ISBN : 2290305553
Éditeur : J'ai Lu


Note moyenne : 3.83/5 (sur 120 notes) Ajouter à mes livres
" Quand je revois mon enfance, le seul fait d'avoir survécu m'étonne. Ce fut, bien sûr, une enfance misérable : l'enfance heureuse vaut rarement qu'on s'y arrête. Pire que l'enfance misérable ordinaire est l'enfance misérable en Irlande. Et pire encore est l'enfance mis... > voir plus
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Critiques et avis

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    • Livres 4.00/5
    Par Hahasiah, le 23 mai 2012

    Hahasiah
    Le moins que l'on puisse dire, c'est qu'une Banshee a omis de se pencher sur le berceau du petit Franck Mc Court.
    Dans ce roman autobiographique, l'auteur pose un regard réaliste sur son enfance et la raconte avec beaucoup de justesse.
    Sans jamais tomber dans le pathos, Mc Court décrit cette Irlande qui fut sienne et ne l'a point épargné. Vous vous en doutez, les cendres d'angela ne fleurent pas le irish stew et ne rappellent pas les mélodies entraînantes des Pogues. La saveur laissée par cette lecture est comparable à l'âpreté des pintes, que Malachy, le père du petit Franck, descend dans les pubs jusqu'à plus soif au risque de laisser les siens mourir de faim. le lecteur ,témoin impuissant, est happé par ce récit et espère fébrilement, au fil des pages, une accalmie, un moment heureux dans cette sordide chronique familiale.
    L'écriture de Mc Court est saisissante. La misère, la faim et les drames sont décrits de façon très concrète mais aucune rancœur n'est perceptible dans le roman. L'auteur laisse, en effet, la part belle à l'humour. Il a le recul suffisant pour ne pas porter un jugement trop amer sur sa jeunesse et réussit à évoquer cette période de sa vie avec les yeux espiègles de l'enfant qui demeure à jamais en lui. Preuve en est cette volonté de ponctuer le récit d'anecdotes amusantes qui soulagent, d'une certaine façon, le poids d'une pauvreté perpétuelle.
    Frankie est à sa façon semblable au héros Cuchulainn raconté par son père. Ce guerrier et champion d'Ulster qui, mourant, décide de s'attacher à un rocher afin de rester debout et de combattre jusqu'à son dernier souffle. Son opiniâtreté lui permet, en effet , de dépasser l'indigence qui semble s'acharner sur les siens.
    les cendres d'angela est un roman majeur et poignant dans la lignée des Ritals de Cavanna ou de Pareil à des enfants de Bernard (hélas méconnu!). Une lecture que je conseille vivement...
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    Critique de qualité ? (30 votes positifs)
    • Livres 1.00/5
    Par raton-liseur, le 29 mars 2012

    raton-liseur
    Les souvenirs d'une enfance irlandaise pauvre au début du XXème siècle à Limerick, une ville industrielle sur le déclin. Ce livre a connu un grand succès et a même été adapté au cinéma. Pourtant, il m'a laissée de marbre. Si ce n'était pas le seul livre que j'ai sous la main, sans librairie à plusieurs centaines de kilomètres à la ronde, je crois bien que je l'aurais laissé de côté…
    Le style est factuel, très sec, probablement à dessein, pour créer une distance pour faire pleurer dans les chaumières tout en se donnant un air de « je ne veux surtout pas me plaindre »… Cette litanie de souvenirs (dont certains sont probablement reconstitués, se souvient-on si bien de ses quatre ans, même miséreux ?) juxtaposés par ordre chronologique et souvent répétitifs, sans créer ce que les sociologues appellent un récit de vie m'a laissée indifférente, je n'ai pas pu éprouver une seule once d'empathie pour les personnages.
    Alors bien sûr, on voit à l'œuvre la cruauté des mieux nantis (l'épisode de la pelure de pomme est particulièrement ignoble je trouve), la facilité de l'alcool, la perte de l'estime de soi (mais heureusement, il y a toujours plus mal loti, toujours la possibilité d'une humiliation supplémentaire) mais j'ai de loin préféré L'Etoile des mers de Joseph O'Connor. Certes, c'est un roman et c'est plutôt l'Irlande rurale du XIXème siècle qui y est décrite, pas tout à fait le même contexte (on est en plein cœur de la Grande Famine ; les Pâques sanglantes et la partition de l'Irlande ne sont pas encore passées par là), mais L'Etoile des mers a été un régal de lecture, tant par son écriture et sa trame que par ce que j'y ai appris.
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    Critique de qualité ? (7 votes positifs)
    • Livres 1.00/5
    Par Bunee, le 05 juin 2008

    Bunee
    Alors...
    Le livre a eu beaucoup de succès, et on a aussi beaucoup parlé du film inspiré.
    Au delà du sordide, de la misère, qu'est ce que j'en ai retenu?
    1930, famille irlandaise catholique. Les enfants prolifèrent en dépit de la misère déjà grande des parents.
    Père chômeur alcolique buvant tout ses revenus sans égard pour le reste de la famille qui souffre de la faim et du froid.
    Une misère noire et crasse dans laquelle l'auteur, qui est le fils aîné, poursuit une enfance glauque: faire les bars pour essayer de faire rentrer son père, cumuler les petits boulots, voir mourir les enfants, avoir honte de sa mère qui mendie ...
    Et puis un jour, un boulot qui tient la route et, au final, le départ pour l'Amérique.
    Alors sur le fond, la misère et le malheur sont décrits surr un ton plutot juste, mais le lecteur a rapidement tendance à se noyer dans cet étalage.
    Et quand meme quelques longueurs, et c'est parfois à la limite du répétitif. Je m'arrêterai là. Par contre il y a la suite de l'histoire dans "C'est comment l'Amérique", donc si vous êtes fan, tentez !
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    Critique de qualité ? (1 votes positifs)
    • Livres 4.00/5
    Par patouche, le 15 juillet 2010

    patouche
    L'histoire d'une famille irlandaise quittant Manhattan pour l'Irlande .
    Dans les années trente-quarante , à Limerick,la vie est dure,le travail rare.Nous suivons l'enfance puis l'adolescence de Francis et de sa famille. Les jours ou ils n'ont pas un crouton de pain à manger,et ceux ou ils doivent partager ce même crouton en cinq .La misere suinte de ce livre.On arrive malgré tout à sourire à certains passages,car l'auteur ne se plaint pas , il montre seulement et garde l'espoir d'une vie meilleure.
    On arrive, en lisant ce livre, à comprendre les raisons des évenements qui surviendrons par la suite et qui secoueront l'Irlande .
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    • Livres 3.00/5
    Par ignatus-reilly, le 01 septembre 2011

    ignatus-reilly
    Ce livre retrace l'enfance de Frankie McCourt.
    Les parents de ce dernier ont émigré en Amérique et Fank est né sur le sol américain. Lorsque Frank a 4 ans, ses parents repartent en Irlande. Ils viennent de perdre leur petite fille, c'est la période de la Grande Dépression avec son cortège de chômage et de misère. Les McCourt décident de retourner auprès des leurs.
    Or, en Irlande la situation est bien pire. le père de Frank a beaucoup de mal à trouver du travail parce qu'il vient du Nord. Et le peu qu'il trouve, il ne peut les conserver. Il finit par sombrer dans l'alcoolisme et ne peut subvenir aux besoins de sa famille.
    La mère de Frank, Angela, va devoir mendier et Frank aller de petits boulots en petits boulots.
    C'est la chronique d'une enfance misérable et difficile... mais à 19 ans, Frank va de nouveau quitter le sol irlandais pour l'Amérique.
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Citations et extraits

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  • Par Hahasiah, le 22 mai 2012

    Ecoutez bien les garçons. Sans Euclide, les mathématiques ne seraient qu'un misérable magma informe. Sans Euclide, nous ne serions pas capables d'aller d'ici à là. Sans Euclide, la bicyclette n'aurait pas de roues. Sans Euclide, saint Joseph n'aurait pas être charpentier car qui dit charpentier dit géométrie et qui dit géométrie dit charpenterie. Sans Euclide, jamais l'école où nous sommes n'aurait pu être construite.
    -Enfoiré d'Euclide, marmonne Paddy Clohessy derrière moi.
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    Citation de qualité ? (9 votes positifs)
  • Par raton-liseur, le 29 mars 2012

    It is said there were no fleas in ancient Ireland, but they were brought in be the English to drive us out of our wits entirely, an’ I wouldn’t put it past the English. An’ isn’t it a very curious thing that St. Patrick drove the snakes out of Ireland an’ the English brought in the fleas. For centuries Ireland was a lovely peaceful place, snakes gone, not a flea to be found. You could stroll the four green fields of Ireland without fear of snakes an’ have a good night’s sleep with no fleas to bother you. (p. 60-61, Chapitre 2).

    Tentative de traduction : « On dit qu’il n’y avait pas de puces dans la vieille Irlande, mais qu’elles furent amenées pa’ les Anglais pour nous rendre dingues, ben ça m’étonnerait pas des Anglais. Eh, c’est pas bizarre que Saint Patrick ait chassé les serpents d’Irlande et que les Anglais aient amené les puces ? Pendant des siècles, l’Irlande a été un endroit paisible et agréable, pas de serpents, pas une puce. On pouvait s’promener dans les champs verts d’Irlande sans avoir peur et avoir une bonne nuit de sommeil sans puces pour vous emmerder. »
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    Citation de qualité ? (3 votes positifs)
  • Par ignatus-reilly, le 01 septembre 2011

    Il a chancelé vers moi pour me serrer et j'ai senti la même odeur d'alcool que je sentais en Amérique. Mon visage était baigné de ses larmes et de ses postillons et de sa morve et j'avais faim et je ne savais que dire alors qu'il se répandait ainsi sur toute ma tête.
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  • Par ignatus-reilly, le 01 septembre 2011

    Il y a plein de sel et de beurre dans les pommes de terre et je me demande s'il y aurait une chance pour que Minnie puisse être ma mère pour que je puisse tout le temps manger comme ça. Si je pouvais avoir Mrs. Leibowitz et Minnie comme mères en même temps, je m'enverrais de la soupe et des pommes de terre écrasées à n'en plus finir.
    Citation de qualité ? (1 votes positifs)
  • Par ignatus-reilly, le 01 septembre 2011

    Le soir, on est trois à aller s'asseoir sous le réverbère du haut de la ruelle pour lire, Mikey, Malachy et moi. Les Molloy sont comme nous avec leur père qui boit l'allocation chômage ou le salaire sans laisser d'argent pour les bougies ou le pétrole qu'on met dans la lampe.
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Nulle part ailleurs - Canal+ Nagi et Jennifer Kouassi avec Franck McCourt pour la présentation de son livre : "C'est comment l'Amérique ?"











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