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ISBN : 2290305553
Éditeur : J'ai Lu

Note moyenne : 4.01/5 (sur 525 notes)
Résumé :
"Quand je revois mon enfance, le seul fait d'avoir survécu m'étonne. Ce fut, bien sûr, une enfance misérable: l'enfance heureuse vaut rarement qu'on s'y arrête. Pire que l'enfance misérable ordinaire est l'enfance misérable en Irlande. Et pire encore est l'enfance misérable en Irlande catholique."
C'est ce que décrit Frank McCourt dans ce récit autobiographique. Le père, Malachy, est un charmeur irresponsable. Quand, par chance, il trouve du travail, il va b... >Voir plus
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Critiques, Analyses & Avis (42) Voir plus Ajouter une critique
Coriolis
Coriolis30 juin 2015
  • Livres 4.00/5
Les fées ne se sont jamais penchées sur le berceau du jeune Franck Mc Court. Ses premières années suintent la misère et les privations. Dans ce roman autobiographique, l'auteur pose un regard réaliste sur son enfance et la raconte avec beaucoup de justesse.Sans jamais tomber dans le pathos, Mc Court décrit cette Irlande qui fut sienne et ne l'a point épargné. Les Cendres d'Angela ne fleurent pas le irish stew et ne rappellent pas les mélodies entraînantes des Pogues. La saveur laissée par cette lecture est comparable à l'âpreté des pintes, que Malachy, le père du petit Franck, descend dans les pubs jusqu'à plus soif au risque de laisser les siens mourir de faim. le lecteur ,témoin impuissant, est happé par ce récit et espère fébrilement, au fil des pages, une accalmie, un moment heureux dans cette sordide chronique familiale.L'écriture de Mc Court est saisissante. L'indigence, la faim et les drames décrits de façon très concrète n'alourdissant pas pour autant l'oeuvre d'une rancoeur persistante. L'auteur laisse, en effet, la part belle à l'humour. Il a le recul suffisant pour ne pas porter un jugement trop amer sur sa jeunesse et réussit à évoquer cette période de sa vie avec les yeux espiègles de l'enfant qui demeure à jamais en lui. Preuve en est cette volonté de ponctuer le récit d'anecdotes amusantes qui soulagent, d'une certaine façon, le poids d'une pauvreté perpétuelle. Frankie est à sa façon semblable au héros Cuchulainn raconté par son père. Ce guerrier et champion d'Ulster qui, mourant, décide de s'attacher à un rocher afin de rester debout et de combattre jusqu'à son dernier souffle. Son opiniâtreté lui permet, en effet , de dépasser la pauvreté qui semble s'acharner sur les siens. Un portrait sépia d'une Irlande intime esquissé par l'un de ses fils. Une chronique familiale douce-amère construite sur l'écheveau de la mémoire et de la nostalgie.
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viou1108
viou110802 décembre 2015
  • Livres 4.00/5
« Le maître dit que c'est chose glorieuse de mourir pour la foi, Papa dit que c'est chose glorieuse de mourir pour l'Irlande, et je me demande s'il y a quelqu'un au monde qui aimerait que nous vivions ». Voilà le genre d'interrogations tragi-comiques qui passent par la tête du petit Frank McCourt dans cette autobiographie de son « enfance irlandaise ». Frank est né à Brooklyn, en 1930. En ces années de Grande Dépression, la vie est loin d'être rose, surtout avec un père qui boit son salaire ou son chômage dans les bars, et une mère qui manque devenir folle à la mort de son nourrisson. Alors Malachy et Angela, les parents de Frank, émigrés irlandais, décident de retourner vers la Mère-Patrie. Ils débarquent à Limerick, ville d'où Angela est originaire, vers 1935. Hélas, foin de lendemains qui chantent des ballades irlandaises dans cette ville humide et sinistre du sud catholique, dans laquelle le père aura bien du mal à trouver du travail en raison de ses origines nord-irlandaises, puis, quand par miracle il en trouve, à ramener sa paie à la maison plutôt qu'au pub. Une Irlande, loin d'être encore un « dragon celtique », dans laquelle la mère devra ravaler sa fierté pour faire la queue devant la Société de Saint-Vincent-de-Paul ou, pire, devant l'assistance publique, pour obtenir un coupon de nourriture ou un manteau pour ses gamins. Dans un pays où la foi catholique est si prégnante qu'elle en devient superstition, Frank McCourt nous livre une enfance de crève-la-faim et de crève-le-froid, pour lui et ses frangins, dans leur taudis insalubre au fond d'une ruelle transformée en cloaque à la moindre bruine. Et pourtant... quelle leçon de vie donnée par ce petit bonhomme, qui s'accroche tant qu'il peut à son objectif : éviter de mourir de faim, quitte à chaparder chez les autres, puis, en grandissant, travailler et rapporter son salaire à la maison, ce que son père a toujours été incapable de faire. Et c'est là le plus surprenant : Frank ne semble pas en vouloir à son père d'être ce bon à rien de patriote alcoolique. Au contraire, tout en étant lucide sur ce « soutien » de famille largement défaillant, il continue à l'aimer et à l'admirer, sans réelle rancune.
Ce qui fait tout le charme (oui vous avez bien lu : charme) de ce bouquin, malgré le contexte de misère noire et son cortège de souffrances et de malheurs, c'est qu'il est raconté à hauteur d'enfant puis d'adolescent, sur un ton tour à tour naïf, chenapan, cocasse, parfois carrément drôle, désabusé, émouvant, mais jamais larmoyant ou amer.
Volonté, énergie, résilience sont les clés que Frank s'est forgées au cours de cette enfance misérable, et qui lui permettront d'ouvrir les portes d'une vie moins rude...
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Macha_Loubrun
Macha_Loubrun25 septembre 2012
  • Livres 3.00/5
Franck Mc Court nous raconte son enfance misérable à New York puis en Irlande dans les années trente.
Au menu, un peu de pain s'il y en a et un mug de thé. Enfin, s'il reste de quoi faire du feu. Toute la famille dort dans le même lit, les poux et les puces vont se régaler. Il fait froid et humide mais le père, Malachy, est parti boire dans un pub, il rentrera tard et demandera aux enfants de se lever à trois heures du matin pour leur faire jurer qu'ils sont prêts à mourir pour l'Irlande.
De toute façon il vient encore de perdre son travail et il faudra se rendre à l'école avec des chaussures trouées, sans manteau et le poids de la religion catholique à chaque instant dans la tête. Histoire de ne pas recevoir de coups en cas de mauvaises réponses ou d'être mal vu par les voisins…
C'est une époque particulièrement difficile dans cette Irlande catholique mais les parents Angela et Malachy ne s'emploient guère à améliorer la vie de leurs enfants. Pourtant, trois d'entre eux sont morts.
Ce qui rend très touchant le texte de Franck Mc Court, c'est l'absence d'amertume ou de rancoeur tout au long d'un récit d'une grande lucidité. Il a su conserver les souvenirs aimants de ses parents. Son père n'avait pas son pareil pour raconter à son fils la vie de Cuchulainn, mythe celtique irlandais et il y a beaucoup de tendresse dans le portrait de sa mère.
Le livre est un peu long mais la peinture sociale en arrière-plan est passionnante et l'on reste émerveillé par la capacité de résistance physique et psychologique des enfants à ce point rudoyés par la vie.
« Les cendres d'Angela » est un attachant livre de souvenirs d'enfance aux couleurs sombres.
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Aelinel
Aelinel09 juin 2015
  • Livres 4.00/5
J'ai découvert cet ouvrage grâce à une amie Babeliote dont la critique alléchante m'avait donné envie de me plonger dedans. Tant qu'à faire, j'ai emprunté en même temps à la bibliothèque l'adaptation cinématographique. Et bien, je n'ai pas été déçue ! Les deux supports m'ont beaucoup plu.
Commençons par le roman de Frank McCOURT : il s'agit d'une biographie de l'auteur sur son enfance en Irlande de ses cinq à ses dix-neuf ans. Il narre ses effroyables conditions de vie entre le froid, l'humidité, la faim et le chômage.
Tout d'abord, je commencerai sur une note négative. Je n'ai absolument pas aimé le style d'écriture de l'auteur. Je l'ai trouvé immature. Au départ, je pensais qu'il s'en servait pour décrire les sentiments d'un petit garçon de 5 ans et que le style se sophistiquerait au fur et à mesure qu'il grandirait. Que nenni ! L'écriture est restée la même d'un bout à l'autre du roman, jusqu'à ses dix-neuf ans. J'ai trouvé cela dommage. Néanmoins, l'auteur prend beaucoup de recul et j'ai beaucoup apprécié l'humour qui ponctue son récit.
Je suis également stupéfaite des nombreux détails qui fourmillent dans la biographie : l'auteur a bien retranscrit son enfance. En même temps, vu ce qu'il a subi, je pense que cela doit marquer à vie. Je ne me suis pas ennuyée : il m'a beaucoup fait réagir, ce qui est bon signe. J'étais révoltée contre l'attitude du père qui contraignait sa famille à la pauvreté à cause de son addiction à l'alcool et de son égoïsme. Et j'étais d'autant plus indignée avec l'Eglise qui maintenait la société des années 40 et 50 dans une ignorance superstitieuse et une culpabilité latente qui devait sacrément vous pourrir la vie !
Si comme moi, vous avez aimé le roman, je vous conseille aussi le film éponyme. En effet, l'adaptation cinématographique est très réussie : je l'ai trouvée très fidèle au roman. le choix des acteurs et leur interprétation était parfaite.
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tipiment
tipiment28 août 2012
  • Livres 4.00/5
J'ai beaucoup aimé suivre les pas de ce petit Franckie, le voir grandir, se découvrir, s'endormir la faim au ventre, rêver, pleurer, rire, espérer...je l'ai vu courir dans les ruelles de Limerick en Irlande et courir après son rêve américain, s'écorcher les genoux et le coeur, ...et j'ai eu beaucoup de mal à le quitter! voilà un livre poignant sans jamais être larmoyant, qui raconte, encore et encore, l'enfance très difficile de l'auteur, ses coups de coeur, ses coups de colêre après Dieu et les hommes, mais aussi les mauvais coups du destin...Mais c'est un petit garçon très courageux et débrouillard que l'on découvre et on s'attache à lui, à son histoire...on a l'impression comme lui d'avoir faim, froid, peur...L'écriture est fluide et vraie, on ne lit pas cette histoire, on la vit en même temps que le petit Franck et sa famille. C'est un beau livre, une très belle histoire même si elle est souvent très triste, très dure. On sourit aussi, car elle raconte finalement la vie, avec ses larmes, ses rires, ses peurs et ses rêves. Il y a aussi beaucoup d'optimisme et de joie de vivre dans les pages de ce livre. C'est aussi une belle leçon de vie que nous donne finalement l'auteur. Même si la route est difficile, longue, semée d'embûches...le principal c'est d'arriver à destination et de garder ses rêves intacts!
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Citations & extraits (22) Voir plus Ajouter une citation
araucariaaraucaria20 décembre 2012
Quand je revois mon enfance, le seul fait d'avoir survécu m'étonne. Ce fut, bien sûr, une enfance misérable : l'enfance heureuse vaut rarement qu'on s'y arrête. Pire que l'enfance misérable ordinaire est l'enfance misérable en Irlande. Et pire encore est l'enfance misérable en Irlande catholique.
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tipimenttipiment22 août 2012
Vous devez apprendre et étudier afin de vous faire vos propres idées sur l'histoire et tout le reste mais c'est impossible tant qu'on a l'esprit vide. Aussi, meublez votre esprit, meublez-le. C'est la maison qui abrite votre trésor et personne d'autre au monde ne peut s'immiscer à l'intérieur. Si vous gagnez aux courses hippiques et achetez une maison qui a besoin de mobilier, la remplirez vous de babioles et de rossignols? Votre esprit est votre maison et, si vous l'encombrez d'immondices rapportées des cinémas, il pourrira dans votre tête. Vous pouvez être pauvres, vos chaussures peuvent être en piteux état, mais votre esprit est un palais.
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raton-liseurraton-liseur29 mars 2012
It is said there were no fleas in ancient Ireland, but they were brought in be the English to drive us out of our wits entirely, an’ I wouldn’t put it past the English. An’ isn’t it a very curious thing that St. Patrick drove the snakes out of Ireland an’ the English brought in the fleas. For centuries Ireland was a lovely peaceful place, snakes gone, not a flea to be found. You could stroll the four green fields of Ireland without fear of snakes an’ have a good night’s sleep with no fleas to bother you. (p. 60-61, Chapitre 2).

Tentative de traduction : « On dit qu’il n’y avait pas de puces dans la vieille Irlande, mais qu’elles furent amenées pa’ les Anglais pour nous rendre dingues, ben ça m’étonnerait pas des Anglais. Eh, c’est pas bizarre que Saint Patrick ait chassé les serpents d’Irlande et que les Anglais aient amené les puces ? Pendant des siècles, l’Irlande a été un endroit paisible et agréable, pas de serpents, pas une puce. On pouvait s’promener dans les champs verts d’Irlande sans avoir peur et avoir une bonne nuit de sommeil sans puces pour vous emmerder. »
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viou1108viou110815 novembre 2015
Les garçons parlent d'elle entre leurs dents. Toby Mackey murmure: Ce qu'il lui faudrait à cette vieille garce, c'est se faire reluire un bon coup la relique, se faire démêler un bon coup le nid à broussailles. Sa mère était une saute-au-paf ambulante et son père s'est échappé de l'asile de dingues avec des cors aux couilles et des pustules à la pine.
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AelinelAelinel01 juin 2015
A propos de l'accrochage d'un tableau figurant le pape Léon XIII, par le père (p. 108) :
-"Il trouve un clou mais se demande comment faire pour planter ça au mur sans marteau. Maman dit qu'il pourrait aller emprunter un aux gens d'à côté mais il répond qu'on ne va comme ça emprunter aux gens qu'on ne connait pas. Il tient le tableau contre le mur et commence à enfoncer le clou avec le fond d'un pot à confiture. Le pot à confiture casse, lui coupe la main, et une grosse goutte de sang tombe sur la tête du pape. Il enveloppe sa main dans le torchon à vaisselle et dit à Maman : Vite, vite, enlève le sang du pape avant que ça sèche! Elle essaye d'essuyer le sang mais c'est de la laine et ça étale le sang si bien que tout un côté du visage du pape est tâché."
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Nulle part ailleurs - Canal+ Nagi et Jennifer Kouassi avec Franck McCourt pour la présentation de son livre : "C'est comment l'Amérique ?"
>Biographie générale et généalogie>Généalogie, onomastique>Histoire des familles célèbres (13)
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