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Par LUKE59, le 09/02/2012
1969 de
Ryû Murakami
...je fus conduit dans la salle des profs. Le conseiller d' orientation me fit mettre à genoux tandis qu' une dizaine de profs formaient un cercle autour de moi. Ils me suspendirent au plafond par les pieds, me plongèrent la tête dans le lavabo, me cinglèrent le visage avec des lattes de bambou, m' appliquèrent des fers brûlants dans le dos et me brûlèrent la pointe des seins au bec Bunsen. Je sais, j' exagère encore, mais pour les coups de savate sur les mollets et les cris dans les oreilles, je fus largement servi !(p170)
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Par le_Bison, le 09/02/2012
Miso Soup de
Ryû Murakami
Le sang coulant de la gorge de la fille numéro cinq ne m’avait évoqué que de la sauce soja, comme si elle n’était pas vraiment humaine.
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Par LUKE59, le 09/02/2012
1969 de
Ryû Murakami
...le lycée nous traitait comme du bétail. Comme les chiens, les cochons et les veaux. Enfants, nous étions autorisés à nous amuser librement (...), puis, au moment de l' adolescence, le dressage et la sélection commençaient. Etre lycéen était la première étape de la DOMESTICATION de l' homme.(p164)
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Par LUKE59, le 09/02/2012
1969 de
Ryû Murakami
Ces salopards ne demandaient qu' une chose, LA STABILITE ! L' école, le boulot, le mariage...et ils appelaient ça la vie, l' accès au bonheur ! Et cela marchait auprès de nous, lycéens sans défense, qui étions à la fois inquiets pour notre avenir et en quête de notre identité.(p136)
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Par LUKE59, le 09/02/2012
1969 de
Ryû Murakami
-Yazaki-san!
Une voix d' ange m' appelait dans mon dos.Kazuko Matsui était là.../...Si j'avais été un chien, je me serais roulé sur le sol, j' aurais pissé partout, salivé des babines et couru en rond sans fin à la poursuite de ma queue.(p131)
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Par Madimado, le 26/01/2012
1969 de
Ryû Murakami
Essayer, par exemple, de parler de La Peste de Camus en patois transformait immédiatement le débat en une farce grotesque. Cela donnait : “La peste, ben, c’est point seulement qu’une maladie des gens. Si que ça se trouve, que ça serait peut-être un symbole métaphorique du fascisme.”
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Par Robe, le 06/03/2008
Bleu presque transparent de
Ryû Murakami
Je me suis accroupi dans l'herbe pour attendre les oiseaux.
Lorsqu'ils descendront en voltigeant et que la lumière et la chaleur du jour arriveront jusqu'ici, j'imagine que mon ombre s'allongera sur les petits oiseaux gris et l'ananas, et les recouvrira.
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Par Mili, le 22/12/2007
Miso Soup de
Ryû Murakami
Le pire progresse toujours comme s'il n'avait rien à voir avec vous, puis un beau jour il vous tombe dessus sans crier gare. Et quand le pire est devenu réalité, il est déjà trop tard pour y remédier. Voilà ce que m'avait appris la mort de mon père.
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Par Madimado, le 26/01/2012
1969 de
Ryû Murakami
Nous avions donc l’espoir un peu naïf que quelque chose allait peut-être changer et qu’en tout cas tirer du plaisir d’un joint de marijuana s’accordait beaucoup mieux à l’ère nouvelle que la volonté d’entrer dans quelque université.
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Les Bébés de la consigne automatique de
Ryû Murakami
"... le bébé, au fond des ténèbres de sa boîte, à la gare, était déjà en état de mort apparente. La sueur qui commençait à perler de tous ses pores, innonda d'abord sont front, puis sa poitrine, ses aisselles, et refroidit tout son corps. Il remua alors les doigts, ouvrit la bouche et se mit soudain à hurler sous l'effet de la chaleur étouffante. L'air était humide, lourd, il était trop pénible de dormir enfermé dans cette boîte doublement hermétique. La chaleur intense, accélérant la circulation de son sang, l'avait réveillé. Dans l'insupportable fournaise de cette obscure petite boîte en carton, en plein été, il venant de naître une seconde fois, soixante-seize heures après être sorti du ventre de sa mère. Il continua à hurler de toutes ses forces jusqu'à ce qu'on le découvre."
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