très bon vocabulaire et une certaine aisance pour raconter les choses, s'était assis à une table avec vous dans un café au cœur de New-York, pour vous raconter quelques morceaux de sa vie. Et cela se passerait il y a longtemps dans un autre pays plus froid, plus humide, plus cruel, mais aussi très humain. Pendant qu'il parle ainsi vous vous répétez « c'était il y a longtemps. » mais le génie de l'homme est justement de parvenir à faire revivre ce passé laissé derrière lui, et vous finissez par y prendre goût, et alors même que vous vous sentez à des années lumière de cette existence que l'on vous raconte, vous sympathisez avec cette voix qui vous parle d'un autre temps avec un bon esprit et aussi beaucoup d'humilité, au point ou parfois vous oubliez où vous êtes pour vous projetez totalement au coté de ce petit garçon qui voit les choses depuis son propre observatoire.
    Voilà ce que je peux dire sur ce livre, qui a constitué pour moi un très bon moment de lecture. A lire l'hiver dans un endroit chaud et confortable, pourquoi pas chez vous ou dans un café, pendant votre pause, et d'ailleurs où vous voulez, mais j'avoue que c'est le genre de livre captivant qu'on ne doit lire que quand on se sent prêt. Parce que oui, il y a des moments difficiles et comme il s'agit d'une vie, les difficultés rencontrées ne finissent pas toujours bien.

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