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ISBN : 2290305553
Éditeur : J'ai Lu


Note moyenne : 3.94/5 (sur 415 notes) Ajouter à mes livres
Résumé :
"Quand je revois mon enfance, le seul fait d'avoir survécu m'étonne. Ce fut, bien sûr, une enfance misérable: l'enfance heureuse vaut rarement qu'on s'y arrête. Pire que l'enfance misérable ordinaire est l'enfance misérable en Irlande. Et pire encore est l'enfance misér... > voir plus
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Critiques, analyses et avis

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    • Livres 5.00/5
    Par Aline1102, le 01 juillet 2012

    Aline1102
    Alors que la plupart des Irlandais tentent de quitter leur patrie pour émigrer en Amérique, Malachy et Angela McCourt font l'inverse: ne se remettant pas du décès de leur petite fille, ils quittent Brooklyn et, avec les quatre enfants qui leur restent, rejoignent Limerick, la ville natale d'Angela.

    Mais Malachy, le père, ne trouve pas de travail. Et de toute façon, lorsqu'il parvient à en dénicher un, il finit toujours par se faire renvoyer: Malachy de faire la tournée des pubs le vendredi, jour de paie, et n'arrive jamais à se réveiller à temps pour aller travailler le samedi matin.

    Pendant que le père boit son salaire, les enfants ont faim et froid: ils vivent dans un logement insalubre et doivent aller à l'école avec des trous dans les semelles de leurs chaussures.

    Frank, l'aîné des enfants, observe ses parents avec une grande lucidité malgré son jeune âge. Il se rend compte que la situation de sa famille ne s'est pas améliorée maintenant qu'ils vivent en Irlande, bien au contraire. Devenu adolescent, Frank décroche son premier emploi et décide de mettre de l'argent de côté afin de pouvoir retourner en Amérique.

    Je ne sais pas pourquoi j'ai subitement eu envie de lire simultanément ma version anglaise et la traduction française, mais je l'ai fait! Je peux donc vous assurer que la traduction française est excellente, même si, au début du roman, l'adaptation est plutôt déconcertante. Il faut dire que les premières années de la vie des McCourt sont racontées par un Frank qui se met dans la peau de l'enfant qu'il était alors et que le des premières pages est donc plus proche d'un discours oral que de l'écrit. Et cela donne beaucoup mieux en anglais...

    Ce qui est marquant dans l'enfance de Frank McCourt, c'est la façon dont sa famille a survécu à la misère dans laquelle elle se trouvait. Il le dit d'ailleurs lui-même : " Quand je revois mon enfance, le seul fait d'avoir survécu m'étonne. Ce fut, bien sûr, une enfance misérable : l'enfance heureuse vaut rarement qu'on s'y arrête. Pire que l'enfance misérable ordinaire est l'enfance misérable en Irlande. Et pire encore est l'enfance misérable en Irlande catholique. " . Et l'on s'étonne avec lui que les McCourt n'aient pas perdu plus d'enfants (trois sont morts en bas âge).

    Malgré ce côté dramatique, l'auteur ne tombe absolument pas dans le ressentiment ou dans l'amertume lorqu'il nous parle de ses premières années. Car s'il a parfois ressenti de la colère ou de la honte, Frank Mccourt ne garde, de son enfance malheureuse, aucune séquelle. Souvent, sa plume se fait légère et pleine d'humour, et même les passages les plus dramatiques du récit semblent avoir été écrit par un auteur que ses propres souvenirs font sourire.

    C'est ce que j'admire le plus chez McCourt: s'être retrouvé dans des conditions de vie déplorables, mais n'en avoir gardé que l'envie de s'en tirer, sans en vouloir à personne. Plusieurs fois, on est choqué par ce qu'on apprend et on s'attend presque à voir le jeune Frank fuguer ou se révolter contre ce père irresponsable, mais non ! Il donne en fait l'impression d'essayer de vivre le plus normalement possible malgré les difficultés quotidiennes rencontrées pour manger, s'habiller ou se chauffer.

    Le récit que nous fait l'auteur de la situation des Irlandais de l'époque est également très intéressant. Sans se lancer dans des détails politiques ou historiques (qui n'auraient pas beaucoup d'intérêt dans ce genre de récit), McCourt parvient à nous faire comprendre à demi-mot que sa famille n'est pas la seule à souffrir de la pauvreté. Les petites gens qui vivent dans le même quartier que les McCourt semblent tous avoir des difficultés à joindre les deux bouts mais, heureusement, tous les hommes des environs ne sont pas des Malachy et assument au moins leurs responsabilités de pères de famille.

    Angela’s Ashes est donc une autobiographie assez dure, un récit qui marque. Pour l'aborder au mieux, il faut tenter d'adopter la même conduite que le jeune Frank: observer ce qu'il se passe sans juger et sans condamner. Comme lui, il faut pouvoir pardonner aux adultes et à la vie qui n'est pas toujours tendre envers les enfants.
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    • Livres 3.00/5
    Par MachaLoubrun, le 25 septembre 2012

    MachaLoubrun
    Franck Mc Court nous raconte son enfance misérable à New York puis en Irlande dans les années trente.
    Au menu, un peu de pain s'il y en a et un mug de thé. Enfin, s'il reste de quoi faire du feu. Toute la famille dort dans le même lit, les poux et les puces vont se régaler. Il fait froid et humide mais le père, Malachy, est parti boire dans un pub, il rentrera tard et demandera aux enfants de se lever à trois heures du matin pour leur faire jurer qu'ils sont prêts à mourir pour l'Irlande.
    De toute façon il vient encore de perdre son travail et il faudra se rendre à l'école avec des chaussures trouées, sans manteau et le poids de la religion catholique à chaque instant dans la tête. Histoire de ne pas recevoir de coups en cas de mauvaises réponses ou d'être mal vu par les voisins…
    C'est une époque particulièrement difficile dans cette Irlande catholique mais les parents Angela et Malachy ne s'emploient guère à améliorer la vie de leurs enfants. Pourtant, trois d'entre eux sont morts.
    Ce qui rend très touchant le texte de Franck Mc Court, c'est l'absence d'amertume ou de rancœur tout au long d'un récit d'une grande lucidité. Il a su conserver les souvenirs aimants de ses parents. Son père n'avait pas son pareil pour raconter à son fils la vie de Cuchulainn, mythe celtique irlandais et il y a beaucoup de tendresse dans le portrait de sa mère.
    Le livre est un peu long mais la peinture sociale en arrière-plan est passionnante et l'on reste émerveillé par la capacité de résistance physique et psychologique des enfants à ce point rudoyés par la vie.
    « Les cendres d'Angela » est un attachant livre de souvenirs d'enfance aux couleurs sombres.
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    • Livres 3.00/5
    Par araucaria, le 20 décembre 2012

    araucaria
    Un roman autobiographique intéressant mais cependant pas aussi émouvant que je l'aurais espéré. le style de l'auteur n'arrive pas à me toucher plus que cela. Je lui reproche de prendre trop de recul par rapport à l'histoire et aux événements.

    Lien : http://araucaria.20six.fr

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    • Livres 4.00/5
    Par tipiment, le 28 août 2012

    tipiment
    J'ai beaucoup aimé suivre les pas de ce petit Franckie, le voir grandir, se découvrir, s'endormir la faim au ventre, rêver, pleurer, rire, espérer...je l'ai vu courir dans les ruelles de Limerick en Irlande et courir après son rêve américain, s'écorcher les genoux et le coeur, ...et j'ai eu beaucoup de mal à le quitter! voilà un livre poignant sans jamais être larmoyant, qui raconte, encore et encore, l'enfance très difficile de l'auteur, ses coups de coeur, ses coups de colêre après Dieu et les hommes, mais aussi les mauvais coups du destin...Mais c'est un petit garçon très courageux et débrouillard que l'on découvre et on s'attache à lui, à son histoire...on a l'impression comme lui d'avoir faim, froid, peur...L'écriture est fluide et vraie, on ne lit pas cette histoire, on la vit en même temps que le petit Franck et sa famille. C'est un beau livre, une très belle histoire même si elle est souvent très triste, très dure. On sourit aussi, car elle raconte finalement la vie, avec ses larmes, ses rires, ses peurs et ses rêves. Il y a aussi beaucoup d'optimisme et de joie de vivre dans les pages de ce livre. C'est aussi une belle leçon de vie que nous donne finalement l'auteur. Même si la route est difficile, longue, semée d'embûches...le principal c'est d'arriver à destination et de garder ses rêves intacts!
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    • Livres 5.00/5
    Par EosMayonnaise, le 31 mars 2015

    EosMayonnaise
    J'ai bien mis un bon mois pour terminer ce livre, mais je ne l'ai pas quitté depuis deux jours que le petit Frankie (il aura toujours 15 ans pour moi, paix à l'âme de ce grand monsieur) me manque déjà.
    Il est éprouvant ce livre, vraiment très éprouvant. Ne le lisez surtout pas si vous voulez qu'on vous vende du rêve sur l'Irlande. Je l'ai un peu étudié à la fac, je savais qu'ils ont vécu dans une misère noire et que l'Europe les a sauvés... mais je ne pensais pas que la misère était aussi noire.
    C'est assez drôle de voir ces gens si chrétiens dans un pays complètement abandonné de Dieu (même s'ils répètent assez souvent cette phrase).
    Tout semble noir et sale. On a faim, le régime alimentaire se réduit à un morceau de pain rassis et d'innombrables tasses de thé dont les feuilles sont réutilisées des dizaines de fois.
    Pas même une bûche pour allumer le feu, des vêtements toujours humides, l'obligation d'aller mendier au pied de toutes les œuvres de charité.
    J'ai fait un break, ça m'a détruit le moral, je ne pouvais plus avancer.
    Et puis au bout de quelques jours je me suis rendu compte que ça me manquait, que Frank et sa famille me manquaient, ses bêtises et ses expressions qui me faisaient exploser de rire (j'ai l'impression que la traduction a tenté d'être vraiment au plus proche du texte, et quand je vois le travail que ça a du être, vraiment je vous tire mon chapeau!)...
    On quitte notre jeune ami à son arrivée en Amérique pour une nouvelle vie... il va vraiment falloir que je me procure les deux autres tomes des mémoires de Frank McCourt.
    C'est un livre que je ne risque pas d'oublier. Tant par la douleur qu'on y ressent que par les fous-rires qu'il m'a déclenchés. Un grand moment de lecture.
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Citations et extraits

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  • Par araucaria, le 20 décembre 2012

    Quand je revois mon enfance, le seul fait d'avoir survécu m'étonne. Ce fut, bien sûr, une enfance misérable : l'enfance heureuse vaut rarement qu'on s'y arrête. Pire que l'enfance misérable ordinaire est l'enfance misérable en Irlande. Et pire encore est l'enfance misérable en Irlande catholique.

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  • Par tipiment, le 22 août 2012

    Vous devez apprendre et étudier afin de vous faire vos propres idées sur l'histoire et tout le reste mais c'est impossible tant qu'on a l'esprit vide. Aussi, meublez votre esprit, meublez-le. C'est la maison qui abrite votre trésor et personne d'autre au monde ne peut s'immiscer à l'intérieur. Si vous gagnez aux courses hippiques et achetez une maison qui a besoin de mobilier, la remplirez vous de babioles et de rossignols? Votre esprit est votre maison et, si vous l'encombrez d'immondices rapportées des cinémas, il pourrira dans votre tête. Vous pouvez être pauvres, vos chaussures peuvent être en piteux état, mais votre esprit est un palais.
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  • Par raton-liseur, le 29 mars 2012

    It is said there were no fleas in ancient Ireland, but they were brought in be the English to drive us out of our wits entirely, an’ I wouldn’t put it past the English. An’ isn’t it a very curious thing that St. Patrick drove the snakes out of Ireland an’ the English brought in the fleas. For centuries Ireland was a lovely peaceful place, snakes gone, not a flea to be found. You could stroll the four green fields of Ireland without fear of snakes an’ have a good night’s sleep with no fleas to bother you. (p. 60-61, Chapitre 2).

    Tentative de traduction : « On dit qu’il n’y avait pas de puces dans la vieille Irlande, mais qu’elles furent amenées pa’ les Anglais pour nous rendre dingues, ben ça m’étonnerait pas des Anglais. Eh, c’est pas bizarre que Saint Patrick ait chassé les serpents d’Irlande et que les Anglais aient amené les puces ? Pendant des siècles, l’Irlande a été un endroit paisible et agréable, pas de serpents, pas une puce. On pouvait s’promener dans les champs verts d’Irlande sans avoir peur et avoir une bonne nuit de sommeil sans puces pour vous emmerder. »
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  • Par UglyBetty, le 05 juin 2012

    Quand je revois mon enfance,le seul fait d'avoir survécu m'étonne. Ce fut,bien sûr, une enfance misérable.L'enfance heureuse mérite rarement qu'on s'y arrête.Pire que l'enfance misérable ordinaire, est l'enfance misérable en Irlande. Et pire encore est l'enfance misérable en Irlande catholique.

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  • Par ignatus-reilly, le 01 septembre 2011

    Il y a plein de sel et de beurre dans les pommes de terre et je me demande s'il y aurait une chance pour que Minnie puisse être ma mère pour que je puisse tout le temps manger comme ça. Si je pouvais avoir Mrs. Leibowitz et Minnie comme mères en même temps, je m'enverrais de la soupe et des pommes de terre écrasées à n'en plus finir.

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