Aoki Junko est une jeune femme affligée d'un pouvoir très particulier : elle a don de déclencher des incendies par la seule force de sa volonté. Ayant appris à maîtriser ses émotions, et donc son pouvoir, elle décide de l'employer pour empêcher définitivement de nuire les criminels impunis. Elle s'est lancée sur la piste d'une bande dont le passe-temps favori consiste à prendre en chasse des lycéennes qui rentrent tard de leurs cours dans des rues désertes et de les … écraser avec leur voiture.
Junko, justicière solitaire mais tourmentée par sa conscience (justicière certes, mais quand même criminelle), attire l'attention d'une mystérieuse société secrète, les Anges Gardiens.
Ichizu Chikaku, inspectrice de la brigade des incendies criminels tokyoïte, perpétuellement confrontée au machisme de ses collègues, mène l'enquête. Elle est assistée par Makihara, jeune inspecteur obsédé par la mort mystérieuse, vingt ans plus tôt, de son petit frère, brûlé vif sous ses yeux sur une aire de jeux.
Deux héroïnes, deux histoires parallèles. Miyabe Miyuki mêle avec intelligence thriller psychologique haletant, fantastique, enquête et critique de la société japonaise, insistant sur l'insécurité urbaine des femmes.
C'est le troisième roman traduit en français de Miyabe Miyuki, après les excellents « Librairie Tanabe » et « Carte pour l'enfer ». On attend avec impatience les traductions de ses autres romans.
A noter, une postface très intéressante sur le polar japonais, en particulier le roman policier japonais féminin, qui propose non seulement une étude du roman, mais offre aussi de nouvelles pistes de lectures.
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